Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Au travail, la femme tyrannise la femme. Alors, bon… haro sur le féminisme? Non: haro sur le capitalisme…

Posted by Ysengrimus sur 1 octobre 2009

Une des correspondantes américaines d’Ysengrimus, Claudia [nom fictif], une femme affirmée, moderne, n’ayant pas froid aux yeux, professionnelle dans un organisme gouvernemental chez nos voisins du sud, m’écrit ceci, en une diatribe de colère contre sa petite cheffe. Connaissant ma vive sensibilité féministe, elle prend un minimum de précautions, mais bon, vous allez voir que c’est assez raide quand même (publié et traduit avec l’autorisation de l’auteure):

Ysengrim, I know that you will consider this terrible, but I would so prefer to work for a man than a woman.  I so prefer to make a man look good than a woman, to work to enhance his image.  I enjoy being servile to men.  Women are petty imbeciles who deserve shit. They are tyrants always having to go over the fucking top to « prove » themselves.  There was a story in the New York Times about executive women wearing CATHETERS because they are determined to not let their elimination requirements get in the way of work. Women have only made the working environment worse, more oppressive.  They were better stuck in the home serving their men.  I would love to be a retro wife, working all day to make everything comfortable for my husband, greeting him at the door in an apron and heels and kneeling to receive his cock.  I am old fashioned that way…

 [Ysengrim, je sais que ce que je vais te dire va sonner affreux à ton oreille, mais j’aimerais tellement plus travailler pour un homme que pour une femme. J’aime tellement plus cela, faire bien paraître un homme, oeuvrer à améliorer son image. J’adore être servile envers les hommes. Les femmes sont des sottes mesquines qui méritent bien qu’on les emmerde. Elles sont des tyrans qui doivent toujours en rajouter et en rajouter, putain, pour «faire leurs preuves». Il y avait ce reportage dans le New York Times à propos de femmes cadres portant des CATHÉTHERS, déterminées qu’elles sont de ne pas laisser leurs besoins d’évacuation des eaux troubles interférer avec le travail. Les femmes n’ont fait que détériorer le milieu du travail, le rendant pire qu’il était, plus opprimant. Elles étaient bien mieux, piégées à la maison, au service de leurs hommes. J’adorerais être une épouse rétro, me consacrant toute la journée au confort domestique de mon mari, l’accueillant à la porte en tablier et talons aiguilles et m’agenouillant pour recevoir sa bite. Je suis vieux jeu, dans ce genre…]

Pas question de remettre en question mon féminisme face à ce commentaire choc, légitime expression de colères et de frustrations diverses, venant d’une femme contemporaine n’ayant vraiment pas grand-chose de si vieux jeu que cela… Analysons un peu les vues cruciales de Claudia, femme professionnelle critiquant vertement les femmes professionnelles. Bon, les femmes petites cheffes sont tyranniques, intrusives et condescendantes, surtout envers les autres femmes, sur lesquelles elles assouvissent leurs compulsions compétitives en toute impunité «professionnelle». Je ne vais pas nier cela. Des tas de travailleuses me le rapportent avec une ferme et tonitruante constance. Les hommes petits chefs sont baveux aussi, hein, ne nous y trompons pas. Ce ne sont tout simplement pas exactement les mêmes travers qui jaillissent, dans le feu quotidien de l’action. Le fait est que c’est, en fait, la position de petit(e) chef(fe) même qui est en cause. Véritable cancer social méconnu, le petit patron, le contremaître, le supérieur hiérarchique immédiat, le micromanager, le garde-chiourme ancillocrate, le chef de service, retors ou abstru, carotte ou bâton, mielleux ou fielleux, est souvent la cause de bien des démissions. On ne quitte pas une grande fonction, on quitte un petit patron, est un aphorisme qui a pris corps longtemps avant que les femmes ne se consolident dans le milieu de travail. Le drame est donc, tout simplement, que, désormais, la portion féminine de l’humanité occupe aussi cette position archie-honnie et purulente de soumission aussi cruelle que paradoxale du cadre. La femme assume en toute simplicité sa position de cadre, ne l’améliore pas, ne la transforme pas, ne la réforme pas, ne la bonifie pas et la poisse des ses propres défauts. Il y a certainement, pourquoi pas, un style condescendant, intrusif ou tyrannique typiquement femme et nul doute que la position de petite cheffe ne manque pas, les mois et les années aidant, de mettre ces caractéristiques en saillie, comme l’eau du ruisseau annonce les cailloux. Triste mais vrai. Quoi de plus efficace, en effet, que la culture intime des femmes pour tyranniser des femmes?

