Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Sur le féminisme de droite

Posted by Ysengrimus sur 15 octobre 2009

La question ressurgit de temps en temps chez nos folliculaires. Les organismes féminins gauchisants contemporains sont-ils des représentants légitimes de l’intégralité de la masse des femmes. Les femmes de droite répondent habituellement ouvertement par la négative à cette question épineuse. Elles sont bien en rogne qu’on prétende les représenter en mobilisant des portes-paroles qu’elles qualifient rageusement (et, en fait, pas très honnêtement) de «granolas lesbianisantes aux idées extrêmes». Sans vouloir jouer les esprits paradoxaux, j’ai quand même, spontanément, envie de poser la question suivante, un peu perfide: les femmes de droite, numériquement minoritaires, ouvertement élitaires, n’ont elles pas pourtant tout plein d’organismes (masculins ou mixtes) pour parler pour elles? Conseil du Patronat, Chambres de Commerces, comités et regroupements corporatifs de toutes farines, grands syndicats des médias, conseils ministériels, etc… Ma question ici postule, naturellement, que la femme de droite n’est pas trop distincte de l’homme de droite (ce postulat est respectueusement ouvert à discussion) et surtout, mon interrogation pose conséquemment la question toute simple et directe de savoir s’il y a un féminisme de droite

D’abord, il n’y pas à se conter de menteries. Il y a des noirs de droite, des gais et des lesbiennes de droite, des aborigènes canadiens de droite (et même antisémites), des handicapés de droite et indubitablement des femmes de droite. Les groupes sociaux à bases biologique ou ethnologique ne sont pas des classes sociales et l’appartenance à ces derniers n’est en rien le garant d’une position de classe conséquente. Mazette, il y a même des ouvriers, des chômeurs et des assistés sociaux de droite, alors je vous demande un peu… Il faut aussi assumer que la réflexion, spontanée ou articulée, sur la condition féminine n’est certainement plus un monopole à gauche. On dégage alors inexorablement deux types de femmes de droite. Il y a d’abord les femmes de droite qui sont ignorantes du féminisme ou le combattent. Elles vivent dans l’ombre de leur homme, jugent que tout va bien dans l’ordre machique et phallocrate des choses et que les valeurs traditionnelles priment. Dire qu’il y a des femmes de droite qui sont non féministes, c’est un truisme. Ces figures d’arrière-garde existent bien toujours mais, par contre aussi, il est légitime de suggérer que leur impact social est voué, dans la dynamique contemporaine, à demeurer faiblard. Que voulez-vous, c’est inévitable. Faire compulsivement la promotion de la soumission ne rend ni insoumise, ni puissante, ni même particulièrement active socialement. Sorte de caricature du passé, la femme soumise rétrograde, dont la cause est indubitablement foutue, servira, en fait, de repoussoir extrême, fort utile au féminisme de droite. Il est en effet toujours utile d’être (ou de paraître) en avance sur une autre instance et de s’en glorifier.

Il y a ensuite les femmes de droite qui font une promotion active (et parfaitement légitime, dans la logique, réformiste mais non révolutionnaire, qui est celle de tous les segments de la droite «novatrice») de la femme, de l’efficacité des femmes, du pouvoir des femmes, de l’éthique professionnelle des femmes, de la légitimité des particularités de la culture intime des femmes, de l’esprit de corps des femmes. Les femmes de droite, actives dans l’entreprise, le commerce, les médias et la politique observent vite la persistance rampante, un peu poisseuse, d’une mentalité masculine vieillotte, surannée, ou, plus insidieusement, d’une propension semi-consciente des hommes bien installés à imposer leur culture intime comme si c’était un implicite absolu et incontestable. Les chicanes sans fin sur la climatisation des bureaux, l’intendance des chiottes, les activités sociales d’entreprise, l’éthique entrepreneuriale et la tenue des cuisinettes attenantes aux salles de réunion est un symptôme tout à fait parlant du phénomène beaucoup plus vaste du choc des sexages parachevant le positionnement entrepreneurial des femmes. Inutile d’ajouter que les questions sérieuses où les femmes d’affaires sont solidement actives et en position de pouvoir sont, en fait, sans sexe et neutres en sexage. Ces femmes les traitent, y agissent, y jouent leur rôle et tout est dit.

On suggérera donc qu’un féminisme de droite considère simplement que la femme est l’égale de l’homme et mérite le même salaire, les mêmes tâches et la même considération MAIS, ce… dans un espace concurrentiel capitaliste que, d’autre part, le féminisme de droite promeut, postule et ne remet aucunement en cause. Ce féminisme, égalitaire mais non révolutionnaire, développe aussi un corporatisme féminin, c’est-à-dire une promotion ferme, solide, de toutes les particularités de la culture intime des femmes comme facette de la réalité sociale (capitaliste) postulée et axiomatisée. Il est d’ailleurs parfaitement usuel, pour l’esprit de corps féminin de droite, de nier purement et simplement être un féminisme. Le féminisme de droite en est pourtant bel et bien un. Le nier, c’est occulter son importante facette progressiste, bien sûr circonscrite, souvent bafouée (y compris en son sein même) mais bien réelle. Et le féminisme de droite est, de plus, extrêmement important pour la gauche parce qu’il contribue à démonter une des grandes illusions de ladite gauche, celle voulant (encore) que cause des femmes et lutte des classes soient intimement confondues et comme inextricablement fusionnées. Cette fausseté théorique est mise en relief par l’impact social croissant du féminisme de droite contemporain. Le féminisme de droite revendique une meilleure place pour les femmes d’affaires dans un monde des affaires qu’il n’a aucunement l’intention de questionner. Le féminisme de droite entend que les femmes de droite prennent leur place au côté des hommes de droite dans un système social toujours fondamentalement affairiste, ploutocrate, oppresseur et bourgeois. Progressiste en son espace strict, novateur dans le cadre restreint du dispositif qu’il postule, le féminisme de droite relègue inexorablement dans la fosse fétide de l’extrême droite ruinée la cause androhystérique de la soumission de la femme à l’homme et toute les facettes de l’anti-féminisme féminin (ou masculin) passéiste. Cette cause là est entendue autant pour le féminisme de droite que pour le féminisme de gauche. L’ensemble des femmes de droite se subdivise donc finalement en trois sous-ensemble: 1- les femmes effectivement non-féministes (ne les cherchez pas dans le milieu du travail. En bonne cohérence objective, elles sont devant leurs poêles); 2- les féministes de droite non assumées (elles refusent fermement de se dire féministes parce que cette notion pue la gauche à leurs narines. Ce sont souvent les «anti-féministes» les plus virulentes, du moins subjectivement, verbalement. Il faut observer leurs actions effectives, pas les illusions qu’elles entretiennent sur elles-mêmes); 3- les féministes de droite assumées (les championnes explicites de l’esprit de corps féminin, implicitement affairiste et bourgeois).

L’existence du féminisme de droite (et le fait qu’il a de plus en plus pignon sur rue, notamment dans la politique et les médias) pose des problèmes très délicats à l’action militante. Le fait est qu’il faut combattre le féminisme de droite (surtout lorsqu’il est assumé, car alors il se légitimise sciemment comme progressiste) non pas parce qu’il est un féminisme mais bien parce qu’il est de droite. Il est donc indispensable de le dissoudre, méthodiquement et sans minimiser sa spécificité innovante, dans le reste de l’idéologie de droite qui, elle, est désormais de plus en plus sans sexe ni genre et sans doctrine spécifique du sexage. Et l’exemple cardinal ici, c’est nul autre que celui de notre bon gros Tony Soprano. Suivez-moi bien. Tony Soprano est un malfrat teigneux, un criminel notoire. Quand le FBI le serre de près, il pose un geste rhétorique tout particulier. Il se met à se lamenter parce qu’en s’en prenant à lui, on s’en prend(rait) à la communauté italo-américaine toute entière, qu’on empêche(rait) de s’épanouir. Certains aborigènes, ou pseudo-aborigènes (masqués), trafiquants de cigarettes, d’armes ou de cannabis, jouent la même carte. Quand la brigade des crimes économiques ou des stupéfiants les serre de trop près, ces criminels de droit commun, bien planqués dans le maquis de la légitimité de la cause aborigène, se mettent à dégoiser sur l’oppression de leur peuple par l’homme blanc… Il faut alors prudemment se dégluer de cette dangereuse chausse-trappe sociologique, en expliquant calmement à Tony Soprano que ce sont ses activités criminelles, et non son profil ethnique, qui lui méritent ses ennuis actuels. Vive la communauté italo-américaine. Vive les aborigènes. Haro sur la criminalité. Même message ici: vive l’augmentation du pouvoir des femmes tous azimuts et inconditionnel, haro sur le capitalisme et sur les femmes et les hommes qui en profitent. Car il est, lui aussi, rien de moins qu’un crime.

J’y faisais allusion en ouverture, le féminisme de droite combat ouvertement et farouchement le féminisme de gauche, non pas parce qu’il est un féminisme, mais bien parce qu’il est de gauche. C’est la base de l’accord sur la cause collectivement endossée et légitime (la cause féministe, dont la validité est incontestable) qui sert de vivier pour la lutte la plus fondamentale, la plus implacable, la plus cruciale: la lutte des classes. Si le féminisme de gauche a tort de croire qu’il parle pour l’intégralité des femmes (le capitalisme ayant su se réformer un petit peu en faveur des femmes de droites), le féminisme de droite a bien plus profondément tort de s’imaginer que l’arène exclusive de la lutte des femmes (comme êtres humains, en solidarité avec tous les êtres humains) est exclusivement cette société capitaliste inique dont les petites cheffes et les soldates n’ont pas plus de décence sociale que ses petits chefs et ses soldats.

L'ambivalent slogan d'une frange significative du féminisme de droite...

