Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Entretien avec une québécoise d’origine libanaise portant le voile

Posted by Ysengrimus sur 15 janvier 2014

Qui merite respect

Paul Laurendeau (Ysengrimus): Fatima Massoud, vous êtes de Laval, je suis des Basses-Laurentides. J’ai eu le plaisir de vous rencontrer, en compagnie de votre mari, quand, en compagnie de mon épouse, nous faisions nos courses au beau petit marché en plein air de Saint Eustache. D’abord merci d’avoir accepté cet entretien.

Fatima Massoud: Mais de rien. C’est avec plaisir.

P.L.: On peut donc dire de vous que vous êtes une citoyenne ordinaire québécoise, née à Tripoli (Liban) et immigrée au Québec à l’âge de quatre ans avec votre frère, qui en avait six, votre père et votre mère.

F.M.: Une personne tout à fait ordinaire. Pas intellectuelle et pas politique.

P.L.: Vous travaillez dans le secteur hospitalier.

F.M.: Oui, je suis technicienne de laboratoire dans… disons dans un hôpital de la grande région métropolitaine. Je n’ai pas besoin d’en dire plus sur mon employeur?

P.L.: Non, non, c’est amplement suffisant. Secteur hospitalier, dans le parapublic. Vous seriez donc directement affectée par la « charte ».

F.M.: Tout à fait.

P.L.: Vous êtes québécoise pur poudre. Vous avez été scolarisée à l’école publique. Je vous ai entendu parler, vous parlez un français québécois très semblable à celui de mes enfants. Quelle langue parlez-vous à la maison?

F.M.: Avec papa et avec mon frère c’est en français, coupé de mots arabes. Quand je suis seule avec maman, c’est plutôt en arabe. Maman parle un excellent français, mais elle tient à ce que mon frère et moi gardions notre arabe.

P.L.: Et, du fond du coeur, Fatima, je lui donne raison. C’est une grande langue de culture.

F.M.: Merci.

P.L.: Vos parents conversent entre eux en arabe?

F.M.: Oui, oui, toujours, quand ils sont seuls. Ils passent au français si on a des invités francophones.

P.L.: C’est la diglossie dans les chaumières montréalaises à son meilleur. Et avec votre mari, c’est en arabe aussi, ça, j’ai eu le plaisir de le constater au marché de Saint Eustache. Arabe libanais, dans tous les cas?

F.M.: Oui, oui, arabe dialectal du Liban dans tous les cas. J’ai d’ailleurs beaucoup de difficulté avec l’arabe classique. Je lis le Coran fort difficilement. Je comprends pas tout.

P.L.: Vous le lisez souvent?

F.M.: Rarement, peu et mal. Vous savez, je vais vous avouer un truc que peu d’arabes de la diaspora oseront admettre. Il y a pas beaucoup de musulmans par ici qui lisent vraiment le Coran. La langue du texte est rendue difficile à à peu près tous les arabophones. J’ose même pas imaginer comment s’arrangent avec ça les musulmans qui ne sont pas arabes.

P.L.: Vous êtes musulmane sunnite.

F.M.: Oui.

P.L.: Alors, on voit souvent sur Montréal des libanaises, des algériennes, des marocaines qui se disent ouvertement musulmanes mais ne portent pas le voile. Vous expliquez ça comment?

F.M.: Le port du voile est pas une obligation religieuse. C’est pas un des piliers de l’Islam. On va tendre à le porter si on va à la mosquée mais autrement tu peux ne pas porter le voile et être une pratiquante en bonne et due forme.

P.L.: Alors Fatima, cela nous amène à la question cruciale. Pourquoi portez-vous le voile?

F.M.: C’est un petit peu compliqué à expliquer…

P.L.: Bien sûr que c’est compliqué. C’est justement pour compenser le simplisme ambiant qu’on en parle. Sentez-vous parfaitement à l’aise.

F.M.: Ma famille a quitté le Liban à cause de la guerre. Mes parents, surtout ma mère, ont été très éprouvés. Ma mère a perdu deux frères et un troisième de mes oncles est resté infirme à cause des bombardements. Il y a eu aussi des viols, des atrocités, surtout dans les villages reculés. Je suis née dans la deuxième plus grande ville du pays mais maman vient d’un village de l’ouest du pays. Maman adore son pays et je respecte profondément cet héritage, même si je le connais trop mal.

P.L.: Le Liban est étroitement limitrophe de la Syrie, elle-même, en ce moment, en guerre civile. Cela doit amplifier les inquiétudes.

F.M.: Beaucoup. Vous avez raison de le mentionner. Il est pas possible de parler du Liban sans parler de la Syrie. On va pas entrer la dedans là, c’est trop compliqué, trop douloureux aussi. Ce qui est important c’est que mes parents ont quitté une terre, des amis et des villes et villages qu’ils adoraient à cause de conflits armés dont ils avaient rien à faire. On émigre pas par plaisir, Paul, on émigre, et, donc, immigre, poussés par une nécessité qui nous arrache à notre vie.

