Le Carnet d'Ysengrimus

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Hantise de l’interrupteur lumineux II (du nouveau sur les ready-made)

Posted by Ysengrimus sur 7 décembre 2018

Hantise de l’interrupteur lumineux II (photo: Source Vive)

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Simplement prendre note que c’est un interrupteur lumineux, ou que c’était un interrupteur lumineux, qui a changé de destination, puis c’est tout.
(d’après Marcel Duchamp)

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Mort il y a tout juste cinquante ans, Marcel Duchamp (1887-1968) continue de manifester sa présence aussi chafouine que lancinante et je voudrais ici en témoigner de par un charmant petit cadeau du Nouvel An qui me fut offert par ma nièce Iphigénie Civile, le 13 janvier 2018. Comme il s’agit encore de ces si obsédants ready-made, je vais me permettre de résumer le problème du jour à partir de quelques petites citations tirées de la remarquable vidéo À propos des ready-made (entretien de Marcel Duchamp avec Philippe Colin), du 21 juin 1967. D’abord que veut dire ready-made? Marcel Duchamp répond ainsi:

Ça veut dire tout fait, ça veut dire… comme les vêtements de confection, vous savez. Alors, nous sommes arrivés à une conclusion, il y a assez longtemps. […] Il y a toujours quelque chose de tout fait, dans un tableau. Vous ne faites pas les brosses, vous ne faites pas les couleurs, vous ne faites pas la toile. Alors en allant plus loin, en enlevant tout, même la main, n’est-ce pas, on arrive au ready-made. Vous comprenez? Il n’y a plus rien qui soit fait. Tout est tout fait.

(Marcel Duchamp dans À propos des ready-made — 1:20-1:52)

On retracera mes autres développements sur les ready-made ICI, ICI et ICI. Je veux pour le moment concentrer l’attention sur la dimension esthétique du problème qu’ils posent. Bon, en gros, on trouve des hélices, des soupapes, des roues de vélo ou des porte-chapeaux ici et là et on les investit directement comme objets d’art, en leur apportant peu ou pas de modifications. Cela se donne comme prosaïque, ironique, un peu frondeur mais compréhensible. L’objet trouvé qu’on a choisi devient art. L’option (qui a d’ailleurs eu un grand retentissement) semble au départ assez simple. Sauf qu’une autre radicalité est alors recherchée, beaucoup plus ardue, elle. Duchamp:

Au lieu de choisir quelque chose qui vous plaît, ou quelque chose qui vous déplaît, vous choisissez quelque chose qui n’a aucun intérêt, visuellement pour l’artiste. Autrement dit, arriver à une chose… un état d’indifférence envers cet objet. À ce moment–là, ça devient un ready-made. Si c’est une chose qui vous plaît, c’est comme les racines [qu’on trouve] sur la plage, comprenez-vous? Alors c’est esthétique, c’est joli, c’est beau. On met ça dans le salon. C’est pas du tout l’intention du ready-made. L’intention du ready-made, c’est de se débarrasser de cette idée du beau et du laid, comprenez-vous? Et c’est ça qui m’intéresse.

(Marcel Duchamp dans À propos des ready-made — 3:01-3:39)

Sauf que là, ayoye, c’est toute ben juste pas faisable. Tous ces objets que Duchamp a investis comme ready-made sont aujourd’hui dans des musées du monde entier (habituellement sous forme de reproductions, les originaux étant souvent perdus). Et tout le monde se pâme sans fin sur eux, ou rage contre eux. Avec une certaine amertume aigre-douce, Duchamp était parfaitement conscient de la dimension quasi-insoluble de cet aspect anti-esthétisant du problème. N’importe quoi, vous savez, aussi laid que ce soit, aussi indifférent que ce soit, deviendra beau et joli après quarante ans, vous pouvez être tranquille. Alors, c’est très inquiétant, n’est-ce-pas, pour l’idée même de ready-made. (Marcel Duchamp dans À propos des ready-made — 4:46-4:57). Cette inquiétude philosophique est d’autant plus sentie du fait que, de par le ready-made, Duchamp souhaite, fermement et radicalement, faire disparaître complètement la sensibilité esthétique en art plastique, pour la remplacer par une sorte de froid constat factuel, post-industriel, neutre, libre de toutes les contemplations aimantes ou haïssantes. Vaste programme.