JE NE SUIS PAS UNE FÉMINISTE MAIS… L’ambivalent slogan d’une frange significative du féminisme de droite…

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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67 Réponses to “Sur le féminisme de droite”

  1. Abd Salam said

    L’auteur fait une énorme erreur lorsqu’il inclut des restes de l’idéologie DIFFERENTIALISTE dans la définition du mot « féminisme »

    « Ce féminisme, égalitaire mais non révolutionnaire, développe aussi un solide corporatisme féminin, c’est-à-dire une promotion ferme, solide, de toutes les particularités de la culture intime des femmes »

    Promouvoir « un corporatisme » féminin est hors féminisme, c’est même comme je l’ai déjà écrit un relent de la vision machiste du monde… LE FEMINISME, C’EST VOULOIR VIVRE avec LES HOMMES en ayant LES MEMES DROITS; tout le contraire d’un éventuel « esprit de corps »…

    Cela dit, il existe effectivement des femmes ET des hommes qui mélangent les conceptions féministes et les conceptions traditionnelles, qui se mélangent les pinceaux quoi. Il y a bien évidemment des hommes ET des femmmes féministes de droite et des féministes de gauche, mais si ils et elles se combattent, ce n’est pas sur la question du féminisme -droit des femmes-, mais sur les conceptions sociales tradi qui opposent la droite et la gauche.

    Pour parler de maniére prosaïque, une féministe de droite ne veut pas qu’on lui interdise d’être patron parce qu’elle est femme (par ex), ET elle sera contre les mesures d’aides sociales, et sera pour ôter un maximum de pouvoir à l’Etat (pas de réglementation, laisser le marché faire). Dans le même temps, une féministe de droite sera totalement d’accord avec une féministe de gauche sur les principes féministes (quand lesdits principes sont bien compris).

    • valerie said

      Très malheureusement on n’en est pas encore là (quand tu écris « Promouvoir “un corporatisme” féminin est hors féminisme, c’est même comme je l’ai déjà écrit un relent de la vision machiste du monde… »). Une très grande partie des féministes promeuvent des spécificités féminines, un essentialisme de bon aloi qui conduit donc, forcément, à du corporatisme. Même si je viens de le faire pour le « féminisme de droite », il me parait dangereux de définir qui est féministe et qui ne l’est pas. On retombe dans un dogme dangereux, où nos oppositions empêchent littéralement toute avancée (et au vu de l’état actuel du militantisme féministe, ca n’est peut-être pas le moment).

      [Note corollaire: je ne « promeut » pas le corporatisme féminin, je le constate, notamment à droite. C’est très différent. – Ysengrimus]

      • Abd Salam said

        Non, justement, le féminisme ne promeut pas de « valeurs féminines »… C’est le discours traditionnel, dit « patriarcal » qui attribue aux hommes et aux femmes des « valeurs » qui leurs seraient propres… Justement, les féministes et les militantes féministes ne donnent JAMAIS dans « l’essentialisme »… Merci à nos détracteurs de nous coller cette « étiquette » (ou d’arrêter, c’est selon).

        Ne pas confondre « définition claire » et « dogme »… par pitié, tréve de relativisme absolu. Il y a une définition pour presque chaque chose… l’affirmer, et respecter les définitions n’est pas du dogmatisme.

        [Dire qu’elles ne font JAMAIS quelque chose, n’est-ce pas réintroduire subrepticement l’essentialisme incriminé? – Ysengrimus]

  2. Nico93 said

    Oui les féministes de droite existent et il faut avoir une pensée pour elles. Elles subissent une double peine: deux fois plus de quolibets, de blagues lourdingues et de discriminations. J’ai aussi connu un chasseur végétarien qui avait beaucoup de mal à se faire accepter par ses pairs.

  3. valerie said

    Pour moi il est clair que le féminisme de droite n’est qu’un oxymoron. Ce féminisme, comme tu le dis, ne remet pas en cause le capitalisme. Tu dis ensuite « voulant (encore) que cause des femmes et lutte des classes soient intimement confondues et comme inextricablement fusionnées. » Confondues et fusionnées, non car on sait trop, que pour beaucoup de « gauchos », le féminisme devient une sorte de sous-combat, quelque chose qu’on règlera plus tard. On se souviendra d’ailleurs des articles de Delphy sur le post-marxisme et sa démonstration, montrant (dans les 70’s, où dans les milieux de gauche, la critique du marxisme n’était pas très bien vue) que dans tout couple, même ouvrier, il y a rapport de domination.

    Pour autant, on sait que les personnes les plus pauvres, les plus précaires, celles qui subissent le plus le capitalisme – et ceux dans tous les pays – sont bien les femmes. Donc le combat féministe qui ne passerait pas par la lutte contre le capitalisme mènerait à l’échec. sauf à considérer – comme on continue à le faire en France, moins aux USA tiens – qu’il y a un groupe femmes homogène, aux aspirations communes et aux discriminations communes.

    • ysengrimus said

      Ce combat féministe qui ne passe pas par la lutte contre le capitalisme et qui mènerait à l’échec existe bel et bien. C’est le féminisme de droite qui l’assume. Il est bien inutile d’en parler au conditionnel. Il est là, ce combat féministe qui ne passe pas par la lutte contre le capitalisme. Il se déroule. Et il mène effectivement à l’échec… à l’échec d’une refonte radicale de la société, en crochissant les luttes des femmes dans le sens de l’esprit de corps des femmes d’affaires de droite érigées en Femmes Universelles.

      La remise sur rail d’un véritable féminisme de gauche passe par la froide et lucide constatation des réformettes que le capitalisme caouchouteux sait concéder aux bourgeoises, pour se perpétuer… Certaines de ces réformettes, que je n’ai aucune difficulté à qualifier de progressistes, aventagent les femmes de droite (et pourquoi pas?). Ce n’est pas une raison pour les nier et se voiler la face, en se cantonnant dans le cercle utopique de ce qui serait

      • Raymonde said

        Cher Paul Laurendeau,

        Permettez-moi d’intervenir dans cette discussion sans doute extrêmement utile à la bonne compréhension de la chose contemporaine mais à laquelle, à vrai dire, pardonnez ma rudesse, je n’entends rien, tant les termes y sont complexes (capitalisme caoutchouteux, etc), tant elle s’étend sans parvenir à me faire comprendre la raison même de son existence.

        Vous avez laissé ce matin sur ma page un commentaire étonnant: « Nier cette sorte de «consécration» sociale du féminisme, c’est quand même un peu se mentir… ». Arrivée en France et sur ce monde il y a peu, mes notes se fondent essentiellement sur l’observation, la rencontre. Cette pensée binaire, si souvent molle parce que n’acceptant jamais le mouvement des choses, me fascine chez vous, les humains.

        Pour vous répondre, je ne vois pas bien où j’ai pu nier quoique ce soit dans mes observations et dans mes doutes, qui par définition n’affirment et n’infirment rien. Je vois juste ici et là des femmes qui n’ont aucune ligne, vexées quand un homme les précède à l’entrée d’une boutique, quand on les appelle « Madame » alors qu’elles sont « demoiselles », et ravies quand on demande leur main à leur père, entre autres exemples. Ces mêmes femmes jamais ne diront qu’elles se fichent du droit des femmes,au contraire, s’indigneront de la différence des salaires, etc, qu’elles soient de droite ou de gauche. C’est dans ce contexte, où les anciennes coutumes deviennent banalités contemporaines, dans ces tuyauteries pourries devenues invisibles qui empêchent les choses d’avancer, que j’observe les penseurs comme vous, qui, aussi doctes soient-ils, ne font que disserter, beaucoup et intelligemment, par le prisme d’une grille de lecture partisane du monde qui ne fait pas sens, ne m’éclaire ni ne m’explique rien.

        bien à vous,
        Raymonde
        http://laraymonde.blogspot.com/

        [Merci pour ce lien vers votre superbe travail – Ysengrimus]

  4. Le féminisme de droite avance🙂 … attendons que le clonage devienne parfait et les Amazones hériterons de la mère Terre … les Hommes, notre fonction se limitera à un « Procureur de Plaisir »🙂

    [Je dénonce le féminisme de droite non pas parce qu’il est un féminisme mais bien parce qu’il est de droite. La lutte des femmes pour leur égalité sociale intégrale, dont vous dressez la caricature ici, ne tombe PAS sous le coup de ma critique – Ysengrimus]

  5. Il est difficile de déterminer s’il existe réellement des féministes de droite et nous laissons le débat se poursuivre sur d’autres blogs. Mais celles et ceux que nous avons rencontrés samedi à Paris, entre Bastille et Opéra, étaient clairement de gauche!

  6. olympe said

    Le féminisme n’a pas intérêt à se laisser diviser en droite/gauche ou essentialisme/universalisme. De tout temps, JAMAIS une révolution n’a donné une place égale aux femmes. C’est donc une erreur (voire une malhonnêteté) de demander au féminisme de commencer par changer la société. Commençons par prendre la place qui nous revient (dans ta logique je devrais donc être de droite? Et les femmes de La Barbe aussi?) et on verra ce que ça change. Personnellement, je pense que ça changera beaucoup de choses.

    Quand à la phrase « je ne suis pas féministe… », je l’entends si souvent, je n’ai pas le sentiment qu’elle soit plus de droite que de gauche (sauf pour celles qui ne le sont vraiment pas). Elle interroge plutôt sur la représentation que les gens se font du féminisme qui a été bien démolie par ceux qui y avaient intérêt (suivez mon regard) au cours des deux siècles passés.