P.L.: Je comprends parfaitement. Et je sens aussi le profond respect que vous avez pour vos parents et pour votre héritage.

F.M.: Voilà. Bon… maintenant… Maman considère qu’une femme décente doit couvrir ses cheveux en public. Je ne me présenterais pas, en public ou en privé, en compagnie de maman, tête nue. Ce serait de l’indécence et une agression ouverte envers elle. Maman a cette conception de la pudeur et elle me l’a transmise. Je la respecte. C’est une affaire corporelle et vestimentaire. Une affaire de femmes.

P.L.: Mais la religion?

F.M.: Ne vous faites pas plus nono que vous n’êtes, Paul. J’ai lu votre excellent texte Une fois pour toute: le voile n’est pas un signe religieux et je sais que, contrairement à bien d’autres, vous comprenez parfaitement qu’on porte le voile pour des raisons culturelles. Mais il faut insister —et là votre texte ne le fait pas assez— sur le fait qu’on le porte pour des raisons familiales aussi, par respect pour notre groupe familial, notre communauté rapprochée, qui est une diaspora blessée mais fière, qui tient à son héritage.

P.L.: Cela nous amène à l’autre facette du problème. Certaines femmes —d’aucunes d’origine moyen-orientale— disent que l’obligation du port du voile serait une brimade patriarcale. Vous porteriez le voile par soumission à l’homme.

F.M.: Expliquez aux gens qui disent ça la choses suivante. L’homme auquel je me soumets, c’est mon mari. Lui seul. Allah est grand, et je me donne entièrement à mon mari par amour pour lui et par respect de nos lois. Il est le seul que j’autorise à voir mes cheveux, comme le reste de ma nudité. Je suis sienne. Il est l’homme de ma vie, pour toujours. Ma chair lui fournira ses enfants. Tout ça, c’est là…  Mais nous avons nos petits différends.

P.L.: Comme n’importe quel couple moderne…

F.M.: Voilà. Et il y a un de ces différends que je voudrais bien que vous fassiez découvrir à vos lecteurs ET LECTRICES.

P.L.: Je vous écoute et je sens que ça va les passionner.

F.M.: Bien, mon mari me dit : «Tu vas pas aller perdre ta job pour des histoires de voile. T’auras qu’à faire ce qu’ils te disent. Enlever le voile le jour pour aller au travail et tout sera dit.»

P.L.: Et votre père?

F.M.: Mais mon père il est plus dans le calcul, Paul. Je suis la femme de mon mari, vous comprenez. Si mon mari me dit de lâcher mon boulot pour rester à la maison avec nos enfants, je le fais. C’est lui, ici, le fameux homme aux commandes auquel s’en prennent les femmes féministes qui n’admettent pas que le voile est avant tout une affaire de femmes.

P.L.: Je vous suis, je vous suis.

F.M.: Papa, c’est pas compliqué. Papa, c’est pas un homme compliqué. Il s’occupe pas trop de ces choses là. Il m’aime comme je suis. Simplement, quand maman souffre, papa pleure.

P.L.: Je vous suis clairement. Donc votre mari dit: «t’auras qu’à enlever ton voile». Et vous refusez.

F.M.: Voilà. C’est là notre petit différend matrimonial. Il est pas mal hein?

P.L.: Ah, il est fortiche. On le voit pas souvent dans les médias, celui-là!

F.M.: Oh non! Et pourtant, il le faudrait. Il faudrait le dire plus que c’est pas parce que je suis voilée que je suis soumise. J’ai mon caractère et je bénéficie, moi aussi, de la modernité occidentale, sur ces questions.

P.P.: Mais alors, pourquoi ne pas enlever votre voile, Fatima. Si votre mari approuve?

F.M.: Mais j’irai pas bosser tête nue, comme une fille en cheveux, devant tous ces gens qui sont pas mes intimes. C’est contre tous mes principes de pudeur. Vous iriez au boulot en slip ou en camisole, vous?

P.L.: Non.

F.M.: Regardez. Et comprenez aussi mon mari, ici. Les hommes immigrants, traditionnellement, s’ajustent plus aux sociétés receveuses. Ils composent, ils louvoient. Ils veulent pas faire de trouble. Ils s’ajustent beaucoup plus qu’on vous le fait croire. Les femmes, elles, composent moins. Elles restent à la maison et gardent la langue et les coutumes. Le voile, c’est ma mère, c’est mon passé, c’est mes coutumes familiales, c’est ma décence, c’est mon respect et c’est mon droit.

P.L.: Et ce droit, vous entendez le défendre?

