Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Erreur de jeunesse

Posted by Ysengrimus sur 20 mai 2020

Jacques Parizeau (1930-2015) et René Lévesque (1922-1987), quelque part entre 1976 et 1980

.

Elle est très intéressante cette question des erreurs de jeunesse. Sans trop réfléchir, on y engouffre souvent un peu n’importe quoi. On connait la formule rebattue sur ce genre de question. On passe sommairement sa vie en revue, d’un ton boudeur, et tout ce qui nous contrarie au jour d’aujourd’hui, on cherche à se le déraciner du passé en criant à l’erreur de jeunesse. Vous voyez un peu l’affaire, j’ai pas besoin de m’étaler sans fin. Les champs sentimentaux et professionnels de nos modestes vies sont jonchés de petits et de grands moments qu’on juge plus sévèrement aujourd’hui qu’autrefois. Certains poussent le bouchon jusqu’à regretter bien des choses. Les regrets, je vous le dis tout de suite, c’est pas trop mon truc. Je ne regrette pas une contrariété passée. Je me contente de la dédaigner. La vie est trop courte (et aussi, admettons-le: trop marrante) pour cultiver cette niaiserie inénarrable que sont les regrets.

On a donc tous, au plan sentimental, intellectuel, professionnel, artistique, politique… des portions de notre héritage personnel dont on se dit: bon… pas vargeux. Ou, pour revisiter le beau mot de Laurent Fabius après son désastreux débat avec Jacques Chirac en 1985: Il y a des fois avec et il y a des fois sans. Mais, pour autant et pour le coup, ces fois sans sont-elles nécessairement des erreurs? Là, je crois qu’il faut faire attention. La notion d’erreur est une notion grave, une idée qu’il faut traiter avec sagesse et neutralité. Avec respect même. Ce serait une… erreur que de ramener tout ce qui nous contrarie, à ce jour, dans nos actions raplapla d’autrefois, à des erreurs.

Pour la bonne et sereine compréhension de la notion d’erreur telle que je la conçois ici, je vais invoquer le plus beau de tous les sports, le baseball. Imaginons que je suis un joueur défensif, disons un arrêt-court. L’adversaire au marbre frappe la balle et elle me tombe directement dans le gant. Or, la balle est trop vive (ou je suis trop distrait) et elle sautille et me tombe des mains. Je l’ai échappée. Le frappeur, devenu coureur, est donc toujours au jeu (je ne suis pas parvenu à le retirer en captant la balle en vol) et le temps que je me ressaisisse, reprenne la balle sur le sol et puisse la relayer, le coureur est déjà au deuxième but. Il est donc resté au jeu non pas grâce à son adresse mais bien à cause de ma maladresse. Ma fiche statistique de joueur défensif est alors (dis)créditée d’une erreur, au sens tout technique de ce terme. Même ceux et celles qui ne sont pas intimes avec le baseball comprendront que l’erreur ici n’est pas soumise à des sentimentalités subjectives. Vous ne vous retrouvez pas avec, sur les bras, des vapes individuelles larmoyantes à rallonges, qui y voient une erreur et d’autre pas, et débattent, et discutaillent le coup sans fin. Non. Il n’y a pas, sur tout ceci, le moindre relativisme émotionnel de l’erreur. L’erreur est intégralement identifiable par des critères objectifs et factuels (comme dire: 2+2=5, c’est une erreur arithmétique, pour quiconque décode adéquatement les chiffres arabes et les signes d’opérations). Dans mon analogie au baseball, l’erreur est aussi —et ceci est crucial— un résultat interactif. Il s’agit donc de la finalisation d’un échange entre groupes (dans mon exemple, les deux équipes de baseball en joute, et leurs représentants, ainsi que tous ceux et celles qui comprennent le code du jeu). Ce qui est suggéré ici est qu’on ne fait pas une erreur tout seul. L’erreur est un rapport social.