    • ysengrimus said

      Je ne vais pas me mettre à étiqueter, Olympe, votre premier paragraphe. On y lit: les révolutions ne servent à rien pour les femmes. Ne changeons pas radicalement la société. Prenons notre place dans la société existante. Aux conclueurs et conclueuses de conclure sur les représentations idéologiques sous-tendant un tel programme. Suivez mon regard…

      Second paragraphe. Je n’ai JAMAIS vu une femme de gauche dire « Je ne suis pas féministe mais… » Il faudrait vraiment m’en montrer au moins une. Toutes les femmes de gauche que je connais sont automatiquement féministes et le disent. Jusqu’à démonstration du contraire, « Je ne suis pas féministe mais… » apparait sous la plume ou dans le discours de femmes de droite ouvertement assumées comme telles. Inutile d’ajouter que la formule « Je ne suis pas [quelque chose] mais… » est tout simplement une admission honteuse du fait d’être effectivement cette chose. Je ne vois pas une femme de gauche s’afficher comme honteusement féministe ou crypto-féministe. Cela me semble une pure incohérence intellectuelle que de vouloir réformer radicalement la société, abattre le capitalisme mais… (dire vouloir) perpétuer un patriarcat et un phallocratisme remontant aux temps féodaux. Non, il faudrait me pointer la femme de gauche, théoricienne affichée ou penseuse vernaculaire, qui adopterait un tel programme…

  7. Beatrice said

    I find your response to Olympe to be quite accurate. I have something to add that may be of interest to you. There is a certain element to whom I shall refer as the pseudo-left/pseudo-feminist who look at women like me – i.e., women who wear makeup, high heels and short skirts, women who colour their hair and like to suck cock – and judge that we are « sell outs », phoney feminists, not feminist enough, an insult to feminism, etc. This element who are so quick to judge based on tired, old cliches of appearance are, in fact, as narrow minded – and as misogynistic – as the men who take all feminists to be angry, ugly, obese « dykes ». The greatest threat to feminism is not outside of it but rather these exclusivist elements within it. It is no wonder to me that so many young women distance themselves from a movement that rejects integral parts of them. These young women value the ideals of feminism but feel alienated by this element who self-righteously claim to be the « real » feminists. It is as though any woman who has ever given any consideration to her appearance is automatically a slave to the patriarchy! All the same, blow jobs and all, I shall always exclaim firmly that I am full and integral feminist.

    [Je trouve votre réponse à Olympe tout à fait valable. J’aurais quelque chose à ajouter qui pourrait vous intéresser. Il y a certains éléments que je qualifierait de pseudo-féministes de la pseudo-gauche qui regardent des femmes comme moi – une femme qui se maquille, porte des talons aiguilles et des minijupes, une femme qui se teint les cheveux et aime faire des pipes – et jugent que moi et mes semblables sommes toutes des vendues, des féministes bidon, pas assez féministes, une insulte au féminisme, etc. Ces éléments si promptes à juger sur la base du vieux stéréotype suranné de l’apparence sont, en fait, aussi étroites d’esprit – et aussi misogynes – que ces mecs qui donnent toutes les féministes comme des « gouines » rageuses, obèses et laides. La plus grande menace pour le féminisme n’est pas ce qui lui est extérieur mais tient bien à ces éléments exclusivistes qui sont à l’intérieur du féminisme. Il n’est pas surprenant, à mon sens, que tant de jeunes femmes prennent leurs distances face à un mouvement qui rejette des aspects procédant de l’intégralité de leur être. Ces jeunes femmes adhèrent aux idéaux féministes mais se sentent aliénées par ces éléments qui s’autolégitiment en se proclamant les «vraies» féministes. Tout se joue comme si n’importe quelle femme soignant son apparence était une esclave de l’ordre patriarcal! Telle que je suis, faiseuse de pipe et tout et tout, je me qualifierai toujours de féministe complète et intégrale.]

    • ysengrimus said

      La façon dont une femme s’occupe de son apparence et les détails techniques de sa vie sexuelle sont extérieurs à la définition du programme féministe. Est féministe une personne qui considère que les hommes et les femmes sont sociologiquement égaux malgré les différences naturelles et ethno-culturelles qui, ÉVENTUELLEMENT, les distinguent et à l’encontre ferme d’un héritage historique fondé sur une division sexuelle du travail non-égalitaire. Sociologiquement égaux signifie, entre autres, égaux en droits, et cela n’est pas acquis. Il faut donc réaliser cette égalité… dans le strict cadre capitaliste (féminisme de droite)… ou en instaurant un ordre social nouveau, non-capitaliste, qui comptera l’égalité entre les hommes et les femmes au nombre de ses axiomes (féminisme de gauche).

      Pour le reste, Béatrice, qu’on y marche en talons aiguilles ou en sandales de croqueuses de graines de tournesol, qu’importe, si on y marche…

  8. Le féminisme qu’il soit de droite ou de gauche connait de nombreuses dérives. Et la première dérive est de confondre l’égalité en droits avec le droit à l’égalité. Dans ce sens c’est une utopie et comme beaucoup d’utopies elle risque de mener au totalitarisme.

    http://www.jeangabard.com

    • ysengrimus said

      Je dénonce le féminisme de droite non pas parce qu’il est un féminisme mais bien parce qu’il est de droite. La lutte des femmes pour leur égalité sociale intégrale, que vous entortillez ici dans vos distinguo casuistes, ne tombe PAS sous le coup de ma critique. Aucun totalitarisme ne viendra de la libération des femmes.

  9. « Au travail, la femme tyrannise la femme. Alors, bon… haro sur le féminisme? Non: haro sur le capitalisme… »

    et alors pourquoi quand au travail l’homme tyrannise l’homme et la femme, c’est haro sur la domination masculine?

    • ysengrimus said

      Parce que c’est la domination masculine qui, en sa qualité d’héritage féodal, perdure sempiternellement dans les masses. La symétrie fallacieuse que vous cherchez à instiller ici n’a pas de réalité historique effective.

  10. Léa said

    Je vous conseille très vivement la lecture du dernier numéro du magazine Causette qui ne me semble pas franchement de droite…

    http://www.brindecausette.fr

  11. Le problème avec vous est que toute personne qui critique le féminisme est réac ou néo-réac, alors que c’est vous qui êtes toujours dans la réaction contre la société patriarcale traditionnelle et refusez de voir qu’il y a aujourd’hui d’autres problèmes (que vous préférez ne pas prendre en compte pour ne pas avoir à sortir de vos certitudes confortables) et malheureusement vous utilisez les mêmes méthodes que ceux que vous critiquez. Mais c’est le lot de toute vision du monde qui devient une idéologie et qui est défendue par des militants passionnés! C’est comme à la guerre l’autre qui ne pense pas selon le dogme devient un ennemi qu’il faut abattre. Bonjour la fin des violences!

    Réactionnaire veut dire vouloir revenir en arrière vers une situation qui n’était pas démocratique… Si vous trouvez dans mes écrits, dans mes paroles des propos misogynes et/ou réactionnaires, il faudra me dire lesquels. Je vous signale, même si vous ne l’avez pas lu que la dernière partie de mon essai s’intitule: « changer de direction sans retour en arrière »

    Mais je vous rappelle que réactionnaire ne veut pas dire: tout ce qui n’est pas féministe!

    [Et moi, je vous rappelle que votre société patriarcale traditionnelle est une ruine nuisible qui ne me suscite pas un iota de nostalgie… pour ce qui est de vous citer vos inepties, les lecteurs de votre ouvrage s’en chargeront certainement. Je n’en suis pas, donc ce n’est pas mon affaire… – Ysengrimus]

  12. Vous n’êtes pas de mes lecteurs (OK, vous en avez le droit) mais alors comment pouvez-vous dire que j’écris des inepties sans les avoir lues?

    Si vous aviez lu mes écrits vous sauriez que la société patriarcale traditionnelle n’a jamais été « la mienne ». J’ai commencé à la combattre bien avant vous et je continue de le faire. Mais ceci ne m’empêche pas de combattre aussi les dérives de l’idéologie féministe…

    [Moi c’est à la dérive pseudo-post-moderne et effectivement néo-réac et tourneuse de 68-veste que je tiens la dragée bien haute. Hmm… « les dérives de l’idéologie féministe », franchement, je ne vois pas. Il faudrait nous résumer cela ici, qu’on mate un peu… – Ysengrimus]

  13. La première dérive est déjà d’être incapable de concevoir de pouvoir dériver. C’est le propre des adeptes d’une idéologie!

    [Tataouinage jésuite et bysantinisme veule. La « dérive féministe » qui te turlupine tant, c’est quoi exactement? Crache le morceau, mon Jeannot. Tu noies le poisson là. C’est barbant, sans plus… – Ysengrimus]

    • ysengrimus said

      Blablabla idéologie. Blablabla Staline. Évidemment quand on le bâtonne un peu, Jean Gabard pousse ses croassements de corneille veule en soutane. La liberté d’expression qu’il se plaint de ne pas avoir pour lui s’étale pourtant ici, poisseusement, sur une surface aussi grandissante que lassante, comme vous allez le voir. Ce que Jean Gabard ne tolère pas vraiment, en fait, c’est qu’on s’objecte, tout simplement. Nombriliste compulsif, fondamentalement configuré dans l’autoritarisme impudent et fétide du curé de province, Gabard aspire aux échos sonores du monologue et au marchepied de la chaire. Pas de ça entre nous. Cause toujours, mon Gabinet. Ici, on te répondra…

      On notera aussi que l’autre priorité cardinale de Jean Gabard c’est PARLEZ DE MON LIVRE. Et si on ne discute pas son zinzin soporifique, on est un totalitaire, un stalinien, un goulagueux ou un angoissé. Pube, autopromotion narcissique, hypocrisie larmoyante, préchi-précha véreux, misogynie maladive et crypto-réaction forment un alliage compact en Jean Gabard. Et il est aussi collant qu’un témoin de Jehovah. Prière expresse de ne pas se laisser leurrer par l’écran de fumée du casuiste/fumiste. Et comme les masculinistes misogynes, dont Jean Gabard est un échantillon patent, sont des experts du noyautage, de la pollution des bandes passantes et du minaudage gluant genre curé cherchant à fourguer le brouet fétide faussement modernisé de l’écuménisme, il faudra de temps en temps caviarder leurs petites diatribes creuses, quand le niveau de redondance stérile et de ritournelle inane sera percuté. Dont acte…

  14. J’ai écrit Le féminisme et ses dérives -Du mâle dominant au père contesté. 160 pages! Cela fait déjà un petit morceau de craché non!

    Après la 1ère dérive, puisque tu as la flemme d’aller lire le développement, je vais te donner la 2ème et la 3ème très synthétiquement (Mais ne vas pas te plaindre que je ne suis pas assez crédible).

    – Une dérive est de transformer le libéralisme en un libéralisme sauvage qui confond la liberté avec la toute-puissance.