F.M.: Oui. La Charte Canadienne des Droits me protège. Notre communauté est déjà très active pour voir à la faire appliquer. Bon, ça fait un peu fédéraliste, là, je le sais….

P.L.: Oh moi, je suis un internationaliste. J’avoue, de surcroît, que quand la bêtise est provinciaste, je la joue fédéraste et que quand la bêtise est fédéraste, je la joue provinciaste. Pas de quartier. Deux ennemis valent mieux qu’un, disait Mao…

F.M.: Moi je suis profondément québécoise, toutes mes amies sont québécoises et mes amies qui m’aiment vraiment m’aiment avec mon voile et me prennent comme je suis.

P.L.: Et les gens sur la rue?

F.M.: Oh, leur attitude a empiré depuis que ces histoires de «charte» sont entrées dans l’actualité.

P.L.: C’est vrai donc.

F.M.: C’est très vrai. Et, hélas, la plupart du temps ce sont des femmes qui m’agressent. On a même tiré sur mon voile dans le métro. Je n’avais jamais vécu ça avant, et ça fait vingt-cinq ans que je porte le voile ici, à Montréal et à Laval.

P.L.: Un beau gâchis ethnocentriste qu’ils nous ont mis là. Et, pour conclure, que diriez-vous à ces femmes, vos compatriotes?

F.M.: Bien d’abord, je constate avec joie que vous avez mis au début de cet article l’image que je vous avais fait parvenir.

P.L.: Absolument. Très belle image.

F.M.: Je dis respectueusement à mes compatriotes québécois et québécoises: regardez cette image. Elle parle de l’égalité des femmes.

P.L.: Vous êtes pour l’égalité des femmes?

F.M.: Totalement pour. Je suis pour l’égalité de la femme et de l’homme. Mon mari aussi. Mais je suis aussi pour l’égalité des femmes ENTRE ELLES, face à leurs droits. Cette image dit: pas de citoyenne de seconde zone. Toutes les femmes sont souveraines sur leur apparence corporelle et ont LE DROIT de décider elles-mêmes quelle partie de leur corps elles montrent et quelle partie de leur corps elles cachent en public. Et ce droit, c’est un droit individuel, culturel, non religieux et que je vais défendre, simplement mais fermement, pour moi, pour ma mère et pour mes filles.

P.L.: Vous aurez toujours mon entière solidarité là-dessus. Merci de ce passionnant et éclairant échange.

F.M.: Merci à vous et à l’été prochain avec nos conjoints, au marché de Saint- Eustache.

P.L.: C’est un rendez-vous. On dansera sur les lambeaux de la «charte»!

F.M.: Joyeusement. Je serai alors de tout coeur laïque, mais toujours voilée.

P.L.: Pied de nez!

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Tiré de mon ouvrage: Paul Laurendeau (2015), L’islam, et nous les athées, ÉLP Éditeur, Montréal, format ePub ou PDF.

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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42 Réponses to “Entretien avec une québécoise d’origine libanaise portant le voile”

  1. Vanessa Jodoin said

    Vous êtes ma sœur. Je vous respecte et quand on vous permet enfin de me parler, je vous comprends beaucoup beaucoup mieux. Merci.

    • Sophie Sulphure said

      Je seconde. Je suis bouleversée, Je pleure en écrivant ceci. Mais on va faire entrer ces femmes en enfer!

      [Le pire des enfers: l’enfer ethnocentriste qui vient vous agresser dans votre tenue corporelle. – Ysengrimus]

      • Julie Soulange said

        Enfin un peu d’air respirable. Ici, chez Ysengrimus. Merci Madame Massoud. Merci, les filles.

  2. Poivre de Cayenne said

    DIVISER POUR RÉGNER

    Tant que nous tomberons dans le piège, ils peuvent dormir tranquille. Ceux qui nous contrôlent le savent. Il y a de fortes chance que la troisième guerre mondiale ne soit pas entre pays mais une révolte dans TOUS les pays du monde. La meilleure défense pour eux est de diviser les citoyens. Unis, nous sommes une force qu’ils ne peuvent vaincre, mais divisés, nous nous battons entre nous et pendant ce temps eux, du haut de leur tour en sirotant une coupe de champagne, ils s’amusent en nous regardant…. comme dans le temps des gladiateurs. RIEN N’A CHANGÉ.

    SVP RESTONS UNIS

    Ce n’est qu’une opinion.

    • Caravelle said

      Je seconde cette observation.

      Madame Massoud, je suis juive et je vais tête nue. Et vous avez TOUT me respect. Cette charte véhicule une laïcité superficielle et autoritaire de type soviétique. C’est très nuisible, ça, pour une nation. L’histoire en a fourni tellement de preuves douloureuses. Ne vous mouillez pas dans ce bourbier là.

      • Sissi Cigale said

        Très bien dit, Madame Carava. Je seconde.