Comme je suis celui que je suis, si mon erreur est sentimentale, elle concerne une femme, si mon erreur est artistique, elle concerne un texte (qui a fatalement été lu et critiqué, disons, mal reçu), si mon erreur est médicale, c’est que j’ai négligé les consignes ou les protocoles de mon médecin ou de mon dentiste. Cherchez l’erreur, ce sera toujours pour dénicher, en l’analysant adéquatement, la dialectique du rapport social qui couve, en son sein. L’erreur est un produit collectif et historique, une réalisation commune, presque consentie. On la contemple tous ensemble, on la voit, on la conçoit, on la pense, on en vit. Un autre élément clef va d’ailleurs jouer ici, c’est celui du caractère mental de l’erreur. Ce dernier est directement corrélé au statut d’intellectuel que je revendique, tant pour moi que pour l’époque. Les ci-devant hommes d’actions contemporains sont bien souvent des guérilleros de salon ou leurs équivalents affairistes ou sportifs. Par contre, de nos jours, tout le monde pense, tout le monde apprend, tout le monde s’informe, tout le monde observe la vie naturelle et sociale. Nous ne nous en rendons pas toujours compte mais nous vivons une période historique hautement intellectuelle, en soi. On ne passe pas une journée sans lire un texte ou le cogiter. Ici non plus, je n’ai pas besoin d’épiloguer. Regardez simplement ce que vous faites en ce moment. Conséquemment, l’erreur aura nécessairement une cruciale facette intellectuelle. Ce sera une erreur du savoir, de la compréhension du monde avant même, fort probablement, d’être une erreur d’action. Et ce, à plus forte raison si c’est une erreur de jeunesse. La jeunesse n’est-elle jamais autre chose que la préparation tâtonnante à l’action?

Arrivons-en justement à la susdite jeunesse. La voilà derrière nous, si vite. Et elle, elle est bien moins difficile à définir que la notion d’erreur. Il s’agit moins d’ailleurs de définir la jeunesse que de la délimiter. Dans la présente réflexion, les enfants ne font pas, au sens strict, des erreurs de jeunesse. Les enfants apprennent et n’apprennent pas certaines choses, dans leur petit monde. Mais, en tout et partie, on en reste là, de leurs errances. Les pots cassés des petiots ne sont pas des erreurs de jeunesse. Si un enfant se blesse ou s’enconne, c’est plus là l’erreur de ses parents que la sienne. Cette option descriptive fermement arrêtée, on délimitera, un peu arbitrairement, la jeunesse comme couvrant la décennie suivant le passage immédiat au statut d’adulte légal. On dira donc que la jeunesse, c’est entre 18 ans et 28 ans. Et vlan.

Attendu tous ces attendus, vous voici fins prêts à prendre connaissance de ma grande erreur de jeunesse. Elle s’est déployée entre mes 18 ans (1976, l’année où j’ai voté pour la toute première fois) et mes 26 ans (1984). Elle se formule comme suit:

ERREUR DE JEUNESSE

J’ai pris le Parti Québécois pour un parti socialiste
et j’ai orienté mon militantisme politique en conséquence.

Baseball oblige, cette erreur de jeunesse résulte de ma maladresse (de jeunesse aussi) plus que de l’adresse d’un des types dont vous voyez ci-haut la photo (le monsieur aux cheveux blancs et sans moustache). Ce personnage, René Lévesque (1922-1987), et son équipe de beaux parleurs se faisaient implicitement passer pour des socialistes. Leur parti politique chercha même, un temps, à devenir membre de l’Internationale Socialiste. Pourtant, de nombreux indices d’époque font que j’aurais dû (on sait que le principal verbe conjuguant l’erreur se formule toujours en j’aurais dû) voir que le Parti Québécois était un parti bourgeois comme les autres. J’avais même lu des textes militants groupusculaires très explicites en ce sens à l’époque et je n’ai pas voulu en tenir compte. Intellectuel de classe moyenne mal formé et outrecuidant, j’ai bel et bien échappé la balle à l’arrêt-court, sur cette question politique et historique, qui fut un petit peu l’enjeu d’un temps. En 1977, tous mes copains et copines d’université, jeunes guérilleros et guérillerettes de salon dans mon genre, flottaient collectivement sur la même erreur de jeunesse. On appelait alors le Parti Québécois, le Parti, tout simplement, parce que ça faisait plus léninien comme ça. On considérait donc, tous et toutes, en conscience, que le Parti Québécois était un parti social-démocrate (au sens fort que ce terme revêtait à l’époque) et que son programme souverainiste ne valait que comme projet de société (c’était le terme consacré du temps). Il s’agissait de libérer le Québec de ses entraves continentales capitalistes pour en faire une société socialiste, rien de moins. Je me souviens vivement du propos militant, généreux et senti, d’une de mes consœurs de classe, sur la quête du souverainisme: On fait pas ça pour remplacer les boss anglais par des boss québécois, on fait ça pour se donner collectivement une société sans boss. Et on appuyait notre sidérale candeur doctrinale sur une ligne hautement euphémisante restée célèbre de René Lévesque: Le Parti Québécois a un préjugé favorable à l’égard des travailleurs. Ce préjugé favorable résonnait, sur le terre-plein de notre naïveté juvénile, comme le plus tonitruant des claquements du drapeau rouge. Quand j’y pense avec le recul, c’était assez pathétique dans l’illusoire béat.