    – Une autre dérive est intimement liée. Elle consiste à réclamer le droit à l’égalité quand seule l’égalité en droits est possible et à ainsi dénoncer toute différence comme une injustice. Par refus des limites, la différence des sexes est déniée pour tenter un retour à l’unité, le retour dans le ventre maternel. (qui est justement le retour à la toute-puissante fantasmatique)

    Et quand je dis différence des sexes ne viens pas me parler de la seule construction sociale que je reconnais tout à fait (puisque moi aussi je reproche à la société patriarcale d’avoir profité de la différence des sexes pour inférioriser la femme en accentuant les différences et en les jugeant bonnes ou mauvaises) En effet la biologie et la construction sociale n’expliquent pas tout.

    La plupart des féministes nie (ou plutôt dénie) la différence de structuration du psychisme qui n’est pas dépendante du biologique, ni de la culture. Le fait de naitre d’une femme (ceci se passe dans toutes les civilisations, il me semble …) entraine une structuration particulière chez le petit garçon (du sexe différent) et chez la petite fille (du même sexe) qui conditionne des goûts et des motivations différentes.

    Ce que je dis (avec d’autres) ne peut être prouvé, mais personne, (pas même les féministes) ne peut non plus prouver le contraire! Mais peut-être toi?

    [Eh ben voilà. Nous voilà édifié(e)s sur tes vues onctueusement antiféministes. Je ne les partage en rien et ce n’est pas un drame. On est d’accord sur le fait qu’on est pas d’accord. Bravo. Viens pas te lamenter maintenant que les vilains « idéologues » t’ont pas laissé t’exprimer – Ysengrimus]

  15. BOUME said

    Expliquez-nous donc, Mister Gabard, ces différences psychiques observables chez TOUS les individus de chaque sexe, et leurs conséquences sur le plan intellectuel, affectif, pratique (vie quotidienne, vie de groupe, vie sexuelle, vie de couple, éducation des enfants, travail)?

    SVP, soyez concis et n’essayez pas de nous vendre votre bouquin dont nous avons pu lire les extraits un peu partout sur le Net … votre écriture est décidément trop lourde pour l’estomac.

  16. Ce que vous pouvez lire sur le net ne sont pas des extraits de mon essai mais des articles sur différents sujets. Mais si vous trouvez que «mon écriture est décidément trop lourde pour l’estomac» est-ce la peine que je développe? Souhaitez-vous vraiment avoir des explications ?

    Avant d’essayer en quelques lignes (alors qu’il y en a plusieurs pages dans mon essai) de vous montrer que mon postulat est tout aussi valable que le vôtre, je voudrais redire que je défends depuis toujours l’égalité en droits entre les hommes et les femmes et donc la démocratie et que pour moi il n’a jamais été question de vouloir revenir en arrière. La dernière partie de mon essai s’intitule: «changer de direction sans retour en arrière».

    Le postulat (parce que ceci ne peut être prouvé) est que la maman est vécue comme «toute-puissante» par l’enfant et que la petite fille qui est du même sexe et donc appelée à être comme la maman ne se développe pas comme le petit garçon qui est de l’autre sexe. Les rapports sont donc forcément différents!

    Ceci ne peut-être prouvé puisque ceci se passe au niveau inconscient et que l’inconscient par définition ne se maîtrise pas. Mais reconnaissez que si je ne peux apporter de preuves scientifiques, que vous aussi vous ne pouvez apportez de preuves que ce n’est pas vrai.
    Et pour continuer permettez-moi de faire un petit copié-collé tiré de l’article «La domination masculine à la dérive»:

    «Cette idéologie partagée par de nombreux féministes (dont Patric Jean) prétend en effet expliquer toute différence entre les hommes et les femmes par la seule construction sociale et fait ainsi de chaque inégalité une injustice à dénoncer. S’il n’est pas possible d’ignorer des incitations qui peuvent être sexistes, comment ne pas accepter que le fait d’être né d’une femme entraine des différences de structuration du psychisme chez la petite fille (qui est du même sexe) et chez le petit garçon (qui est du sexe différent), ceci quelle que soit la culture. De plus ne faut-il pas vouloir à tout prix justifier sa lutte contre «la domination masculine» pour ne pas reconnaître qu’une femme qui a porté un bébé pendant 9 mois puisse avoir un ressenti différent de celui de l’homme même si ce dernier se sent totalement impliqué pendant la grossesse et après!»

    • ysengrimus said

      Le bon vieil argument des soucoupes volantes. C’est que… elles volent trop vite, pas moyen de mettre la patte dessus, bisque, je ne peux pas prouver qu’elles existent. Mais vous ne pouvez pas plus prouver qu’elles n’existent pas. Si vous niez leur existence vous rejetez la pétition de principe gluante que je vous propose, cela fait automatiquement de vous un «idéologue» sectaire. Procédé argumentatif de curé, archi-connu. Seriez pas un peu prêtre-pop sur les bords?

      «La mère est perçues comme toute puissante», ineptie, et déviation naturaliste qui, comme toutes les déviations naturalistes, marginalise le socio-historique et ouvre subrepticement la porte à toutes les compulsions réactionnaire, y compris les plus insidieuses. Sur les déterminismes natalistes (une autre notion de curé): même commentaire.

      On tire simplement de toute cette casuistique que la culture intime des hommes et celle des femmes manifeste encore des différences, et pourquoi pas. Cela ne légitime en rien un rejet du féminisme. Les hommes et les femmes sont égaux en droits. Grouillons-nous de les rendre égaux en fait. C’est le meilleur exemple «inconscient» ou conscient qu’on puisse donner à nos enfants. Le reste, c’est du tataouinage

  17. Vous dites : « «La mère est perçue comme toute puissante», ineptie »

    Je peux même rajouter avec les mères, les femmes en général. Regardez un petit enfant qui a passé 9 mois en fusion avec sa maman. Regardez aussi la maman qui a été gratifié par ce qu’elle est capable de faire. Ouvrez les yeux et sortez de votre idéologie qui vous rassure et qui vous sert à tout justifier. Le militantisme OK mais nous sommes en démocratie! Vous n’avez pas besoin de vous persuader, la défense des droits des femmes est suffisamment juste pour ne pas avoir à en rajouter!

    Vous dites que c’est une ineptie, c’est facile, mais vous ne répondez pas à mon argument. Cela voudrait-il dire que vous niez l’inconscient ? N’est-ce pas une ineptie? Cette conception n’est en rien naturaliste. Elle serait plutôt structuraliste. Et je ne vois pas en quoi ce que j’avance est réactionnaire? à moins qu’il suffise de dénoncer des dérives dans le féminisme pour l’être.

    Il n’y a chez moi aucun rejet du féminisme surtout quand celui-ci revendique l’égalité en droits. Mais ceci ne m’empêche pas de dénoncer les dérives d’une idéologie féministe qui est dans l’utopie. Et l’on sait très bien que de telles utopies mènent souvent au totalitarisme. On en a connu d’autres qui pour atteindre l’unité de race ou de classe on voulu créer un «homme nouveau». Et votre utopie ne consiste-t-elle pas à vouloir atteindre l’unité de sexe? Ne faut-il pas refuser d’assumer sa non toute-puissance pour en arriver là? Je vais donner de l’eau à votre moulin: cette tentation de tout humain de retourner à l’unité dans le ventre de sa maman, n’est-ce pas ce que la Bible appelait le péché originel?

    Oui je sais je suis peut-être un curé, un curé agnostique alors! Mais est-on certain d’être vraiment libérée des religions quand on est encore dans la réaction? Cette lutte pour l’égalité pouvait se comprendre quand il n’y avait pas égalité en droits mais maintenant (en France), cette idéologie devient conservatrice. Il serait temps d’avancer. Il y a égalité en droits et il faut lutter pour le respect des droits des personnes différentes oui! Mais lutter pour que ces personnes deviennent identiques, aient les mêmes goûts, les mêmes motivations, non! Lutter pour la justice oui! Mais lutter pour l’indifférence non!

    Et si on veut lutter pour la justice il y a plus urgent: Les employés qui sont licenciés sans explications (par des patrons hommes et femmes); les travailleurs qui dans le monde gagnent 20 fois moins que le salaire minimum français et les millions d’enfants qui meurent de faim faute de revenu suffisant.

    Vous qui ne voulez pas entendre parler de violences faites aux hommes parce que celles qui sont faites envers les femmes sont plus nombreuses, pourquoi ne vous préoccupez-vous pas davantage de ces vrais injustices (qui ne sont pas simplement des différences) 10000 fois plus graves ?

    • ysengrimus said

      Bon, la Bible vient de sortir de sa tanière. On commence à se faire une idée de la doctrine morale vieillotte de Gabard. Je n’ai rien à dire de bien précis sur l’inconscient (j’en suis si peu conscient…) mais je me gausse bien de ce dont vous prétendez unilatéralement le meubler. C’est bien ça, les curés, toujours à se prétendre les portes paroles exclusifs du grand inconnu qui, comme par hasard, ne parle qu’en faveur de leurs inepties.

      Quand à votre développement sur ce qui est plus important que l’égalité entre les hommes et les femmes, c’est du pur flagornage crypto-masculiniste, de la malhonnêteté intellectuelle vraie et simple de jésuite…

  18. « Doctrine morale vieillotte », « curés », « inepties », « flagornage », « malhonnêteté intellectuelle » « de jésuite ». Vous avez l’insulte facile, bravo, mais est-ce de plus vraiment honnête intellectuellement d’en rester là sans davantage justifier?

    D’autre part l’ «homme nouveau» dont vous rêvez et ce monde où l’homme et la femme serait semblable n’est-ce pas «du grand inconnu»? Est-ce que ceci ne ferait pas partie du « dogme » féministe?

    Puisqu’il ne faut plus faire référence au passé, je dirai alors: « c’est celui qui le dit qui l’est »

    • ysengrimus said

      Semblables ou dissemblables, cela me laisse intégralement de glace, s’ils deviennent égaux en droits. Et le dissemblable contemporain de l’homme et de la femme n’est pas une égalité en droits, il s’en faut de beaucoup. Alors, pour faveur, cesser de me les briser avec le mythe d’un «dogme» féministe. C’est du gabobard.