Comment doit être regardé un ready-made, ou perçu? — Il ne doit pas être regardé, au fond. Il est là, simplement. On prend notion, par les yeux, qu’il existe. On ne [le] contemple pas comme on contemple un tableau. L’idée de contemplation disparaît complètement. Simplement prendre note que c’est un porte-bouteille, ou que c’était un porte-bouteille, qui a changé de destination, puis c’est tout.

(Philippe Colin et Marcel Duchamp dans À propos des ready-made — 7:48-8:12)

Pour ma part, je croyais dur comme fer que cette option anti-esthétisante de Marcel Duchamp représentait l’échec de la radicalité des ready-made. Je me disais: ti-père, au mieux tu es un grand naïf, au pire tu te fous ouvertement de notre poire, d’imaginer qu’un objet investi (par l’artiste, professionnel ou amateur) comme réalité non-utilitaire restera exempt de toute dimension esthétique. Juste: ayoye. J’étais certain que la mise sur l’axe beau/laid collait obligatoirement, comme effet fatal et conséquence inévitable, au halo sociologique de l’objet (artisanalement fabriqué ou ready-made) investi en soi, comme objet. J’ai donc cru en cet échec de Duchamp sur la dimension esthétique des ready-made, jusqu’en ce jour béni du 13 janvier 2018.

L’expérience que j’ai vécu en ce susdit 13 janvier 2018, dans des conditions parfaitement ordinaires (et très sympathiques) va profondément bouleverser les conclusions que j’avais précédemment mis en place dans mon esprit, sur cet échec qu’aurait subit Marcel Duchamp dans l’élimination de la dimension esthétisante du ready-made. Alors suivez bien le mouvement.

Une semaine plus tôt, le 6 janvier 2018, à la suite d’une première rencontre du Nouvel An, ma nièce, Iphigénie Civile m’annonce en catimini qu’elle aura un petit cadeau pour moi lors de la seconde rencontre du Nouvel An, celle du 13. Ce n’est pas un cadeau méchant et ce n’est pas un cadeau qui se mange. Touché et intrigué, je réclame qu’on me donne au moins un indice, histoire de me permettre de patienter, pendant cette longue semaine. Éminence des Fleurs (qui est visiblement dans la confidence), ma sœur et la mère d’Iphigénie Civile, me dit, sibylline: Relis un [de tes] vieux billet[s] de blogue. S’installe alors —et cela va prendre une grande importance dans la suite du développement— la réminiscence intertextuelle (si vous me passez le mot: c’est-à-dire le fait tout simple de s’ancrer dans un renvoi à un texte déjà écrit, que les personnes impliquées dans l’échange ont en commun comme objet de connaissance). Le blogue étant, par principe, un espace public, je suis forcé de postuler que les quelques 400 billets du Carnet d’Ysengrimus sont englobés dans cette insinuation de ma sœur. Je râle un peu, à cause de ce nombre (il m’est impossible de retrouver le billet auquel il est spécifiquement fait allusion) mais on ne me fournit pas d’indice plus approfondi. Et les choses en restent là, ce jour là.

