Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Posts Tagged ‘animaux’

Les lièvres et le troupeau de moutons dans une inondation

Posted by Ysengrimus sur 1 juillet 2019

En Nouvelle Zélande, des lièvres ont fui une inondation en s’agrippant sur le dos de moutons (juillet 2017)

.

Une fort vallonneuse contrée
Était, ce matin là, totalement inondée
Et sa population de lièvres touchait le désespoir
Comment vous raconter
Sans pleurer
Cette histoire?

Sous les crues torrentielles
Une noyade cruelle
Guettait sournoisement
Nos bonnes gens
Aux longues oreilles.
Leur fin tragicomique eut été à nulle autre pareille.

Un troupeau de moutons traversa alors la contrée
Collectivement frémissant
Et fébrilement
Fort pressé
De courir dare-dare s’abriter
En ses terres, en ses bergeries.
En période sinistre, chacun court pour sa vie.

Les lièvres à demi noyés et livides
S’avisent soudain de la massive et impavide
Certitude des ovidés.
Ils imaginent donc de s’agripper
Sans un dit, sans un mot
En la lourde laine de leur dos.

Grâce leur en fut rendue car ils furent sauvés ainsi
Les moutons transportèrent les lièvres vers leur abri
Et l’histoire fit grand bruit
Chez tous les folliculaires à la ronde.
Pour tout vous dire, elle fit le tour du monde.

Un vieux lièvre coétteux
Boiteux
Qu’on vous photographiait sans arrêt au milieu
Des tout boueux
Compères moutons
S’exclama: cette gloire me cloue littéralement le bec
De par son caractère incongru, ridicule, anormal
J’aurais mille fois préféré
Demeurer
Méconnu mais au sec.

Ceci sera notre morale.

.
.
.

Paru aussi dans Les 7 du Québec

.
.
.

Publicités

Posted in Culture vernaculaire, Fiction, Monde, Pastiches, Poésie | Tagué: , , , , , , , , , | 15 Comments »

LE LOUP LES DÉSHABILLE (Anne Leurquin)

Posted by Ysengrimus sur 1 novembre 2016

Loup-Leurquin

C’est un monde où les crédules s’auto-envoûtent, deviennent leur propre proie. C’est un tout petit monde, ordinaire, banalisé mais surtout: subtilement sensualisé et fantasmagorisé. C’est aussi un univers rural mais moderne. Il y a des téléphones portables, des véhicules quatre par quatre, de beaux lits tendance avec boutis, des appentis de fermes, des poulaillers, des chevaux que l’on monte, des curés de village blasés, de vieilles jeteuses de sort trépidantes, des clochards sylvestres, des convives inamovibles au café du coin, des enfants espiègles qui attendent la souris des dents, des maris aux abois et des épouses qui tendent à batifoler avec le tonique et viril vendeur d’assurance du hameau, ou à s’en parler, ou à en rêver. Ce monde (notre monde, en fait, sans plus), Anne Leurquin nous le (re)trace langoureusement, nous l’esquisse furtivement, comme si elle le dessinait pour la première fois. Il nous est livré, ce petit univers de notre monde, avec beaucoup de poésie, de charme, de faconde, souvent en de courts paragraphes vifs et hachés.

Et, toujours est-il que, dans ce monde là… une sorte de loup, cette nuit là, s’est évadé d’un vague jardin zoologique… S’amorce alors un tourbillon de faits brossés, souvent dans la pénombre, qui va nous placer bien en porte-à-faux entre le conte cruel, le roman de mœurs et le récit d’atmosphère.