  19. Les hommes et les femmes sont dissemblables (la preuve est qu’il est possible de les briser à certains et pas à d’autres…) et égaux en droits. Il faut donc lutter non pas pour qu’ils deviennent semblables mais pour que l’égalité en droits soit respectée. C’est une affaire de justice. Mais ce n’est pas la seule vous savez. Il y a beaucoup plus longtemps qu’une loi interdit le crime et malheureusement cela n’empêche pas certains et certaines de le commettre. Il faut donc lutter pour que cette loi soit respectée, comme toutes les autres (n’y aurait-il pas aussi une règle qui demande de rester correct avec ses interlocuteurs et qui n’est pas toujours respectée?). Je vous le fais pas dire: il y a du travail!

  20. Boume said

    Ça s’appelle la double peine : « Gloire à la Nature = fusion mère-enfant pour l’Éternité, selon les règles prescrites dans la revue Psychologies. (la présence du père est décrétée IMPOSSIBLE – rappelons aux lourdauds que Mme Freud était bien mère au foyer mais avait plusieurs DOMESTIQUES comme toutes les mères bourgeoises de l’époque, tandis que les femmes au foyer non bourgeoises du début du XXeme, qui elles, n’avaient pas de domestiques se tapaient tout elles mêmes. Et on s’attendait à ce que leur foyer ressemble à celui des bourgeoises – de là la tendance des mères à astiquer dont les hommes des générations d’avant se sont moqués abondamment tout en en profitant tout aussi abondamment);

    de l’autre c’est « haro sur la Mère toute puissante (toxique, folle, surprotectrice, etc.) » Faudrait savoir.

    Avec tous ces discours (impossibles à suivre et grotesques), les femmes ont bien raison de s’accrocher au boulot, car écouter toutes ces criailleries « Fais ci fais ça au Nom de l’Enfant »: c’est très mauvais pour la santé.

    Les femmes ne veulent PAS de cette fusion mère enfant ni subir les critiques contre la mère fusionnelle. Elles veulent partager le boulot, la responsabilité des soins aux enfants et du domestique avec le père. Point barre.

    D’ailleurs, a-t-on rappelé aux lourdauds, que l’homme produit les mêmes hormones que la mère lorsqu’il s’occupe de son enfant. La plupart des femmes veulent travailler tout en étant mères, si elles souhaitent être mères. Tout le reste est oui du pipeau.

    Quand les hommes comprendront qu’ils feraient mieux de travailler moins, d’être proches de leurs enfants et de s’occuper de la bouffe et du ménage … nous travaillerons tous moins, ce qui règlera en partie le problème enfant. Et les masculinistes n’auront plus aucune prétexte pour prétendre que les femmes leur chipent les boulots et veulent absolument les imiter en tout.

    Les relous professionnels de-la-mauvaise foi reprochent systématiquement aux féministes de mener des combats d’arrière-garde, alors qu’elles ont toutes les raisons de craindre le retour des « restrictions » (on peut entendre le clairon maternaliste et nataliste). Cela s’est vu plusieurs fois dans l’histoire … Vichy : référence tout à fait à propos. Mais au fait : Où est le combat collectif des hommes pour une réduction de leurs heures de travail et les congés de paternité? Voilà ce qui serait un combat révolutionnaire, qui profiterait à tous. Moins d’heures de travail: plus de militantisme, plus de vie sociale et plus de bidonnage possible du genre : « Je travaille, pour un SALAIRE, MOA » et toi, « tu t’occupes de la bouffe, du ménage et des enfants, matin-midi-soir-nuit et jours de fêtes ».

    De plus, l’argument de Nature est bidon. Comme dirait Zizek: la nature est folle.

    Faut pas s’y fier.

  21. Vous avez raison il y a certainement « des lourdauds ». Vous oubliez cependant les gens très intelligents qui ne veulent pas comprendre !

    Vous me parlez encore de l’épouvantail « masculiniste » sans avoir encore pu montrer en quoi je pouvais l’être, si ce n’est en me prêtant des propos qui ne sont pas les miens.

    « Les femmes ne veulent PAS de cette fusion mère enfant »
    La fusion est imaginaire et justement parce qu’elle est imaginaire, la volonté des femmes ne sert à rien. Non seulement le fait de ne pas en vouloir ne change rien mais ne modifie encore moins le regard de l’enfant sur sa maman!

    « D’ailleurs, a-t-on rappelé aux lourdauds, que l’homme produit les mêmes hormones que la mère lorsqu’il s’occupe de son enfant. »
    Peut-être les mêmes mais pas les mêmes quantités et heureusement pour l’enfant, surtout quand il est dans le ventre de sa mère et dans les jours qui suivent la naissance !

    Arrêtez de nier les évidences pour défendre votre idéologie même si le but de cette idéologie peut-être au départ louable ! N’est-ce pas ce que vous appelez de la mauvaise foi?

    Des féministes mènent un combat encore indispensable contre des injustices qui subsistent. D’autres (ou parfois les mêmes sur d’autres sujets) se comportent comme des intégristes qui n’acceptent pas la contestation et qui ont besoin de la rendre dangereuse pour se donner des bonnes raisons de ne pas l’écouter et de ne pas se remettre en cause. La vision du monde libératrice du départ devient une idéologie qui se rigidifie de plus en plus et qui réclame des militants inflexibles et soudés pour anéantir coûte que coûte tous ceux qui ne suivent pas le dogme et qui deviennent des ennemis dangereux. Les adeptes de l’idéologie dominante (celle des dominés) font ainsi exactement ce qu’ils reprochent aux hommes politiques, aux intégristes religieux aux dictateurs. Comme les communistes de la première heure, l’idéal les fait déraper et, prétendant détenir « la seule Vérité », ils deviennent à leur tour totalitaires.

    Les féministes craignent le retour du machisme. Ils ont raison de le craindre mais ils se trompent de cible. Certes il existe encore des machos de la vieille école (ceux qui ont reçu une éducation traditionnelle) mais ce ne sont pourtant pas les plus dangereux. Il y a beaucoup plus à craindre des enfants ayant reçus une éducation « féministe » et qui n’ayant pas de modèle paternel (parce que l’homme, cet infâme dominant, est devenu le porte manteau de tous les malheurs du monde) risquent de devoir l’inventer arrivés à l’adolescence ou même à l’âge adulte en le faisant dans la caricature. Ces mêmes enfants sont de plus ceux qui n’ont intégrés aucune limite (au nom de la liberté) et qui peuvent se comporter comme de véritables barbares.

    Je rappellerai que les Allemands des années 1930 étaient déjà des enfants sans père (père humilié par la révolution industrielle, par la défaite, par le chômage…). Ne trouvant pas de modèles assez solides à imiter, ils ont inventé le nazi, une caricature de l’homme!
    Je vous invite à lire la partie de mon essai qui s’intitule : « L’idéologie féministe mère du machisme » ou l’article « Montée du machisme et dérive du féminisme: comment lutter? » Publié dans Rue89 (sur mon blog)

  22. Boume said

    Lourdaud s’appuie sur des analyses béton. En effet, il a été maintes fois démontré que les fils de féministes deviennent (en masse) des tueurs en série, des violeurs et des massacreurs.

    C’est pourtant bizarre tous ces artistes, dont Proust, qui ont été élevés par leurs mères et qui ne sont pas devenus nazis. On croirait que c’est juste pour faire chier Lourdaud Ier. D’après moi, ces artistes devaient avoir un méga problème hormonal.

  23. Arrêtez d’ironiser ! ayez plutôt de l’humour… et essayez de répondre à mes arguments

    Vous savez très bien qu’au début du XXième siècle, même si l’image du père était sur le déclin, il était encore présent partout même quand il n’y était pas physiquement. Aujourd’hui, c’est le contraire et même présent physiquement l’homme dans la famille n’est souvent plus dans la fonction de père, une fonction dont plus personne ne veut.

  24. Boume said

    Oui, tout le monde a vu: l’humour de pépé Gabard est dévastateur.

    Bon: on aura compris que pépé reste convaincu que les fils de féministes sont des tueurs en série et il continue d’avoir très peur. Ah ce merveilleux XIXe siècle! Siècle des enfants trouvés et des « bâtards ». Fin d’un régime à transformation lente, fondé sur la propriété foncière. Début de l’éducation de masse et de la formation d’une caste de plus en plus large au service de l’État. Rébellion des fils contre les pères.

    Sans Âge d’or patriarcal, les masculinistes sont perdus. Ils cherchent, ils cherchent. L’exemple grec ou romain ne serait vraiment pas mal: mais mince, y avait trop « d’homos ». La vie du maître était probablement plus agréable que celle de l’esclave. Et ils ne savent pas si le sort aurait fait d’eux un maître ou un esclave (baisé couramment par derrière par le maître). L’exemple du Moyen-Âge, pas mal non plus, mais la vie des seigneurs en armure leur paraît un peu fatigante. Le serf avait des engelures et les mains calleuses, et il fallait vider la fosse à purin. Pas terrible non plus. Le XVIIe ou le XVIIIe: pas question… Toutes ces gonzesses qui tenaient salon : ça devait être vraiment pénible.

    La Révolution: c’était bien, on a renvoyé les greluches chez elles, mais d’un autre côté: pas mal de têtes sont tombées. Alors, il reste le XIXe. Manque de chance, c’est un siècle plus que tristounet, avec ses parvenus, ses bourgeois à gros ventres et une masse incroyable de gens misérables (pas du tout mariés et très conconcubineurs), les guerres napoléoniennes et les colonisations.

    Le pétainisme, c’était vraiment chouette, mais une armée d’occupation, ça a des inconvénients.

    Allez, le Loup : donne-lui donc son Âge d’Or à pépé. Un bon geste.

  25. Boume said

    Chiffres:

    50 000 femmes victimes de viol en un an. 100 000 en deux ans. 200 000 en quatre ans. etc.

    Ça finit par faire du monde.

    Ne pas baisser « la garde » malgré les dires du pépé.

  26. Boume said

    Pépé Gabard, une question: à quelle date avez-vous ri de vous-même pour la dernière fois?

    L’humour se partage, mais pas avec les sermonneurs à la fesse-triste.

    Bilan: vous manquez d’humour ET d’ironie.

    Et vos sermons restent sur l’estomac.

  27. Boume said

    LA LOGIQUE À GROS SABOTS

    Zemmour, Soral, et autres clones et sous-clones.