Le 13 janvier 2018, le cadeau m’est remis par Iréné Lagare, le conjoint de ma nièce, en présence de cette dernière, de mon frère, de mes deux sœurs, et de tous les invités de cette petite rencontre. L’emballage du cadeau est intégralement (et inconsciemment) en ready-made. Il s’agit d’une de ces pochettes de Noël préfabriquées, qu’on utilise ou réutilise pour les petits cadeaux (on m’avoue même candidement qu’elle fait ici l’objet d’une de ces réutilisations). Les papiers décoratifs bouffants que l’on pose habituellement par-dessus le petit présent dormant au fond de la susdite pochette sont ici des pages de journaux, objet ready-made par excellence, s’il en est. Iréné Lagare me tendant le petit cadeau a même un peu des airs de Père Noël (je le lui signale gentiment, complétant tout naturellement le côté culturellement et préalablement codé du gestus). Il est important de faire observer que tout ceci s’est fait en pure spontanéité et sans aucune allusion à Marcel Duchamp ou à quoi que ce soit d’autre que l’unique source intertextuelle que l’on va bientôt découvrir (allusion formulée initialement le 6 janvier). Tout se joue ici dans des conditions parfaitement ordinaires. Quand ma nièce fronce le sourcil devant cet emballage cadeau semi-improvisé, son conjoint explique qu’il  manquait de temps et a du faire avec ce dont il disposait. Et, bon, ça passe. Nous sommes ici dans tout, sauf la lourdingue pâmoison culturelle ou artistique. Dans la spontanéité du mouvement en cours, ces gens ne se prennent aucunement pour des personnages du film Les amours imaginaires de Xavier Dolan, si vous voyez ce que je veux dire.

Je soupèse délicatement le petit cadeau, sans le secouer. Il est léger. Je retire les papiers journaux et m’amuse à les rendre à ma nièce, comme s’ils étaient des documents d’importance. Je déniche finalement, au fond de la pochette cadeau, le petit interrupteur lumineux dont vous voyez la photo au haut de ce billet. Surprise totale et jubilation sentie. Vérification faite ipso facto, il s’agit d’un interrupteur antique dont, crucialement, le déclic est audible. Iphigénie Civile et Iréné Lagare l’ont délicatement recueilli pendant qu’ils procédaient aux rénovations intérieures de leur petit apparte montréalais, datant lui-même de l’époque de l’immédiat après-guerre. Il est alors limpide, pour toutes les personnes présentes, que ceci est une allusion directe au billet de blogue intitulé Hantise révolue de l’interrupteur lumineux (voir notamment le commentaire 10 sous ce billet, qui rapporte à chaud l’événement décrit ici). Comme ce billet fait référence à des souvenirs familiaux, je l’avais posté sur le groupe Facebook secret de ma famille et il a visiblement inspiré ma nièce, lors de ses activités de rénovation domiciliaire.

Arrêtons-nous un instant à l’objet même. S’il est difficile de parler ici d’Art Trouvé (formulation française parfois utilisée pour traduire ready-made — le caractère artistique de l’objet est problématique), il est indubitable que ce petit cadeau est un objet qui est à la fois tout fait et trouvé. Il se qualifie donc parfaitement comme ready-made au sens purement duchampêtre du terme. Là où notre affaire prend tout son sel, c’est qu’à aucun moment dans le processus, aucune des personnes impliquées (notamment les trois donateurs du présent, instigateurs inconscients mais effectifs de son nouveau statut de ready-made) ne se sont engagées sur la voie d’une démarche esthétisante. Personne ne s’est dit que cet objet était joli et que je le poserais sur un espace décoratif… ou qu’il était affreux et qu’en ma qualité d’iconoclaste artistique impénitent, je serais pleinement satisfait de sa hideur. L’objet ici est tout simplement ni beau ni laid et il n’est pas investi comme réalité esthétique ni, du reste, comme réalité utilitaire. En toute spontanéité et sans même que quiconque essaye d’y arriver, la partie la plus ardue du programme de Marcel Duchamp en matière de ready-made vient donc de se réaliser, sous nos yeux, comme si de rien. Investi en présent du Nouvel An, emballé dans un dispositif reçu culturellement l’encodant imparablement comme cadeau (dispositif d’emballage parfaitement ready-made, lui aussi, et ne faisant, lui non plus, l’objet d’aucune émotivité esthétique particulière), cet interrupteur ni beau ni laid, est, un point c’est tout.

