Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

ÉGLOGUES INSTRUMENTALES — Trombone

Posted by Ysengrimus sur 21 août 2026

Il est venu du monde des fanfares
Sans trop faire d’histoire.
De par Kid Ory et de par Jack Teagarden
Il a su nous susurrer, discrètement, sans peine,
Ses petits phrasés archaïques,
Sans énervement, sans panique,
Ses souvenirs de fêtes foraines,
Ses sinueux glissandos de rengaines.

Il est tranquille.
Il sait aussi être étincelant
Par moments.
À la campagne comme à la ville,
Effacé mais subtil,
Il est le compagnon indolent
De la trompette
Et de la clarinette.

Ces trois là, en leur temps, ont fait un certain bruit.
On les appelait le Trio de Dixie.
C’est largement comme ça que le Jazz a électrisé nos nuits.
Ce grand seigneur est venu puis il est reparti.
Et la clarinette est retournée, stoïque
Se nicher dans l’orchestre symphonique.
La trompette a renoué, sans flafla, sans chichi
Avec les majorettes et les mariachis.

Et le trombone est resté là
Comme deux ronds de flan,
À flotter sur l’étang.
Il est tout seul.
J. J. Johnson, dans un grand linceul.
Et moi, je ne vais pas m’en plaindre, pardi.
Que nenni.
Car vous ne me verrez jamais avoir des mots
Avec un trombone solo…

Posted in Civilisation du Nouveau Monde, Fiction, Musique, Poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

MÈMES DU MOIS. France-Québec, le Discours de la Méthode

Posted by Ysengrimus sur 15 août 2026

Couillard-Valls-1

Couillard-Valls-2

Couillard-Valls-3

Couillard-Valls-4

Couillard-Valls-5

Couillard-Valls-6

Couillard-Valls-7

Couillard-Valls-8

Couillard-Valls-9

Couillard-Valls-10

Posted in Civilisation du Nouveau Monde, France, Mèmes du mois, Monde, Québec, Vie politique ordinaire | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

À SA MANIÈRE (Loana Hoarau)

Posted by Ysengrimus sur 1 août 2026

Les enfants se taisent parce qu’on refuse de les croire. Parce qu’on les soupçonne d’affabuler. Parce qu’ils ont honte et qu’ils se sentent coupables. Parce qu’ils ont peur. Parce qu’ils croient qu’ils sont les seuls au monde avec leur terrible secret.

Barbara

.

Dans ce roman, le jeune narrateur masculin a un père, une mère et un grand frère. C’est la petite famille nucléaire habituelle. Comme un grand nombre de petites familles thermonucléaires habituelles de notre temps, celle-ci éclate, les atomes volent dans toutes les directions, ça surchauffe, et le père quitte la maisonnée. Et voici que maman se retrouve avec deux enfants, deux fils, un adolescent et un jeune adulte. Ce sont Lauri (notre narrateur) et Nell. Nell, le frère aîné, va prendre de plus en plus de place, s’enfler, occupant partiellement —et un peu n’importe comment— l’espace paternel déserté. Il va conséquemment nous champignonner une dimension imprévue, implacable, monstrueuse. Et, brutalement, il va mettre en place, sur son petit frère, et au détriment de sa mère, le dispositif quotidien de l’abus absolu. On entrera, d’un frère envers l’autre, en sexualité non consentie.

Nous sommes dans la tête de Lauri, qui tient une sorte de journal secret. Nous partageons ses hantises et ses paradoxes émotionnels. Nous suivons, sans joie mais avec une insoutenable solidarité, sa quête torve. Nous constatons aussi, ainsi, par le petit bout de la lorgnette, la faillite contemporaine de la parentalité. Le père disparaît, c’est l’arlésienne, sa cruelle absence se fait sentir à chaque instant et, l’un dans l’autre, on en souffre plus que de son abusive présence d’autrefois. La mère, prisonnière désormais de la monoparentalité classique la plus chambranlante, tâtonne et erre. Elle ne peut pas vraiment cerner les détails fins de la masculinité naissante. Elle se remue dans des rets, il lui manque des accès cruciaux de compréhension, certains compartiments lui restent hermétiquement fermés. Et même quand elle se fait aider de sa sœur, tante-tata-tante de ses fils, elle continue de manquer de prise. Elle n’assure pas, elle panique, elle dérape, elle s’esquive. Sur ce point, Loana Hoarau (qui, rappelons-le, est une femme) le signale sans hésiter ni tergiverser: ça manque d’hommes, tout ça.