    Zemmour idéalise le XIXe siècle bourgeois, comme Âge d’or du patriarcat, pour les besoins de la Cause.

    Sa vision ne correspond en rien à la réalité.

    Décodage:

    A. Rappel: Finkielkraut dit « un homme ça s’empêche » Zemmour dit: « un homme ça ne peut pas s’empêcher ».

    B.
    Z.prétend que l’infidélité masculine est une sorte de soupape qui rend le mariage supportable pour Lui.

    Que le mariage est surtout au bénéfice de la femme, et que s’il ne peut pas jouir de droits supérieurs, de petits plus, le lien entre l’homme et la femme se réduirait à une sexualité brutale.

    De sorte que l’homme marié DOIT pouvoir être infidèle car il ne peut s’en empêcher, il s’agit de son honneur, de ses besoins irrépressibles, et la femme mariée doit absolument comprendre que la soupape de l’infidélité est le seul moyen de préserver l’unité de la Famille. Il faut éviter les enfants sans père et les foyers « monoparentaux.

    Le HIC :

    Les hommes infidèles n’ont jamais été infidèles uniquement avec des femmes mariées.

    L’homme infidèle qui fréquente une femme non mariée est donc susceptible de la mettre enceinte et de « produire » des enfants sans père.

    Défendre l’infidélité comme moyen d’éviter la naissance d’enfants sans père et de protéger la fonction partenelle et la Famille comme institution est au fond hilarant de grasse et grosse connerie.

    Les bourgeois du XIXe siècle n’ont pas simplement fréquenté des prostituées, mais surtout des femmes non prostituées et non mariées, à une époque où le concubinage état courant dans la classe ouvrière et où les moralisateurs bourgeoises faisaient un signe égal entre concubinage et prostitution chez les femmes pauvres.

    Il n’était pas question, sauf exceptions, dans le monde bourgeois, que les maris infidèles reconnaissent les enfants de leurs maîtresses car cela aurait détruit leur mariage et dispersé le patrimoine familial.

    Les divorces ou concubinages successifs évitent qu’un plus grand nombre d’enfants soient non reconnus et sans père.

    Dès qu’on gratte un peu les pseudo-évidences zemmouriennes, on se rend compte que ses arguments sont parfaitement bidons, et que tout ce qu’il raconte est d’une superficialité et d’une creusitude confondantes.

    De la propagande à gros sabots.

    Pas étonnant qu’un troupeau d’idiots (qui s’imaginent dire quelque chose de neuf et d’original alors qu’ils émettent les banalités ressucées un milliard de fois à diverses époques depuis la Révolution) se ruent pour défendre leur gourou télévisuel.

  28. Boume said

    « Les femmes abandonnent leurs enfants dans les « garderies » pour s’occuper de leurs carrières, de leurs ambitions mondaines, de leurs plaisirs sexuels, de leurs fantaisies littéraires ou artistiques, ou simplement pour jouer au bridge, aller au cinéma, perdre leur temps dans une paresse affairée. »

    ALEXIS CARREL – Éducation des filles – Principes directeurs
    La trahison des femmes – 1941

  29. Excusez mon nombrilisme, mais je me préoccupe surtout d’expliquer mon point de vue et s’il rejoint celui d’autres personnes sur certains points, je ne vais pas en changer pour autant (même si c’était le vôtre) . Il faudra quand même me dire où et quand j’ai pris la défense de Zemmour? Peut-être tout au plus avez-vous trouvez des propos qui pouvaient ressembler aux siens. J’espère alors que vous avez aussi pu remarquer les différences …

    Vous avez quand même une drôle de logique! D’après vous critiquer le film « La domination masculine » veut dire que l’on prend la défense de Zemmour parce que Zemmour a pu aussi critiquer ce film… Donc d’après cette logique, toute personne qui critique le nazisme est un stalinien dans la mesure ou Staline a critiqué le nazisme… Je ne sais pas s’il vous est arrivé de critiquer le nazisme, mais votre logique est tout à fait stalinienne ! Bravo!

    [Quiconque critique le féminisme dans l’angle onctueusement néo-réac qui est le vôtre est effectivement un ennemi du progrès, c’est indubitable. Pas besoin de nous jouer un petit air d’orgue de Staline pour chercher à vous disculper. Votre cause est entendue ici. Il suffit de vous lire. Votre tataouinage pseudo-novateur n’y fera pas grand-chose… – Ysengrimus]

  30. Boume said

    Mais oui, c’est ça! La signature de l’évangélisateur masculiniste Gabard, on la retrouve, comme par hasard, sur tous les blogues où le nom de Zemmour apparaît. Parmi les références habituelles des prescripteurs d’opinion en vue: féminisation rampante, démission des parents, mères célibataires et autres « tataouinages » dont on nous rabat les oreilles depuis plusieurs années.

    L’époque du père dont la mission est de ramener le fric et d’assurer l’ordre familial est révolue (il faut dire que cet ordre a toujours été contesté par les fils à marier… qui ont été longtemps autorisés à se battre à l’épée ou au couteau entre eux, y compris jusqu’à la mort, ce qui évitait… aux pères d’être atteints par eux. CF MUCHEMBLED, HISTOIRE DE LA VIOLENCE.

    Le pouvoir du mari au sein de la famille n’a jamais été assuré par l’individu homme, mais par le groupe des hommes âgés du clan, du village… et finalement, il lui a été conféré par la loi: l’oeuvre collective des élites masculines. Le pouvoir individuel pur n’existe pas: c’est un mirage. Il y a seulement des rapports de force.

    Par exemple, dans les familles bourgeoises, beaucoup d’enfants devenus adultes, n’ont pas de contacts réguliers avec le père: et bien, les enfants le traitent essentiellement comme un porte-monnaie. Quant au père ouvrier, il ne faut pas beaucoup de temps aux fils pour saisir que leur père se trouve en bas de l’échelle sociale. Donc, déjà, on a deux catégories de pères: une catégorie qui représente l’idéal social, l’autre qui est le bas de gamme, donc jamais conforme à l’idéal.

    Selon les militants masculinistes, le père doit à nouveau jouer le rôle d’agent de l’ordre répressif au sein de la famille et incarner un « modèle idéal » pour les enfants. Pour Z., cela n’est possible que s’il est absent et lointain, car un père qui se met à quatre pattes pour jouer régulièrement avec ses momes et fait la vaisselle ne sera pas craint. (Rappelons que Z. fait aussi une sacrée fixette sur le Sauveur providentiel: il cherche lui-même un Grand Papa très fort.)

    Le seul hic, c’est que la masse des pères sont rarement des modèles ou des « gagnants » : plutôt des hommes ordinaires, que le monde malmène, comme les femmes. Pour le militant masculiniste, ce sont les manques et la faiblesse de l’homme – c’est à dire son humanité – qu’il faut absolument cacher: le père doit être une sorte de dieu vivant. Ajoutons que les ados et les jeunes fils ou filles se rendent compte très vite des faiblesses, manies, échecs, refoulements, mensonges et ratages de leurs parents.

    C’est uniquement parce que Z. se rêve en modèle de la réussite, du bon goût et de l’intelligence qu’il produit ce discours parfaitement convenu et bourgeois. Z. c’est le chouchou de la famille, le fils unique adoré à maman (et torgnolé par papa) qui a fini par se glisser très jeune dans le monde des médias, grâce au piston d’x ou y (pratiquement impossible autrement), dans un boulot censé être de prestige. S’il a pu le faire, c’est parce qu’il a été bien « pétri » pour être prêt à se conformer parfaitement à l’ensemble des codes du milieu visé, ce qui est en effet utile à l’ascension sociale. Z. c’est aussi le formulateur du sentiment d’impuissance des hommes d’âge mûr des élites… qui cherchent à conserver les postes dans un contexte de plus en plus difficile.

    Le genre de discours qui réapparaissent régulièrement, comme les pandémies (!) aux époques où une bonne partie de la génération qui vient (on parle même des quadras) commence à taper sérieusement des pieds pour le partage du gâteau social et où les frustrations de toute sorte s’accumulent et se multiplient depuis des années.

  31. Mon prénom est Jean et je suis assez âgé… mais je ne suis pas l’évangéliste…

    Encore une fois vous faites référence aux masculinistes, à Zemmour mais jamais à ce que j’ai écrit. Et pourtant (même si j’ai peu écrit), tapez Jean Gabard sur Google et vous trouverez sur différents sites (peut-être des sites qui parlent de Zemmour?) des articles que j’ai écrits. Vous aussi vous parlez de Zemmour. Est-ce que cela veut dire que vous êtes d’accord avec lui? Alors je veux bien que l’on critique ce que j’ai écrit (et je sais aussi que vous ne serez pas d’accord) mais pas que l’on me critique pour ce que les autres ont écrit ou pour ce que l’on me fait dire…

  32. Boume said

    Monsieur Gabard… « moi moi moi mon bouquin mon bouquin … on m’écoute pas on n’est pas poli j’ai de l’humour moi je sais discuter moi je suis tolérant pas vous etc. ». Désolé de vous dire que vous êtes une sorte de Zemmour de second ordre, geignard et crampon. Vous tentez désespérément de nous fourguer votre bouquin en profitant de la notoriété – déjà parfaitement imméritée – du Premier Agent de Prop Télévisuelle.

    Il y a eu, juste avant, Schneider avec Big Mother, qui avait été précédé par les mille et un produits de psychopop (Mars et Venus) et le mouvement « Evopsy » très puissant médiatiquement, qui ont eu un gigantesque succès parmi un certain nombre de mâles frustrés. Nous avons nos psychiatres et psychologues promus au rang d’Experts Officiels de la chose familiale et du Nom du Père par les médias imprimés et télévisuels, qui nous bassinent depuis vingt ans (et sont rémunérés par les placements de la publicité d’entreprise).

    Zemmour et Soral arrivent après, pour ficeler le tout dans le champ politique (le grand micmac: banlieues+muslims+mères célibataires = bandes d’adolescents sans repères coalisés pour torturer et zigouiller les Français de souche). Ce qui n’est pas très difficile vu le degré élevé de frustration ambiante et le sentiment d’impuissance généralisé. Vous pensez dire la même chose mais en mieux (forcément) que tous les graphomanes qui tartinent à la chaîne sur le sujet depuis des années, alors que vous êtes influencé par eux.

