Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

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Posts Tagged ‘Carré Saint Louis’

Poésie, Francophilie, Carré Saint Louis…

Posted by Ysengrimus sur 14 juillet 2011

Français, soyez Français…

Roger Belval alias Wézo (le batteur du groupe de rock Offenbach, joué par Roberto Mei), dans le film Gerry (2011) d’Alain Desrochers et Nathalie Petrowski

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Montréal, un autre petit Quatorze Juillet ensoleillé et frémissant. Ah, que les Québécois aiment les Français. Tant et tant d’indices le prouvent, l’attestent, le corroborent, le confirment. On pourrait en causer sans fin. Bon, allez, cette fois-ci, je vais me fendre d’un ostensible exemple. Vraiment balèze. Du franc, du massif. Je vais déployer pour vous une portion, un pétale, un flocon, une raclure du pesant feuilleté historique d’amour des Québécois pour les Français. Cela va se faire, en verdure, en fontaine, en statues, en strates et… en vers. Je vais vous narrer un moment de francophilie québécoise parmi tant et tant d’autres: deux bustes de poètes dans le Carré Saint Louis, à Montréal. Ils disent le tout du tout de notre viscéral amour des Coqs, en silence autant qu’en poésie.

Vous accédez au Carré Saint Louis, à Montréal, depuis la station de métro Sherbrooke sur la ligne Montmorency-Côte Vertu (dite Ligne Orange). Vous touchez de la semelle l’intersection Saint-Denis et Rigaud, juste au haut du dénivelé de la côte Saint-Denis (orientée nord-sud, la rue Saint-Denis longe le Carré Saint Louis sur sa bordure est). Le petit parc est alors sur votre droite et le buste de votre premier poète vous toise déjà de loin, sur un pesant piédestal tapageusement griffé de son blaze et de ses datations:
Photo: la Lettrée voyageuse

Un buste sur un piédestal, bizarre, bizarre. Ça se veut altier-songé-penseur-songeur et monument patriotard dans le même souffle. Le buste de ce grand poète «canadien» francophile, ronflant et qui en a, justement, du souffle, repose donc sur une colonne conique genre monument de guerre, devant laquelle, ou mieux, au pied de laquelle agonise un soldat français du 18ième siècle, juste en dessous de la devise Pour mon drapeau, je viens ici mourir. Comment est-on si certain que le susdit mourant est un soldat colonial français du 18ième siècle? Bien, outre que son tricorne repose non loin de lui, décoiffé, inversé, renversé (sa coiffe formant un tout petit lac, une toute petite coupe de bronze dans laquelle des écureuils, arrogants comme tous les écureuils gras-durs de parcs, viennent boire après une averse), il a une fleur de lys ostensiblement gravée sur un pan de son pourpoint. Non, non, on ne peut vraiment pas la rater, sa francité, à ce tragique clamsé de bronze. Il serre la hampe de son étendard flétri et agonise en se pâmant. Crémazie le fera bien revivre, allez, vous en faites pas… et tenez-vous bien. L’amour des Français explose ici avec fracas, littéralement, et s’exprime statuesquement dans le ronron patriotard larmoyant et pantelant des hardis conquis coloniaux de jadis. En contemplant béatement le buste hiératique d’Octave Crémazie matant l’horizon insondable, si vous avez de la mémoire à revendre (il en faut…), c’est son tonitruant chant du vieux soldat canadien (publié en 1855), qui roulera alors en rafale sur votre lippe, troublée et tremblotante. Accrochez-vous, c’est le grand Anne, ma soeur Anne français des Amériques…

Le chant du vieux soldat canadien

Pauvre soldat, aux jours de ma jeunesse,
Pour vous, Français, j’ai combattu longtemps;
Je viens encor, dans ma triste vieillesse,
Attendre ici vos guerriers triomphants.
Ah! bien longtemps vous attendrai-je encore
Sur ces remparts où je porte mes pas?
De ce grand jour quand verrais-je l’aurore?
Dis-moi, mon fils, ne paraissent-ils pas?

Qui nous rendra cette époque héroïque
Où, sous Montcalm, nos bras victorieux
Renouvelaient dans la jeune Amérique
Les vieux exploits chantés par nos aïeux?
Ces paysans qui, laissant leurs chaumières,
Venaient combattre et mourir en soldats,
Qui redira leurs charges meurtrières?
Dis-moi, mon fils, ne paraissent-ils pas?

Napoléon rassasié de gloire
Oublierait-il nos malheurs et nos voeux?
Lui dont le nom, soleil de la victoire,
Sur l’univers se lève radieux?
Seront-nous seuls privés de la lumière
Qu’il verse à flots aux plus lointains climats
Ô ciel? Qu’entend-je? Une salve guerrière
Dis-moi, mon fils, ne paraissent-ils pas?