Donc, souffrir pour souffrir, sous le faix d’un petit chef ayant axiomatiquement (car c’est l’axiome de la hiérarchie du travail capitaliste qui ne bouge pas ici) ses défauts de petits chefs, Claudia (croit qu’elle) préfère un homme. Il semble bien que la douceur riche et onctueuse de ses fantasmes socialement régressants atténue(rait) l’inévitable douleur de se faire, de toute façon, traiter comme un chien sur le lieu de travail. Chez les autres femmes dudit lieu de travail, Claudia ne trouve que compétition forcenée, jalousie mesquine, et une amplification professionnelle des vieilles chicanes et arguties de prérogatives féminines. Leur arrivisme est accentué par l’exemple drolatique du port de cathéters au travail, dans un environnement où les pauses-pipi sont d’évidence encore conçues au rythme de vessies plus amples. Détermination, résistance physique, sens du devoir, débrouillardise, tous ces traits féminins de bonne futaie sont distordus et gauchis par l’entreprise qui se les approprie et les asservit, en fabriquant de toutes pièces la docilité des travailleuses et la tyrannie des petites cheffes et, surtout, en se perpétuant derechef en elles.

Ma sorcière bien aimée attendant son époux devant son fourneau devient alors (pour Claudia, qui ne cuisine pas et est célibataire) une sorte de vision abstraite de nostalgie idyllique. Le bon sauvage de Rousseau, en quelque sorte, attendu, naturellement, que Rousseau ne s’était pas trop promené pieds nus dans les bois au moment de la formulation d’un tel modèle social illusoirement régressant. Bon sauvage de Rousseau dont Marx disait qu’il était le bourgeois contemporain fallacieusement isolé de ses contraintes sociales immédiates et transposé dans une forêt immémoriale de toc. Les femmes n’ont fait que détériorer le milieu du travail, le rendant pire qu’il était, plus opprimant. Naturellement, les femmes sont férocement méthodiques, terriblement efficaces et, conséquemment, l’atelier tertiaire capitaliste ne va pas se transformer en communauté sociale civilisée et progressiste simplement parce qu’on en gave les structures de personnes méthodiques et efficaces… Si l’atelier tertiaire décline, tourne en rond, gaspille ses ressources et entretient des tâches absurdes pour protéger les parasites qui s’y nichent, remplacer l’homme qui fait tourner ce genre de rouage par une femme compétitive qui vaut aller jusqu’au bout pour «faire ses preuves», ne rendra l’atelier tertiaire que plus «performant»… justement, dans sa logique propre, qui est celle de son pensum délirant et de son fonctionnement socialement fautif.

La preuve est faite. Claudia peut en témoigner. La présence de femmes dans la structure d’exploitation capitaliste ne change pas fondamentalement le caractère inique de ladite exploitation capitaliste. Pourquoi le ferait-elle? La femme n’est pas la démiurge de la société entière. La femme n’est pas plus libre que l’homme du mode de production dans lequel elle évolue. Elle est l’égale de l’homme ici aussi… Les divers féminismes, comme les divers environnementalismes, ne peuvent pas (ou plus) cultiver la croyance globalisante voulant que la solution historique à une discrimination circonscrite réformera la société. Le réformisme est une faillite. Il est fautif d’accuser des femmes (ou des hommes) de ne pas avoir révolutionné des structures que justement, elles endossent au point d’y devenir des intervenantes d’avant-garde. La nouvelle Ministre de la Santé iranienne, une femme, est fermement ayatolliste et islamiste… Ne vous y trompez pas. Elle réforme plus par ce qu’elle est que par ce qu’elle fait ou pense. Il est naturellement aussi fautif de rêver de renvoyer la femme dans sa cuisine. Le commentaire caustique de Claudia, du haut de son célibat, le montre bien: il est plus aisé de fantasmer le soi-disant paradis perdu quand une robinsonnade idyllique ne nous en fait voir que le côté faussement sexy. Régresser à la campagne pour fuir l’industrialisation, est une vieille lune illusoire, digne du Charlie Chaplin de Modern Times.

