Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

La procédure de modération du Carnet d’Ysengrimus

Posted by Ysengrimus sur 15 septembre 2011

Ysengrimus ne cherche pas à remporter un débat mais à l’exposer et à rendre sa position personnelle bien claire au sein de cet exposé…

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Au fuyant (et museleur) Ysengrimus: toutes mes excuses. Je n’avais pas compris le but premier de ce blogue: faire des entrées, à tous prix. D’où le fait que vous assumiez d’être la risée du Web par vos prises de position, du moment que les visites augmentent. Une fois encore très sincèrement, j’admire cette démarche: oser allier ainsi stupidité, suffisance et agressivité pour augmenter le compteur de son blogue, ça demande une échine fort souple. Je ne vous dérangerai donc plus, ce qui vous permettra de ne plus perdre de temps à effacer mes commentaires.

Commentaire (caviardé) de l’intervenant VAKORAN sur le rouleau du billet sur le canular lunaire

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Dans la formulation de ma typologie des blogues, on peut continuer de dire sans vaciller que le Carnet d’Ysengrimus est un carnet d’opinion. On le salue souvent pour la qualité du débat qu’il suscite et, je vous l’avoue ici en toute impudence, de fait, cela ne s’improvise pas. Or justement, puisqu’on en cause, la flamboyante, tonitruante, sulfureuse, sempiternelle mais jubilatoire, foire d’empoigne de mon fameux rouleau du billet du canular lunaire engendre parfois l’amertume d’un certain nombre de pisse-vinaigres hagards, sans contenu précis. Ils se lamentent alors, sous le faix fort lourdingue de leur vide conceptuel, au sujet de la procédure de modération pratiquée en cette enceinte. Pierre-rejetée-devenue-pierre-d’angle, ma petite exergue exemplifie ici, pour la bonne bouche, les blatérations tapageuses de ces dromadaires à la soif éternelle. Pour les visser, et aussi pour le bénéfice d’un vieux copain qui parle justement de toutes ces choses, dans un colloque de rhétorique en ville, il semble que le moment soit venu, sans artifice ni concession, de vous asséner la procédure de modération du Carnet d’Ysengrimus. La voici donc et, comme son code d’éthique pour l’intervention sur carnets publics se tartinait en cinq points, elle, elle se tartine en six:

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1- Le filtre des envois indésirables est activé. Tout envoi publicitaire ou propagandiste émis par un robot est donc automatiquement mis à l’écart ici, par la machine. Le carnetiste vérifie cependant ce lot spécifique d’envois rejetés pour s’assurer qu’une intervention intéressant l’échange ne s’y trouve pas, par inadvertance. L’inadvertance étant ici due au fait que des intervenants intéressants ayant beaucoup posté sur des carnets supportés par cette plate-forme sont parfois relégués dans le filet à mortadelle (spam net) sans raison vraiment valide. Ysengrimus récupère alors ces interventions.

2- Ysengrimus lit personnellement les interventions de ses commentateurs une par une. La requête ferme de modération est activée pour chaque intervention. Le mécanisme autorisant le passage d’un auteur une fois que sa première intervention a été acceptée n’est pas activé. Nous sommes donc sous filtrage fin. Chaque texte est jugé graine à graine, au cas par cas. L’approbation se fait au texte, pas à l’auteur. Le cyber-anonymat des intervenants est intégralement respecté. Il arrive par contre parfois à Ysengrimus de remercier un intervenant d’avoir signé sa diatribe. En conformité avec la doctrine du Carnet Lenteur (Slow Blogging), la bande passante de discussion de tous les billets est ouverte et restera ouverte sine die.

3- Les fautes d’orthographe des interventions sont corrigées par Ysengrimus. Ceci ne doit pas être considéré comme une correction complète (Ysengrimus est un fort mauvais relecteur d’épreuve). Ces corrections sont apportées pour que l’intervention ne soit pas jugée sur sa conformité orthographique, critère qu’Ysengrimus juge non avenu. D’autres conventions s’appliquent. Les mots abrégés sont restitués, les chiffres en chiffres sont remis en lettres. Les points d’exclamation sont retirés. Les triples points d’interrogation sont réduits à un seul. Un protocole de mise en italique ou en gras des citations et des titres est implémenté. Les paragraphes sont souvent reconfigurés (Ysengrimus n’aime pas les paragraphes d’une ligne). Les interventions en anglais sont parfois suivies d’une traduction ou d’une glose-résumé. Globalement, il s’agit de finir avec en main un échange-débat qui sera utilement et agréablement lisible par un tiers. Le jeu des interventions acceptées et refusées est cardinalement déterminé par cette priorité.

