Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Ce que la laïcité dit (respectueusement mais fermement) aux ci-devant grandes religions

Posted by Ysengrimus sur 1 février 2015

Trois monotheismes

Les braves gens se réclamant des fameuses trois «grande religions» (il y en a bien plus que trois, au fait, ne l’oublions pas, s’il-vous-plait) devraient faire l’effort minimal louable que nous, les athées, faisons en permanence, qui est celui de lire ou relire leurs textes sacrés et de réfléchir un tant soit peu sur ce qu’on y trouve. Il n’est pas long qu’on observe, dans les principes fondamentaux des fameuses trois grandes religions, des orientations programmatiques ouvertement odieuses et intolérables, qui n’ont pas grand-chose à voir avec la sagesse ou avec le respect de ce qui est humain. La laïcité ne dit rien d’autre que cela. Revoyez un petit peu la copie de vos propres doctrines avant de vous mettre à jouer les martyrs innocents qu’on tourmenterait pour des raisons fallacieuses. Parlons-en librement, pour faire changement… Que je vous soumette trois petits exemples, tout simples mais parfaitement imparables.

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JUDAÏME. Lisons Le Pentateuque.

3. Moïse faisait paître le petit bétail de Jéthro, son beau-père, prêtre de Madiân; il l’emmena par delà le désert et parvint à la montagne de Dieu, l’Horeb. L’ange de Yahvé lui apparut, dans une flamme de feu, du milieu d’un buisson. Moïse regarda: le buisson était embrasé mais le buisson ne se consumait pas. Moïse dit: «Je vais faire un détour pour voir cet étrange spectacle, et pourquoi le buisson ne se consume pas». Yahvé vit qu’il faisait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson. «Moïse! Moïse!», dit-il et il répondit: «Me voici». Il dit: «N’approche pas d’ici, retire tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte». Et il dit: «Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob.» Alors Moïse se voila la face, car il craignait de fixer son regard sur Dieu.

Yahvé dit: «J’ai vu, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte. J’ai entendu son cris devant ses oppresseurs; oui, je connais ses angoisses. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre plantureuse, vers une terre qui ruisselle de lait et de miel, vers la demeure des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Périzzites, des Hivvites et des Jébuséens. Maintenant, le cri des Israélites est venu jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que font peser sur eux les Égyptiens. Maintenant va, je t’envoies auprès de Pharaon, fais sortir d’Égypte mon peuple, les Israélites.

Moïse dit à Dieu: «Qui suis-je pour aller trouver Pharaon et faire sortir d’Égypte les Israélites?» Dieu dit: «Je serai avec toi, et voici le signe qui te montrera que c’est moi qui t’ai envoyé. Quand tu feras sortir le peuple d’Égypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.»

Moïse dit à Dieu: «Voici, je vais trouver les Israélites et je leur dis: ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous’. Mais, s’ils me disent: ‘Quel est son nom?’, que leur dirai-je?» Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui est». Et il dit: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis’ m’a envoyé vers vous.» Dieu dit encore à Moïse: «Tu parleras ainsi aux Israélites: ‘Yahvé, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob m’a envoyé vers vous. C’est mon nom pour toujours, c’est ainsi que l’on m’invoquera de génération en génération.

«Va, réunis les anciens d’Israël et dis-leur: ‘Yahvé, le Dieu de vos pères, m’est apparu —le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob— et il a dit: Je vous ai visités, et j’ai vu ce qu’on vous fait en Égypte, alors j’ai dit: Je vous ferai monter de l’affliction d’Égypte, vers la terre des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Périzzites, des Hivvites et des Jébuséens, vers une terre qui ruisselle de lait et de miel. Ils écouteront ta voix et vous irez, toi et les anciens d’Israël, trouver le roi d’Égypte et vous lui direz: ‘Yahvé, le Dieu des Hébreux, est venu à notre rencontre. Toi, permets-nous d’aller à trois jours de marche dans le désert pour sacrifier à Yahvé notre Dieu. Je sais bien que le roi d’Égypte ne vous laissera aller que s’il y est contraint par une main forte. Aussi j’étendrai la main, et je frapperai l’Égypte par les merveilles de toute sorte que j’accomplirai au milieu d’elle; après quoi, il vous laissera partir.

«Je ferai gagner à ce peuple la faveur des Égyptiens, et quand vous partirez, vous ne partirez pas les mains vides. La femme demandera à sa voisine et à celle qui séjourne dans sa maison des objets d’argent, des objets d’or et des vêtements. Vous les ferez porter à vos fils et à vos filles et vous en dépouillerez les Égyptiens.

(L’Exode, 3, second livre du Pentateuque, dans La Bible de Jérusalem)