La montée des femmes dans les structures hiérarchiques capitalistes ne démontre qu’une chose. Le problème n’est pas avec les femmes… les femmes, que voulez-vous, le temps historique venu, quand on ne les entrave plus, elles grimpent dans ces structures, y «réussissent» et y deviennent des louves pour la femme (et l’homme)) aussi efficacement que les hommes sont des loups pour l’homme (et la femme). Le problème est avec ces structures mêmes. Ni hommes, ni femmes, ni enfants, ni petits personnages verts de contes anciens ou de science-fiction moderne ne pourraient les réformer. Elles poursuivent leur développement aveugle qui est celui d’une mutation et d’une crise. La frustration régressante de Claudia impose une analyse progressiste: haro sur le féminisme? Non: sur le capitalisme… Le féminisme (même le féminisme de droite, celui que nous impose la simili-militante médiatique), et surtout, la montée en force du pouvoir des femmes, est un des nombreux révélateurs du fait que le capitalisme ne peut pas servir l’harmonie sociale et que des changement sociaux plus profonds sont encore à venir. Ce n’est donc pas que les femmes font pire… c’est que le capitalisme continue sur sa lancée de faire pire (selon sa tangente spécifique) malgré l’apport des femmes. La distinction homme/femme continue de s’estomper à mesure que les emmerdements des deux dignes représentants de l’humanité s’accentuent et convergent dans l’entreprise. La femme petite cheffe n’a en rien fermé le cycle des changements sociaux fondamentaux auxquels nous nous devons tous.

Et ces changements sociaux fondamentaux viendront bien plus vite que Claudia ne retournera dans sa cuisine (sa cuisine réelle, de femme soumise d’autrefois. Sa cuisine de fantasmes, celle là, elle fait ce qu’elle veut avec).

880

La femme n’est pas plus libre que l’homme d’un mode de production autoritaire. Elle est l’égale de l’homme ici aussi…

.
.
.

Paru aussi dans Les 7 du Québec

.
.
.

Advertisements

13 Réponses to “Au travail, la femme tyrannise la femme. Alors, bon… haro sur le féminisme? Non: haro sur le capitalisme…”

  1. Tourelou said

    Je pense aussi qu’il faut s’occuper de l’entièreté du défi, le capitalisme, la soif du pouvoir, et ce n’est pas un problème de queues ou d’ovaires.

    Claudia, qu’est-ce qui l’empêche de retourner à sa cuisine? Je trouve cela très valorisant de profiter de ses propres profits en savourant des plats maisons préparés avec amour. Voilà une bonne façon de tourner le dos au capitalisme et je ne vois pas cela comme un piège, au contraire, mais comme une partie de la solution, soit la libération de la femme et de l’homme à la valise sur ce mangeur de chair.

  2. Francois said

    Bonjour Ysengrimus,je n’ai pu m’empêcher de vouloir commenter votre texte.

    D’abord le positif.

    – Votre volonté de participation aux débats sociaux.
    – Votre plume pleine de verve et d’érudition.
    – Votre engagement envers les femmes.

    Ensuite le moins positif.

    – Votre style boursouflé et hyperbolique.
    – Votre inductivisme caracicatural (partir d’un seul cas et tirer une conclusion universelle)
    – Votre épistémologie durkheimienne (les structures socio-économiques déterminant les moindres comportements individuels)
    – Votre manque de sens historique (depuis combien de temps les femmes sont-elles (partiellement) intégrées au marché du travail? Les changements sociaux se font-ils en un jour?)
    – Votre acharnement contre une vision essentialiste du capitalisme, sans fondement empirique: le XVIIIe siècle est-il le XXe siècle?).
    – Votre idéologisation à outrance et, conséquemment, votre manque de souplesse pragmatique (cette critique déborde le cadre de l’article auquel je réponds).