        Votre sagesse ne se dément pas. Et celle de Madame Massoud ici me fait beaucoup réfléchir.

  3. Gilles H said

    Bonjour, les religions sont la source de plusieurs névroses. Il y a un problème quand une personne se sent mal ou coupable de faire ou de ne pas faire quelque chose qui normalement ne devrait pas susciter un tel sentiment.

    • Catoito said

      La pudeur est pas nécessairement une affaire pieuse. C’est avant tout une affaire intime. Et là, intervenir dans ça, oui, c’est ouvertement fascisant.

      Cet entretien me fait voir les choses dans un tout autre angle. Ah, l’importance de laisser parler les troupes au sol!

  4. Paul, vous vous élancez contre un porte ouverte et niez celle-qui est là, bien fermée. «On émigre pas par plaisir, Paul, on émigre, et, donc, immigre, poussés par une nécessité qui nous arrache à notre vie.» C’est ça, la question.

    Les Québécois veulent accueillir des individus qui viennent au Quebec par amour. Comme Stendhal va a Milan. Ils ne veulent pas d’une « minorité attachée à son héritage » qui refuse l’assimilation à ce qu’ils perçoivent comme le modèle culturel québécois Après, c’est affaire de tolérance, en fonction inverse de l’ostentation de la différence et des revendications présentées.

    PJCA

    [Je pense que les québécois et les québécoises ont un sens fraternel et sororal supérieur à celui que vous leur imputez en les présentant comme des jardiniers revêches qui veulent pas qu’on pile sur le gazon de leur petites habitudes confortables. Et si il y a un peuple des Amériques qui comprend intimement la résistance à l’assimilation et la légitimité fondamentale de celle-ci, c’est bien les québécois… – Ysengrimus]

    • Gilles H said

      Bonjour, Vous dites: ‘Je pense que les québécois et les québécoises ont un sens fraternel et sororal supérieur à celui qu vous leur imputez…’ Je suis d’accord… tant qu’il y a de l’abondance…

      Si on regarde ce qui se passe dans la communauté européenne (pour infos par exemple cette revue de presse: http://www.jovanovic.com/blog.htm), on constate qu’une crise économique sévit.

      Rien n’indique que nous serons épargnés par cette crise économique. Que se passera-t-il alors? Je présume que les québécois ‘pure-laine’ seront heureux de s’adresser à une personne voilée ou turbannée quand ils iront faire leur demande de timbres alimentaires ou d’assistance de dernier recours…?

      J’ai l’impression que le gouvernement prépare le terrain pour ce qui s’en vient.

      • Robert Bibeau said

        Vous avez entièrement raison Gilles – pour ce qui a trait à la crise et à l’abondance qui s’éteint – disparait – parce qu’il ne peut y avoir des profits records d’un côté et de bons salaires pour les travailleurs de l’autre – C’est l’un ou c’est l’autre. Et dans le cas de l’autre les patrons savent que s’ils désirent déguster en paix vaut mieux que le petit peuple soit occupé à se chamailler pour les tickets alimentaires – des fois qu’ils auraient le mauvais goût de regarder par dessus la balustrade la ripaille des riches.

        Alors allons-y – la mère de tous les problèmes (depuis trois mois car avant personne ne commentait) c’est le voile de la femme dans la file d’attente pour le ticket alimentaire – la robe à la friperie – le repas au comptoir alimentaire – la job au salaire minimum – etc. Mais attention NON les trous du culs de péquistes ne nous préparent pas à cette misère – ils n’ont pas l’intelligence ni la vision pour voir venir ces choses… ils obéissent à leur instinct raciste, bigot et restreint qui guide leur chemin – notre calvaire.

        On s’en christ du voile, de la burqa, du Hijab, du niqab à peu près autant que je me fiche totalement du veston ou du pantalon que tu portes – ou du kilt de l’écossais ou de la brassière que ne porte pas la Femen ou du chapeau melon que porte la péruvienne – du voile que porte l’hindoue-indienne (pour la départager des indiennes-amérindiennes d’Amérique les seules «de souche» du continent) ou du pagne que porte l’hawaïenne ou la tahitienne (non ici je ne m’en fout pas je suis carrément POUR) ou du bobo que porte ma femme ivoirienne – c’est pas tes affaires la façon que ma femme s’habille et surtout pas les affaires de Jeannette la vieille peau et ses amis qui se battent en assemblée (l’autre fois à l’UQAM) pour savoir laquelle sera la plus punaise de sacristie LAIC à vomir ses insanités d’intolérance.

        Des gens qui se disent colonisés par les anglais, frôlant l’assimilation disent-ils – et qui se comportent de la sorte vis-à-vis les minorités mortifiés !?!…

        Honte aux coquerelles de bénitiers nationaleux.

        De la graine de facho

  5. @ Paul Laurendeau.