Il est limpide qu’on est ici, de plain pied, dans la dynamique du peuple élu. Dieu s’occupe d’un peuple spécifique et n’a rien à faire avec les autres peuples. Contrairement au christianisme et à l’islam qui aspirent à l’universalité (façon pétante de dire qu’ils veulent endoctriner tout le monde, sans distinction), le judaïsme fonde son dispositif légendaire sur le mythe élitiste d’un peuple aimé de dieu et littéralement instruit par lui pour frayer son chemin à travers la racaille incroyante et s’en préserver hermétiquement, en lui prenant, au passage, ses terres et ses objets d’argent et d’or, sans faire de complexes. De la légende de Noé et de Sodome et Gomorrhe (dieu retenant un petit groupe de bons disciples et éradiquant le reste) au mythe de la tour de Babel (dieu introduisant la multiplicité culturelle pour punir les hommes d’avoir érigé des tours) en passant par les pérégrinations guerroyeuses de l’arche d’alliance et par l’intégralité du drame de Moïse menant les israélites vers la terre promise sans y entrer lui-même, il est limpide et amplement attesté que, pour le judaïsme, il y a ceux qui en sont et ceux qui n’en sont pas. J’ai pas besoin de m’étendre sur la question. Les exemples et les applications de ce principe fondamental sont légion et affectent toutes les facettes de la vie quotidienne et ce, jusque de nos jours. Le peuple élu doit se soumettre à l’autorité frontale du dieu unique, lui dictant une vérité absolue certes, mais à dépositaires circonscrits… Les autres peuples n’ont qu’à se démerder et, même si on peut pas dire cela trop fort de nos jours, à aller se faire foutre, en fait. Il y a ici une incompatibilité principielle avec toute forme d’intégration culturelle. Et cette fracture de principe est d’autant plus cuisante et illogique qu’elle détermine les dictats de croyance d’un peuple qui, d’autre part, est le champion effectif toutes catégories de l’intégration historique au sein de cultures réceptrices. La notion de peuple élu est une catastrophe mythologique de plus en plus indéfendable, intellectuellement et pratiquement, dans le monde multilatéral contemporain. La laïcité combat ce principe autoritaire et inégalitaire et est obligée de respectueusement signaler au judaïsme qu’il incorpore des éléments fondamentaux dans son fonctionnement qui le mènent directement sur la pente de l’illégalité civile.

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CHRISTIANISME. Lisons Le Nouveau Testament.

5. Un certain Ananie, d’accord avec Saphire sa femme, vendit une propriété; il détourna une partie du prix, de connivence avec sa femme, et apportant le reste, il le déposa aux pieds des apôtres. «Ananie, lui dit alors Pierre, pourquoi Satan a-t-il rempli ton coeur, que tu mentes à l’Esprit Saint et détourne une partie du prix du champ? Quand tu avais ton bien, n’étais tu pas libre de la garder, et quand tu l’as vendu, ne pouvais-tu disposer du prix à ton grée? Comment donc cette décision a-t-elle pu naître dans ton cœur? Ce n’est pas à des hommes que tu as mentis mais à Dieu. En entendant ces paroles, Ananie tomba et expira. Une grande crainte s’empara alors de tous ceux qui l’apprirent. Les jeunes gens vinrent envelopper le corps et l’emportèrent, pour l’enterrer.

Au bout d’un intervalle d’environ trois heures, sa femme, qui ne savait pas ce qui était arrivé, entra. Pierre l’interpela: «Dis-moi, le champ que vous avez vendu, c’était tant?» Elle dit: «Oui, tant.» Alors Pierre: «Comment donc avez-vous pu vous concerter pour mettre l’Esprit du Seigneur à l’épreuve? Eh bien! Voici à la porte les pas de ceux qui ont enterré ton mari: ils vont aussi t’emporter. À l’instant même elle tomba à ses pieds et expira. Les jeunes gens qui entraient la trouvèrent morte; ils l’emportèrent et l’enterrèrent auprès de son mari. Une grande crainte s’empara alors de l’Église entière et de tous ceux qui apprirent ces choses.

(Les Acte des Apôtres, 5, cinquième livre du Nouveau Testament, dans La Bible de Jérusalem)

Brutal et sereinement explicite. On dirait une séquence cinématographique sur la pègre. Un bien drôle de modèle moral pour nos «jeunes gens», en tout cas. Saint Pierre (dont on raconte qu’il fut le premier pape) et les apôtres sont à constituer les assises financières de leur mouvement et ils exigent un abandon matériel total de leurs adhérents. S’ils ne l’obtiennent pas, voilà ce qu’ils font de leur puissance thaumaturgique. On décrit les débuts ouvertement assumés du régime de peur. C’est écrit en toutes lettres. Les chrétiens nous bassinent constamment avec l’évangile, ce roman-savon portant sur un prêcheur semi-subversif et héroïque soignant les malades, défiant les autorités religieuses et militaires, et mourant sur la croix romaine, au nom de quelque rédemption pascale fumeuse. Ils croient avoir fondé une religion d’amour universel sur la base circonscrite et hypertrophiée de la légende bringuebalante de leur personnage principal. Ces mêmes chrétiens sont bien prompts à oublier que Les Actes des Apôtres et les Épîtres de Saint Paul (qui, lui, est le véritable fondateur organisé et méthodique du christianisme et qui, de fait, formula une mystique aussi intensive envers l’église dite apostolique qu’envers le christ même) font pleinement partie du canons du ci-devant Nouveau Testament et sont littéralement truffés de manifestations brutalement autoritaires du type de celle exemplifiée ici (et dont l’énumération deviendrait vite lassante). Ces pratiques de sectes extrémistes sont parfaitement installées dans le canon chrétien et ce, depuis ses origines. C’est d’ailleurs tout à fait explicable historiquement. Comme ce programme spécifique s’est développé en résistance sourde et méthodique à l’empire d’une Rome d’abord hostile qui a fini par s’imbiber du nouveau culte au point de devenir la capitale de son dispositif autoritaire, les chrétiens n’ont pas fait de cadeaux. Les pratiques décrites ici sont dans le principe du fonctionnement fondamental de leur culte et les exemples d’applications, coloniaux notamment, sont légion. Il n’y a absolument rien ici de marginal ou d’anecdotique. Ce n’est pas à des hommes que tu as menti mais à Dieu… on croirait entendre les jérémiades totalitaristes du dernier de nos curés de village occupé. La laïcité combat ce principe autoritaire et inégalitaire et est obligée de respectueusement signaler au christianisme qu’il incorpore des éléments fondamentaux dans son fonctionnement qui le mènent directement sur la pente de l’illégalité civile.

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ISLAM. Lisons Le Coran.

