Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Devenir ancien

Posted by Ysengrimus sur 1 août 2020

Page couverture du roman LES ANCIENS CANADIENS (dessin de Henri Julien — 1863)

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Y a pu de vieux, dans l’village…
Gilles Vigneault

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Un vieil ami, romancier, homme de lettres et blogueur, s’est un jour senti obligé de vesser un texte portant sur le fait qu’il venait d’avoir soixante-cinq ans. Le texte est amer, vitriolique, fétide, toxique. Parce qu’il vient de se choper l’âge de la retraite, le camarade chiale à tous vents et ce, contre l’univers entier. C’est tristounet, tout plein. Il est particulièrement virulent, impudent et désagréable envers ses pauvres lecteurs muets, qui, pourtant, le lisent parce qu’ils pensent du bien de lui et de sa pensée. Il bâillonne hargneusement ses critiques présents et futurs à coups de n’allez surtout pas me dire que c’est l’âge d’or etc. D’évidence, le type se pogne le coup de vieux carabiné et tout se passe comme si c’était la faute de ses lecteurs et lectrices, que je me plais, donc, à présumer majoritairement plus jeunes que lui et tous platement sidérés par sa diatribe de peu. Comme disent les anglophones: a pity… Je suis de la même génération que ce copain. Je peux donc me permettre de lui taper sur les cuisses un petit peu et de peut-être envisager de l’encourager à rajuster la tonalité lourdingue de son instrument à communiquer parce que là, c’est pas fort. Franchement, si c’est ça le discours de nos élites intellectuelles, j’ai pas envie d’entendre les coassements des caves qui les potassent, parce que ça risque de cacophoner en masse. Mais bon, attrapons la poule par le cou, hein, puisqu’il le faut. À nous, notre génération.

Le copain grognasseur ici est de 1955, je suis perso de 1958. On nous classifie donc aujourd’hui comme procédant du Boom des Bébés. Ça a pas toujours été le cas, du reste. Quand j’étais dans la vingtaine et que relever du Boom des Bébés ça faisait pop, on me disait que le Boom des Bébés, c’était 1945-1955, que je n’en étais pas, donc que je n’avais qu’à m’écraser. Maintenant que le Boom des Bébés c’est bon surtout pour se faire dire OK Boomer, là, on recalcule la martingale et voici que le Boom des Bébés c’est maintenant 1945-1965 et que j’en suis. J’en étais pas quand il s’agissait de tripper dans la prospérité joviale des Trente Glorieuses mais j’en suis quand il est temps de faire ricaner mes fils au sujet de mes belles ruines vespérales et de mes herbes folles crépusculaires. Eh bien soit. Que mes fils ricanent un brin. Si ça peut mettre un peu de baume sur cette foutue vie adulte que je leur ai collé sur le dos, malgré eux et malgré moi, pourquoi pas.

Le fait de me tenir maintenant sur le bout de la longue table que mes petits-enfants scrutent d’un œil plissé ne me fera pas pour autant aboyer et pisser le vinaigre comme mon copain homme de lettres. Boom des Bébés ou pas, il reste que notre génération prospère et solaire a vécu et s’est ouvertement vautrée dans le mythe de l’éternelle jeunesse. Adolescents, puis adulescents, on a cru que Koko le Clown, le Dairy Queen, les Beatles et les bungalow de briques rouges ne monteraient jamais en graine. Intéressante arabesque illusoire. C’était faux. Rien ne perdure. Va falloir finir par sortir du cocon historique et se mettre à grandir. La jeunesse, ça s’en va, comme un feu de joie quand s’éteint la fête (Pierre Delanoë)… et alors, là, copain, bonhomme, camarade, c’est certainement pas une raison pour se mettre à chahuter le monde entier parce qu’on a le genou raidissant et le crâne un petit peu dépoli.

On me fera pas bouffer qu’un phénomène séculaire comme celui de devenir ancien est une tragédie ou un emmerdement. Faut dire que moi, de ma personne, pour reprendre le beau mot de Gérard Jugnot, j’ai toujours eu un côté vieux con. Quand j’avais vingt-cinq ans, on m’en donnait trente-cinq. À cinquante-cinq ans, on m’en donnait soixante. Sérieux, articulé, disert verbalement mais sobre comportementalement, j’avais, comme qui dirait, le schnock solidement chevillé à la couenne. On dirait que j’ai passé toute ma vie à me préparer tranquillement à devenir un ancien. Comme nous tous, en fait mais, dans mon cas… sans que ça me force trop.

Faut dire que tôt dans ma vie adulte j’ai vertement dénoncé, chez les gars et les filles de ma génération, le mautadit juvénilisme. L’apologie de la jeunesse-dogme, dans ma vision du monde, c’est pour les autres, pas pour moi. J’aime mes fils, mes brus, mes neveux et nièces, leurs enfants. Rien de ce qu’ils sont ne m’est étranger. Je les respecte et je les admire mais je ne les envie pas. Je ne cherche pas à jouer au jeune, à faire jeune, à sonner jeune, à bavasser jeune. Cela me parait une ineptie non soutenable. J’assume pleinement mon statut d’ancien, y compris dans ses facettes maladroites, sommaires et un petit peu ridicules parfois aussi. Vieux sage ou vieux clown, il y a une chose que je ne ferai pas: essayer de me déguiser en jeune. Et je ne vais certainement pas non plus reprocher aux jeunes leur jeunesse. Qu’ils la vivent, qu’ils en profitent pleinement, qu’ils la boivent jusqu’à la lie. C’est à eux, c’est leur tour. Now is the time, et toute cette sorte de chose. Sans les envier, je suis très content pour eux, ces jeunes, ces futurs anciens qui danseront un jour sur le bureau mat de mon souvenir.

Devenir ancien, c’est crucial. C’est, avant tout, prendre et tenir sa place. C’est savoir s’échantillonner adéquatement, pour les jeunes. Nous ne sommes plus ici pour faire la leçon à nos enfants adultes. La période donneur de leçons, c’est terminé maintenant. C’est joué, c’est plié. Devenir ancien, c’est comprendre qu’on n’est plus une référence de savoir ou de justesse comportementale. Nous sommes plutôt un échantillon d’ancienneté. Pointez. Barrez. Nous exemplifions la facticité de la montée en graine. On est comme une vieille tortue terrestre dans un jardin zoologique. Elle a cent-vingt ans, elle est gentille… de loin. Mais on s’y frotterait pas trop et on garderait pas les cochons avec. D’un coup, qu’elle mordrait… On se contente de l’étudier, à bonne distance, l’œil alangui. Et ça sert. Et on y tient.

L’ancien écoute de la musique d’ancien, il lit des livres d’ancien, il se formule à l’ancienne, pense avec des cadres de représentations anciennes, jaragouine dans un dialecte ancien, procède pensivement de disciplines intellectuelles anciennes. L’ancien doit constamment jouer de prudence, sinon il risque de se mettre à ressembler plus à mon pauvre copain qui chiale contre ses lecteurs qu’à une vieille tortue terrestre, totémique et tranquille. Être un ancien adéquat, cela implique toute une procédure, un protocole méthodologique, une doctrine d’action… Il y a des choses à faire et à ne pas faire. Commençons par une de ces dernières, capitale. Il ne faut pas, quand on est un ancien, cultiver tapageusement la nostalgie. Nostalgie de la conscience sociale, nostalgie du temps où on jouait dehors, nostalgie des balades en décapotables, des plages propres et proches, du ski pas cher. Franchement, les jeunes contemporains n’en ont rien à foutre, de nos nostalgies. Ils sont autant les enfants de leur temps que je suis l’enfant du mien et c’est match nul en ces matières. La nostalgie est une foutaise piteuse, une régression de la pensée, une lune réactionnaire qui ne dit pas son nom. La nostalgie a toujours une manière de face hideuse. Elle est à soigneusement circonscrire. À éviter, préférablement, chez l’ancien.

Les jeunes ne s’intéressent pas à nos nostalgies mais à nos mémoires. Un jour, tante Marianne, la sœur ainée de ma mère, morte depuis des lustres, nous raconta tout naturellement la fois où son oncle était arrivé sur la petite place du village, en 1914, la queue de quatre poches à l’équerre, annonçant à la ronde que l’Europe était en guerre. Cela m’avait fait penser à Simone de Beauvoir qui, dans Mémoires d’une jeune fille rangée, se souvient d’avoir entendu, en 1914 toujours, le tocsin sonner la guerre (elle avait alors six ans). Il n’y a absolument aucune nostalgie belliciste dans ces images forces. Elles sont et se relaient, point, barre. Mémoire, mémoire, mémoire… et relais des mémoires. Les jeunes s’intéressent à la mémoire de l’ancien, à ses souvenirs de collège, à ses vieilles affaires. Ils hument densément ses fragrances éventées, surtout si cette mémoire est mobilisée dans un angle modeste, relativiste et prioritairement… utile.

Une autre chose capitale que notre belle jeunesse attend de l’ancien c’est de l’empathie. Il faut toujours que l’ancien écoute plus qu’il ne parle. Les jeunes, notamment les jeunes femmes, s’intéressent aux opinions de l’ancien sur leurs réalités actuelles. Les jeunes aiment bien faire passer leur univers familial et social à travers les oreilles et le cerveau de l’ancien, pour voir comment ça décante. L’ancien doit alors mobiliser toute sa maturité calme et toutes les ressources intellectuelles qu’il lui reste encore, pour être à la hauteur de son chambranlant prestige. Jugements de valeur concons, superficiels et étroits, s’abstenir. Il faut être attentif, concentré, focussé, cogitatif… aimant aussi, sincère. Ça ne se mime pas, ces choses-là. Les jeunes parlent de leurs histoires, de leurs problèmes, même (ce qui est un très grand honneur, vécu, avec tout le respect requis, par l’ancien). Les jeunes le font parce qu’ils attendent de l’ancien une aptitude objective et objectale de décantation qui permettra de multiplier les angles de regards et les prises sur une question. C’est pas plus con que de consulter la documentation que fournit l’internet, pour le coup. Et c’est vachement plus humain… et atavique… quelque part.

Finalement, et crucialement, l’ancien doit apprendre de ses jeunes. Apprendre pour vrai. Le jeune bouvillon qui charge, parle et cogite, teste la force de sa pensée en la regardant percuter et imbiber le cerveau de l’ancien. C’est le choc des têtes. Si l’ancien avale sa chique quand le jeunot lui apporte des nouvelles, c’est que ces nouvelles sont solides, valides, significatives. C’est là un jeu des forces et des places parfaitement primordial. Inutile de dire que tout cela requiert une authenticité permanente. On ne le dira jamais assez: on ne joue pas à faire l’ancien. On l’est. En méthode, ou tout de travers, on l’est. Tout ce que nous dit notre jeune et tout ce que nous lui rendont, compte, reste, perdure.

J’ai eu l’immense privilège d’avoir mes parents jusqu’à l’âge de cinquante-sept ans. Glosons-nous correctement ici: j’avais cinquante-sept ans quand mon père et ma mère ont quitté le monde. J’ai eu besoin de mes anciens tout ce temps. Ils n’ont jamais été en sus ou en trop, pour moi. Tout ce qu’ils m’ont dit et que je leur ai dit compte et comptera toujours en moi. Mon père a perdu toutes ses dents jeune, quand il était dans la marine (pour cause de consommation obligatoire de quinine, contre les maladies tropicales. Ça niquait les gencives). Il a vécu le gros de sa vie d’adulte avec un dentier. Je ne suis pas près d’oublier sa trombine intriguée et intéressée quand, vers quarante-sept ans (lui, il en avait alors quatre-vingt-deux), je lui expliquais ce qui se passait avec des dents naturelles vieillissantes et toute la politique que cela entrainait avec mon dentiste. L’ancien qui sait s’émerveiller d’une vraie dent qui casse et qu’on répare, c’est lui, l’ancien qui compte.

Devenir ancien est sublimement crucial. Aucune hystérie yéyé, passéiste ou juvénilise, aucune grande aspiration, sociétale gnagnan ou socio-historique conscientisée, d’aucune nature n’ont pu ébranler ce fait. C’est pas l’inertie platement thésaurisante de l’âge d’or. C’est plutôt une mécanique subtile, intense, vibrante et profondément cliquetante incorporant tous les métaux, fer, or, platine, terre rare. Voilà. L’ancien, c’est comme un téléphone intelligent, salament. Il faut y parler tant que le service est en place et que les piles fonctionnent. Un jour, dans une autre phase qui a, elle aussi, son mérite, on lui reparlera… dans notre souvenir.

Et à ceux et celles qui n’assument pas sereinement ces faits subtils et fins, subitement grognasseur à mon tour, je dis simplement, en un mot…

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19 Réponses to “Devenir ancien”

  1. Tourelou said

    Vive le devenir passé, car nos jardins remplies d’amour et de roses sont le gage d’un âge futur.
    Un beau récit plein d’amour que vous nous faites, grand merci.

  2. Caravelle said

    Tres touchant. Vous ravivez mes vieux os, avec celui-ci.

  3. Val said

    Vraiment très touchant. Chez nous, les ainés nous sont très chéris. On les respecte et on les soigne jusqu’à la fin.

    • Odalisque said

      Mais c’est où chez vous, Val?

      • Val said

        Je voulais dire plutôt dans la culture de ma famille, c’est comme ça. Nous sommes d’origine chinoise et malaysiennes.

      • Odalisque said

        Moi, je suis haïtienne et c’est beaucoup comme vous. On aime nos vieux et qu’est-ce qu’on chiale quand ils meurent.

  4. Tuquon Bleu said

    La nostalgie, moi aussi je suis contre.

  5. Camarade said

    Mauditement d’accord, camarade! Suis tellement content de m’ancienniser tous les jours un peu plus.

  6. Piloup said

    Le manifeste juveniliste par excellence des boomers d’autrefois, le très flétri NOUS ON EST DANS LE VENT (1963) de Pierre Lalonde (1941-2116). Foutu.

    • Le Boulé du Village said

      Excellent exemple, Piloup. C’est bien vrai qu’on croyait détenir la jeunesse éternelle. Mal vieilli en hostie.

  7. Marie Verne said

    Par contre, dix ans plus tard, LA JEUNESSE de Vava (1973): pas une ride. Poignant. Universel. Ferait un tube aujourd’hui, si repris par les bons artistes.

    • Gudule said

      Notre Vieux Grimus le cite d’ailleurs…

    • Julie Soulange said

      LA JEUNESSE
      (Pierre Delanoë, pour Vava)

      Un beau matin
      On ne passe plus par le chemin des écoliers
      On ne court plus pour le plaisir d’être premier
      On ne joue plus à cloche-pied
      Sur les pavés

      Un beau matin
      On oublie ses amis d’hier au fil de l’eau
      On quitte sa chambre d’enfant pour un studio
      On chante moins, on parle plus
      On parle trop

      La jeunesse
      Ça s’en va
      Comme un feu de joie
      Quand s’éteint la fête
      La jeunesse
      Ça s’en va
      On sait d’où l’on vient
      Mais on ne sait pas
      Où l’on va

      Et puis le temps
      Arrive où l’on joue pour de vrai aux jeux des grands
      Ceux de la guerre et de l’amour et de l’argent
      Où l’on est seul
      Où l’on a peur
      Où l’on se vend

      Et puis le temps
      Qui glisse et file entre les doigts comme un torrent
      Et que l’on tue en attendant
      En espérant
      Qu’un jour où l’autre arriveront de nouveaux temps

      La jeunesse
      Ça s’en va
      Comme un feu de joie
      Quand s’éteint la fête
      La jeunesse
      Ça s’en va
      On sait d’où l’on vient
      Mais on ne sait pas
      Où l’on va

      La jeunesse
      Ça s’en va
      La jeunesse
      Ça s’en va
      Comme un feu de joie
      Quand s’éteint la fête

      La jeunesse
      Ça s’en va
      On se dit toujours
      Que ça reviendra
      Pourquoi pas.

      • Sophie Sulphure said

        La génération Pierre Lalonde-1963 allume ses lumières en Vava-1973. C’est presque cohérent (même sur la ligne du temps).

        [Je seconde. — Ysengrimus]

  8. Hibou Lugubre said

    Je ne suis pas d’accord, Ysengrimus! Pour une fois! Mais alors là… pas du tout! Bien que je comprenne tout à fait votre sage plaidoirie, votre revendication «rationnelle», votre prudence, votre humilité un peu trop prononcée sur ce coup… je vous comprends et vous salue pour cela! Mais permettez-moi de de vous ramener à votre jeune âge et pas si vieux que ça… car franchement, ce billet m’a un peu énervé eu égard au respect et l’admiration que j’ai pour vous et l’éternel esprit jeune que vous représentez!

    Tout d’abord, moi aussi j’ai toujours été un peu vieux jeu, à 16 ou 17 ans je fréquentais des copains du même âge, mais le soir venu, j’allais trouver les vieux de 25 et 30 ans et même plus (comme mes cousins dans une autre ville)! Ils m’initiaient à la musique, m’apprenaient des trucs incroyables, me parlaient de politique, parfois on partait pour de longues marches dans les quartiers plus loin, j’en profitais pour fumer une clope sans être surveillé, et je les considérais comme des potes… surtout que plus indépendants, je pouvais passer un samedi soir chez eux à écouter de la musique, ou écouter un guitariste virtuose d’entre eux, etc… Je m’initiais à la vie, j’écoutais leurs conversations d’adultes avec intérêt, tout y était, les histoires de vies comme les histoires d’argent, de réalités, d’amour, etc

    Tout ça pour dire que 60 ou 65 ans c’est franchement pas vieux pour commencer! Du tout! Tout dépend comment on se conserve n’est ce pas! Vous seriez étonné de savoir que la majorité des célébrités qui la jouent jeunots et branchés ont déjà passé le cap des 60! Ou presque, ou bien plus que ça! Quant à vous, mon cher Ysengrimus, lorsque je vous lis, donc lorsque je vous entend parler, vous avez l’air d’un type jeune, sexy, et ce qui vous rend encore plus attractif c’est votre maturité! C’est tout! Vous avez une sacrée expérience, une assise intellectuelle affirmée et poussée, vous êtes confortable, bien dans votre peau, vous vous défendez comme un lion à qui il suffit de brandir une patte pour éventrer l’adversaire, et vous êtes tellement romantique mon cher sans le savoir peut-être! Franchement, que voulez-vous exprimer à travers ce billet?! Qu’on vous classe dans un tiroir ou qu’on vous relègue dans un musée peut-être! Je suis révolté, choqué et sans mots! Vous Ysengrimus!? Vous pourriez séduire une femme dans sa vingtaine, mon ami! trentaine, quarantaine max, et vous feriez un amant du tonnerre!

    Vos enfants, ils doivent vous admirer, ils doivent aussi avoir la pression d’avoir un père aussi éveillé et aussi consciencieux! Ne l’oubliez jamais… car vos leçons d’hier et d’aujourd’hui, ça vous marque un jeune à vie! Dans le sens du respect et de l’amour qu’ils ressentent véritablement envers vous! Alors si l’envie vous prend de vous garer au garage, c’est franchement pas le moment, cher ami! Vous êtes dans la force de l’âge, mur certes, prudent, averti et avisé… et tout ce qu’on veut… mais vous êtes un formidable copain, père, ami, poète, intellectuel, et philosophe! Vous êtes tout ce qu’un humain peut désirer de connaître et aimer et se faire aimer ou suivre mon cher!

    Quant à moi, sachez, vieux loup, que je ne vous lâcherais pas! Je vous aime d’un amour de disciple pour son maître, je vous vénère, je vous respecte, je voudrais que votre jeunesse perdure à l’infini et qu’on puisse un jour vous reconnaître… non pas comme un vieux barbu qui en a fait du chemin, mais comme un modèle que vous représentez et que vous êtes! ALLONS YSENGRIMUS! RESSAISISSEZ-VOUS! Si c’est la paresse qui vous fait dire tout ça, achetez-vous un vélo, de course, et tout l’attirail, et bougez vos fesses mon ami, faites de la marche, des sentiers de randonnée, respirez un grand coup! Et sachez que le peu de suiveurs de votre blog ici présents ne représentent pas la réalité! Vous avez dû en marquer des gens dans votre vie, sacré Ysengrimus! Et il y a bien plus de gens intimidés par votre discours et émerveillées par votre personne qu’elles ne pourront admettre !

    Et Je vous jure que si j’avais le moindre ascendant sur vous, je vous tirerait par les pattes, et vous ferais faire le tour du monde que vous en retrouveriez vos vingt ans demain! 🙂

    Gloire, jeunesse et longue vie à vous mon cher! Et ne vous avisez plus de nous pondre un truc qui fait pas mieux que ce qu’a fait votre copain blogueur, car lui au moins, il a exprimé son raz le cul de cet âgisme, sans être réactionnaire ou quoi que ce soit…! 🙂

    Bien à vous!

    [Mon excellent Hibou Lugubre, je vous remercie pour vos bons mots. Mais, si vous me permettez, il y a maldonne. Le billet porte sur comment il faut se comporter quand on DEVIENT ANCIEN, Vos si suaves pulsions de Jouvence bottent en touche sur le topo du zinzin de la question. Je vous la renvoie, car je vous sait disert: comment doit-on, en bon ysengrimusien de choc, en fier disciple (pour rerpendre votre mot) de sa saine verdeur, se comporter au moment de devenir ancien. Restez fermement sur le sujet, mon bon… — Ysengrimus]

    • Hibou Lugubre said

      lol! Merci pour cette mise en garde Ysengrimus! J’ai probablement tout mélangé! Devenir ancien pour moi est comme un vin ou une liqueur mise en fût de chêne ou d’autres essences de bois pour quelques années, L’elixir qu’on en tire ne peut être que meilleur, délicat au palais, précieux… surtout lorsqu’on a mis un long et savant savoir faire dedans, et c’est un peu ce que votre pensée incarne sur de nombreux sujets! Je vous réitère mes plates excuses si je vous ai mal compris, mais je comprend et respecte aussi votre désir de distanciation par rapport à la nouvelle culture et l’intellect de ces nouvelles générations que j’admire aussi… bref, il reste que vous restez un auteur et penseur exceptionnel, et sûrement un papa aussi! Je vous souhaite tout le bien du monde et de conserver votre dynamisme intellectuel qui nous inspire tous ici! Merci Ysengrimus !

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