4- Les interventions retenues en priorité sont celles introduisant une contradiction de fond. Si un point de vue est défendu dans le billet, le point de vue le contredisant méthodiquement est promu prioritairement dans la discussion. L’exercice se veut fondamentalement dialectique. Le postulat est que le lecteur pourra établir son propre jugement en prenant connaissance de l’intégralité du débat. Ysengrimus ne cherche pas à remporter un débat mais à l’exposer et à rendre sa position personnelle bien claire au sein de cet exposé. Les hyperliens apportés par les contradicteurs (y compris les hyperliens renvoyant à leurs propres sites) sont encouragés (tous les hyperliens sont vérifiés périodiquement et réparés, quand c’est possible). La notion de cyber-provoque (trollisme) n’existe pas sur le Carnet d’Ysengrimus. Toute contradiction y est fermement valorisée. Le plus radicale elle sera, le plus nettement elle sera approuvée. Ceci dit, inévitablement (il semble que ce soit une loi du genre blogue), le carnet développe, avec le temps, une camarilla. C’est un petit groupe d’intervenants habituels qui aiment le Carnet d’Ysengrimus, le lisent régulièrement, et œuvrent à le complémenter. Ce sont les ami(e)s, les compagnons et compagnes de route. Toutes les interventions et hyperliens introduits par la camarilla sont acceptés, sauf les insultes sans contenu (dites insultes inanes) à l’égard des contradicteurs d’Ysengrimus. Le fait d’aimer le carnet et de le défendre bec et ongles ne libère pas de l’obligation d’argumenter au contenu.

5- Sont refusés, sans sommation ni explication, les textes suivants. Les interventions écrites dans une langue qu’Ysengrimus ne peut pas décoder. Les interventions en code MSN. Les erreurs factuelles indubitables (Napoléon meurt à Waterloo ou Toutes les langues viennent de latin ou Neil Armstrong et Buzz Aldrin n’ont pas de passé militaire ou, naturellement, La Shoah n’existe pas ou La femme est intrinsèquement inférieure à l’homme). Il est inutile et oiseux de noyer un objecteur dans le ridicule facile de son ignorance primale (En principe, cette dernière peut d’ailleurs parfaitement coexister avec des objections valides). Les insultes inanes (insultes sans contenu complémentaire, genre: Pauvre imbécile! sans plus) à l’égard d’Ysengrimus ou des autres intervenants. Noter cependant que les textes écrits sèchement, avec arrogance, ou colère, ou virulence, ou dépit, ou amertume, mais véhiculant des idées, un contenu, sont retenus (Ysengrimus, qui grogne sur le monde, ne se prive pas lui non plus de péter sec et de vesser fétide). Les propos enfreignant les contraintes usuelles de la liberté d’expression (propos racistes, antisémites, misogynes, homophobes, diffamatoires, juridiquement préjudiciables, etc.) sont éliminés. Quand le rouleau dépasse trente interventions, on commence aussi à éliminer les redites. Grosso modo, une redite par intervenant est autorisée. Elle fait alors l’objet d’un avertissement explicite (Epsilon, évitez les redites. Le rouleau s’allonge. Vous allez m’obliger à vous caviarder). La redite suivante du même intervenant est éliminée sans autre sommation. Les interventions portant sur le processus même de la procédure de modération (Genre: Ysengrimus pourquoi avoir censuré ma redite. Tu ne respectes pas la liberté d’expression!) sont caviardées sans sommation car c’est là un bruit inutile qui encombrerait la lecture par un tiers. Ysengrimus se réserve aussi le droit d’interrompre un débat subsidiaire entre intervenants s’il le juge excessivement digressant. Ladite interruption est alors signalée explicitement, avec aménité, ou sans. Finalement quand Ysengrimus se fait dire de s’expliquer ou encore d’exposer ses arguments, il répond simplement: relisez le billet. C’est qu’Ysengrimus (redisons-le…) s’efforce d’éviter les redites, y compris les siennes.

6- Autrefois Ysengrimus, nono qu’il est, intervenait comme l’autre intervenant quand il répondait. Un jour il s’est aperçu que cela faussait complètement ses statistiques d’interventions en les gonflant artificiellement des siennes. Maintenant, Ysengrimus ne fait une intervention en bonne et due forme que pour apporter un complément d’information non argumentatif ou citer un commentaire pertinent (anonyme ou non) lui ayant été envoyé privément. Sauf si sa réponse est vraiment très longue, Ysengrimus réplique désormais à la suite d’un intervention par une note de pied entre crochets, en italiques et signée Ysengrimus. Ysengrimus répond aux interventions en français en français et aux interventions en anglais en anglais.