Tant et tant que le seul homme à occuper l’espace, c’est Nell. Jeune adulte mal bâti, traumatisé lui aussi par des excès paternels secrets, ancien petit maître battu qui aujourd’hui bat son chien, abuseur convulsionnaire, autorité sommaire, tyran terrible parce qu’infantile, brute imprévisible et rigide, faux parent incomplet, Nell semble être partout sauf à la place où il devrait rester. En un mot, il joue le papa putatif de toc et, fatalement, il le fait à sa manière… Et Lauri va se définir en Nell. Lauri va se configurer sous Nell, de par Nell, et autour de Nell. À bon chat bon rat etcetera. Sauf que là, ça ne marche vraiment pas. Le rat est pas si bon que ça. Il se fait écraser, dominer, violenter. Il se fait molester… comme on dit dans le jargon creux des impudents pudiques juridiques. Et le drame de se déployer, sur quelques années. Les petits garçons qui grandissent lancent ici la danse mais les petites filles, qui grandissent aussi, vont vite se joindre au cauchemar. C’est Lauri en personne qui les fera entrer dans cet enfer, car, malgré sa trajectoire de sexualité esquintée, il aime les filles, ce garçon. Son frère les aime aussi, d’ailleurs. Si bien que les petites filles, puis jeunes filles, puis jeunes femmes, n’y couperons pas, elles non plus.

Dans le simple comme dans l’excessif, Loana Hoarau évoque les langueurs et les excès de la jeunesse masculine avec un brio remarquable. Ce petit roman est terrible, avec sa simplicité et sa sobriété qui nous brûle par en dessous, comme un acide lent. Oh, c’est pas sanglant, ni tonitruant. Mais, c’est sadique, vitriolique, quotidien, vernaculaire. Loana Hoarau montre un sens particulièrement fin et ténu du rebondissement ordinaire, du petit rebondissement, subtil mais abrupt. On attend un développement, il s’esquive. Une situation semble s’imposer, elle s’estompe. On oublie une péripétie subsidiaire, elle réapparaît, soudainement centrale. Un personnage semble tenir le gouvernail, il s’escamote. Une marotte de trois fois rien s’agite ou gesticule au loin, elle prend soudain toute la place. Il n’y a ici rien d’ostensible, rien de tapageur, rien de grossier. C’est la détresse et ses aléas. Et aussi, c’est de la dentelle… mais de la dentelle très solide, comme ces vieux filets de pêche incassables d’autrefois qui étaient noirs, fins, et dont on ne se dépêtrait jamais. Vraiment savoureux, le Loana Hoarau nouveau. Le cheminement d’écriture de cette auteure vire imparablement au roman psychologique. C’est très intéressant, très lancinant, très contemporain.

Voici donc, en effet, où nous en sommes arrivés, dans la civilisation actuelle, avec nos enfants. Ce roman de Loana Hoarau est l’histoire honteuse de ce que nous leur avons fait, involontairement mais inexorablement. Nous sommes tous, à des degrés divers, impliqués dans la hantise cruelle de cette question insoutenable: que ferait l’enfant dont on a copieusement abusé (avant d’être chassé) à l’enfant dont on n’a pas abusé (par manque de temps)? Les deux frères ennemis mis en scène dans cet ouvrage sont ordinaires et actuels. Ils sont ce que nous ne pouvons plus éviter, ou contenir. Ils sont ce qui transforme l’illusoire paradis moderne de l’enfance en un insoutenable enfer. Le drame de Lauri et Nell illustre un des nombreux avatars du monde adulte en faillite parentale que les enfants contemporains subissent, envisagent, affrontent, contournent ou évitent. Nous avons perdu quelque chose de profond, de crucial, et cette perte, c’est notre enfant qui la subit. Et ce qui lui arriverait, ce qui lui arrive, est décrit dans ce récit, sans concession, du point de vue, douloureux et calme, des enfants, petits garçons et petites filles, définis et lacérés par l’intégralité de nos pertes de contrôle et la perturbation renouvelée de nos cadres de référence.