    C’est une opinion sur une question de faits; ça ne se discute pas, ça se constate… et on est en pleine manipulation politique et médiatique de la plasticine québécoise. On ne saura que plus tard ce qui en résultera. Pour l’instant je constate la vanité de mener sur le terrain de la religion et de la laïcité un débat qui est un affrontement culturel à son niveau le plus primaire d’une spécificité vestimentaire.

    Vanité et dangereuse distorsion, car on va vers cette situation ubuesque où l’on n’est plus contre le voile parce qu’il est musulman, arabe ou (mot censuré) sait quoi…, mais contre les Musulmans, les Arabes et une vaste cohorte de voilés divers simplement parce qu’ils affichent un signe dont le consensus populaire a fait une contestation de la primauté de l’identité québécoise au Québec.

    Je trouve que cette dérive est malheureuse et vouloir l’éviter en bataillant contre le consensus populaire est comme marquer 911 quand il y a quelqu’un qui vous frappe à coups de trique; ça aide a écrire des éditoriaux.

    PJCA

    • Mura said

      Si le consensus populaire erre, eh bien, il faut le réformer. Sinon quoi? Peine de mort, racisme, phallocratisme, vendetta, tout, ici de la racaille en masse, serait la loi de démos. Ton intellect et ton confort, ils viennent avec une responsabilité, la barbaque. Il faut les éduquer, pas les flagorner.

  6. Carolle Anne Dessureault said

    @Paul Laurendeau

    et à tous,

    Je trouve votre interview très émouvante, Paul.

    J’ai lu attentivement les commentaires des participants ci-dessus et en toute honnêteté, particulièrement celui de Pierre JC Allard, tous renferment leur part de vérité.

    CEPENDANT, je suis sensible au vécu humain de Fatima. Son témoignage fait une différence dans ma perception intellectuelle de la situation, dans mes opinions qui, finalement, ne sont pas importantes. L’urgence est dans le moment présent, dans le vécu, toujours, ici, dans la rue, si je croise une femme voilée, quelle est ma pulsion intérieure? Accueil ou défaveur?

    Je crois qu’en croisant une femme voilée, dorénavant, je ne pourrai m’empêcher de penser à Fatima et d’accueillir en moi son univers personnel.

    Carolle Anne Dessureault

  7. L'Observateur said

    Alors toutes femmes non voilées, au Québec ou ailleurs, est sans pudeurs, manquent de respect à leurs époux et se promène en publique exposants leurs nudités !?

    Son époux qui connaît bien la signification, pour elle et sa mère, l’inciterait a aller travailler en exposant sont intimité ?

    Cousu de fils blancs. Arrangé avec le gars des vues !

    Mais d’où vient donc cette croyance, qu’une femme ne portant pas le voile, expose sa nuditée… Faudrait peut-être rencontrer la maman, pour comprendre .

    [«Faudrait peut-être rencontrer la maman, pour comprendre»… Vu ton attitude et ta mauvaise foi, y compte pas trop, mon petit Observateur. À propos, madame Massoud m’a dit qu’elle ne participerait pas aux discussions qu’elle trouve souvent «excessives et malpolies». C’est ça aussi, hein, ne pas modérer les commentaires. Ça fait fuir les personnes à contenu (souvent les femmes) au profit des houspilleurs en ritournelle… – Ysengrimus]

    • Vanessa Jodoin said

      «Ça fait fuir les personnes à contenu (souvent les femmes) au profit des houspilleurs en ritournelle…»

      Je seconde, je seconde, je seconde. Tous ces «débats» de boulés masculins, conçus sur un ton masculin, dans une logique brutale et masculine, ne m’intéressent pas. Une rare personne dans ce bordel de charte merdeux a donné la parole pour une rare fois à une femme voilée: Laurendeau.

    • L'Observateur said

      Oh, Po-Paul. Je pose simplement la question.

      Elle émet une conviction personnelle, basé sur sa culture religieuse musulmane, la défend sous prétexte de ne pas faire de peine à sa mêre et souhaite la même ligne de pensées pour sa fille.

      Que pensez vous de l’opinion d’une autre Fatima (elle n’as aucun lien avec Po-Paul) soit celle de Fatima Houda-Pépin?

  8. Serge Morin said

    La seule député libérale musulmane, madame Houda-Pépin vient de se prononcer contre la position de son parti sur la charte. Deux figures politiques, femmes et musulmanes, madame Houda-Pépin et madame Benhabib sont pour la charte.

    Troublant. Ces mesdames Benhabib et Houda-Pépin me donnent nettement l’impression de se servir ouvertement de moi, de ma petite civilisation tranquille laïque pour régler des comptes internes à leur propre civilisation… retardataire, elle. Mon problème, c’est qu’elles me forcent à retirer ma tolérance pour régler LEURS comptes historiques. Je suis pas ici pour mener leurs guerres. Madame Benhabib se comporte comme une sorte de Robespierre. Il y a beaucoup d’intolérance en ce cœur meurtri, et quand Madame Houda-Pepin se lamente contre les tchador, qui va s’objecter? On bâillonne l’objection des le début en charriant dans les tchadors.

