Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

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BLANCHEUR INOUÏE (Diane Boudreau)

Posted by Ysengrimus sur 7 novembre 2020


Soleil
Si jamais le soleil s’éteint dans ta vie
Bouge d’un pas, change ton point de vue
Tu verras
Il était caché mais pas disparu
(p 51)
.

Avec le travail dense et velouté de cette poétesse, on est probablement dans la blancheur mais on est surtout, indubitablement, dans l’inouï. La poésie de Diane Boudreau se présente comme une suite de courts textes jouant de sobriété et de dépouillement. Les thèmes abordés touchent le quotidien et la concrétude. Ce sont des poèmes calmes. Un optimisme ambivalent les caractérise. Il s’en dégage une solide harmonie entre poéticité et écriture ordinaire. Les choses se jouent donc souvent entre nos temps et nos espaces à nous.

Janvier à St-Jovite

Neige, neige
Tassée lentement sous le vent
Et sous les longs élans
Des skieurs du dimanche

Douce, douce neige
Feutrée de silence
Accrochée aux grands conifères
Et aux versants les plus secrets de la vallée

Et nous deux
Silencieux
Comme en un sanctuaire
À l’orée du boisé
Si pur

Attentifs
En ces haltes d’azur
Habitées de mésanges
Aux battements d’ailes si vifs
Aux frôlements si légers
Que je n’ose bouger.

(p. 26 — typographie et disposition modifiées)

.

Nous voici donc ensemble face aux éléments. Rien ne se nie mais rien ne se donne. Il faut agir mais il faut percevoir aussi, appréhender, ondoyer, ressentir. Il n’est pas question de postuler le lisse ou le facile. L’écriture semble facile. Le monde qu’elle évoque le sera fatalement moins. C’est qu’un rapport problématique spécifique s’établit envers les forces contraires.

Dans la nuit

Je ris et je danse
Ô délice

Mais il se meurt.

Je t’aime, tu m’aimes
Ô bonheur

Mais elle est seule.

Hier c’était moi
Aujourd’hui c’est lui

Et demain…?

Quand donc y aura-t-il assez de soleil
Que personne ne soit dans la nuit?

(p. 15 — typographie et disposition modifiées)

.

Optimisme ambivalent. Le monde porte une souffrance et la vibrato de cette souffrance revient sur la poétesse qui, par empathie naturelle mais aussi par harmonie intellective, partage la souffrance appréhendée. C’est pas drôle, c’est pas marrant, c’est lancinant mais la poésie qu’on découvre ici n’aspire pas à se lamenter. Il y a du difficile, du douloureux, du tyrannique même. Mais la sensibilité optimiste de la poétesse la pousse à affronter les forces contraires et à les tourner à son avantage. Aussi c’est: à nous deux, les intempéries.

Promenade au bois

Il pleut… Bon.
Déçu…? Non.

C’est la fête
Aux feuilles

C’est la fête
Aux écureuils.

Bottes, impers
…et hop là!

Les marmottes
Nous voilà!

(p. 31 — typographie et disposition modifiées)

.

La poétesse est, de fait, phénoméniste. L’existence est une affaire assumée. On la modifie dans sa périphérie mais on l’assume pleinement en son centre. C’est un traitement non fataliste de la fatalité qui se donne à lire ici. Une joie devant le fait qui s’impose. La poétesse ne plie pas devant ce qu’elle regarde et contemple. Elle tire sa force des particularités définitoires et réjuvénantes de l’existence. Elle le sait: il faut continuer.

Je continue

Un chêne est tombé
C’était mon ami
Ma vie était liée à lui.

Elle l’est encore…

À travers le temps et l’espace
Il sera là
Il veillera sur moi
À se façon.

Je sentirai la force
Revenir en mes membres
En mon cœur rejaillit
Une source nouvelle

Il m’habite déjà
Reprend racine en moi
Et me fera aller plus haut
Plus loin
Je continue pour lui.

(p. 29 — typographie et disposition modifiées)

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La force vient du monde, bien sûr. Mais un regard femme sur ce monde reste un enjeu de première importance. Le travail de l’écriture féminine s’articule depuis les profondeurs tranquilles, les soubassements ordinaires, chez Diane Boudreau. Elle tire sa force de son appréhension personnelle de la nature, du monde, des faits. Mais viennent des moments où cela ne suffit pas. La poétesse se ressource alors au sein du collectif humain. Elle tire sa force de l’humain. Elle tire aussi sa force des particularités cruciales de la sororité. C’est le stable et solide chemin de Talie.

Talie

Femme-flamme
Yeux de braise

Talie
D’où que tu viennes

Toutes les femmes
Mère fille fée
Fière Indienne

Fille du vent et de la terre

Toutes les femmes
Sont en toi

Talie
Toute la vie…
Scellée.

Précieux cristal
Au jardin de lumière.

(p. 52 — typographie et disposition modifiées)

.

Le jardin de lumière se centre sur ce précieux cristal qui est femme. C’est ainsi que la constellation femme s’installe sans tambour ni trompette au sein de la poéticité fondamentale de Diane Boudreau. C’est ainsi que la poétesse alloue une attention soutenue à ses amitiés féminines.

À la source

Un oiseau de lumière
À la source même s’abreuve.

Notes neuves,
Cristallines

Se répandent dans l’espace
En poussière de lune

Pénètrent jusqu’au cœur de l’être
Y chassant l’amertume.

Claudine

Ton chant
Puissant et pur
Étrange et doux

Nous ravit,
Tel un oiseau du paradis
Venu jusqu’à nous.

(p. 35 — typographie et disposition modifiées)

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Et ceci nous emporte, comme verte tempête des sens et des émotions, au sein de la si virulente et si contemporaine problématique des genres. Le miroir ne se casse pas. Il se gondole, il pleure aussi mais l’un dans l’autre, il se regarde, se voit et s’assume. Avec la femme c’est la communion, le raccord pacifié et ancien de la sororité spéculaire. Le miroir n’est pas en tesson, il est en lagon, en embruns et en guirlandes boréales. Avec l’homme, les résultats sont plus aléatoires. Parfois le verbe se grippe dans le rapport de force sous-jacent et alors, oh, oh, ça ne fonctionne pas fort.

Conversation

Tu retrousses mes phrases, les fait culbuter
Leur donne crocs-en-jambe.

Tu me dépossèdes
De moi

M’étourdis
Me réduis à néant

Comme si la vie
S’enfuyait
De toutes parts
En t’écoutant.

Qui es-tu
Pour me lacérer ainsi?

Et moi
Que suis-je devenu?

Casse-tête oublié
«Modèle à recoller»
Pour tromper
Ton ennui?

(p. 43 — typographie et disposition modifiées)

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Quoi de nouveau sous le soleil et quoi de sec sous la rivière? Mais tout n’est pas perdu et on peut tout de même suggérer que la Guerre des Roses n’aura pas lieu. En effet, le sens de la rencontre chez la poétesse arrive à mieux préserver ses atouts, quand les enjeux se densifient. Il s’agit —vieille lune fatale— de détecter le bon gars. Parfois donc, ça gaze pas fort. Et d’autres fois, ça fonctionne bien mieux.

Avec lui

Avec lui
Point n’est besoin de dire
Ou de chercher…

Tout est là

Dans la simplicité heureuse
Du sublime ordinaire

Enfin mon cœur repu
Suis arrivée au puits
Je bois
Mon infini perdu.

(p. 27 — typographie et disposition modifiées)

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C’est avec la mise en place du sublime ordinaire que se rapatrie mon infini perdu. C’est là un aphorisme de sagesse. Le recueil de poésie Blancheur inouïe contient 33 poèmes. Il se subdivise en quatre petits sous-recueils: Voyage (p 11 à 21), Jusqu’au puits jusqu’à la source (p 23 à 37), M’ancrer à la vie (p 39 à 53), et Avec le temps dans ma main (p 55 à 72). Ils sont précédés d’une dédicace (p 7) et d’un texte liminaire de deux pages (en manuscrit ronéo) intitulé Les mots viendront danser (p 8 et 9), et suivis d’une table des matières (p 74 et 75) et de remerciements en page finale. Le recueil est illustré d’une page couverture ainsi que de douze dessins de type encres et fumées (dont la teinte intégrale vire volontairement au verdâtre). Ces illustrations sont de Céline G. Lapointe.

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Extrait de la quatrième de couverture:
Des mots simples, du quotidien, qui, ordonnés à leur manière, transforment les choses, les êtres, et viennent nous rejoindre là où notre âme trouve sa source. Une fois de plus, les encres et fumées de Céline G. Lapointe accompagnent de façon remarquable cette poésie chaude, sereine et d’une grande sensibilité. De très beaux moments de paix et d’harmonie intérieure à vivre et à partager.

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Diane Boudreau, Blancheur inouïe, Diane Boudreau, 1993, 76  p.

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Il y a vingt ans: l’éclectique Western TOMBSTONE

Posted by Ysengrimus sur 23 septembre 2013

tombstone

Qu’on apprécie la chose ou pas, il y a deux grands types de Western et deux grands tons dans la présentation contemporaine d’un Western. Pour les types, il y a LE WESTERN DE TENDANCE MYTHIQUE et LE WESTERN DE TENDANCE HISTORIQUE. Le Western de tendance mythique, lourdement majoritaire, impose les lois abracadabrantes du genre sur les faits présentés et met en place un exercice qui procède plus de l’imaginaire épique que de quoi que ce soit d’autre. Once upon a time in the West (1968) est un bon exemple de cette tendance. Ville fictive, cause opaque, enjeux fumeux, hypertrophie de la quête individuelle (thème de la vengeance, quête du trésor, etc…), desperados plus grands que nature, confrontations armées improbables (le fameux duel face à face, avec victoire pour celui qu dégaine le plus vite, n’a pas d’existence historique attestée…), contexte social édulcoré, scénario hors du monde, gadgets érigés en objets mythiques (harmonica, cache-poussière, flingue chromé). Le Western de tendance historique, pour sa part, cherche plutôt à transgresser les très lourdes contraintes du genre, imposées par la première tendance, pour proposer une représentation plus juste et figurative, souvent tragique, biscornue, inélégante et peu reluisante de la conquête de l’Ouest. Butch Cassidy and the Sundance Kid (1969) révèle cet effort. On traite le cheminement de personnages ayant existé historiquement, on sélectionne des acteurs ressemblant physiquement auxdits personnages et on s’efforce de décrire fidèlement leur drame, incluant dans ce qu’il a de petit, d’inefficace, de difficultueux, de douloureux, de peu spectaculaire. On embrasse alors inévitablement une hypothèse historique face au poids des grandes instances sociales en luttes (compagnies ferroviaires ou minières, Wells Fargo, Pinkertons, petits fermiers déclassés subissant les séquelles sociales de la Guerre de Sécession, ranchers réactionnaires, commerçants et tenanciers de tripots, etc…). Pour le ton, maintenant, il y a définitivement un avant et un après Sergio Leone (1929-1989). Avant Sergio Leone: rythme sautillant, acrobaties avec les armes à feu, cavalcades et cascades à cheval, détonations en pétarades, jeu rapide et groupé, plans amples préconisant les attroupements, omniprésence des femmes et des thèmes qu’elles mobilisent (amour, passion, salles de spectacle, lupanar, élégance, peur de la brutalité et haine de la violence). Après Sergio Leone: rythme hiératique, armes à feu au discours complexe (on arrive à reconnaître un protagoniste au son léché de la détonation de sa pétoire), acteur sur pied, couvert de sueur et de mouches, tourné en plan ralenti et dépeint dans le détail de sa tenue vestimentaire et de ses apparats physiques (jusqu’à l’apparition récurrente de gadgets ou de tics improbables), détonations rares, lourdes et toujours tragiquement amplifiée, jeu lent et ostensible, gros plans sur les visages, absence quasi absolue des femmes en une misogynie tranquille, dense et implicite. Ceci dit et bien dit, du type que l’on voudra et dans le ton que l’on voudra, le Western cinématographique reste un genre en très grande partie proprement délirant.

La question se pose alors de savoir s’il existerait un Western qui mélangerait ces types et ces tons, travaillant à les unir, les unifier, les réconcilier, en rebrassant un peu les cartes. Si on cherche l’amalgame du mythique et de l’historique, autant que de l’avant et de l’après Sergio Leone, on trouve, entre autres, pour le meilleur et pour le pire, Tombstone (1993). Nous sommes entre 1879 et 1882, à Tombstone, territoire de l’Arizona. La ville est sous l’effet du boom des mines d’argent et il s’y développe rapidement un réseau de salles de jeux. Trois redresseurs de torts à la retraite, les trois frères Earp, Morgan (Bill Paxton), Virgil (Sam Elliott) et Wyatt (Kurt Russel) Earp, arrivent en ville. Leur but, s’intégrer, avec le statut de vigilantes, au réseau des salles de jeux, sans s’occuper de spécialement représenter la loi. Mais vite, ils sont approchés par les édiles locaux, qui recherchent désespérément des adjoints efficaces au sheriff en place. La région est sous le contrôle partiel d’une confrérie un peu flottante de desperados délinquants et déliquescents. Cette bande locale porte le nom (peu original, quoique parfaitement historique et fondé sur leur réputation de voleurs de bétail) de Cowboys. Wyatt Earp et ses frères établissent leur jonction avec un as de la gâchette tuberculeux qu’ils ont connu dans leur jeunesse, Doc Holliday (Val Kilmer, incroyablement charmant). Ils sont tous graduellement aspirés vers leur vieux rôle de représentants de la loi, sous la pression morale de Virgil… ce que Wyatt réprouve de tout cœur. De l’autre côté, émergent, du flux mouvant des Cowboys, les frères Ike et Billy Clanton et les autres figures qui se retrouveront impliquées dans le fameux Règlement de Compte à O.K. Corral de 1881, la castagne au flingue la plus renommée de l’Histoire de l’Ouest. On représente ici, avec un fort beau sens du dérisoire d’ailleurs, cet échange de coups de feu cafouillant, hautement codifié par l’Histoire et hautement déterminé par le chiffre 3. On y tira 30 coups de feu en 30 secondes, 3 hommes y moururent (Billy Clanton, Frank et Tom McLaury) et 3 hommes y furent blessés (deux des frères Earp et Doc Holliday). La ville de Tombstone ne le sait pas encore, mais elle vient d’entrer dans la légende de l’Ouest avec cet événement incongru à la postérité si improbable. L’Histoire se poursuit ensuite. La bande des Cowboys abat Morgan Earp, estropie Virgil Earp (ayant perdu l’usage d’un bras, il quitte Tombstone). Le dernier frère Earp, son fidèle ami Holliday et un certain nombre de Cowboys convertis se lancent dans la fameuse Vendetta de Wyatt Earp et les Cowboys tombent comme des figurants. Pour compléter le tableau des cartons, Wyatt Earp quitte son «épouse», une ancienne prostituée devenue opiomane (il y a beaucoup d’engourdissements à l’opium et d’ébriété dans ce film – la majorité de ces flingueurs se battent d’ailleurs ivres, et par petits groupes, ce qui est historiquement conforme). Et, après avoir longtemps résisté à son désir (comme il avait résisté à la propension de couvrir ses activités interlopes en redevenant représentant de la loi), Wyatt Earp tombe dans les bras de Josephine Marcus (jouée par Dana Delany), une actrice de théâtre avec laquelle il finira ses jours, mourant de vieillesse en Californie, en 1929.

De la tendance historique, Tombstone retient un certain souci de conformité biographique envers les hommes et les femmes qu’il dépeint, la priorité donnée aux ressemblances physiques, une justesse méticuleuse dans les lieux, les dates et les moments, une adéquation des comportements (ébriété, cafouillage inélégant et angoisse palpable des scènes de combat). De la tendance mythique, Tombstone retient le flafla acrobatique avec les flingues, la confrontation en hyperbole de figures isolées, les duels classiques, les agonies ostentatoires, l’occultation des fondements sociaux du conflit. De l’avant Sergio Leone, on retrouve les cavalcades trépidantes chapeau au vent, les coups de pétoires fumantes en cascades qui font parfois penser à ces très vieux Westerns en noir et blanc, les passions amoureuses langoureuses et compliquées.  De l’après Sergio Leone, on retrouve les longues marches au ralenti des héros dans la ville (voir l’affiche), un gadget vestimentaire distinctif (un foulard rouge en brassard, totalement non étayé historiquement, arboré par le clan des Cowboys), une nette marginalisation des femmes. C’est indubitablement un mélange des tons et des tendances.

Un certains nombres d’effets spéciaux ratés font sourire. Les pistolets tirent comme s’ils étaient chargés avec des pétards. Le sang est un colorant incroyablement évident. La pluie tombe indubitablement de machines à pluie. L’effet spécial le plus raté est aussi le plus bizarrement charmant. Wyatt Earp et Josephine Marcus se rencontrent fortuitement lors d’une randonné à cheval et se mettent à galoper éperdument, pour chercher à prendre le contrôle de la pulsion de désir symbolique qui se manifeste entre l’étalon monté par lui et la jument montée par elle. Vêtues d’une longue robe noire, l’actrice et, dans les plans d’action, la figurante assurant la cascade à cheval sont censées monter en amazone (c’est-à-dire assises de côté sur la selle, sans ouvrir les jambes, laissant couler les deux jambes enveloppées dans la robe sur le côté gauche de la monture). Mon fils Reinardus-le-goupil, lui-même cavalier chevronné, me fait vite observer que la jambe droite de l’actrice et de la figurante, la jambe «en amazone», est en fait une jambe postiche et que les deux cavalières montent en réalité en un accroupissement normal, maladroitement déguisé en ladite position amazone, pour le spectacle. C’est parfaitement visible et ça symbolise fort bien les limites de la tentative mise de l’avant par ce curieux film. L’amalgame des styles et des tons, dans cette œuvre, est aussi difficultueux qu’une cavalcade en fausse amazone… On déguste plus une salade bigarrée et multicolore qu’une synthèse achevée. Comme tous les produits éclectiques, Tombstone est donc inévitablement plus petit que grand et son intérêt réside ailleurs que dans sa trame effective. Il réside finalement, cet intérêt étrange, dans la possibilité que le film introduit de faire réfléchir sur le curieux fait qu’un monument, qu’il soit historique ou mythique, s’érigera sur à peu près n’importe quoi, si la conjoncture y est favorable. En effet, il demeure que, qu’on apprécie la chose ou pas, la toute petite ville de Tombstone, Arizona, reçoit, de nos jours, trente à quarante fois le volume de sa population actuelle en touristes fascinés par l’incongru et improbable souvenir du Règlement de Compte à O.K. Corral. Pourquoi? Eh bien, parce que… parce que pourquoi pas?

Tombstone, 1993, George Cosmatos, film américain avec Kurt Russell, Val Kilmer, Sam Elliott, Bill Baxton, Dana Delany, 134 minutes.

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