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11 Réponses to “La procédure de modération du Carnet d’Ysengrimus”

  1. PanoPanoramique said

    Il faudrait que ce VAKORAN lise cet excellent protocole. Vous avez bien raison de barrer sans avis des commentaires creux et inflamatoires de ce genre. Des insultes niaiseuses et ensuite un illogisme voulant que pour avoir du trafic il faille dire des conneries fallacieuses qui, en réalité, n’en sont justement pas. Si le canular lunaire est si populaire, c’est que le doute augmente sur cette question, point final. Attirer du trafic pour attirer du trafic, ce serait avec de la porno, ou de la redite de journaux, ou des potins sur les vedettes, ou des sermons d’extrême droite. Vous faites pas ces choses là, vous, Grimus. Vous avez de l’intégrité, vous Grimus, et y en a qui en font des complexes…

  2. Sophie Sulphure said

    Ysen, pourrais-tu expliquer ceci:

    La notion de cyber-provoque (trollisme) n’existe pas sur le Carnet d’Ysengrimus.

    [Sophie, le cyber-provocateur (troll) est un personnage anonyme qui, très spécifiquement, joue l’avocat du diable en introduisant, même sans conviction effective, une position qui attaque vigoureusement le contenu du billet, le subvertit, le corrode, le déracine. Le trollisme n’existe pas ici simplement parce que l’objecteur fondamental, sincère ou non, est celui qu’Ysengrimus souhaite le plus rencontrer dans le rouleau des commentaires. Quand un cabot contradicteur lance le ballon, on le rattrape, on le relance et ça roule. Le troll n’est pas un troll ici. Il est un ami de la dialectique. Un vif et vivace serviteur des conclusions critiques éclairés. La sincérité des sentiments compte bien moins ici que la vitalité des arguments. J’ai bien moins de patience pour les digressants qui se mettent à se lamenter parce que leur petit ego ne mousse pas assez et qui déraillent hors du contenu pour subitement se crêper entre eux ou avec le carnetiste, mais à vide, sans que le débat n’ouvre la moindre facette supplémentaire. Ce ne sont pas des trolls ça (le cyber-provocateur cabotine tant qu’on voudra mais est toujours riche en contenu et fort fidèle au thème en cours d’élaboration). Car les digressants, ce sont presque toujours des petits papoteurs vides, en quête d’effets de copinage ou d’expression folâtre, en mal de connivence interpersonnelle, polie ou maussade, lénifiante ou larmoyante, mais toujours inane. Je n’ai rien contre le folâtre mais, bon, ici, j’ai tout contre le hors-sujet et la dérive papotante de fin de fil de discussion. C’est un carnet d’opinion, pas un forum de cacassage rhizomatique entre amateurs d’autoportraits surdimensionnés. Oui? – Ysengrimus]

  3. Le Boulé du Village said

    Ysengrim, pourquoi cte patente de dialectique, de débat contradictoire que tu veux même pas gagner. Jte suis pas trop trop là. On dirait une sorte de manque de confiance en soi…

    [Tu me suis pas parce que ce ne sont pas des comportements de Boulé, mon Boulé. Vois-tu, les changements d’opinion fondamentale sont finalement des choses assez rares, dans la vie ordinaire. Le diable ne se fait pas usuellement ermite. Pourquoi taper sur l’autre et chercher si maladivement à «gagner» si son acquiescement est voué à n’être qu’un repli tactique parfaitement creux. Les gens qui lisent tout ça (et crois-moi, il y en a) sont pas des cons. Dans une lutte argumentative d’agora ou d’officine, quand on gagne en étouffant l’autre, on perd. Je connais ma position sur les questions, je la partage. Les objecteurs exposent les thèses contraires. Au lecteur de juger. Ce n’est pas un manque de confiance, mon petit Boulé, au contraire. Comme je suis sereinement certain d’avoir raison, je laisse les objecteurs les plus articulés s’exprimer à profusion. L’histoire tranchera bien. En fait, ce sont ceux qui font taire la tempête dialectique par des astuces verbales ou technologiques qui manquent de confiance en soi. Aussi, encore plus important, capital en fait: EN PROCÉDANT AINSI J’AUGMENTE AUSSI MES PROPRES CHANCES DE CHANGER D’AVIS. Pour pasticher Sacha Guitry je dirai: il est madame de mes idées comme de mes chemises, je n’en change que si l’on m’en montre de plus seyantes. C’est rare, vu ma légendaire élégance, mais ce n’est pas une impossibilité intégrale. – Ysengrimus]

    • PeintreInspirée said

      C’est vrai qu’ici, on sent qu’il est possible de CONTREDIRE sans se sentir surveillée, jugée, ou dénigrée. Il y a bien un effet Ysengrimus dans les débats ici. Pourtant Ysengrimus est souvent grinçant, bête et méchant. Mais il ne salit pas la contradiction. Il la combat fair play

  4. Le Gaïagénaire said

    Merci beaucoup de ces précisions.