    La tranche d’âge des graphomanes: cinquante ans pour les plus jeunes. Généralement soixante ans: c’est-à-dire la génération des assis qui ne veut pas lâcher le morceau. Les mâles quinqua et sexa sont pouvoir, d’autres, du même âge, aspirent à les remplacer et il y a la masse des courtisans, du même âge, qui les singent.

    Sur les blogues, Monsieur Gabard, vous pensez mériter automatiquement plus d’écoute et d’attention que tous les autres intervenants réunis, parce que vous avez pondu un bouquin… que personne n’a lu et que personne n’a envie de lire. Vous exigez une sorte de déférence, vous passez votre temps à faire la morale aux gens en prétendant qu’ils ne sont pas « tolérants », qu’ils ne respectent pas la démocratie, gnan-gnan.

    Ben voyons! Dans tous les débats sur les blogues, vous brandissez systématiquement votre supposée supériorité de pseudo-expert, vous positionnant, tel un Sage, au-dessus des autres internautes. Le blogue permet aux gens d’essayer de communiquer, sans complaisance, y compris avec ironie, et pour une fois, justement, sans invoquer une compétence particulière. Le coup de la compétence, c’est la manoeuvre classique qui consiste à intervenir comme un observateur neutre et objectif, sans aucune arrière-pensée, sans aucune motivation personnelle.

    Nous menons des combats politiques et culturels: pas d’arguments sans raisonnement ni preuves, mais pas d’objectivité ni de neutralité pour autant. Et si vous étiez vous-même convaincu que vos arguments sont extraordinaires, lumineux, incontestables et scientifiquement « démontrables », vous n’auriez pas besoin de nous renvoyer sans arrêt vers l’oeuf vous vous avez pondu.

    Oui, je privilégie ce que dit Zemmour, et je le combats parce qu’il est celui qui remet au goût du jour Renan, Barrès et Maurras et que c’est justement lui que les médias ont propulsé vers une position-pivot dans le milieu. Et j’estime que ce traitement unique d’un journaliste par les médias n’est pas dû au hasard actuellement.

    Et je me fous royalement de que dit Jean Gabard.

    Par contre, Jean Gabard provoque des réactions de rejet à cause de sa manie infantile d’exiger une écoute spéciale sur les blogues: il se fait tout simplement remettre à sa place. Rien de plus, rien de moins. Et il doit s’en prendre à lui-même: Jean Gabard a fait de lui le M. Pignon de la question féministe.

    [Je seconde vigoureusement et énergiquement cette intervention. Bravo. – Ysengrimus]

  33. Boume said

    Eh merci Ysengrimus! La moutarde commençait sérieusement à me monter au nez.

    cf ci-dessus pour comms. Désolé(e): j’me méfie.

    Roman de Renart, dernière année de l’école primaire (à une certaine époque…) : on nous avait montré les personnages en diapositives… Ysengrimus s’appelait Ysengrin …

  34. ysengrimus said

    Pour notre saine méditation autocritique (masculine) collective:

    http://www.jesuisfeministe.com/?page_id=1792

  35. Caravelle said

    Une fois de plus, Ysengrimus, tu voyais juste en 2009, comme les éveils de 2011 semblent trop lentement le manifester… Et toi, le Loup, tu n’as pas eu besoin du crime de DSK pour aborder frontalement cette question, qui est importante, sensible, grave…

  36. ysengrimus said

    À partir de maintenant toute intervention de Jean Gabard sera assortie d’une note de pied d’Ysengrimus le replaçant ouvertement dans la perspective critique requise. Jean Gabard finira par cesser de coller, car, sur son cas chronique, ici, on ne fera pas de prisonniers. La misogynie maladive érigée en doctrine fontamentale a ses coûts. Le Carnet d’Ysengrimus est un site féministe ou les Jean Gabard se doivent d’apprendre à numéroter leurs abattis.

    Jean Gabard, donc, est un réactionnaire explicite. Il cite la Bible, fait la promotion de la famille, de l’école, du travail et de toutes ces valeurs fétides qui ne nous valent rien de rien. C’est aussi, surtout, un misogyne militant. Son style onctueux, hypocrite et minaudier ne doit pas faire rater le fait qu’il ne fait pas vraiment dans la dentelle. Jean Gabard dit: tout est de la faute des mères, les femmes ont pris trop de pouvoir dans la société contemporaine, le féminisme est nuisible, il faut revenir aux bonnes vieilles valeurs. Ce qui est spécifique à Jean Gabard, si tant est, ce n’est pas son dispositif doctrinal, vision vieillotte d’abbé frustré en oripeaux faussement contemporains, mais plutôt ses procédures de noyautages. Il infecte la réflexion d’une critique constructive du féminisme (du type de celle qui s’articule ici) et cherche à la fendiller, la niquer, la récupérer, la crever, la faire pourrir, uniquement et exclusivement pour alimenter son terreau de vues arriérées. Un faux penseur comme Jean Gabard est la flamboyante confirmation de l’urgence de la continuité stable et durable d’un combat féministe vif, ferme et crucialement renouvelé.

  37. jipé said

    Bonjour à toutes et tous…

    Je suis très content de lire vos « appréciations » sur Monsieur Gabard, lol! Je partage bien votre avis et j’ai le même style de débats sur un autre forum :

    http://www.forum-metaphysique.com/

    La conversation avec M. Gabard ce trouve ici:

    http://www.forum-metaphysique.com/t8014-le-feminisme-et-ses-derives-genre-dans-le-trouble#284279

    Je vous souhaite une bonne continuation et restez, Mesdames, ce que vous êtes !

    Amicalement

  38. Susanna said

    Les défenseurs du système aimeraient nous faire croire que l’affranchissement de la femme serait une des conséquences positives du capitalisme globalisé. La féminisation du marché de travail dans les pays du sud global, selon eux, a occasionné une transformation massive au niveau des rôles de genre et au niveau de l’organisation de la vie familiale. Les néolibéraux ont même accaparé le langage de l’égalitarisme, de l’humanitarisme et du féminisme pour légitimer leurs politiques impérialistes et nettement anti-femmes. Prenez, par exemple, la guerre en Afghanistan, justifiée comme une sorte de mission libératrice des femmes voilées et burkinées.

    Je n’accepte pas que le discours féministe soit détourné à des fins réactionnaires. Selon la théorie marxiste, le féminisme est une force révolutionnaire, une lutte non seulement pour la libération des femmes du patriarcat mais aussi la libération de tous les peuples opprimés et de toute forme d’oppression, que ce soit économique, sociale, religieuse, etc. Mon féminisme à moi est un féminisme internationaliste, solidaire avec les travailleurs, les pauvres, les personnes LGBT, les personnes âgées, les personnes aux prises avec une difficulté physique, les personnes de couleur. Mon féminisme à moi est un féminisme qui garde comme principe l’inextricabilité de la lutte pour la libération des femmes et la lutte contre le système capitaliste. Mon féminisme à moi rejette toute forme de paternalisme, incluant celui qui consiste à insister sur une théorie féministe hégémonique, c’est-à-dire, la promotion d’une seule vision de la libération féminine comme étant la vraie. Je cite comme exemple ici l’organisation FEMEN qui œuvre à imposer sur les musulmanes leur propre marque de féminisme, exploitant très souvent les mythes et les stéréotypes les plus crasses et rebattues pour le faire. Mon féminisme à moi laisse un grand espace pour l’auto-critique afin d’éviter son détournement vers le fascisme.

  39. Sophie Sulphure said

    Le féminisme de droite à l’action:

    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201310/15/01-4699624-janette-bertrand-et-20-personnalites-feminines-appuient-la-charte-des-valeurs.php

    Le fait que je sois femme ne m’oblige pas a me joindre à ce lot de vieilles réactionnaires. Oh, non!

  40. Vanessa Jodoin said

    En plein dans le mille, notamment sur le schisme récent eu sein du féminisme officiel autour de la question du voile. Les féministes de droite quittent le navire de la Fédération des Femmes du Québec… qui continue, au demeurant, de pas être assez à gauche à mon sens…

    [Oui, madame. Exactement. – Ysengrimus]

  41. Demian West said

    Oui mais y a-t-il des femmes anarchistes de droite, c’est que je voudrais bien les rencontrer pour deviser avec elles de choses et d’autres et plus si consanguinité.

    C’est fichtrement bien écrit selon la coutume d’Ysengrimus qui a du sang de loup dans les veines, lui aussi.

  42. Robert Bibeau said

    De fait ami PAUL ton texte pose davantage la question que peut-on appeler la DROITE versus LA GAUCHE bien davantage que celle du féminisme DROITE OU GAUCHE.
    Allons-y.

    Pour moi, une orientation politique et une organisation politique (féministe – politique-politicienne – électorale – associative de résistance etc.) est TOUJOURS une organisation de classe sociale -défendant les intérêts d’une classe sociale ou d’une autre. POLITIQUE = LUTTE DE CLASSES SOCIALES.

    1) Évidemment les pseudos-démocrates mais véritablement bourgeois me diront que nombre de prolétaires votent Libéral – PQ – Bloc – QS et même CAQ donc mon raisonnement ne tient pas.

    2) Je réponds que toutes la population du Canada se partage/divise en trois classes sociales 1) la grande bourgeoisie – 2) La petite bourgeoisie contre laquelle je m’acharne depuis des années 3) la classe ouvrière. Tout individu dépendant de sa pratique de la manière qu’il gagne sa vie, de ce qu’il possède ou non. se rattache à l’une ou l’autre de ces 3 classes.

    3) Tous les partis politiques et organisations politiques existants défendent les intérêts de l’une ou de l’autre de ces trois classes sociales même si ils ne le disent pas et même si leurs adhérents ne le savent même pas. C’est le programme politique d’un parti politique qui vous révèle quelle classe sociale ce parti défend – et aussi ses politiques une fois au pouvoir. Exemple: le PQ semblait un peu différent des libéraux dans l’opposition,ils sont identiques une fois au pouvoir.