    Les arguments culturels de Fatima Massoud restent totalement valides. Mais qui lui donne la parole. Personne (sauf Laurendeau) parce qu’elle fait pas de politique… Franchement c’est louche et pas très impartial. Je me sens manipulé par le gouvernement…

    • Vanessa Jodoin said

      Je vous seconde, Serge Morin. C’est subtil et vachement bien vu cette affaire de guerres musulmanes transportées chez nous. Mais préparez-vous à vous faire bien barouetter.

      Plus j’y pense plus je me dis que le fait que les femmes ayant enlevé leur voile se servent de moi pour forcer celles qui le portent encore à l’enlever aussi, c’est me manipuler. C’est bousculer mon rythme.

      Fatima Massoud m’a démontré qu’il aurait fallu respecter le rythme de chacune. Mais les autoritaires et les sans nuance ont prévalu, comme trop souvent.

    • Robert Bibeau said

      Et la seule député immigrante du BLOC RACISTE QUÉBÉCOIS s’est prononcé contre la charte, et l’indépendantiste suprême – le mentor de tous (pas la poire à Landry) j’ai nommé Jacques Parizeau en personne (genoux par terre mécréant) a critiqué la charte et même la PATTE à Bouchard – le mortifié portant sur son visage tous les stigmates de la «nation» a critiqué la CHARTE des chartistes Alors monsieur Morin avec tout le respect que je vous dois Martineau et Bock (y aurait-il parenté avec l’autre BOCK – celui de St-Hyacinthe?) Côté ne font pas l’unanimité.

  9. Denis Gélinas said

    «Je refuse toute dérive vers le relativisme culturel sous couvert de religion, pour légitimer un symbole, comme le tchador, qui est l’expression même de l’oppression des femmes, en plus d’être la signature de l’intégrisme radical» Mme Fatima Houda-Pépin, députée libérale et musulmane.

    Personne n’a accusé Mme Houda-Pépin d’islamophobie. Laurendeau pourrait s’y risquer dans la poursuite de la polémique hypocrite qu’il instaure dans ce blog, comme le ferait un agent infiltré pour diviser toute forme de solidarité.

    M. l’internationaliste, dont les propos sonnent en accord avec mondialiste, défend «la légitimité fondamentale de résistance à l’assimilation» (sic) pour les immigrants. Merci de nous dévoiler enfin l’objet de tes textes.

    Il faut pas analyser longtemps pour constater, que ton texte est «cousu de fils blancs. Arrangé avec le gars des vues!»
    Une variété de verbes conjugués au passé avec des réponses au présent et une certaine familiarité incongrue de Mme Fatima Massoud.

    « F.M.: Bien d’abord, je constate avec joie que vous avez mis au début de cet article l’image que je vous avais fait parvenir. » Au marché de Saint-Eustache tout cette entrevue? Mme Mossad constate au présent (au marché de Saint-Eustache) une image sur un article paru plus tard.

    Une phrase comme «On va tendre à le porter (le voile) si on va à la mosquée» fait réfléchir venant spontanément de la bouche d’une musulmane portant le voile («tendre» et «si»). On s’attend plutôt à une phrase comme: «On doit le porter lorsqu’on va à la mosquée» On peut comprendre madame Massoud de ne pas « participer » aux discussions. Tu as perdu le peu de crédibilité qu’il te restait, Laurendeau.

    DG

    «Le résultat d’une politique d’immigration ouverte en Occident – présentée fallacieusement comme généreuse et progressiste – a été d’abord d’augmenter le nombre des travailleurs sans compétences spécifiques et donc de réduire le pouvoir de négociation des classes laborieuses. Mais elle a été aussi de créer des oppositions – des tensions entre Musulmans et non-Musulmans en particulier – qui ont saboté les chances d’une coalition des travailleurs contre le pouvoir capitaliste. Croit-on vraiment que cet effet n’ait pas été prévu, voulu et encouragé?» PJCA

    [L’entretien avec Fatima Massoud a eu lieu après de longues négociations et… pas au marché de Saint Eustaches! Les principales craintes de Fatima: les charrieux braqués et ethnocentristes dans ton genre. Elle avait fichtrement raison. Et c’est encore notre bonne vieille Cours Suprême Fédéraste qui va devoir venir faire le ménage dans ton petit bordel mental, mon pauvre Gélinas. Viens pas te lamenter après ça que je t’avais pas prévenu… – Ysengrimus]

    • Robert Bibeau said

      À ti-coune Gélinas, je réponds à vos investigations en lieu et place de Laurendeau – je me mêle – ou je m’emmêle c’est comme vous souhaitez de ce qui ne me regarde pas penserez-vous? EH bien vous avez tout faux.