32. Ne convoitez pas les faveurs dont Dieu a gratifié certains d’entre vous de préférence aux autres: une part de ce que les hommes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra; une part de ce que les femmes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra. Demandez à Dieu qu’il vous accorde sa grâce. Dieu connaît toute chose.

33. Nous avons désigné pour tous des héritiers légaux: les père et mère, les proches, et ceux auxquels vous êtes liés par un pacte. Donnez-leur la part qui doit leur revenir. —Dieu est témoin de toute chose—

34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence que Dieu leur a accordée sur elles, et à cause des dépenses qu’ils font pour assurer leur entretien. Les femmes vertueuses sont pieuses: elles préservent dans le secret ce que Dieu préserve.

Admonestez celles dont vous craignez l’infidélité; reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle, si elles vous obéissent. —Dieu est élevé et grand—

(Le Coran, Sourate 4, Les femmes, verset 32 à 34, traduction D. Masson)

C’est explicite et c’est frontal. Il faut ajouter que, selon la vision de la foi coranique, le texte cité ici serait intégralement et littéralement la parole de dieu, dont le prophète Mahomet ne serait que le modeste scribe. C’est révoltant, c’est insupportable, inacceptable. Quand les musulmans se décideront à regarder leur héritage culturel avec le recul du matérialisme historique, le seul requis, le seul valable, il reliront Le Coran, notamment cette très intéressante sourate 4, Les Femmes, et y verront ce qui s’y trouve vraiment. Des dirigeants du septième siècle, en Arabie, se décarcassant pour policer et mettre de l’ordre dans les coutumes dévoyées et tumultueuses de tribus semi-nomades encore passablement hors contrôle. Quand on s’informe minimalement sur les mâles enragés que l’islam mit sur le chemin d’une civilisation durable, on regarde la sourate sur les femmes avec, en fait —et je pèse mes mots— un recul respectueux. Lisez la complètement (elle ne fait jamais qu’une petite trentaine de pages, en format livre de poche), c’est très instructif. Dire: une part de ce que les hommes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra; une part de ce que les femmes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra dans le contexte sociohistorique ouvertement phallocrate qui fut celui du saint prophète est une intervention d’une remarquable modernité. Il faut approcher la sourate 4 (comme le reste du Coran) en historien, pas en sectateur. Je vous assure qu’on sent, dans son déploiement, un effort constant pour, de fait, limiter la polygamie des peuplades pré-islamiques, pour la circonscrire en direction du marital, la policer, l’encadrer, instiller un sens de la responsabilité du couillu tribal triomphant envers son épouse et ses filles. En approchant ce texte comme un document écrit par des hommes de loi d’autrefois, dans une conjoncture radicalement contraire, on comprend que l’effort formulé ici ait eu un impact certain pour faire sortir des millions d’hommes et de femmes du Moyen-âge. Ce n’est pas pour rien que l’islam influence aujourd’hui environ un milliard et demi d’humains. Il faut voir la courbe abrupte qu’ils ont remontée et les concessions tactiques qu’ils ont du inévitablement assumer. SAUF QUE… SAUF QUE… SAUF QUE… prendre au pied de la lettre les énormités que je cite ici en leur donnant le statut de dogme religieux obligatoire devant déterminer les pratiques de la vie contemporaine, c’est purement et simplement impossible. Dieu préfère les hommes aux femmes. Si elles sont infidèles, enfermez-les et battez-les. S’il-vous-plait… La laïcité combat ce principe autoritaire et inégalitaire et est obligée de respectueusement signaler à l’islam qu’il incorpore des éléments fondamentaux dans son fonctionnement qui le mènent directement sur la pente de l’illégalité civile.

Trois exemples parmi des centaines. On pourrait en tirer d’absolument tous les textes sacrés du monde, d’orient comme d’occident. C’est que ce sont des textes vieux, datés, dépassés, déphasés, foutus. Tous, sans exception. Il n’est plus possible d’imposer l’héritage religieux au premier degré, de l’incorporer à l’existence contemporaine sans fatalement s’en distancier et le relativiser. La décence la plus élémentaire interdit de faire primer des principes archaïques aussi iniques et aussi vermoulus sur nos chartes des droits humains, si imparfaites soient-elles d’autre part. C’est immoral et révoltant. Dans le respect mais aussi dans la fermeté, il faut le dire. C’est, en fait, la chose fondamentale qu’il faut dire aux petits esprits larmoyants de toutes affiliations religieuses qui se mêlent de réclamer un primat des principes du culte sur les droits civils fondamentaux. Je me suis déjà prononcé en faveur d’une articulation entre laïcité ouverte et laïcité définie. Voici un rappel de cette articulation, la seule valable pour incorporer la richesse des contenus culturels hérités avec l’incontournable priorité du vrai respect des droits fondamentaux.

Laïcité ouverte pour toutes particularités ethnoculturelles sans conséquences juridiques effectives: vêtements, façades de temples, arbres de Noël, Menora, citrouilles d’Halloween, Ramadan, croix dans le cou, grigris, papillotes, fétiches, totems et statues, moulins à prières, turbans, voiles, hidjab, tchador, niqab, burqa, sari, brimborions et colifichets, minarets et clochers (avec cloches et crieurs inclus, sauf la nuit), yoga, occultisme, horoscope, pèlerinages, baptême collectif en piscine olympique, les chrysanthèmes du culte, en un mot.

Laïcité définie et fermement imposée as the law of the land dans le strict espace de portée juridique citoyenne: droits des femmes, droits des enfants, instruction publique, soins hospitaliers, banques, héritage, justice, vie politique et/ou politicienne, sécularisation intégrale de tous les corps administratifs, interdiction de la théocratie, prohibition du port d’armes (y compris les armes blanches…), crime organisé, code civil, code criminel, taxation, chartre des droits, les choses sérieuses du tout de la vie civile, en un mot.