    4) Au Québec, tous les grands partis politiques représentent la grande bourgeoisie alors que QS et les partis communistes – socialistes – progressistes représentent les intérêts de la petite bourgeoisie – une fraction ou une autre. AUCUNE organisation – AUCUN parti ne représente les intérêts de la classe ouvrière qui depuis des décennies n’a aucune organisation politique – cette classe est muette politiquement et quand elle veut parler elle sort dans la rue avec les étudiants – les chômeurs – les grévistes – etc.

    5) Ne perd pas patience PAUL – On arrive à tes féministes ASSOCIATION DITES DE DROITE = groupe féministe au service de la classe dominante – la grande bourgeoisie – tu as raison de souligner que les Conseils de patronat font l’affaire et se préoccupe à leur façon de féminisme. EXEMPLE Margaret Thatcher s’empare du pouvoir en GB est-ce une victoire pour les femmes? OUI pour les femmes d’affaires de GB – La reine des salopes défendra dorénavant leurs intérêts qui sont ceux de toute leur classe (homme ou femme d’affaires).

    LOUISE MICHEL dirige un peloton de résistance sur les barricades à Paris pendant la Commune. Est-ce une victoire pour les femmes? OUI pour les femmes prolétariennes parisiennes mais pas pour les femmes de grands bourgeois effrayés par la commune.

    6) Les groupes féministes au Québec sont toutes des associations féministes noyautés – contrôlées par la bourgeoisie – surtout la petite-bourgeoisie gouailleuse – pédante – scolarisée – méprisante – qui se croit lettrée et intelligente alors qu’elle est d’une totale insignifiance politique au service des riches et quémandant ses subventions pour mener des petites actions habituellement dirigées contre une section ou une autre des femmes prolétarisées.

    Il y a trois sortes d’organisations féministes – c’est-à-dire menant la lutte de classe sous l’angle politique et la défense des intérêts des femmes de leur classe sociale:

    1) Les associations de femmes de la grande bourgeoisie qui comptabilise leurs victoires en nombre de sièges aux conseils d’administration qu’elles ont conquises;

    2) Les associations de femmes – féministes – de la petite-bourgeoisie. Une classe sociale assez nombreuse dans nos sociétés occidentales aux emplois tertiaires très nombreux. Ces associations féministes sont très nombreuses – tapageuse parfois – ostentatoires comme la petite-bourgeoisie artistes – gens de théâtre – sportifs – vedettes qui payent pas leurs dettes – journalistes – grattes papiers – professeurs d’université totalement pédant à l’EGO démesuré bref de grandes gueules c’est leur métier chaque jour de l’année. Ceux là comptabilisent leurs victoires quand une FEMEN se promènent les seins nus au Carré St-Louis. Une féministe hystérique crache au visage d’une femme voilés dans Parc Extension, une prof d’université lesbienne de surcroit décroche une médaille du mérite du Gouverneur du Canada pour ses études sur l’impact du voile sur l’ovule fécondé intra-utérins entre 6 et 8 semaines dans une résidence du Miland en l’an 2000 avant la charte et comparaison par la courbe de régression en 2014 après l’adoption de la charte. Une autre féministe a pris le contrôle du Parti Québécois – elle fait la même politique que Boisclair aussi féministe mais c’est pas grave c’est une femme au pouvoir.

    Bref le rôle essentiel du noyautage des organisations féministes par les femmes petites-bourgeoises est de a) laisser croire que ce sont là les politiques – orientations – luttes de gauche – progressistes b) duper les femmes et les hommes prolétaires sur ce que sont véritablement des orientations féministes prolétariennes.

    Et le résultat c’est que tu sembles tout fucké et tu ne sais plus ce que sont des revendications féministes prolétariennes (la seule et unique gauche) et tout le reste de la merde petite-bourgeoise. L’élection de Pauline Marois ne fut pas une victoire féministe en autant que les femmes prolétariennes sont concernées.

    • «Bref le rôle essentiel du noyautage des organisations féministes par les femmes petites-bourgeoises est de a) laisser croire que ce sont là les politiques – orientations – luttes de gauche – progressistes b) duper les femmes et les hommes prolétaires sur ce que sont véritablement des orientations féministes prolétariennes.»

      Je seconde.

  43. Chantal Caron said

    J’avoue avoir pris plaisir à lire votre texte, mais les petites leçons paternalistes même pas voilée, même pas gênées d’être aussi mecsplicatrices et phallocrates restent insultantes à l’intelligence des féministes. Habile rhétorique mais sérieusement éraillées par le manque de perspective.

    • Vanessa Jodoin said

      Typique autoprotection féministe de droite. Il a pas le droit de parler (encore moins de critiquer) parce qu’il a une bite, c’est ça? Mais moi j’en ai pas. Alors il faudrait me dire ce que tu trouves de faux dans son papier parce que là, j’vois pas… Des arguments svp…

    • Demian West said

      Chantal Caron;

      Vous devriez nuancer votre appréciation de Laurendeau. Car il est si discret qu’il se cache souvent derrière un pseudo Ysengrimus, et qu’en plus sa photo en avatar de Laurendeau est un arsenal d’instruments de batterie mais qui donnent à voir son vrai visage d’une personne quand on regarde cette photo en anamorphose.

      C’est dire s’il a une nature féminine encore plus présente dans sa prose qui est presque de la dentelle qu’on trouve dans les tableaux de Vermeer. Pouvez-vous dire mieux ?😀

    • Pierre JC Allard said

      Ah Vanessa, que ferions nous sans vous! La pensée de Paul, surtout parlant de féminisme, me semblerait incomplète sans votre jupon qui dépasse…🙂

      Bonne question à poser, en effet… à ne pas prétendre rhétorique, mais à accepter maïeutique: qu’y a-t-il de faux dans cette analyse de Paul?

      Dans le développement: RIEN… l’analyse est excellente, je le disais en juin dernier avec la sobriété qui veut seoir à l’évidence. Mais alors? Alors, il y a une prémisse de cette analyse qui me trouble… La femme soumise est-elle VRAIMENT … «une sorte de caricature du passé, (…) dont la cause est indubitablement foutue»? Rien n’est moins sûr.

      D’abord, il y a l’islam qui ne le voit pas du même œil et qui avance – il faut être dans un profond déni pour ne pas le voir – dans un monde où la RELIGIOSITÉ même est en phase ascendante. Mais il y a surtout l’implacable réalité qui laisse causer les sophistes à la mode, mais qu’on retrouve bien en place quand se terminent leurs digressions.

      La réalité, c’est qu’il y a des humains mâles et femelles dont la morphologie, mais aussi la physiologie et la production hormonales et donc les émotions sont aussi différentes. Ils ont des forces et des comportements différents. Ils sont adaptés à des fonctions différentes. COMPLÉMENTAIRES.

      Des fonctions d’égales valeur et importance, puisque, les sexes sont en symbiose et n’existent pas l’un sans l’autre, mais les vouloir interchangeables est une abherration. Ne pouvant changer les fonctions, les insignifiants volubiles qui se prétendent nos philosophes modernes s’amusent à vouloir changer les rôles. C’est possible, mais ce n’est pas souhaitable. On peut enfoncer de clous avec le talon d’une chaussure, mais ce n’est la meilleure façon.

      Bien sûr, une femme peut être formée à penser comme un homme et la Thatcher nous a fait la guerre des Malouines, mais son talent aurait été mieux utilisé à penser comme une femme…. et pourquoi pas à montrer les avantages de la paix? Notre monde souffre d’une déficience de « yin’ »… pendant que les femmes jouent aux soldats. Il faudra corriger ça … et ça viendra NATURELLEMENT.

      La nature qui était là avant nous donne parfois des indices. Le coït est un acte d’agression évident. Des millénaires d’apprivoisement puis de séduction ont permis qu’il devienne consenti, puis une marque d’amour. Mais la nature de l’acte ne change pas. Il est le symbole incontournable d’une SOUMISSION. L’humanité est d’intégrer cette soumission à l’amour.

      Et la fonction de l’homme-initiateur comme de la femme-nourricière ne changera pas. Une société qui incapable de cet amour, étanche à une acceptation respectueuse des différences, veut pallier cette carence en transformant au niveau des mots les anomalies en normalité ne peut qu’aller vers sa ruine.

      La femme CHOISIRA de redevenir soumise – d’ailleurs y a-t-elle sincèrement jamais renoncé? Mais la femme soumise, ce peut être Aspasie, pas seulement Bécassine.

      PJCA

      • Il faudrait produire un Principe de Godwin du débat féministe incorporant l’aphorisme suivant: Dans toute discussion sur la question du statut de la femme, quand le débat se masculinise, la possibilité de mentionner madame Margaret Thatcher tend vers 1…

  44. Marly said

    Il y a de plus en plus de fait sur la progression sociologique des femmes qui confirment cette analyse, pourtant encore fortement originale.

  45. Je reviens sur ce site pour remercier « le Carnet d’Isengrimus » de la promotion faite à Jean GABARD et à l’essai «Le féminisme et ses dérives – Rendre un père à l’enfant-roi».

    Les intervenants sur ce site, ayant un minimum d’ouverture, peuvent en effet être interpellés par les adjectifs accolés à mon nom et souhaiter en savoir davantage.

    Écoutant (émissions radio TV) ou lisant (articles livre) mes propos, ils sont alors surpris de ne rien y trouver de misogyne, réactionnaire, arriéré. Ils ne trouvent pas non plus la phrase que l’on essaie de faire passer pour mienne en l’écrivant en italique (Jean Gabard dit: tout est de la faute des mères, les femmes ont pris trop de pouvoir dans la société contemporaine, le féminisme est nuisible, il faut revenir aux bonnes vieilles valeurs. ) ni même une idée plus ou moins proche.

    Constatant l’ignorance ou la mauvaise foi de mes détracteurs, ils comprennent alors beaucoup mieux pourquoi je parle de dérives chez certains féministes, particulièrement quand ils s’aperçoivent que la première dérive que je dénonce est celle qui consiste à être persuadé de détenir la vérité et de ne plus accepter la moindre critique.

    Ceux qui deviennent alors « mes lecteurs » ont alors envie de connaître quelles sont les autres dérives qui nuisent à la marche vers la démocratie et des relations hommes/femmes apaisées.

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