    [Merci beaucoup de votre remarquable constance… – Ysengrimus]

    • Sissi Cigale said

      Moi aussi, je te remercie, Ysen. La grande qualité des interventions ici, je croyais que cela tenait strictement à la vigueur des sujets et à ton traitement, incroyablement original, du contenu. Je découvre soudain toute une méthodologie d’intendance, précise, ciselée. Une procédure qui respecte le public et l’aime, sous des allures de gros méchant. Aussi, ton protocole nous explique ce que tu fais au lieu de nous dire, avec mépris, ce que nous devons faire. Il est respectueux. Il vient du coeur. Longue vie à la vision qui le sous-tend.

      Vraiment rafraichissant.

  5. Sylvie des Sylves said

    Ysengrim, y a t’il un profil sociologique du caviardé? Aussi, quand cela lui arrive, il/elle réagit comment?

    [C’est un homme jeune, ou qui joue au jeune, de droite (réac explicite ou crypto-réac – l’objection idéologique est un très gros facteur), et qui n’a habituellement pas grand chose de factuel ou d’informatif à apporter. C’est presque toujours ce profil là. Je n’ai pas encore du caviarder de femmes ici. D’abord, bien, il proteste, avec une volée d’insultes encore plus vides et virulentes que le premier lot, et que je caviarde aussi en silence. Il réclame alors des explications que je ne fournis pas. Ensuite, deux options, il se drape dans son ignardise et se retire après une ultime vesse bien sentie (c’est le cas, pour exemple, du foutriquet de mon exergue). Ou encore, comme un roquet corrigé à coup de journal enroulé, il rectifie abruptement ses comportements et se met à renvoyer des plis avec éléments de contenu épars et expurgés des mots-clefs les plus suspects (il se comporte alors comme s’il combattait un filtre-machine, ou un cyber-jeu qu’il faut battre, en passant une ultime fois). Il s’intègre alors pour un temps à la suite de la discussion, pour cependant disparaitre peu après, ne trouvant pas vraiment ici le style creux ou le ton mignard qu’il semble rechercher, souvent celui des petits forums à thèmes épars d’amateurs de bidules techs ou de jeux vidéos…. – Ysengrimus]

  6. catoito said

    Ysengrimus, pourquoi sans explication, sans sommation? Ça fait quand même un peu lapidaire…

    [Oh, autrefois je la jouais amplement dans la déférence pluraliste et le gentil-gentil maximaliste. Ce genre d’élément égotiste n’attend que cela et mise sur cela pour te faire interminablement poirauter. Jadis, donc, j’écrivais au digressant/redondant sans substance privément, cherchais à m’expliquer exhaustivement, à me justifier poliment, Je me faisais imparablement enguirlander et tataouiner. On me sommait (je reprends le mot) de lever tous mes interdits, en me traitant de tous les noms, et en m’érigeant en fossoyeur ricanant de la liberté d’expression. Quand le sentiment, insidieux mais imparable, d’un portrait-robot, d’un profil-cadre stable du digressant/redondant sans substance se stabilisa dans mon esprit, je décidai de m’épargner la perte de temps sèche de tenter de le recentrer sur une ligne thématique dont il n’a cure, ou de lui soutirer un contenu qu’il ne détient pas. J’abandonnai donc, sans retour, dans ce cas spécifique, l’idée d’approcher une personne. C’est pas de la thérapie populaire ici. Maintenant, sur cette question, absolument incontournable et fort lancinante, de la digression/redondance inutile, je m’adresse à un texte. Si ledit texte manifeste les indices du vide résumé dans mon protocole, je caviarde. Au héraut, anonyme et cagoulé, de ce texte de lui redonner de la substance ou d’aller s’épancher dans les milliers de forum de papotte cancanante et papillonnante aujourd’hui disponibles, et au sein desquels il sévit en fait déjà, car, de fait, il est l’homme des blogues comme il y eut jadis l’homme des foules d’Edgar Allan Poe. – Ysengrimus]

  7. Esmeralda, la Gitane said

    Un conneau te dit que Bonaparte est mort à Waterloo. Toi, justement, le grognard, pourquoi le protéger du ridicule comme tu le fais. Surtout qu’on n’a pas l’air de t’épargner, à son tour.

    [Dix grands savants crieront alors « Non, non, à Sainte-Hélène en 1821 » sur tous les tons, insultes et/ou hyperliens à l’appui. On a pas besoin d’encrasser la bande passante avec des truismes désarmants de ce genre. Les gens ici veulent lire du vif, du déjanté, pas l’Encyclopédie du Livre d’Or… – Ysengrimus]

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