Le fait que le cadre de représentation religieux dura ne garantit en rien qu’il soit éternel. Il faut désormais qu’il reste au temple et que le temple devienne un musée. Et… pour faveur, par pitié, tournons cette page déjà écrite une bonne fois et passons à autre chose.

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Tiré de mon ouvrage: Paul Laurendeau (2015), L’islam, et nous les athées, ÉLP Éditeur, Montréal, format ePub ou PDF.

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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35 Réponses to “Ce que la laïcité dit (respectueusement mais fermement) aux ci-devant grandes religions”

  1. Absolument. Complètement. Totalement. La laïcité ouverte et la laïcité définie, point à la ligne.

    • Caravelle said

      Je seconde. Et le maitre mot d’Ysengrimus ici c’est: respectueusement

      Carava
      (juive roumaine, totalement en accord avec cet article)

  2. PanoPanoramique said

    Je pense que je commence à comprendre ou tu veux en venir, mon Paul. Cessons de perdre notre temps avec les guenilles, les bijoux dans le cou pis les fichus. Tapons la bête religieuses au cœur. La vraie laïcité c’est pas une affaire de signe de surface c’est une affaire d’idées de fond. Les religions doivent sortir de la vie civile pas à cause du look des religionnaires mais à cause des croyances que tu exposes ici. Elles sont socialement nuisible. Je le retrouve, mon Ysengrimus…

    [Voila Pano, dans le mille. En arrachant autoritairement les signes religieux et les faux signes religieux (comme le voile) nos gouvernementaux vont fabriquer des martyrs qui vont se raidir et se replier sur les idées décrites ici, alors qu’ils commençaient justement à en prendre leur distance de par le caractère pluraliste, respectueux et ouvert de notre société. On détruit la patience méthodique et on va légitimer les sectateurs (sans compter ces condescendants de fédérastes qui vont venir hypocritement les défendre) en en faisant des victimes, la pire choses à faire. En plus, en maintenant la notion pitoyable et inique de «patrimoine», on perpétue une hypertrophie chrétienne explicite, visible, ostentatoire qui va bien compléter l’ambiance de croisade. Ce qui aurait du être un débat d’idée ferme mais serein va se transformer en bataille de fripiers. Tout faux. On aurait voulu renforcer et prozélitiser les religiosités objectivement déclinantes qu’on aurait pas fait autrement. Je comprends les évêques québécois (cette pourriture immonde) de se poser subitement en arbitres de la pensée adéquate en buvant du petit lait. Ils étaient dans la marge. Nos gouvernementaux les ont remis au centre. L’ethnocentrisme électoraliste imparfaitement déguisé en «laïcité», c’est ça que ça donne… – Ysengrimus]

    • Mura said

      « ils commençaient justement à en prendre leur distance de par le caractère pluraliste, respectueux et ouvert de notre société »

      Oui. Il est capital de signaler que beaucoup de croyants de toutes religions opèrent par pur sentimentalisme ethno-culturel. Il ne croient plus vraiment à certains des fondements iniques (comme ceux fatalement décrits ici) mais voudraient juste qu’on les laisse tranquille chez eux, dans l’intimité, avec leur grigris. Oui au respect patient et juste des tradition en lent déclin. Non à la théocratie et à la résurgence.

      [Je seconde. Les religions, texte en main, sont des causes perdues, tout juste comme celle du Vieux Sud. Mais… partir en croisade sur ce point est une cause inepte et un fichu de sale enjeu-distraction en mondovision. – Ysengrimus]

  3. Firma said

    Le voile est un signe religieux indéniable. Il y a des spécialistes médiatiques qui ont pour mission de rendre martyre et grandes victimes ces gens qui refusent de mettre de côté quelques heures par jour leurs signes ostentatoires (visibles et remarquables) lorsqu’ils sont au service de leurs concitoyens de toutes allégeances et de toutes croyances.

    [Vous retombez, comme par fixation, dans un «ostentatoire» colifichet insignifiant non démontré (Ex cathedra: Le voile est un signe religieux indéniable. – c’est fini. Papa l’a dit. Pas de critères sémiologiques. Pas d’analyse) et vous tournez ouvertement le dos à la seule vraie critique des religions valide, celle qui fait ressortir l’urgence de la laïcité dans leurs principes essentiels. Vous ne combattez pas vraiment la religion mais les groupes ethniques attifés folklo comme vous ne le voulez pas à vos petits comptoirs de services aseptisés et unilatéraux – surtout leurs femmes en fait. Quelle est la différence entre votre position et celle de la démagogie ethnocentriste de la CAQ ou de l’ADQ? – Ysengrimus]

    • Vanessa Jodoin said

      Firma, on essaie de vous faire comprendre ici que, pour ces femmes, ce n’est pas une affaire de religion mais d’habillement. Une affaire intime donc, corporelle et personnelle. Vous n’écoutez rien et burinez votre point de vu que je trouve, pour tout dire, vraiment très carré, très mec. Vous changez d’idée sur quelque chose parfois, monsieur Firma? Vous nuisez la vraie laïcité en l’ignorant de cette façon, en tout cas…

      • Serge Morin said

        Boute-feu Firma essaie intensivement de nous faire croire que tout cela se réduit à l’affaire du voile. Il prend ses propres fixations pour celles des autres. Il devrait lire ce billet AVANT de commenter. Il ne le fait pas et préfère harceler les femmes, parce que la vraie laïcité fondamentale le terrorise.

  4. Carl Monty said

    Bon je retourne à tous ces signes ostentatoires, tatoo, percing…

    Bonne journée!

    [Oui, dans un monde ethno-unidimensionnel où un fichu est religieux simplement parce que (parfois, pas toujours) on ne voit pas les cheveux, mon casque de bain strictement obligatoire à la piscine municipale me fait rentrer tous les été en eaux baptismales… Pitoyable. – Ysengrimus]

  5. Bardou said

    Bravo sur le principe spirituel que vous évoquez, capable de tolérance et de critique, mais vous auriez du mettre dans votre concept de laïcité définie un instrument de mesure de l’évolution des êtres vivants. Il faut reconnaître que l’esprit se débrouille aveuglement avec le nombre et la qualité des corps vivants sur cette planète,qu’il subit comme ennemi ou amis. L’esprit gère mal ces communautarismes, qui sont de lui, parce qu’il ne se voit pas sous tous ses aspects, quand il est sectaire. Alors il refuse de se lier aux races de ses corps, comme cela est si peu dit, et il lui manque quelque chose qu’il va chercher dans l’hégémonie religieuse. Quel serait cet instrument de mesure de l’évolution des êtres vivants? D’abord sa reconnaissance, sa présence, sa pratique. La vitesse de transformation d’une société implique l’apparition et la disparition de communautarismes, c’est ce qui doit être mesuré. L’utilisation de cette mesure par cette laïcité définie devrait être ensuite d’apprécier et de préserver le gain de santé et de créativité pour les corps, mesurable par les créations spirituelles et artistiques, les performances sportives, et la façon dont les personnes répondent quand on leur demandent si elles sont heureuses.

    • Piko said

      Nous ne sommes pas que des corps. Nous sommes aussi des classes sociales en lutte. Notre vrai ennemi n’est pas dieu ou ses sectateurs. Notre vrai ennemi c’est celui qui nous vend ce dieu et les autres camelotes en paquet-cadeau et achète au rabais notre travail, pour se perpétuer dans le seul paradis, le paradis matériel..

      On se comprend…

      [Je seconde. – Ysengrimus]

      • Bardou said

        Piko, de tout coeur, vivez ce qui vous convient, restez vivant, perpétuez-vous, faites comme vous voudrez et comme vous pourrez. Sinon… on peut parler, pourquoi pas… déclarer un ennemi c’est aussi se mettre sous sa dépendance… déclarer un ennemi c’est ne pas être capable de négation, d’indifférence. Déclarer un ennemi c’est être empêché de comprendre ce qu’il est. Déclarer un ennemi c’est avoir un problème dans sa tête sans savoir comment le résoudre. L’ennemi est dans l’erreur d’appréciation de la réalité. Quant au seul paradis, le paradis matériel, celui de l’ennemi, est-ce aussi le vôtre ? Quel triomphe de l’ennemi.. Il faut casser plus haut dans les visions fondamentales le carcan de l’erreur pour pouvoir comprendre, et je reproduis la citation ci-dessous:

        Métaphysique et psychologie, Sri Aurobindo : « Je n’ai jamais fait mienne la conception du Divin comme une puissance omnipotente extérieure qui a « créé » le monde et le gouverne comme un monarque absolu et arbitraire (conception chrétienne ou sémitique); cela contredit trop ma vision et mon expérience au cours de trente années de sâdhanâ. C’est contre cette conception qu’est dirigée l’objection athée. »

      • Piko said

        L’objection athée, comme vous dites, me parait bien plus large que ce qu’en fait Arobindo, dans votre citation. C’est une objection qui est aussi une objectivité… alors que le divin, sous toutes ses formes, est un plan ou un autre de fictionnalité…

      • Bardou said

        Oui, le divin est de la fiction, parce qu’il n’est pas identifié avec la réalité du monde objectif dans notre culture, il est rejeté dans le ciel vers lequel on tourne des sentiments de dépendances, de soumissions et de passivités dans les plus souffrants profils mentaux, et d’espoirs, de confiances et d’abnégations dans les meilleurs. En fait, on pourrait traduire « Divin » par « le sens de nos efforts », ce ne serait pas lus mal. On peut aussi parler à sa place de supramentalité pour objectiver une destination à nos efforts. J’aime bien parler au « divin » sous forme de sens de mes efforts, et comme je ne peux pas faire n’importe quoi sans en subir de bonnes ou mauvaises conséquences pour mon corps, je me sens parfois content ou honteux devant le sens de mes efforts. À part ça, et ça peut paraître paradoxal, je me sens capable de dire que je suis athée.

        [Comme je suis capable de dire que je m’intéresse aux religions. – Ysengrimus]

      • Bardou said

        J’ai dit que « je me sens capable de dire que je suis athée. » Si je le disais devant Dieu, je suis certain qu’il n’en serait pas peiné. Et si j’avais dit le contraire devant un croyant, Dieu n’en aurait pas été réjoui non plus. Le Divin n’est pas humain, par définition. Au delà de la façon dont on se range en « pour », « contre » ou « neutre » devant les mots, il n’y a de ressenti que l’étreinte du monde, son exigence. La pensée libre se sait dépendante du comportement. Par exemple, j’ai fait de mon mieux pour écrire ces lignes, agissant comme j’étais, je suis et je deviens dans l’espace et le temps. Vraiment, j’y ai passé du temps, avec envie, sans le sentiment d’être seul. Cet effort est du comportement, lequel est plus digne de considération que les pensées produites. Et aussi il s’agit là d’un comportement facile dans l’étreinte du monde. La parole est mon esclavage. Si je pouvais vous faire réellement confiance pour la compléter, ainsi que compléter mes actes, vous seriez trouvé dans ce que je cherche et je pourrai prendre conscience des limites physiques où bute mon mental et s’éteint ma joie.

  6. Lien vers cet article du Carnet d’Ysengrimus.

  7. Bon! Mon cher Paul, ton indication voulant que tous les écrits «religieux» doivent être considérés comme des écrits d’interprétations historiques soit la seule façon intelligente de procéder est tout à fait exacte. Ce qui rend difficile de ne pas les considérer comme des «objets non religieux» mais faisant partie «d’us et coutumes» de certaines populations.

    Ton interprétation de «Il est limpide qu’on est ici, de plain pied, dans la dynamique du peuple élu. Dieu s’occupe d’un peuple spécifique et n’a rien à faire avec les autres peuples.» laisse de côté le fait que le Dieu, que toi-même semble considérer « unique », ne l’était pas à l’époque, pour toute autre personne que le « peuple d’Israël ». Chacun des autres peuples avait son ou ses dieux qui étaient tous « unique(s)».

    Quant aux Chrétiens, il est évident que la base de cette religion est une fabulation totale de Saül de Tarse. La religion Chrétienne s’appuie exclusivement sur les Actes des apôtres. Il est évident que les Évangiles furent «imaginées» après la période décrite dans les actes.

    Jusqu’ici le raisonnement est «neutre». Mais lorsqu’on lit entre parenthèses: (cette pourriture immonde) au sujet des évêques québécois, on fait face à un «dérapage» complet de la rationalisation. La «pourriture» n’est pas chez ceux qui croient ce que Saül de Tarse a raconté; elle se trouve dans les récits de ce Saül de Tarse.

    Tous ces écrits religieux ont servi à tenter de s’approprier du pouvoir sur l’esprit des hommes (ce qui n’est pas une « pourriture » strictement «religieuse»). Certains de leurs arguments sont valables, même s’ils ont été détournés de leur but réel. Ce qui est important me semble être de souligner la volonté de manipulation des esprits au moyen de sentiments humains normaux. Combattre la manipulation des esprits en tentant de se servir de la manipulation des sentiments humains est exactement ce qui a été fait durant des millénaires et ne donne que ce que nous avons autour de nous actuellement, c’est à dire: la confusion.

    je ne crois pas que de faire tomber morts à nos pieds ceux qui croient, au moyen de «l’Esprit sain», est mieux que de faire tomber à ses pieds, ceux qui ont «menti», au moyen de «l’Esprit Saint».

    Amicalement

    André Lefebvre

    [Je persiste et je signe sur les évêques québécois et je seconde tes observations, surtout celles sur le christianisme (ces faits sont mal connus. Il est utile de les redire). Le principe de ton analyse, il faut le méditer, André. Ces textes sont historicisés. Les perpétuer comme guides de la vie universelle est devenu nuisible civiquement, dans un monde multipolaire et laïc. Au musée, dans la chambre à coucher mais plus sur l’agora. – Ysengrimus]

    • Il est évident que de s’en servir comme guide de la vie universelle est l’équivalent de se servir de la philosophie du «Parrain» comme guide de la vie sociale. Une apparence de «moumoune» très «sociable» qui décide, en catimini, du sort de chacun dans un baiser hypocrite. Mais la «bonne volonté» de la population est tout de même présente. Tout ce qu’il faut souligner est qu’elle est, la plupart du temps, manipulée.

      Heureusement, que, de plus en plus, le citoyen se rend compte graduellement de cette manipulation. Cela est notre seule porte de sortie pour échapper à l’esclavage intellectuel qui est prôné à tous les niveaux. On ne peut simplement l’effacer de l’agora. Tout ce qui est possible est de l’expliquer rationnellement pour qu’elle se réfugie d’elle-même dans l’histoire, quittant ainsi l’actualité de l’agora.

      Amicalement

      André Lefebvre

  8. Robert Huet said

    Les quatre cavaliers de l’apocalypse: le christianisme, l’islamisme, le judaïsme, l’économisme, ils seront les fossoyeurs de la liberté et de la vie.

    La querelle du laïc et de la religion me paraît révélatrice de la fonction spectaculaire qui récupère et falsifie notre droit à une vie authentique. Cette polémique, où justification et anathème, puritanisme et laxisme, oppression et liberté, interdit et transgression tournent en rond, dissimule une réalité vécue: les condition faites à la femme et à l’homme. Or le véritable combat est à la base, il est dans l’émancipation de la femme et de l’homme, il est dans le refus d’un apartheid, d’une exclusion, d’un comportement misogyne ou homophobe. Tolérance pour toutes les idées, intolérance pour tout acte barbare. Le seul critère devrait être le progrès humain. c’est la générosité du comportement, c’est l’enrichissement de l’existence quotidienne. Le droit à la vie garantit notre légitimité.

    [Rappelons aussi, corolairement mais crucialement, que dieu n’existe pas. Ça fait quand même beaucoup de flafla au non d’une catégorie légendaire et illusoire. Je vais pas me mettre à militer pour autant, mais bon… – Ysengrimus]

    • A. L. said

      M. Laurendeau,

      Vous affirmez avec beaucoup d’aplomb quelque chose que vous ne pouvez pas démontrer. Donc, vous faites une affirmation gratuite, fondée sur rien, ce qui est essentiellement ce que vous reprochez à ceux qui croient en Dieu. Einstein n’était pas de votre avis, et il est effectivement possible de démontrer scientifiquement l’existence d’un créateur.

      [Confirmation (importante) du fait qu’Einstein n’avait pas infailliblement raison… – Ysengrimus]

  9. Les religions sont toutes d’évidents tissus d’absurdités. Elles sont instrumentées depuis toujours par clercs et gouvernants pour leurs fins, par la peur et la cupidité. Elles meurent comme des tamagotchis, quand on en trouve de plus gratifiantes et qu’on cesse de nourrir les vieilles.

    La chrétienté est au mieux valétudinaire, et j’ai presque vu de mes yeux mourir l’islam, sauvé in extremis pour remplir le vide laissé par le recul du marxisme comme motivateur dans ce qui est devenu une «Islamie». On ne l’a sauvé que pour l’instrumenter.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/167-dessine-moi-un-monstre…/

    Quelqu’un croit-il que le débat au Québec présentement ait à voir avec la laïcité? On est dans la phase active de cette affirmation identitaire velléitaire qui revient au Québec à chaque génération. Tous ceux qui comptent sont soulagés qu’elle se fasse sur le dos des Musulmans, cette fois, plutôt que des Juifs , et surtout qu’elle ne prenne pas la forme d’une rivalité exacerbée entre Francos et Anglos. Alors on prend le voile, dans tous les sens du terme. Un voile ça se voit de loin. La muleta, comme dit Demian West sur un autre fil. Le PQ, pour gagner une élection, a décidé de secouer un peu la muleta et de taper du pied pour faire charger la grosse bête ¡ Ole toro !

    Supercherie. Si on veut que survive une culture québécoise, il saute aux yeux qu’un coup de barre identitaire est nécessaire, mais la laïcité n’a rien à y voir. On pourrait devenir un peu moins bête en appelant les choses par leur nom, mais ce n’est pas gagné et, de toute façon, ce n’est pas la priorité. La priorité c’est de donner un os a ronger à la frustration populaire qui comprend confusément que le mot « crise » fait partie de l’enfumage. Il n’y a pas de crise: il n’y a, au contraire, que de courtes rémissions dans un déclin qui est la situation normale. Nous sommes dans la phase terminale de la fin dune civilisation.

    Dieu existe ou n’existe pas selon la définition qu’on donne de «Dieu». Pure querelle de mots qui cache, comme toujours, entre gens de bonne foi, un accord parfait des qu’on supprime les parenthèses inutiles de l’équation et l’ambiguïté des termes.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2010/07/20/pour-en-finir-avec-dieu…-et-avec-latheisme/

    PJCA

    [Ce débat sur dieu, le seul et unique valable sur l’enjeu laïc, on l’esquive, on le reporte et on agresse de la femme voilée en s’autolégitimant. C’est d’un lassant… – Ysengrimus]

    • Demian West said

      PJCA,

      Votre analyse, mais ce n’est pas une analyse, c’est une vision lucide, est si pessimiste qu’elle est vraie. Selon la vision du monde qui se rétrécit depuis les années 60 ou 70, et que plus rien ne peut fixer cette peau de chagrin balzacienne. Je ne crois qu’en ce que je vois et c’est là autour de nous, nous sommes dedans pris au piège. Il faut d’ores et déjà fuir les villes et se réfugier à la campagne.

      Peut-être quand certains hommes pourront atteindre l’âge de 300 ans ou plus, et par l’effet de la science, sauront-ils se réunir et trouver ensemble les solutions, et les mots pour les dire. C’est un peu ce que Montaigne a prophétisé quand il disait que tous les sages de tous les temps, partageaient leur savoir immédiatement. Une théorie très énigmatique et même science-fictionnelle.

      DW

      • Gudule said

        Un peu fumeux, comme considérations, messieurs…

        Et Dieu existe ou n’existe pas selon la définition qu’on donne de «Dieu», quelle hypocrisie. Ça existe pas, point. Quelle que soit la définition qu’on y donne…

  10. Catoito said

    Un peuple meilleur que les autres, une église qu’il faut servir comme une mafia, dieu préfère les hommes aux femmes.

    Lâchons les colifichets et fermons les écoles qui racontent ça. Ça foule aux pieds tous nos droits fondamentaux.

    [Je seconde. Ysengrimus]

    • Le Gaïagénaire said

      J’appuie le second.

      Et que met-on comme contenu dans les écoles? Nous venons d’atteindre le goulot de l’entonnoir. Les écoles, c’est le creuset. Toutes les filles passent par là. Elles seront les futures mères ou pas, des futurs pères. Obligation d’établir leur biographie, leur ontogenèse, pour les libérer des souffrances inconscientes de leur enfance avant qu’elles ne commencent à se reproduire, à perpétuer leur «drame d ‘enfant doué.»

      Affectivement.

  11. Honey Goldfish said

    Ysengrimus,

    Je pourrais reprendre chacun des textes que tu viens de citer et les interpréter d’une toute autre manière que toi. C’est souvent le cas avec les textes sacrés puisqu’il est possible de les interpréter de manière personnelle, morale, psychologique, spirituelle, etc… Il est également facile d’en pervertir le sens et de leur faire dire ce qui nous chante, surtout quand on est de mauvaise foi ou que l’on a fait aucune étude en théologie ou plus simplement de la religion évoquée.

    Juste une dernière chose. Dans la chrétienté, la femme n’est pas au dessous de l’homme, mais bel et bien au dessus, parce que plus proche de Dieu que de lui. Ou sinon, pourquoi Marie serait la reine des anges… hein? Il y est aussi dit que le dernier sera le premier… Le plus humble et le plus emphatique est donc le premier… à ressentir l’amour de Dieu. Qui est le plus humble? L’homme qui avilit la femme depuis des siècles ou la femme, qui ne s’est jamais découragée malgré les épreuves? Je dirais la Femme, encore et toujours. Donc, la femme est vraiment la préférée de Dieu.

    [Je pourrais reprendre chacun des textes que tu viens de citer et les interpréter d’une toute autre manière que toi. Non, non, non. Une interprétation universaliste du passage du Pentateuque, une interprétation non-autoritariste du passage des Actes des Apôtres et une interprétation non-phallocrate du passage du Coran sont absolument impossibles ici. On peut pas se mettre à raconter n’importe quoi et autre chose et son contraire et quoi encore sous prétexte que ce sont des textes de derviches. Charrions mais charrions égal… – Ysengrimus]

    • Le Gaïagénaire said

      @Honey Goldfish,

      Diagnostic: développement psychologique bloqué au stade de la pensée prélogique.