Et si cela se présente comme une sorte d’étrange évidence, c’est que Loana Hoarau sait tellement comment nous présenter calmement les réalités les plus cruelles qui cernent notre univers ordinaire.

.
.
.

Loana Hoarau, À sa manière, Montréal, ÉLP éditeur, 2019, formats ePub ou Mobi.

.
.
.

Posted in Culture vernaculaire, Fiction, France | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

MÈMES DU MOIS. L’écologisme selon Philippe Couillard

Posted by Ysengrimus sur 15 juillet 2026

couillard-anticosti-1

couillard-anticosti-2

couillard-anticosti-3

couillard-anticosti-4

couillard-anticosti-5

couillard-anticosti-6

couillard-anticosti-7

couillard-anticosti-8

couillard-anticosti-9

Posted in Civilisation du Nouveau Monde, Environnement, Lutte des classes, Mèmes du mois, Monde, Québec, Vie politique ordinaire | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

ÉGLOGUES INSTRUMENTALES — Triangle

Posted by Ysengrimus sur 21 juin 2026

Le paradoxe du triangle musical
C’est celui de la virtuosité
On se demande s’il est normal
Qu’un tel instrument puisse exister.

Au bout d’un petit manche articulé
Un triangle métallique pendouille
Il oscille doucement, isolé,
Sans timidité, sans honte et sans trouille.

Et puis, au moment stratégique,
Dans une précision d’acier
Pose tout l’orchestre symphonique
Et le petit triangle est percuté.

Il se met tout doucement à tinter, tinter, tinter
D’un son net vite absorbé par nos goulues oreilles
Ce petit bruit secret qui revendique son droit d’exister
Sincèrement, franchement, j’en fais du pareil.

C’est un peu comme les rimes plates
Y a-t-il quelque chose de plus plate
Je vous le demande qu’une rime plate?
Un, deux, trois, un deux, trois quatre…

Le paradoxe du triangle musical
C’est celui de la curiosité
On se demande s’il n’est pas paranormal
Qu’un tel instrument puisse ne pas être aimé.

Posted in Fiction, Musique, Philosophie, Poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

MÈMES DU MOIS. Kellyanne Conway incarna à la perfection la communication style Trump

Posted by Ysengrimus sur 15 juin 2026

conway-1

conway-2

conway-3

conway-4

conway-5

conway-6

conway-7

conway-8

conway-9

conway-10

Posted in Civilisation du Nouveau Monde, Mèmes du mois, Monde, Vie politique ordinaire | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

MÈMES DU MOIS. Ce que fut le consensus Trudeau-Obama

Posted by Ysengrimus sur 15 Mai 2026

Consensus-can-usa-1

Consensus-can-usa-2

Consensus-can-usa-3

Consensus-can-usa-4

Consensus-can-usa-5

Consensus-can-usa-6

Consensus-can-usa-7

Consensus-can-usa-8

Consensus-can-usa-9

 

Posted in Civilisation du Nouveau Monde, Lutte des classes, Mèmes du mois, Monde, Vie politique ordinaire | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

DES LOUPS SUR UN ARBRE (Aline Jeannet)

Posted by Ysengrimus sur 7 Mai 2026

J’ai appris à poursuivre, seule, mes chants d’animal en cage.
Aline Jeannet

 