      Depuis qu’un petit scribouilleur ex-Radio-Canada – s’étant précédemment fait remarquer comme député PQ-Opposition par l’insignifiance de ses interventions – a reçu ordre de lancer un «grand débat de société» ciblant particulièrement les femmes voilées (dixit Jacques Parizeau) votre débat xénophobe à propos des vêtements portés (religieux ou pas peu importe) par une portion de la population québécoise (pas de souche – il n’y a que les amérindiens qui soient de souche en Amérique et encore) devient mon affaire autant que la votre TI-COUNE et celle de Laurendeau.

      Je dis simplement que la question de la religion, de la foi, de l’athéisme (je suis pur jus athée jusqu’au trognon et mes trois filles adultes également – elles ne savent même pas ce qu’est le concept de Dieu) de mes pratiques sexuelles en chambre à coucher, de mon habillement au bureau du temps de mes pratiques fonctionnaires – ne concernent que moi. J’ai même porté le carré rouge au travail – pour motif religieux – je porte un culte féroce à la révolution…. c’est ma drogue à moi.

      Alors simple – je ne veux pas savoir si les femmes hindous portent leurs beaux vêtements colorés (comprenant un voile en passant) pour motif culturel ou religieux IDEM pour les porteuses de voile niqab – chador – hijab – chapeau melon – haut de forme – bonnet ou tuque accoutré de la ceinture fléchée.

      On leur christ tous la paix (sauf les FEMENS seins nues pour motif de bonnes mœurs et pour ne pas blesser les punaises de sacristie et les coquerelles de bénitiers) et on continue de se chercher un boulot décent et payé suffisamment pour permettre de manger à sa faim en attendant de les trucider ces salauds qui nous font nous diviser entre porteurs d’eau (avec ou sans voile).

      [Je seconde à fond – Ysengrimus]

  10. Zekri said

    @M.Laurendeau

    J’admire votre retenue pour supporter stoïquement et sereinement toutes ces inepties.

    Que l’on ne connaisse pas un sujet me semble tout à fait normal. Que l’on s’acharne, comme certains de vos »amis », à imposer une vision, pour le moins douteuse pour ne pas dire franchement fascisante, me sidère.

    Je vous seconde pleinement.

    Ceci dit, moi immigrant, je me retrouve pleinement dans les propos de cette dame et je ne crois manquer en rien de respect envers ma société d’adoption en préservant ma culture qui devrait profiter davantage à mon pays d’accueil que le contraire.

    La société québécoise que j’ai connue à mon arrivée diverge, hélas, fondamentalement de celle que nous vivons présentement.

    Il est vrai aussi que la situation économique n’est plus la même et que l’histoire nous enseigne qu’à chaque trouble économique ce sont les minorités qui sont désignées à la vindicte populaire.

    Mais que des pseudo intellectuels se mettent de la partie et n’arrivent pas à tempérer leurs ardeurs est un signe de profond malaise.

    Cordialement.

    Zekri

    [Vous et mes autres compatriotes comme vous, hommes et femmes, avez mon entière solidarité. Il faut que la société civile se ressaisisse et sorte de cette ornière ethnocentriste fricotée par une bande de politicards pitoyables. – Ysengrimus]

    • Jean-François Belliard said

      Monsieur « Zekri »,

      Pourquoi avez-vous quitté votre société et êtes venu ici dans ce pays de froid ?

  11. Robert Bibeau said

    Triple félicitation PAUL pour cette excellente entrevue – de la vraie vie du vrai monde qui parle pour vrai de la vrai situation de leur pays d’origine – de leur accueil ici et de leur droit – non de leur DEVOIR de mémoire envers leur pays, leur culture, leur ethnie… Une québécoise différente qui ne choque aucun autre québécois qui peut être différent.

    Merci de cette entrevue.

  12. Merci, merci! Franchement, le débat dans les médias manque d’entrevues comme celle-ci, même si je comprends très bien que les gens ordinaires comme madame Massoud veulent rester loin des médias.

    Depuis le début, je me fous complètement de savoir pour quelles raisons les femmes portent le voile. Je veux juste qu’elles soient respectées. J’adore l’analogie du slip parce que c’est exactement comment je conçois le problème. Si quelqu’un venait me forcer à aller travailler en mini-jupe ou en décolleté découvrant mes seins, accoutrement qu’il n’est quand même pas si rare de voir, je me sentirais tellement mal, comme nue, et tellement pas respectée. Pourquoi vouloir imposer nos standards de pudeur aux autres? C’est inconcevable. De la même manière que je ne voudrais pas vivre où on m’interdit de me couvrir le visage dans la rue l’hiver (comme à Varsovie par exemple), je n’aimerais pas vivre dans un endroit ou on m’oblige à me dévêtir plus que mon niveau de confort pour pouvoir travailler. J’imagine que je le ferais si c’était le seul moyen de me nourrir mais ce serait vraiment en dernier recours. Je préfèrerais très certainement rester à la maison si j’en avais les moyens et que je ne réussissais pas à me trouver un travail où je puisse être à l’aise.