Je vous coupe le détail du déploiement vermiculaire de mon erreur de jeunesse. J’ai voté pour Jacques Parizeau (1930-2015), en 1976 (dans L’Assomption — sur la photo ci-haut, c’est le monsieur avec la moustache). J’ai milité dans le MéOui, le Mouvement Étudiant pour le Oui au Référendum (celui de 1980, dont on commémore justement les quarante ans aujourd’hui) et j’ai vu la défaite référendaire de la même année comme une vaste faillite des instances du progrès devant les forces obscures de la réaction. Ce n’est que lorsque le Parti Québécois ne fut pas retenu par l’Internationale Socialiste que j’ai commencé à me rendre compte que c’était un parti de suppôts bourgeois comme les autres. On nous avait menés en bateau, nous faisant passer la nef bleue et blanche pour une nef rouge. On nous avait tout juste fait rêver le pays libéré, selon la mode idéologique post-guevariste d’un temps, sans plus. C’était là le résultat court et mesquin d’une stratégie de communication électorale comme une autre, finalement. Désillusionné, j’ai par la suite découvert que même l’Internationale Socialiste c’était pas fort fort non plus, comme instance de progrès social. Tout devenait verdâtre et putride. Je devenais adulte. Je devenais marxiste. Et, en tout cas, adulte et marxiste, je ne ferais plus jamais ce genre de compromission politicienne illusoire.

Quand je repense à 1976 et à 1980, quand je repense tendrement à mon erreur de jeunesse de ce temps, je suis, en plus, bien obligé de me dire que mon père m’avait (pourtant) un petit peu prévenu. Eh oui… Je le vois encore me dire, d’un ton un peu malicieux et, bof, sans vraiment s’énerver, de faire bien attention à ce nationalisme québécois. Que nationalisme et socialisme ne marchaient pas très bien ensemble et qu’il y avait des gens qui étaient morts à la guerre autrefois, à cause de ce cocktail-là. Ceci dit, le vieux, lui-même ancien combattant de la susdite seconde guerre, ne s’inquiétait pas trop trop de mon erreur de jeunesse. Il se doutait bien que, dans l’ambiance feutrée, bourgeoise, prospère et encore bien tranquille du lent crépuscule des Trente Glorieuses, mes errements de jeunesse n’auraient pas trop de conséquences néfastes. Tout cela était de couleur bien pastel, à son œil. Il ne s’en faisait pas trop. L’amplitude de mes erreurs de jeunesse ne devait pas papillonner bien haut quand il les comparait secrètement aux siennes.

.

.

24 Réponses to “Erreur de jeunesse”

  1. Camarade said

    Je seconde. Je me suis reconnu, en plus. Et bravo pour l’image du baseball.

    • Le Boulé du Village said

      Ouf, alors là, moi aussi. Tu es pas le seul à avoir échappé la balle, dans ces années-là, Grimus. Qu’est-ce qu’on rêvait grand… et qu’est-ce qu’on dormait dur….

      • Line Kalinine said

        En lisant ceci, je fais une transposition que vous comprendrez… et il me vient à l’esprit un nom et une date… Mitterrand, 1981.

        Tout est dit.

  2. Mouflet said

    …faire bien attention à ce nationalisme québécois. Que nationalisme et socialisme ne marchaient pas très bien ensemble et qu’il y avait des gens qui étaient morts à la guerre autrefois, à cause de ce cocktail-là.

    Quand on voit ce que le Parti Québécois est devenu, quarante ans plus tard (CAQ inclue), on prend la mesure de ce que ces paroles du papa de Grimus avaient de littéralement prophétiques…

  3. Serge Morin said

    Leur parti politique chercha même, un temps, à devenir membre de l’Internationale Socialiste.

    Cela survint seulement après le référendum de 1980 (dans la mouvance de prestige de la victoire des Socialistes en France, en 1981), René Lévesque était pas chaud-chaud et le NPD-Canada les bloqua hargneusement. Il faut méditer ce pathétique mais passionnant épisode mal connu de notre petite histoire collective

    [Merci, Serge Morin, pour cet excellent lien. À lire absolument. — Ysengrimus]

  4. Fridolin said

    Un classique de la réflexion critique sur ce phénomène d’époque. LE CONFORT ET L’INDIFFÉRENCE de Denys Arcand (1981).

  5. Denis LeHire said

    Es-tu devenu fédéraliste, Ysengrimus?

    [Non. Réponse plus détaillée ICI. — Ysengrimus]

    • Denis LeHire said

      Si tu pouvais voyager dans le temps, tu retournerais voter quoi, au référendum de 1980.

      [Le moindre mal social: OUI. — Ysengrimus]

      • Denis LeHire said

        Tu restes donc fidèle à une portion de tes convictions politiques du temps.

        [Modulo ma ferme critique contemporaine, oui. — Ysengrimus]

  6. Tuquon Bleu said

    Je me souviens parfaitement du Mouvement Étudiant pour le Oui au Référendum, (MéOui). Nos ennemis étaient les petits gras durs pognés du Comité Étudiant pour le Non au Référendum (CéNon). Chacun des deux camps accusait l’autre de faire des calembours avec les étiquettes décrivant l’implication étudiante dans la cause.

    C’était sublime. Quelle merveille d’avoir été jeunes.

  7. Sophie Sulphure said

    Souvenons-nous aussi des BRUNCHS DES YVETTES, vague de fond féministe de droite catapultée par une vraie de vraie erreur (comme rapport social) de la ministre Lise Payette. Après qu’elle ait dit qu’elle ne voulait pas être une Yvette (par référence aux gentilles petites filles conformistes des manuels scolaires d’autrefois), toutes les femmes conservatrices s’étaient levées d’un bloc contre la souveraineté du Québec. Ce fut un des phénomènes sociologiques les plus spectaculaires et les plus mystérieux de ces années-là…

  8. Estelle said

    Je ne me prononcerai pas sur cette « erreur de jeunesse. » Je ne connais pas très bien la politique québécoise dans ses détails. Pour ce qui est des autres erreurs, sur le moment elles n’en sont pas, puisque ce ne sont que des conséquences de choix que l’on a fait et auxquels on croyait sur le moment. Ce n’est que plus tard qu’on peut penser que c’était des erreurs. Je préfère être dans un total déni de mes erreurs. Elles ont été, c’est tout… et elles font ce que je suis devenue.

    [Je respecte mes erreurs. Je ne les rumine pas mais j’en tire les conclusions que la rationalité exige. C’est comme la balle de baseball qui tombe. On ne la rumine pas. On la ramasse et on continue de jouer le jeu. — Ysengrimus]

  9. Caravelle said

    Ysengrim, j’ai bien lu la documentation. Si je suis bien, vous élisez ce parti souverainiste en 1976, vous dites NON à son référendum sur la souveraineté du Québec en 1980… mais vous le réélisez en 1981. C’est curieux, non?

    [Vous avez bien compris les faits, madame Carava. Je me souviens vivement avoir prédit exactement cette séquence d’événements en mars 1980, deux mois avant le référendum environ. J’avais dit: regardez-les bien, ils vont dire NON, puis il vont refaire rentrer le PQ. Mon chef de cellule militante avait alors dit: ce serait là la plus grande manifestation d’incohérence politique qu’on puisse imeginer. Et pourtant, c’est bien ce qui est arrivé… Que dire de plus?… — Ysengrimus]

    • Caravelle said

      Comment ont-ils pu maintenir leur cohérence doctrinale?

      [Assez simplement, par une autre astuce. Ils firent avaliser leur nouvelle temporisation souverainiste pas les militants du parti lors d’un référendum interne, le fameux RENÉRENDUM… Ce qui comptait pour eux, c’était pas de libérer le Québec, mais bien de gagner leurs petites élections en s’alimentant du vote des gogos qui rêvaient de libérer le Québec… Nuance fatale… — Ysengrimus]

  10. Tourelou said

    Erreur de jeunesse ne veut pas dire s’avouer vaincu. La question sur l’indépendance est toujours vivante. C’est à notre tour, les vieux, de faire part de notre expérience heureuse ou pas. À la jeunesse actuelle de faire les gros coups de circuits.

    • Surprenette said

      Je seconde. Dans la conscientisation critique de l’erreur de jeunesse, la seule chose qui s’avoue vaincue, c’est l’erreur elle-même.

  11. Perclus said

    Un bref bilan fait il y a dix ans… Les masques tombaient déjà…

  12. La Reine said

    L’annonce des résultats. Ce fut une déception cuisante.

    Même Moi, je faisais la gueule…

  13. Hibou Lugubre said

    Pourtant les regrets c’est pas tout à fait négatif non plus! Y’en a plein qui ont de quoi regretter leur grosses bêtises, voir plus grave, leurs méfaits qui entraînent de très fâcheuses conséquences pour les autres! Or, que ceux-là, et je ne parle même pas de gens qui ont commis des crimes, ils ne regrettent jamais rien! Tout comme ces politiciens qui assument leurs tromperies et autres tricheries jusqu’au bout, et souvent sous de biens jolis slogans, bouquins, discours et autres mensonges assumés jusqu’à leur dernier souffle! On a l’impression quand on s’y attarde d’ailleurs, un peu comme s’ils étaient inévitables et leurs bêtises aussi… or que tout cela est faux, car la vérité est qu’ils ont fait des pieds et des mains pour faire carrière, et n’ont pas hésité à remuer ciel et terre autour d’eux pour arriver à leur fin! Je dois dire donc que je préfère encore les voir, les lire ou les entendre regretter franchement leurs comportements, et qu’ils les rendent publics, au lieu de me contenter de ces mœurs d’autruches qui se mettent la tête dans le trou par terre collectivement… car justement, les regrets c’est pas bien vu!

    Attention, je vous donne entièrement raison dans la mesure que ces regrets concernent uniquement les gens ordinaires, sans histoire, ou comme vous le précisez dans votre billet, ceux qui ont des vies modestes…! Uniquement ceux-là oui! Mais le reste, ils ont bien des regrets à avoir!

    Je crois au final que le jour ou l’on remettra en cause tout ces concepts de la politique ou de la «démocratie» telles qu’elles se pratiquent encore, avec ce pluralisme fallacieux ou de façade, ce nationalisme à la con, et surtout cette immunité accordée à ceux qui ont en charge la gestion du bien commun, qui ne rendent à ce jour aucun compte dans aucun système… même le plus démocratique qui soit, on aura plus besoin de comptabiliser les erreurs ou les regrets! Et on aura enfin une démocratie taillée sur mesure pour le peuple, exercée par le peuple, déléguée à des gens du peuple aussi qu’on peut élire certes, mais qui ne seront plus en mesure de nous raconter des bobards, car on serait on mesure de savoir exactement quelles attentes avoir d’eux, et d’être nous-même, le peuple, le chef d’orchestre et l’orchestre qui sache exactement où il veut se rendre!

    Joli billet Ysengrimus! À méditer surtout par ceux qui exercent encore la politique… et qui croient encore qu’ils ne doivent rien au peuple!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s