On cherche un loup ou, en tout cas, une manière de grosse bête cynomorphe… De fait, il y en a, des animaux, dans ce petit univers: un cheval pure race, des chouettes frémissantes, des chevreuils paniqués, un serpent non venimeux en forme de S ondoyant, un crapaud sacrificiel, la furtive petite souris des dents et… le susdit loup. Surtout, il y a indubitablement un mystère. Est-il surnaturel ou métaphorique? Fantastique? Allégorique? Folklorique (après tout, la Bête du Gévaudan aussi déshabillait ses victimes, parait-il)? Il se joue, en tout cas, cet onctueux mystère, près, tout près, de la nature forestière, dense, intime et capiteuse, dans les coins et racoins des bouquets d’arbres et d’une rivière. Et il se joue de nuit, et bel et bien à l’encontre de toute morale configurée… La lune est posée dans le ciel, comme une hostie plongée dans un crachat, lumineuse, mais marquée de signes indélébiles et incompréhensibles. Puis les nuages s’en mêlent, griffent, salissent et zèbrent le cercle. Et ce loup qui est en maraude, cet animal qui (nous) hante, on le sent bien vite que, bon, c’est aussi possiblement (oui? non?) un homme. Un homme puissant, mystérieux, semi-onirique, partiellement fantasmé, que cette remarquable plume de femme fait émerger de toutes parts, en lacérant le petit contexte familial, amical, matrimonial, belledochial, en le craquelant, ce bien petit contexte, en le condamnant à tomber en poussière pour devenir le lit de cendres (des passions) froides ou le sable de la berge de rivière où se prend une vraie de vraie course folle. Une course folle de femme, surtout. Le seul mouvement de cette nuit, c’est cette course. La force d’évocation très fluide, labile et sensorielle de la prose magnifiquement maîtrisée d’Anne Leurquin ne s’explique pas sans se perdre un petit peu. Elle s’exemplifie, préférablement (pas trop non plus – il faut préserver le mystère). Pensez  (fatalement) à deux amants faisant l’amour dans le lit d’une rivière et/ou d’une mare (Je veux vivre dans la mare). Et alors, cela devient:

Les corps se frottent, presque insensibles et leurs cheveux se mêlent. Le mouvement de l’eau ainsi provoqué enhardit les amants et les enivre. Les vibrations de l’onde les portent et ralentissent leurs mouvements. Il n’existe plus de reflets sur les chairs. Leurs circonvolutions au fond de l’eau sont flouées, incessantes, peu fidèles. Les corps de lumière ont disparu depuis quelques minutes. Les vêtements liquides se collent et se gonflent doucement les uns contre les autres.

Il faut alors juste se laisser emporter. C’est exaltant, tourbillonnant, jubilatoire. D’amour et de folie, le loup les déshabille… Elles n’en sortiront pas autrement que lacérées, tringlées, déglinguées, exaltées, comblées… ou pas… Et les mecs ne s’en tireront pas si facilement eux non plus… C’est que les lectrices et les lecteurs d’Anne Leurquin deviennent imparablement des êtres altérés, déliés, déjoués. Tout se désarticule et le sens des mots fait partie d’un monde qu’ils fuient. Il faut lire cet ouvrage, et justement il faut le lire, pour tout dire, parce que cela vous marque.

.
.
.

Anne Leurquin, Le loup les déshabille, Montréal, ÉLP éditeur, 2013, formats ePub ou Mobi.

.
.
.

Posted in Fiction, France, Monde, Sexage | Tagué: , , , , , , , , , , , | 4 Comments »

Meredith et Jasmine sur les «droits des animaux»

Posted by Ysengrimus sur 1 avril 2010

Cet ange incarné ami des bêtes juge, en conscience, que l’argent pour la santé est dilapidé sur «ces horribles êtres humains»

.