Quoi? C’est, dis-tu, l’étendard d’Angleterre,
Qui vient encor, porté par ces vaisseaux,
Cet étendard que moi-même naguère
À Carillon, j’ai détruit en lambeaux.
Que n’ai-je, hélas! au milieu des batailles
Trouvé plutôt un glorieux trépas
Que de le voir flotter sur nos murailles
Dis-moi, mon fils, ne paraissent-ils pas?

Le drapeau blanc, la gloire de nos pères,
Rougi depuis dans le sang de mon roi,
Ne porte plus aux rives étrangères
Du nom français la terreur et la loi.
Des trois couleurs l’invincible puissance
T’appellera pour de nouveaux combats,
Car c’est toujours l’étendard de la France.
Dis-moi, mon fils, ne paraissent-ils pas?

Pauvre vieillard, dont la force succombe,
Rêvant encor l’heureux temps d’autrefois,
J’aime à chanter sur le bord de ma tombe
Le saint espoir qui réveille ma voix.
Mes yeux éteints verront-ils dans la nue
Le fier drapeau qui couronne leurs mâts?
Oui, pour le voir, Dieu me rendra la vue!
Dis-moi, mon fils, ne paraissent-ils pas?

Un jour, pourtant, que grondait la tempête,
Sur les remparts on ne le revit plus.
La mort, hélas! vint courber cette tête
Qui tant de fois affronta les obus.
Mais, en mourant, il redisait encore
À son enfant qui pleurait dans ses bras:
«De ce grand jour tes yeux verront l’aurore,
Ils reviendront! et je n’y serai pas!

Tu l’as dit, ô vieillard! la France est revenue.
Au sommet de nos murs, voyez-vous dans la nue
Son noble pavillon dérouler sa splendeur?
Ah! ce jour glorieux où les Français, nos frères
Sont venus, pour nous voir, du pays de nos pères,
Sera le plus aimé de nos jours de bonheur.

Voyez sur les remparts cette forme indécise,
Agitée et tremblante au souffle de la brise:
C’est le vieux Canadien à son poste rendu!
Le canon de France a réveillé cette ombre,
Qui vient, sortant soudain de sa demeure sombre,
Saluer le drapeau si longtemps attendu.

Et le vieux soldat croit, illusion touchante!
Que la France, longtemps de nos rives absente,
Y ramène aujourd’hui ses guerriers triomphants,
Et que sur notre fleuve elle est encor maîtresse:
Son cadavre poudreux tressaille d’allégresse,
Et lève vers le ciel ses bras reconnaissants.

Tous les vieux Canadiens moissonnés par la guerre
Abandonnent ainsi leur couche funéraire,
Pour voir réalisés leurs rêves les plus beaux.
Et puis on entendit, le soir, sur chaque rive,
Se mêler au doux bruit de l’onde fugitive
Un long chant de bonheur qui sortait des tombeaux.

Et vlan dans les dents. Un peu sonné(e) quand même par cette dense passion, ce regret tangible et transit, ce vibrant appel, cet amour en cuisante fanfare, cette fidélité indéfectible qui transcende les régimes, les agiotages et les bureaucraties, vous quittez ce flamboyant cénotaphe à notre ardent nationalisme perdu (il n’en reste que notre francophilie contemporaine, régalienne, épidermique, inaltérée, pantelante, reconnaissante) et vous marchez en direction de la Rue Saint Louis (sud). Vous vous avancez alors sur la frange sud du Carré (le mot «français» Square, figurant dans l’affichage municipal montréalais officiel, ne vit pas du tout dans l’usage vernaculaire effectif. Allez savoir pourquoi…) et vous jetez un dernier regard abasourdi en direction du buste de Crémazie, sur son piédestal. De l’autre côté du parc, sur la rue Saint Louis (nord), une sorte de castel écossais miniature avec tours crénelées vous toise et n’en a cure. N’en ayant cure vous non plus, vous longez la rue Saint Louis (sud) sur un des trottoirs du parc qui lui est parallèle, vers l’ouest. Direction: l’embouchure de la rue piétonnière Prince Arthur. En déambulant, vous découvrez, sur votre droite, une vue imprenable sur l’espace encerclant la fontaine du centre du parc, le tout, lumineusement verdoyant, et de style anglais pure poudre. C’est ceci:

Vous longez doucement cette miniature enchanteresse. Ensuite, ce qui apparaît comme un ancien kiosque de kermesse (c’est une ancienne vespasienne, en fait) en vient à apparaître, toujours sur votre droite. C’est La Bulle au Carré – petit marché des saveurs, un marché de produits fins québécois fin-du-fin-finesse garantis d’inspiration intégralement et infinitésimalement française. Juste avant d’atteindre la rue Laval (en référence à François de Montmorency Laval, hein, pas à l’autre Pierrôt-le-Pas-Beau, parfait inconnu ici), qui longe le parc sur sa face ouest, voici le buste d’Émile Nelligan, le petit Rimbaud du Québec. Érigé en 2005, sur un socle, lui, moderne, sobre, lisse, dépouillé, pur, brut, c’est le visage, en métal comme martelé (d’ailleurs coulé dans une fonderie française), du poète jeune et langoureux, du temps de ses fulgurants débuts au sein de l’École Littéraire de Montréal (1895-1935). Sur le socle, sous le buste, simplement, on lit: Émile Nelligan, poète (1879-1941).

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Tiens maudit de mautadit, le Crémazie, de l’autre bord du parc, est mort l’année de la naissance du Nelligan de ce bord-ci. Continuitaire autant qu’identitaire, l’affaire. Subtil et fin passage du lancinant relai des résistances. Nouveaux effluves mémoriels de correspondances et de réminiscences. Ici notre cardinal amour des Français pétille, scintille, virevolte, alors là, tout autrement que tout à l’heure. Il va se canaliser, chez notre sublime poète, en amour des Français, sublimes poètes. Takes one to notice another one comme disait l’autre homme-araignée. Après le 19ième siècle patriotique nostalgique du 18ième siècle héroïque, voici le 20ième siècle névrotique nostalgique du 19ième siècle programmatique et, vlan, derechef, Vive une autre France. De fait, aduler un poète français, s’en inspirer, le gloser, le pomper, le plagier, le singer, le téter, le piller, le pasticher, c’est une affaire. L’aimer, l’aimer d’amour pur, abnégatoire, cultuel, au point de lui consacrer un percutant sonnet, non plus comme mentor ou source mais ouvertement, carrément (!), comme muse, comme objet/sujet, comme égérie, c’est autre chose. Et c’est (carrément!) dans le Carré Saint Louis (que Nelligan sillonna dans sa jeunesse) que ça se fait. Le Charles Baudelaire (publié en 1903) d’Émile Nelligan nous percole alors dans l’esprit:

Charles Baudelaire

Maître, il est beau ton Vers; ciseleur sans pareil,
Tu nous charmes toujours par ta grâce nouvelle,
Parnassien enchanteur du pays du soleil,
Notre langue frémit sous ta lyre si belle.

Les Classiques sont morts; le voici le réveil;
Grand Régénérateur, sous ta pure et vaste aile
Toute une ère est groupée. En ton vers de vermeil
Nous buvons ce poison doux qui nous ensorcelle.

Verlaine, Mallarmé sur ta trace ont suivi.
Ô Maître tu n’es plus mais tu vas vivre encore,
Tu vivras dans un jour pleinement assouvi.

Du Passé, maintenant, ton siècle ouvre un chemin
Où renaîtront les fleurs, perles de ton déclin.
Voilà la Nuit finie à l’éveil de l’Aurore.

Fleurs stylistiques et frissonnant vibrato des sensibilités à part, c’est la même idée que chez Crémazie tantôt, vous observerez. La Vieille France revient, perdure et régénère la Nouvelle… Sauf que, oh, lâchez-moi, une minute. Faut-tu qu’il l’aime encore son grand poète français maudit, mautadit, pour le chanter ainsi? Non, non, je crampe ici, c’est dit… Jusque dans les profondeurs du derme historico-artistique, c’est de la grande, de la sublime, de la lancinante francophilie, ça, mes ami(e)s. De l’amour existentiel, substantiel et définitoire, ma joie, ma gloire. Oui, que oui. Merci. Voilà. CQFD. Voilà. Merci. C’est dit. Nous vous aimons, les Coqs. C’est comme ça. C’est intégral. C’est d’un bloc. C’est en nous. Ça se décrit mais ça ne s’explique pas, ça s’analyse mais ça ne transige pas. Donnez-nous–en encore longtemps de vos, de nos, Quatorze Juillets ensoleillés et frémissants. We will always have Paris, et toute cette sorte de choses…

Ouf, on en a la lèvre bien asséchée, du coup, de toute cette po-wé-zi franco(phile)-de-port. Aussi, le moment est venu de sortir du Carré Saint Louis (Saint Lou… tiens comme la grande ville du Missouri, bout d’hostie, mais aussi, bien sûr, comme l’autre justicier francien sous son chêne) et d’aller se rincer le sifflet dans un des nombreux troquets archisympas de la si charmante piétonnière Prince Arthur… Liberté, Liberté chérie! À la bonne vôtre.