    [Je seconde pleinement, Coccinelle. En plus, votre formulation belle et limpide me fait me dire que maudit que c’est pas si difficile à comprendre, surtout quand des femmes en parlent. – Ysengrimus]

  13. Roger Gravel said

    On croirait lire un pastiche à la Dumontais.
    Roger

    [Évidemment, quand on ne veut pas voir, on crie au pastiche. – Ysengrimus]

    • Bérangère L said

      Perso, j’ai jamais rien lu de plus authentique sur cette question. Et j’en ai lu de la bande passante, là-dessus. On les laisse jamais parler. Quand elles crèvent finalement le mur de la peur, on les traite de… pastiches?

      Faut bien tout chercher par harceler les femmes voilées. Pitoyable.

      Bérangère L

      [Je seconde. – Ysengrimus]

  14. Égérie said

    « L’homme auquel je me soumets, c’est mon mari. Lui seul. Allah est grand, et je me donne entièrement à mon mari par amour pour lui et par respect de nos lois. Il est le seul que j’autorise à voir mes cheveux, comme le reste de ma nudité. Je suis sienne. Il est l’homme de ma vie, pour toujours. Ma chair lui fournira ses enfants. »

    Très beau, très doux, très sensuel. Sublimement oriental. Laissez-moi vous dire, Fatima, qu’en exprimant si puissamment de telles émotions amoureuses, vous nous montrez que vous réalisez, dans votre vie ordinaire, le fantasme de bien des femmes OCCIDENTALES. On voudrait bien nous aussi avoir envie de tout cœur de se soumettre à nos connards… mais… connards… je suis certaine que vous me comprenez.

    • Sophie Sulphure said

      Je seconde, qu’est-ce que je seconde. Il nous fallait notre Égérie pour nous formuler cela mais ce beau passage de l’entretien, je suis certaine que nous y pensons toutes. J’espère qu’on va pas vexer Fatima Massoud avec nos émotions de québécoises et de françaises romantiques.

      • Vanessa Jodoin said

        Je seconde aussi. Surtout le développement sur « nos connards ». Je suis tellement tannée de les entendre éructer sur à peu près tout… mais sur les femmes voilées, là, j’ai mon truck de nos esti de moineaux en pas pour rire.

  15. Lise Moga said

    Cette entrevues est très touchante. Depuis que la charte s’est imposée comme « L’URGENCE DE SOCIÉTÉ », je me prononce pour la liberté et le respect car j’ai connu des gens d’une autre culture qui ont enrichi ma vie. Cette famille, frappée par l’ostracisme de ce débat, m’a permis de réaliser qu’on ne peut verser dans l’ethnocentrisme quand des visages et des noms apparaissent dans l’envers du discours politique. Je ne pense pas que cette charte soit porteuse d’évolution et je suis gênée que la mesquinerie crée tant de déchirement.

    [Je seconde. – Ysengrimus]

  16. Roger GRAVEL said

    À quand une charte au Canada comme la demande un autre prof de York?

    http://www.ledevoir.com/politique/canada/396985/un-prof-reclame-une-charte-pour-le-canada

  17. Gilles H. said

    Bonjour, Sur le sujet, hier soir à l’émission ‘Les Francs Tireurs’ :

    http://zonevideo.telequebec.tv/media/7034/emission-396/les-francs-tireur

    Qui dit vrai?

  18. Ysengrimus said

    yao-ming-voile-vaporeux-et-elegant

  19. Valery said

    Le seul problème de ce très bel échange est à mon avis le fait que cette femme ne représente peut-être pas la majorité des femmes qui portent le voile. Est-ce que parce qu’une femme vit cette situation qu’il faut généraliser à l’ensemble ? Personnellement, je perçois que beaucoup de femmes portant le voile le font car elles ont été élevées dans un régime où un patriarcat débile et controllant y sévissait et que cette notion de devoir se cacher aux yeux des autres (pudeur?) découle de ces sociétés patriarcales et religieuses. Cette position que vous appuyez, tout comme Québec Solidaire, m’est incompréhensible. À mon avis, toute mesure contre la religion est bonne. Cette question de pudeur est de la poudre aux yeux ! À bas la religion et ses relents patriarcaux ! À bas le voile et le crucifix !

  20. Mirmille Marbre said

    Intéressant, particulièrement la tension entre le dogme « je me soumets à l’homme [son mari] » et le vécu social, l’insertion dans l’époque.

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