Le petit citoyen réactionnaire ordinaire peut parfois bien vous venir sur les nerfs. Meredith (nom fictif), de Vancouver (Canada) me signale souvent acrimonieusement son dépit navré sur le genre humain (bourgeois) contemporain. Il culmine ici, dans le compte-rendu qu’elle fait d’une soirée entre copines passée à déployer sa formidable empathie de femme de gauche pour le bénéfice exclusif de sa douce et pulpeuse grande amie Jasmine (nom fictif aussi). Le «droit des animaux» semble avoir été le thème récurrent de la soirée, lors de  l’échange à bâtons rompus qui est reproduit ici [la traduction française suit]:

So, my dear Ysengrim, last night Jasmine really made me put to the test this maxim of yours that to love humankind one cannot expect too much. You are just going to LOVE this: Jasmine now thinks that she is an incarnate angel. Yes. You see, this is why she feels apart from the rest of humanity, why she is so sensitive and emotional. Even her body shape apparently confirms this hypothesis because incarnate angels are plump and cherubic.  And you will be so delighted to learn that I too am an incarnate angel, based not so much on my size but rather on these other features I share with Jasmine.  That must explain my stellar sexuality…

I have told you before how zoophiliac she is but now she has taken that ultimate step and become vegetarian, and a preachy, self-righteous vegetarian at that. I ordered some beautiful chicken tikka last night and was made to feel like a cannibalistic Waffen SS because of it. Oh, and my leather, bag, boots and gloves were not exactly welcome. For what is a cow good if not to make my beautiful new boots?

And once again the conversation – a misnomer as monologue describes more precisely what took place – was entirely focused on her: her husband (to whom I believe she is enormously unfair), her vegetarianism, her problems at work, her incapacity to understand the cruelty of other people, her critiques of various SanLource women’s hair, clothes, weight, attitude.  Not only was it a one-sided conversation, I barely said a word the whole night and when it was over she expressed how much she loves spending time with me and how she will miss me and how she wished she could stay in Vancouver a little longer. On what precisely she based that escapes me as she could have had the same evening with a log.

Actually, I did make one contribution:  I discussed with her the sweet gentleman who sits outside of our building and how I want to give him food (and a winter coat too) and how lovely he is with his smile and his good morning greetings. She understood nothing of that. She who posits herself as a fucking angel understood nothing. Her face crinkled up in disgust when I brought up the subject, she expressed how she ignores the homeless (to whom she refers as « bums ») because they are all mentally ill. I agreed that, yes, most of them are indeed on the street because they are mentally ill and instead of caring for these people, instead of offering a legitimate alternative to them, we let them die on the streets. Didn’t listen to that.  Went on to describe with repugnance a woman she used to see when she lived in Vancouver who would yell and scream and curse. Well, fuck, I would fucking scream and curse too were I forced to live as she did. Damn, I scream and curse NOW! Jasmine told me to not give food to « these people » because they are like pigeons and will keep coming back for more… some angel, eh!  There was so much upper middle-class hatred and ignorance in her face when she said that that she repulsed me.

Oh, and you will just be so enthused by her babbling on China.  She is enraged because, in her opinion, CEOs of the west sold their « manufacturing know-how » to the east in a sort of backhanded transaction. As though Asians are incapable of developing their own « manufacturing know-how »…  She equates this transmission of manufacturing « secrets » to a cold war act of treason.  « Selling our knowledge to communist China! »  So now, of course, China has all of the jobs and they put lead in everything and all of their goods are toxic and made by virtue of slave labour. Oh! And they make « leather » coats out of dogs and cats… Always with the dogs and cats when people speak of China… That brings us back to our poor animals…

Jasmine had even saved an article for me to read about a woman in Stratford, Ontario who rescues chickens from the slaughter.  She, of course, is an incarnate angel too. Jasmine told me that she believes health dollars are wasted on « horrible human beings » and some of that money should be devoted to animals.  Oh yes, of course, the tax dollars that allowed my mother to live, that are funding advancements in the treatment of AIDS, cancer, diabetes, addictions, mental illness, would be so much better directed to treating a goat’s allergies…

My theory on these matters is, as I have shared with you previously, fuck the chickens (figuratively speaking, of course), save the people.  My aunt from Saskatchewan left for Nairobi yesterday.  She is part of a woman’s group that raises money to support development projects in Africa.  She gave me the Department of Foreign Affairs and International Trade travel advisory document for Kenya and I was appalled by the suffering of these people, by the extreme levels of violence they are faced with on a daily basis and have been faced with for many, many years, and appalled also that we are not reading about this in the news.  This is criminal.  It is criminal that we are focused on e-health scandals and celebrity couple quarrels and Michael Ignatieff’s lack of charisma and Bo the presidential puppy when there exists this degree of human suffering.  In that light, it is, to me, criminal to devote one’s energies to saving poultry while men, women and children in Kenya and indeed many other parts of the world suffer through a level of violence, volatility and sickness that we could not possibly imagine.

[Alors, mon cher Ysengrim, hier soir, Jasmine m’a vraiment donné l’opportunité de prendre la mesure de ta maxime voulant que pour aimer le genre humain il ne faut pas trop en attendre. Tu vas tout simplement ADORER ceci: Jasmine considère maintenant qu’elle est un ange incarné. Oui, oui… Tu vois, c’est pour cela qu’elle se sent si distincte du reste de l’humanité, c’est pour cela qu’elle est si sensible et émotive. Il semble que même ses formes corporelles tendent à confirmer cette hypothèse, vu que les anges sont grassouillets et chérubinesques. Tu seras aussi ravi d’apprendre que je suis, moi aussi, un ange incarné, pas à cause de mon gabarit physique mais en vertu d’autres traits que j’ai en commun avec Jasmine. Cela explique probablement le caractère éthéré de ma vie sexuelle…

Je t’avais déjà mentionné ses propensions zoophiliaques, mais désormais la phase ultime est atteinte car elle est devenue végétarienne et, qui plus est, une végétarienne prosélyte et rigoriste. J’avais commandé de superbes tikkas au poulet hier soir et on me fit me sentir comme une sorte de Waffen SS cannibale de l’avoir fait. Oh, et mes objets de cuir, mon sac à main, mes bottes, mes gants, n’étaient pas spécialement les bienvenus. Et pourtant, à quoi peut bien servir une vache sinon à confectionner ma jolie paire de bottes neuves?

Et, encore une fois, oh, la conversation – bien mal nommée car le terme de monologue décrirait bien mieux ce qui advint –  fut centrée exclusivement sur elle: son mari (envers lequel je considère qu’elle est immensément injuste), son végétarisme, ses problèmes au boulot, son incapacité à comprendre la cruauté des autres, sa critique des diverses coiffures des femmes de SanLource, et de leurs vêtements, et de leur ligne, et de leurs comportements. Non seulement la conversation fut unilatérale – je n’en ai quasiment pas placé une de la soirée – mais, en plus, à la fin elle s’épancha sur combien elle aime passer du temps en ma compagnie et combien je vais lui manquer et qu’elle aimerait tant rester un peu plus longtemps à Vancouver. Sur quoi ce développement se basait-il exactement? Cela m’échappe, vu qu’elle aurait parfaitement pu passer le même genre de soirée en compagnie d’une souche.

J’ai, en fait, un peu contribué à la discussion. Je lui ai parlé du gentil monsieur qui s’assoit à la sortie de notre immeuble et de combien j’ai envie de lui donner à manger (et aussi un manteau pour l’hiver) et de combien il est adorable avec son sourire et ses bons souhaits matinaux. Elle n’a rien pigé. Elle, qui s’autoproclame un putain d’ange, n’a rien pigé. Sa tronche s’est renfrognée de dégoût quand j’ai abordé le sujet et elle m’a expliqué qu’elle ignore les sans-abri (qu’elle appelle les «voyous») parce qu’ils sont tous malades mentalement. J’ai admis que, oui, la majorité d’entre eux sont à la rue parce qu’ils sont malades mentalement et que plutôt que de prendre soin de ces gens, plutôt que de leur proposer des choix de vie décente, on les laisse crever dans les rues. N’a pas porté attention à cela. S’est mise à en rajouter à propos d’une femme qu’elle croisait parfois quand elle vivait à Vancouver, qui criait, hurlait et jurait. Ben merde, je hurlerais et jurerais moi aussi, putain, si j’étais contrainte de vivre comme elle vivait. Je hurle et je jure DANS MES CONDITIONS PRÉSENTES, bordel de merde. Jasmine m’a recommandé de ne pas donner de bouffe à «ces gens» car ils sont comme les pigeons et vont venir en redemander… Tout un ange, hein. Il y avait tant de cette haine et de cette ignorance de classe sur son visage quand elle disait cela que ça m’a révulsé.

Oh, et son baratin à propos de la Chine va te combler d’enthousiasme. Elle est furax parce que, selon elle, les PDG occidentaux ont vendu leur «savoir-faire industriel» à l’Orient en une sorte de marché de dupes suspect. Comme si les asiatiques étaient incapables de développer leur propre «savoir-faire industriel»… Elle assimile la transmission de ces «secrets» industriels à un acte de trahison, genre guerre froide. «Vendre nos connaissances à la Chine communiste». Et maintenant, naturellement, la Chine a tous les emplois et ils foutent du plomb dans tout et toutes leurs marchandises sont toxiques et produites par du travail d’esclaves. Oh, et ils fabriquent des manteaux de «cuir» à partir des peaux de chiens et de chats. Toujours ces histoires de chiens et de chats, quand les gens parlent de la Chine… Cela nous ramène aux pauvres animaux.

Jasmine avait même mis de côté pour moi un article à propos d’une femme de Stratford (Ontario) qui sauve des poulets de l’abattage. Cette femme est, bien sûr, elle aussi, un ange incarné. Jasmine m’a de plus affirmé que l’argent pour la santé est dilapidé sur «ces horribles êtres humains»  et qu’une portion de ce financement devrait être alloué au bien-être animal. Oh oui, certainement, l’argent qui permet à ma mère de survivre, qui finance les progrès de la recherche sur le SIDA, le cancer, le diabète, les dépendances, les déficiences mentales serait bien mieux utilisé pour traiter les allergies de quelque biquette.

Ma théorie sur ces questions, comme je te l’ai déjà signalé, se formule comme suit: Les poulets, je les encules (au sens figuré, bien sûr), ce sont les gens qu’il faut sauver. Ma tante de Saskatchewan est partie pour Nairobi hier. Elle fait partie d’un groupe de femmes qui procède à des levées de fonds pour financer des projets de développement en Afrique. Elle m’a mis dans les mains le document décrivant les directives du Département des Affaires Étrangères et du Commerce international pour le Kenya. J’ai été sidérée par la profondeur de la souffrance de ces gens, par le degré de violence quotidienne qu’ils subissent depuis des années et par le fait qu’on n’en entend jamais parler aux infos. C’est tout simplement criminel. Il est criminel de disperser notre attention sur des scandales de cyber-santé et sur les chicanes de couple des vedettes et sur le manque de charisme de Michael Ignatieff et sur Bo, le toutou présidentiel, quand il existe un tel degré de souffrance humaine. Conséquemment, je juge criminel d’investir son énergie dans le sauvetage de volailles quand les hommes, les femmes et les enfants du Kenya et d’autres portions du monde vivent sous le faix de la violence, de l’instabilité et des maladies, d’une façon qui confine à l’inimaginable.]

.
.
.

Ouf… Pour aimer le genre humain, il faut en attendre peu (Helvétius a dit ça). Mais quand lui-même se met à préférer les bêtes aux gens, il faut en attendre le pire (moi, Ysengrimus, j’ai dit ça). Grand merci Meredith, pour votre sagesse et votre patience…

.
.
.

Paru aussi dans Les 7 du Québec

.
.
.

Posted in Citation commentée, Culture vernaculaire, Environnement, Traduction, Vie politique ordinaire | Tagué: , , , , , | 7 Comments »