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Portrait de blogueurs 027 – Paul Laurendeau (Ysengrimus), au Carré Saint Louis…

Posted by Ysengrimus sur 1 janvier 2011

Le carnetiste, vidéaste et évangéliste (au sens tech et non religieux du terme) montréalais Frédéric Harper m’a fait l’insigne honneur de me permettre de tourner, au Carré Saint Louis (Montréal) une de ses déjà fameuses vidéocapsules Portrait de blogueurs. Je suis le vingt-septième de ses invités et la capsule a été relayée par la carnettiste techno Josianne Massé anciennement du site journalistique montréalais BRANCHEZ-VOUS, ainsi que par le site de slam et de poésie TRAIN DE NUIT. Voici donc (notamment pour ceux et celles qui en sont encore en mode introductoire avec l’accent kèvèkois) le texte intégral de mon intervention, en ce monde de sagace cybervidéastie.

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De quoi votre bloque parle-t-il?

Le blogue s’intitule Le Carnet d’Ysengrimus. Ysengrimus, c’est un loup dans le poème médiéval La Chanson de Renart. C’est le vieux loup qui se fait un peu surprendre par toutes les choses modernes qui se passent, toute la… la nouveauté du changement social, vers la fin du Moyen Age, et il est souvent confronté à Renart. Et ce loup donc, dans mon carnet, grogne sur le monde. Il observe les différentes réalités sociales. C’est un… si vous voulez, un blogue de commentaire social et ethnologique sur la réalité de la vie contemporaine. Différents sujets sont abordés: rapports entre hommes et femmes, drogues récréatives, capitalisme, etc… L’approche est généralement marxiste, gauchisante, etc… et je traite toutes sortes de sujets aussi qui sont des sujets de société mais des sujets de société profonds, pas de l’actualité immédiate, trop rapide, trop papillonnante, mais par exemple: la relation entre religion et athéisme, les grands mouvements de la crise économique, des choses comme ça. Et, souvent, les sujets sont construits de telle façon à inviter le débat, de façon à ce que les lecteurs interviennent et que, au fil du fonctionnement de la totalité du blogue, avec les interventions, on voie se déployer les deux, ou trois, ou dix facettes du débat.

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Pourquoi bloguez-vous?

Oh, à cause de la nature du médium. C’est un médium qui est extrêmement intéressant de quatre points de vue que je résume ici très brièvement. D’abord, pas d’éditeur, pas de directeur, pas de rédacteur en chef. T’écris directement ton propos. Tu peux formuler ce que tu veux dire, tel que t’as envie de la dire. Tu pèses sur le bouton. Ça y est. C’est rendu dans l’espace public. Deuxièmement, c’est un dispositif interactif. Et ça, c’est extrêmement intéressant parce que les gens viennent, ils attrapent le ballon, relancent le ballon. Et là y a une discussion et y a certains de mes billets, ma foi, en les relisant, je trouve la discussion plus intéressante que le billet. Troisièmement, le blogue développe un style bien à lui qui permet d’allier la force d’un texte académique avec le caractère à la fois intime et puis passionnel d’un texte personnel, qui serait, par exemple, un texte de fiction. Les deux s’unissent très bien. Y a un genre blogue, un genre carnet qui est en train de se développer et qui est extrêmement intéressant à explorer. Finalement, je préfère le carnet ou le blogue par exemple à TWITTER, tout simplement parce que j’ai tendance à être un petit peu verbeux et cent quarante deux [sic] caractères, pour moi, c’est pas assez. Ça me prend au moins une page, deux, trois… minimum une demi-page.

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Que faites-vous dans la vie?

Je suis un ancien professeur d’université. J’ai été professeur d’université à Toronto entre 1988 et 2008. Maintenant je suis petit éditeur à Montréal. Je suis aussi romancier, nouvelier et poète.

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Le mot de la fin

Les chances sont assez bonnes, parce qu’il est très référencié, que vous tombiez sue le Carnet d’Ysengrimus en appelant en fait par un mot clef qui est un sujet qui vous intéresse. Mais si vous venez rendre visite au Carnet d’Ysengrimus par vous-même, choisissez des sujets qui vous passionnent et, ce qui me ferait vraiment plaisir, intervenez. Hésitez pas à intervenir. Même si vous faites des fautes d’orthographe, on les corrige. Et c’est toujours un plaisir de vous lire et d’interagir avec vous, dans la fermeté du débat mais aussi dans le respect amical que peut apporter l’accès à ces nouvelles technologies remarquables.

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Paul Laurendeau (Ysengrimus), sans godasse, ni chapeau, ni malice (photo: Reinardus-le-goupil, 2005)

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