La réaction immédiate du tout venant face à ce petit événement a perpétué, toujours sans que qui que ce soit (surtout pas moi) n’y fasse référence, le programme duchampêtre. Entre alors en scène mon frère Coupe-Feu-de-Choc. Il va avancer un certain nombre d’observations parfaitement éclairantes et intéressantes procédant de l’histoire ou de l’ethnologie des technologies. Ainsi, il fait observer que le boîtier de l’interrupteur est en céramique (les boîtiers des interrupteurs modernes sont en métal) et qu’il ne porte aucun numéro de série ou d’identification d’aucune sorte. Ces deux faits confirment le caractère parfaitement archaïque, peut-être même artisanal, de l’objet. Iréné Lagare en fera jouer le dispositif, attirant notre attention sur le fait que la structure interne du mécanisme de la switch est ancienne aussi, et n’existe plus dans les interrupteurs modernes, sous cette forme. Ma sœur Source Vive va même me faire prendre la pose pour tirer une photo de l’objet (c’est la photo supra — son titre est désormais Hantise de l’interrupteur lumineux II). De tous ces commentaires, interventions, observations et analyses, il n’émanera absolument aucune conception concernant l’éventuel beauté ou laideur de l’objet. Il est, un point c’est tout, ni beau ni laid, tout fait. Son impact mental est plus intellectuel qu’émotionnel. Il intéresse mais il n’exalte pas esthétiquement, ni dans une direction (beau) ni dans l’autre (laid). Non, mort de ma mort, Marcel Duchamp n’est pas mort.

Si bien qu’il y a lieu de se demander, l’œil glauque, ce qu’Iphigénie Civile vient de me donner là, finalement. Ce n’est pas un objet utilitaire (il est indubitable que je ne vais pas installer cet interrupteur dans mon bureau). Ce n’est pas un objet artistique (je ne vais pas l’encadrer ou le poser sur un socle, non plus). Qu’est-ce que c’est que ce truc, exactement? C’est pas si trivial, quand on s’arrête à y penser. Le problème n’est pas tout de suite évident. Et, dans ces conditions de réalisation concrètes et effectives de l’intégralité du programme des ready-made duchampêtres (prendre conscience de l’existence d’un objet tout fait sans qu’une visée esthétisante ne fasse jamais partie de l’équation), les faits effectifs nous fournissent (pour le moment) le constat qu’il n’a pas été possible de procéder à cette installation à vide. Évacué l’objet utilitaire, évacué l’objet esthétique, reste (et ça, Duchamp n’y avait pas pensé) l’objet réminiscent. Ma nièce ne m’a pas donné, comme ça, dans le vide, un vieil interrupteur lumineux pas rapport (comme on dit par chez nous), arraché d’un mur vermoulu, aléatoirement, parmi tant d’autres scories. Elle me l’a sciemment donné par allusion à un texte que j’avais préalablement écrit au sujet des vieux interrupteurs au déclic audible de jadis se trouvant dans une maison où elle a elle-même vécu des portions importantes de sa propre enfance. L’objet ne produit plus sa fonction (utilitaire). Il ne produit pas une exaltation (esthétique). Il produit une allusion (intertextuelle). La jubilation de cette allusion est intégrale, certes, mais elle n’est ni fonctionnelle ni artistique.

Sauf qu’elle n’est pas dans le vide non plus. L’espoir duchampêtre de dévider l’objet tout fait de toute détermination est encore toujours un petit peu raté. Il y a un truc, ni plus ni moins. C’est la réminiscence qui occupe la place que n’occupe pas (plus!) la dimension utilitaire, et pas (pas encore?) la dimension esthétique. En remerciant chaleureusement Iphigénie Civile et Iréné Lagare pour ce cadeau, je l’ai qualifié de magnifique (Je reprends d’ailleurs ce qualificatif dans le commentaire 10 du billet sur la hantise de l’interrupteur lumineux). Je suis donc le premier à faire référence à une éventuelle beauté de cet objet. Il s’agit, je m’empresse de le signaler, d’une beauté toute abstraite, toute philosophique, source d’une joie vive de voir Marcel Duchamp avancer d’un autre cran dans la sensibilité émotionnelle et factuelle de nos civilisations industrielles et post-industrielles.

Encore merci à toutes les personnes impliquées dans ce savoureux événement. Elles ont confirmé, si nécessaire, que les petites choses importantes se jouent souvent sans trop y penser… comme en se jouant, justement.

Marcel Duchamp (1887-1968)

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PHILOSOPHIE POUR LE PENSEUR DE LA VIE ORDINAIRE

Posted by Ysengrimus sur 28 avril 2008

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PHILOSOPHIE POUR LE PENSEUR DE LA VIE ORDINAIRE

Un cours s’adressant à des personnes sans formation philosophique particulière. Il s’agit de dégager le fonctionnement de la pensée philosophique telle que se manifestant dans la réflexion issue de l’existence ordinaire. On analyse un certain nombre de catégories fondamentales en les articulant par couplage (notamment: matière et esprit, structure et mouvement, existence et connaissance, réflexion et action, pensée et langage, logique et éthique). On part de catégories philosophiques concrètement exemplifiées pour se diriger vers les philosophes modernes en ayant traité (plutôt que le mouvement contraire). Le cours est sans prérequis et cible une clientèle adulte ou du troisième âge.

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Structure d’une séance

13:30-14:00: Questions et débats
14:00-15:00: Plage 1
15:00-15:15: pause
15:15-16:15: Plage 2

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Plan du cours

Première séance
Plage 1: Introduction générale
Plage 2: ONTOLOGIE (Doctrine de l’être)

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Seconde séance
Plage 1: GNOSÉOLOGIE (Doctrine de la connaissance)
Plage 2: PHILOSOPHIE ÉPISTÉMOLOGIQUE

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Troisième séance
Plage 1: PHILOSOPHIE DIALECTIQUE ET LOGIQUE
Plage 2: PHILOSOPHIE DE L’HUMAIN (l’homme et la femme)

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Quatrième séance
Plage 1: PHILOSOPHIE DES RELIGIONS
Plage 2: PHILOSOPHIE DU LANGAGE

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Cinquième séance
Plage 1: PHILOSOPHIE DE L’HISTOIRE
Plage 2: PHILOSOPHIE DU POLITIQUE

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Sixième séance
Plage 1: ALÉTHIQUE ET ÉTHIQUE (ce qui est versus ce qui devrait être)
Plage 2: PHILOSOPHIE DES ARTS

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Lectures requises

Les textes, dont les titres sont ici en italique, devraient préférablement être lus, en préparation des séances, dans l’ordre où ils sont présentés ici. Ils sont tous tirés du blogue LE CARNET D’YSENGRIMUS

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Première séance

Plage 1: Introduction générale (Aucune lecture requise)

Plage 2: ONTOLOGIE

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Seconde séance

Plage 1: GNOSÉOLOGIE

Plage 2: PHILOSOPHIE ÉPISTÉMOLOGIQUE

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Troisième séance

Plage 1: PHILOSOPHIE DIALECTIQUE ET LOGIQUE

Plage 2: PHILOSOPHIE DE L’HUMAIN (l’homme et la femme)

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Quatrième séance

Plage 1: PHILOSOPHIE DES RELIGIONS

Plage 2: PHILOSOPHIE DU LANGAGE

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Cinquième séance

Plage 1: PHILOSOPHIE DE L’HISTOIRE

Plage 2: PHILOSOPHIE DU POLITIQUE

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Sixième séance

Plage 1: ALÉTHIQUE ET ÉTHIQUE

Plage 2: PHILOSOPHIE DES ARTS

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Lectures facultatives

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Dans le blogue LE CARNET D’YSENGRIMUS 

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 Dans le webzine LES 7 DU QUÉBEC 

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BIBLIOGRAPHIE

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VOLNEY, C.-F. (1819), Discours sur l’étude philosophique des langues.

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ANNEXE 1: LES TERMES EN  ***ISME

La liste suivante contient les principales désignations d’écoles ou de courants philosophiques en ***ISME, faisant référence à une catégorie ontologique ou gnoséologique. On signale ici leur étymologie (étymologie savante), si celle-ci n’est pas évidente:

AGNOSTICISME (du Grec A et GNOSEO: « absence de connaissance »)
ATHÉISME (du Grec A et THEOS: « pas de Dieu »)
ANTHROPOLOGISME
ATOMISME
CONSCIENCISME
CRITICISME
DÉTERMINISME
DOGMATISME (du Grec DOGMA: « opinion, doctrine »)
DUALISME (du Latin DUALIS: « en deux parties »)
ÉCLECTISME (du Grec EKLEGEIN: « sélectionner »)
EMPIRISME (du Latin EMPIRICUS: « essai et erreur, expérience »)
ESSENTIALISME
ÉVOLUTIONNISME
EXISTENTIALISME
FATALISME
FINALISME (du Latin FINIS: « fin »)
HISTORICISME
HUMANISME
HYLOZOÏSME (du Grec HYLO: « matière » et ZOE: « vie »)
IDÉALISME
INDÉTERMINISME
IRRATIONALISME (du Latin IRRATIONALIS: « déraison »)
MATÉRIALISME
MÉCANISME
MONISME (du Grec MONOS: « singulier, unique »)
NATURALISME
NÉGATIVISME
NIHILISME (du Latin NIHIL: « rien »)
NOMINALISME (du Latin NOMEN: « nom »)
OBJECTIVISME
OCCASIONNALISME
PERSONALISME
PHÉNOMÉNISME
PLURALISME (du Latin PLURALIS: « plusieurs »)
POSITIVISME
PRAGMATISME (du Grec PRAGMA: « action »)
RATIONALISME (du Latin RATIONALIS: « raison »)
RÉALISME
RELATIVISME
SCEPTICISME (du Grec SKEPTOMAI: « observer »)
SCHOLASTICISME (du Grec SKHOLE: « école »)
SCIENTISME
SENSUALISME (du Latin SENSUALIS: « des sens »)
SOLIPSISME (du Grec SOL et IPSE: « le soi, seul »)
SPIRITUALISME
TRANSCENDANTALISME (du Latin TRANSCENDERE: « s’élever »)
UTILITARISME
UTOPISME (du Grec OU et TOPOS: « aucun endroit, nulle part »)
VITALISME (du Latin VITA: « vie »).

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Les noms d’un certain nombre de religions ou d’attitudes religieuses sont construits selon le même modèle:

ANIMISME (du Latin ANIMA: « âme »)
DÉISME (du Latin DEUS: « dieu »)
FANATISME (du Latin FANUM: « temple »)
FÉTICHISME (du Latin FACTICIUS: « artificiel »)
FIDÉISME (du Latin FIDES: « foi »)
JUDAÏSME (du Latin JUDAEUS: « Juif »)
MONOTHÉISME (du Grec MONO et THEOS: « un dieu »)
PANTHÉISME (du Grec PAN: « tout (est) » et THEOS: « dieu »)
PAPISME (du Latin PAPA: « pape »)
POLYTHÉISME (du Grec POLY et THEOS: « plusieurs dieux »)
THÉISME (du Grec THEOS: « dieu »)
TAOISME (du Chinois TAO: « la Voie, façon dont les choses sont ou devraient être« )
TOTÉMISME (de l’Algonquin TOTEM: « protecteur de la tribu »)

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Quand le *** est formé sur le nom d’un penseur, on réfère alors au tout (non nécessairement systématique) de sa pensée… ou à ce qu’on croit être le tout de sa pensée. Voici la liste des principaux exemples:

ARISTOTÉLICISME (sur Aristote)
AUGUSTINISME (sur Saint Augustin)
BACONISME (sur Bacon)
CARTÉSIANISME (sur Cartesius, nom Latin de Descartes)
DARWINISME (sur Darwin)
ÉPICURISME (sur Épicure)
FREUDISME (sur Freud)
HÉGÉLIANISME (sur Hegel)
KANTISME (sur Kant)
LÉNINISME (sur Lénine)
MAOISME (sur Mao Zedong)
MARXISME (sur Marx)
PLATONICISME (sur Platon)
SCOTISME (sur Duns Scotus)
SOCRATISME (sur Socrate)
SPINOZISME (sur Spinoza)
THOMISME (sur Saint Thomas d’Aquin)

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Il est important d’observer que bon nombre de noms de religions et de sectes religieuses sont construits sur la base du nom de leur principal héro ou sectateur. Comme:

AHMADISME (sur Ahmad)
ARIANISME (sur Arius)
BOUDDHISME (sur Bouddha)
CALVINISME (sur Calvin),
CONFUCIANISME (sur Confucius)
CHRISTIANISME (sur Christ),
JANSÉNISME (sur Jansénius)
LUTHÉRIANISME (sur Luther)
MAHOMÉTISME (sur Mahomet)

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ANNEXE 2: CE QU’ON A FAIT DANS LE SÉMINAIRE
PHILOSOPHIE POUR LE PENSEUR DE LA VIE ORDINAIRE

Après avoir paramétré les représentations philosophiques principielles: ONTOLOGIE (doctrine de l’être), GNOSÉOLOGIE (doctrine de la connaissance ordinaire, directe et indirecte), ÉPISTÉMOLOGIE (classification raisonnée des sciences et des savoirs), on a mis en place l’idée d’une ABSTRACTION INTERMÉDIAIRE stabilisant un espace de réflexion calme entre le concret fourmillant et le creux spéculatif (statut problématique de la petite ontologie). Le caractère actif et collectif de la connaissance est postulé et on considère les écoles philosophiques comme un bagage à mobiliser méthodiquement et prudemment (statut d’école des ***ISMES). Il faut partir des catégories philosophiques et aller vers les penseurs, plutôt que le contraire. On entre ensuite dans la question du mouvement dialectique et logique de la pensée ordinaire, notamment (crucialement) autour du statut de la RATIONALITÉ (plaidoyer pour une rationalité ordinaire), sur la tension entre le montré et le démontré (EMPIRISME versus RATIONALISME et question de l’irrationalisme). La réalité des modèles ontologiques est abordée autour du MONISME (modèle de l’oignon) et du DUALISME (modèle de l’abricot) et sur la dialectique du réversible (congeler de l’eau) et de l’irréversible (cuire un poulet). La réalité de l’anthropologie générale (et notamment la question des relations hommes-femmes) nous permet de problématiser la question centrale du symétrique et du dissymétrique et, surtout, des dispositifs à dominante, dans le regard rationnel.

La lutte fondamentale entre IDÉALISME et MATÉRIALISME en philosophie est abordée sur la base des sujets généraux accompagnant la vie ordinaire. Le débat interne de l’IDÉALISME (idéalisme objectif comme chez Hegel, idéalisme subjectif comme chez Berkeley, spirit versus mind) est touché autour de nos grands questionnements hérités, sur le mental. Religion (théologie occidentale comme idéalisme objectif, karma oriental comme idéalisme subjectif). Langage (objet mental collectif, organon, dispositif boiteux de connaissance du monde, statut de la pensée averbale). Le débat interne du MATÉRIALISME (matérialisme naturaliste comme chez Diderot, matérialisme historique comme chez Helvétius, nature versus nurture) est traité, autour des principes directeurs de l’historique et du politique. Ces questions, mentales ET sociales, idéelles ET mondaines, sont exemplifiées sur la base le la vie politique ordinaire contemporaine (populisme, autorité victimaire, communautarisme civique, socialisme tendanciel, etc). La complexification d’un matérialisme dialectisé en retour par l’effet d’idée qu’il engendre et par la volition qui en émane (ce qui est versus ce qui doit être) est finalement abordée, autour du problème éthique (versus aléthique), notamment sur le JUSTE, et de celui de la philosophie des arts, notamment sur le BEAU.

En passant méthodiquement de la propension philosophique à l’intention philosophique, il s’est agit, tout le long, de mobiliser, sans lourdeur scolastique et en tout respect envers les prises de parti de chacun, les grandes catégories de l’héritage de la philosophie moderne (pensée progressiste et rationaliste) et de les mettre à profit dans notre réflexion collective inévitable sur les questions ordinaires récurrentes: être, connaissance courante, haut savoir, logique élémentaire, contradictions motrices de la pensée et de l’être (dialectique), relations hommes-femmes, religion, langage, histoire, vie politique ordinaire, éthique, arts.

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