    Je laisserai sous cette forme télégraphique les quelques commentaires que la lecture de votre article a suscitée chez moi. Ma réponse était probablement inutile, et inutilement polémique. Car je ne crois pas que nous partagions des bases théoriques (je ne parle pas de valeurs) sufisamment communes pour qu’un dialogue émerge. Mais bon… c’était plus fort que moi.

    Félicitation tout de même pour votre site, ambitieux et très bien fait. Vous attirez d’ailleurs souvent des commentateurs d’une grande qualité.

    Message très surprenant (et divertissant) de Claudia d’ailleurs.

    • ysengrimus said

      Et voici justement un commentateur de grande qualité de plus… Maintenant, pourquoi « épistémologie durkheimienne », pourquoi pas: épistémologie marxiste?

  3. Francois said

    Pourquoi pas les deux? Épistémologie durkheimienne (par opposition à weberienne): l’individu est déterminé par les structures. Épistémologie marxiste: l’individu est déterminé, principalement sinon complètement, par les structures socio-économiques. Je simplifie à l’extrême, bien sûr.

    Mais vous esquivez mes commentaires critiques, Ysengrimus. Votre énergie polémique serait-elle tarissable?

    Bien à vous

    • ysengrimus said

      Épistémologie marxiste: l’individu est déterminé, principalement sinon complètement, par l’organisation de la vie materielle et la lutte des classes dans une société toujours historicisée (ceci souvent confondu, par la lecture bouregeoise de Marx, avec « les structures socio-économiques »).

      Mon énergie polémique, comme vous dites, n’est pas tarissable, elle est maïeutique. Nuance. Les commentaires de grande qualité que vous saluez -et que je salue aussi- viennent bien de quelque part…

      Il faut les laisser venir et les laisser parler…

  4. Francois said

    Je vois… Ma mécompréhension du marxisme viendrait de la lecture bourgeoise que j’en fais. Pourtant, je vous assures, je suis un étudiant avec peu de ressources et encore moins de pouvoir sur les moyens de production.

    De plus, susciter des commentaires et faire émerger la vérité sont deux choses différentes. Surtout quand la communauté de blogueurs que vous rejoignez a déjà un penchant bien à gauche (à moins que là brille la vérité?).

    Pour finir, soliloquer est une chose ennuyante.

  5. Yannick Formatique said

    De mon côté, je rejoins l’auteur… tout simplement.

  6. kim said

    Bonjour,
    Ayant été boat people pour fuir le communisme (réel, pas idéologique), je trouve toujours un plaisir nostalgique à lire des textes que j’étais obligé d’apprendre et de réciter par coeur dans tous mes écrits malgré moi durant cette époque.

    Le film Le concert est émouvant de vérité.

    [Le communisme n’existant pas encore, je vous annonce que vous n’avez fui que la décolonisation… Chacun son camps… – Ysengrimus]

  7. Lien vers cet article du Carnet d’Ysengrimus.

  8. Bertin Sanier said

    Excellent article, merci beaucoup 😉

  9. Razowski said

    Un exemple

    Je suis femme avec une femme responsable de service, laquelle a « les dents qui rayent le parquet » au point de faire en sorte que je ne ne puisse pas faire évoluer mes compétences et ce, depuis le début, où elle m’a signifié que si je devais réussir le même concours qu’elle, je cite: « il faudrait que je dégage ».

    Facile, dans la fonction publique, de se prévaloir de son grade pour manquer de respect et écraser les collaborateurs puisqu’il n’y a que celui-ci qui compte quoi qu’il arrive. Et ce sont les « hauts gradés » qui en sont les premiers responsables. On conseille d’avoir le courage de dire les choses mais c’est toujours le moins gradé qui a tort. Ou bien, il passe pour un emmerdeur qui tôt ou tard est laissé de côté. Et lorsque l’on rencontre un compréhensif, un qui veut bien nous écouter, il finit par nous dire qu’il n’y a rien à faire, que c’est comme cela alors que c’est une responsabilité qui lui incombe.