Active depuis plusieurs années maintenant, la poétesse Aline Jeannet (animatrice notamment du très original blogue poétique acombustion) nous avance, dans ce premier recueil de textes en vers et en prose, une poésie roborative, étrange et décalée. La rime est rugueuse, pas trop polie, volontairement acérée. L’exercice navigue joyeusement et pensivement entre tradition esquintée et modernité revisitée. Le recueil respire doucement le libre arbitre des formes et des idées. Il y est une fois de plus confirmé que nous sommes tous plus ou moins les enfants de Jacques Prévert. Le recueil frappe aussi par l’originalité de ses points de force thématiques (que je ne vais pas tous vous dévoiler. Il faut lire). N’en livrons qu’un. Tout un. Un compagnon de route incontournable se manifeste densément dans ces textes de femme: l’homme (au sens masculin du terme: vir). Les garçons, les pères, les fils, les sentinelles, les évadés, les babis… Ils y sont et ils sont traités avec une magnifique âpreté et une originalité toute en reliefs. Qu’ils soient de chair, de pierre ou d’eau, ces figures masculines du cru sont toujours un peu là.

 

Éclat d’eau
 
Poussé dans les ajoncs
Petit bouddha de pierre
Au corps lustré et rond
Jade d’eau recouvert
 
Dans les bras fatigués
Scintillants de poussière
Du père aux yeux fermés
Le jour dort, yeux ouverts
 
Le regard silencieux
Le sourire en arrière
Des prémices de jeux
Pour séduire son frère
 
Des allures de tortue
Au dessus des clairières
Sur le ventre étendu
Des cris dans la bruyère
 
Sous le vent et la pluie
D’un été de misère
Il s’agite sans bruit
Frémit dans la lumière
 
Il est un éclat d’eau
Jailli de la tourbière
Il est un éclat d’eau
Léo, comme une rivière
 
(pp 74-75)

.

Rythmés, scandés, les textes qu’on découvre ici procèdent souvent d’une poésie du rude, de l’armaturé, du sec, du claquant. Cette textualité a vu passer l’art naïf, Allan Ginsberg, et la chanson populaire (sachant se réapproprier les rythmes et la respiration de cette dernière). La modernité des crises contemporaines la truffe et la pivèle, comme autant d’épines. Le monde urbain, jeune, techniciste est à l’honneur. Le ton de certains textes fait penser aux fameux slams qui ont tant fouetté les sangs de la sensibilité début de siècle. Suissesse, riveraine du lac Léman, Aline Jeannet manifeste aussi une singulière propension à imposer d’office le choc des thématiques essayistes au sein du texte poétique. Ce fait, combiné à une aptitude très naturelle et très déliée à l’étrangeté, négocie des tournants étonnants qui mobilisent parfois, dans le verbe et dans l’intellect, la plus tonitruante, musculeuse et hirsute des diplomaties.

 

Diplomatie
 
Drapeau de feu drapeau de fer
Sous la treille d’acier trempé qui s’emmêle
Les officiels boivent des cocktails
À l’intérieur d’un ciel amer
 
Sécurité dans les sourires des portiers
Dans leurs gestes policés, affables
Méfiance programmée des concierges aux dents pâles
Qui traversent avec nous les couloirs argentés
 
Escorte discrète et feutrée, impitoyable savoir-être
Rangées de Hummers dans les cours des palaces
Qui font office de salle à palabres
Sous l’œil roucoulant des services secrets
 
La rive du lac se teinte du gris métallique
Des tempêtes, assorti aux feux des discrets agents
Qui dans leur costume de flanelle dansent
Dégainant leur baromètre électrique
 
Le ciel si bleu qu’on peine à croire
Qu’il existe dans le monde réel
À part peut-être un touriste hébété
Se couvre de suie, de vent, de froid
 
Et dans les rafales qui déclenchent les radars
Dévastant les jolis contours du lac déchiré
Les mille détours diplomatiques sont balayés
 
(pp 61-62)

.