      Manipulatrice, prosélyte, psychopathe. Sauve qui peut.

      Affectivement.

  12. Fridolin said

    Comme le disait une affiche pro-charte: La laïcité rassemble et les religions divisent. Il faut cependant comprendre que la laïcité c’est pas juste une neutralité comportementale et vestimentaire forcée avec la merde irrationnelle qui reste cachée en dessous. La laïcité c’est aussi de combattre fermement pour la mise en place intellectuelle et pratique de l’athéisme…

  13. Tourelou said

    Je suis baptisé et éduqué catholique comme beaucoup de ma génération du Québec puisque le clergé dominait. Faut avouer que mon esprit critique a compris à un moment donné que l’opération du Saint Esprit sur la grossesse de Marie était improbable et ce fût assez pour me désintéresser à ces pratiques malgré quelques écarts d’ordre purement accommodants familiaux. Puis il y a eu prolifération du plus fins qui voulaient sauver mon âme et j’ai toujours été très respectueuse de tous ces sauveurs car le buffet des options était grand ouvert et cognait même à ma porte. Vivre et laisser vivre libre, aujourd’hui c’est un peu cela ma religion. Et dans ma tête et mon cœur impossible accorder mon respect à ceux qui font guerre et violence au nom d’un Dieu. Mon âme errera dans un espace « à thé » çà devrait me relaxer pour l’éternité et ça me suffit, cette vie de brebis égarée.

  14. Gael Cespedes said

    Ne penses-tu pas qu’il y a une différence fondamentale entre le Dieu qui dit à un peuple «vous êtes les meilleurs» et celui qui dit «battez vos femmes et tuez ceux qui ne pensent pas comme vous», et que l’un des deux a franchi une sorte de ligne rouge? De même, penses-tu que l’on peut mettre sur le même plan un Dieu qui appelle au meurtre et des apôtre qui prélèvent un impôt, aussi «confiscatoire» soit-il? Tout cela me laisse dubitatif et je continue à me demander si l’Islam est comparable aux autres religions.

    [Si tu regardes la chose impartialement (et non en cherchant insidieusement une confirmation exclusive de tes préjugés islamophobes), tu dois reconnaître que dire: «vous êtes le peuple élu, tuez les autres peuples» OU «vous êtes l’église de dieu, tuez ceux qui s’en esquivent» OU «opprimez vos femmes» c’est se placer au MÊME niveau de criminalité et d’illégalité civique. Ceux qui l’ont fait sont parfaitement égaux dans l’immonde. — Ysengrimus]

    • Gael Cespedes said

      Cher Paul, j’apprécie énormément tes réponses que je lis avec grand intérêt. C’est pourquoi, je suis navré que l’on atteigne le point Godwin du débat sur les religions: l’accusation d’islamophobie.

      Pour ma part, et je l’ai annoncé dès le départ:
      – je suis agnostique: si j’ai un préjugé, c’est que toutes les religions se valent (et ne valent rien).
      – je suis à la recherche d’arguments à opposer justement à des personnes accusant l’Islam de tous les maux et considérant le Coran comme un texte intolérable: j’aimerais autant que possible pouvoir renvoyer toutes les religions dos à dos (c’est un préjugé, je l’admets).
      – n’ayant pas réussi à trouver dans les autres textes sacrés des passages aussi scandaleux que ceux qui sont habituellement reprochés au Coran, je me suis permis de te demander de l’aide, car j’ai vu que tu avais étudié le sujet.

      Dans ces conditions, te serait-il possible de me dire à quel moment Dieu a dit « vous êtes le peuple élu, tuez les autres peuples » (aux juifs, je suppose)? Cela me serait extrêmement utile!

      [Comme tous les agnostiques (qui sont simplement de faux incroyants) tu as certainement une Bible pas trop loin. Relis attentivement les deux livres suivant (de la Bible), d’ailleurs passionnants: LÉVITIQUE et DEUTÉRONOME. On y parle amplement des guerres du peuple élu. Concentre ton attention sur les moments où le dieu parle à son peuple pour l’encourager. Tu verras, c’est très explicite. Pour le point Goodwin, tu te trompes de personnage. Dis-toi simplement que tant que tu critiquera une religion en adoptant le point de vue d’une autre religion, tu sera dans la Croisade et rien d’autre, c’est-à-dire complètement empêtré dans le filet religieux… Et maintenant, comme tu prétends ne pas être islamophobe (Point Goodwin, etc…), pourrais-tu me détailler, onctueusement selon ta manière, ce que tu as de POSITIF à dire à propos de l’Islam. Cela, comme tu dis, me serait extrêmement utile! — Ysengrimus]

      • Gael Cespedes said

        Merci pour le tuyau ! il faut que je prenne mon courage à deux mains : si tu as des indications pouvant m’aider à trouver les passages que tu évoques, je suis preneur. 😀 Ceci dit, même avec la meilleure volonté, j’aurais du mal à trouver du positif dans quelque religion que ce soit, l’Islam ou une autre : leur seule existence est pour moi la preuve de la crédulité et du conformisme de nos semblables, qu’elles exploitent sans vergogne en leur retirant tout esprit critique, généralement pour le plus grand bénéfice des puissants.

        Ainsi, ma position vis-à-vis des religions oscille entre l’indifférence et la curiosité scientifique, mais en aucun je ne leur trouverais des points positifs. Mais est-il obligatoire de trouver des points positifs à une religion pour décrocher son brevet de non-phobie? L’indifférence ou la curiosité scientifique ne me semblent pas faire de quiconque un phobique.

        [Il faut faire les lectures, tout simplement. Le copier-coller, ça marche pas tout le temps… Pour le ton cassant et prophétique, je te recommande aussi le Livre de Jérémie. Très probant… — Ysengrimus]

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