    Dès que le directeur me confie une mission qui pourrait me permettre de progresser, d’être valorisée, elle s’arroge le droit de me prendre le travail, sans autre forme de procès, ou de s’immiscer dans le dossier, en me mettant sur le fait accompli ou pire en me « squizzant », en écrivant un courrier aux élus, histoire de se faire mousser, sans faire passer le courrier au chrono et sans l’enregistrer suivant le règlement en cours. Évidemment, je ne figure jamais dans la rubrique « affaire suivie par » et ne reçois pas de copie dans mon casier. Dans chaque projet, je ne suis là que pour m’occuper des choses qu’elle ne souhaite pas faire, donc les moins intéressantes.

    Je précise que je suis plus diplômée et possède plus d’expérience professionnelle dans notre domaine d’intervention et son attitude en dit long sur le manque de confiance en elle, ce qui l’amène à jouer le tyran. Depuis trois ans, je fais les mêmes choses et je végète. Je m’ennuie à mourir. Trois années où j’ai tenté de communiquer à tous les échelons de ce problème, de mon mal être devant ce gâchis de compétences, de formation inexploitées, etc… En vain.

    Cela n’est pas acceptable. Cela revient à nier les compétences de l’autre, à nier ce qu’il représente donc à nier une grande partie de son être. Aujourd’hui j’ai dit non à ses demandes, je refuse désormais de faire le sale boulot pendant qu’elle passe son temps à faire de la veille documentaire, en réunion afin de cultiver sa carrière. C’est une façon de me respecter et je ne reviendrai pas la dessus. C’est terminé.

    C’est une grave erreur de management de mettre à des postes à responsabilités des personnes très jeunes, sans expérience professionnelle et surtout qui ne sont pas formées pour diriger des équipes.

  10. Barbarre said

    «…pas question de remettre en question mon féminisme face à ce commentaire choc…»

    Grand bien te fasse mon ami. Ça n’empêche pas que c’est un -isme constituant un cul-de-sac évolutif. Tout simplement parce que, les populations souscrivants à cette innovation culturelle sont TOUTES sans exception aucune en déclin en raison de leur stérilité (i.e. leur taux de reproduction est profondéement en deça du seuil de renouvellement). En d’autre terme les idividus ou groupe d’individu adhérant à cette innovation culturelle vont s’éteindre et être remplacé par les décendants des individus ou groupes d’individu n’y ayant pas souscrit. La sélection naturelle dans ça plus pure expression…

    Ajoute à la liste des innovations culturelles constituants des cul-de-sac évolutifs: le capitalisme, le marxisme, le communisme, le lénimisme, le maoisme, le productivisme, le civilisationisme et autres prêts à penser ne passant pas le seul test qui compte en fin de compte, celui de la sélection naturelle. Les uns relèvent de l’écosuicide, d’autres engendrant la stérilité, d’autres encore combinainant les faillites pour mieux se perdre.

    Ceci dit mon ami, libre à toi de «croire» à tout les -ismes qu’il te plaira même les cul-de-sac évolutif les plus patents si tel est ton plaisir. Pour autant que tu ne vienne pas me faire chier avec tes -ismes, tu fais comme tu veux. Et je suiverai ma voie de la même façon. 🙂

    [Celle du Social-Darwinisme – Ysengrimus]

  11. Hannah Kamiel said

    À mon avis, l’acceptation naïve et l’intériorisation intégrale par des masses de femmes du modèle de réussite carriériste conçu par le patriarcat constitue une immense régression au niveau social. Il me déprime comment notre compréhension de la notion de l’égalité des sexes et de la lutte pour l’égalité se résume et se réduit au fait d’avoir un accès égal aux mêmes genres d’aliénation, d’avoir l’égalité d’ »opportunité » de gtimper dans les mêmes hiérarchies répressives et tyrannisantes que les hommes. La femme qui travaille vit un paradoxe: elle a besoin de travailler afin de se sentir ‘épanouie’ comme femme, afin d’avoir un sentiment d’’accomplissement’, simultanément, sur le lieu de travail, elle comprend rapidement comment, pour effectuer ce travail, elle doit faire taire et étouffer une immense partie de son être.

    Où est le contre-discours féministe remettant en cause la croyance en vigueur selon laquelle la valeur d’un être humain et sa contribution sociale se mesurent à l’aune de la somme d’argent qu’elle gagne en échange de son travail. Où sont les féministes décroissancistes ? Où sont les braves femmes qui refusent d’alimenter cette culture monstrueuse ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s