Non-académique, le texte versifié ici ne se laisse jamais vraiment mettre en laisse, si vous me passez ce calembour, qui exulte franc tout en sentant un peu la lampe. Pour sa part, et un peu a contrario, l’exploration du court texte en prose mobilise sans complexe et fort joyeusement un classicisme déjà centenaire. Il s’agit, sans malice et sans artifice, de celui des combinaisons agencées de cadavres exquis. On renoue alors avec le ton, le rythme et la pensée de Tristan Tzara ou d’André Breton. Les textes de prose s’installent donc, non sans une certaine systématicité de l’anti-systématique, dans le refus frontal du prosaïque, qui fut le solide fleuron d’une époque et qu’il est particulièrement heureux de retrouver, de reprendre, de retravailler, de relayer. L’approche corrosive des formes, dont Aline Jeannet fait un de ses traits d’excellence, impose et réverbère à chaque instant la problématique de la perpétuation des armatures de poéticité de la modernité. L’exploration éclatée du texte de prose n’a pas tout dit. Ses limitations n’ont pas été atteintes. Mazette. On chante encore le blues, alors pourquoi ne pas encore échancrer le petit poème en proses collées?

 

Petit poème nocturne
 
Gardien des excuses recherche emplacement pour la ruse, chemin de pierre pavé de verre transparent aux écluses novales.
 
Mes rayons d’étain entameront les bas-reliefs du palais chiffonné. Aux cris des enfants les joyaux répondent, tintinnabulant dans l’obscurité.
 
Les établis de fer résonnent des routines des forgerons borgnes aux doigts d’or. Et la voix s’élève, douce et cristalline comme celle d’une mère orpheline.
 
Gardien des excuses cherche une voie de garage entre les vastes locomotives de bronze usagées et lasses.
 
De jeunes promeneurs errent dans la rue sans but. Ils deviennent phosphorescents, à mesure que leur innocence gronde.
 
(P. 57)

.

Un mot autonome d’Aline Jeannet, brandi ailleurs dans le recueil, prend dès lors ici un singulier relief. Les cadavres sont devenus interchangeables (p. 112). Interchangeables certes mais pas pour autant escamotables… Car il reste que les textes en collages de cadavres exquis n’ont pas tout dit et que la continuité de leur apport est aussi la perpétuation de leur mérite. On nous le montre lumineusement ici. Dada est partout et son installation dans la cyber-normalité ne le rend pas moins salé, ou moins mafflu, ou moins trapu, ou moins scriptogène. Et… même si personne n’entend, ce n’est certainement pas une raison pour se gêner pour le dire.

Le recueil de poésie Des loups sur un arbre contient 43 textes. Il se subdivise en cinq petits sous-recueils: Garçons (p 7 à 18), Évadés (p 19 à 47), Décors (p 49 à 65), Fils (p 66 à 86), et Adelphie (p 87 à 121). À lire et relire.

.
.
.

Aline Jeannet, Des loups sur un arbre, Montréal, ÉLP éditeur, 2018, formats ePub.

.
.
.

Posted in Fiction, Poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

MÈMES PROLOS TERTIARISÉS. Debout les…

Posted by Ysengrimus sur 1 Mai 2026

premier mai-1

premier mai-2

premier mai-3

premier mai-4

premier mai-5

premier mai-6

premier mai-8

premier mai-9

 

Posted in Citation commentée, Lutte des classes, Mèmes du mois, Monde, Philosophie, Vie politique ordinaire | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

ÉGLOGUES INSTRUMENTALES — Timbales

Posted by Ysengrimus sur 21 avril 2026

Si les timbales
T’emballent
C’est que l’esprit percussion
Est passé
Il a jeté du sable
Dans les yeux
De ceux
Qui savent écouter
Et les timbales
Percolent
En battements irréguliers
Elles dictent sa conduite
À la mélodie exacerbée
Tandis que l’harmonie
Retient son souffle irisé.

Si les timbales
T’empilent
Une série livide de vieux son
Dans la tête
C’est que s’embrouillent les cartes
Dans le jeu
De ceux
Qui savent écouter
Et les timbales
Vrombissent
En battements régularisés
C’est comme de la saucisse
Jaillissant d’une usine exacerbée
Tandis que la gastronomie
Retient ses vents faisandés.

Si les timbales
T’emballent
C’est que Berlioz
Roule en berline
Si les timbales
Rempilent
C’est bien que Ravel
N’est pas dans le ravin.

Posted in Fiction, Musique, Poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

 
Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer