Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

PLANET OF THE HUMANS, l’inexorable autocritique du militantisme vert

Posted by Ysengrimus sur 5 mai 2020


The takeover of the environmental movement by capitalism is now complete
Jeff Gibbs

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Ce réquisitoire dévastateur a pour auteur un acolyte de longue date du cinéaste Michael Moore, un certain Jeff Gibbs (notre excellent Michael Moore a le statut de executive producer, sur ce film). Monsieur Gibbs nous la joue sinueusement à la dialectique interne semi-abasourdie. Il se donne (tout au long d’un commentaire off à la fois savoureux, onctueux et impitoyablement grinçant) comme un gars ordinaire qui croyait de tout cœur à l’écologie. Il a organisé sa cabane dans le bois en conséquence et il a écrit des articles de jeunesse sur la question. Il nous explique ensuite qu’en avançant pas à pas dans son militantisme vert, il en est venu à douloureusement se rendre compte que le jeu était insidieusement truqué. Et, graduellement, presque imperceptiblement, le commentaire environnementaliste contemplatif se transforme en une analyse critique imparable de la mythologie verte contemporaine. De plus en plus mordant et acide, l’opus en vient à défendre les trois thèses suivantes:

  • Le militant écologiste de base est un naïf et un rêveur. Il s’imagine illusoirement que les énergies renouvelables revêtent une sorte de dimension magique qui extirpe, comme par enchantement, ce nouveau modèle (promu) hors du cadre industriel contemporain. En réalité, les ci-devant énergies renouvelables (panneaux solaires, éoliennes, voitures électriques, biomasse) sont parfaitement polluantes et dépendantes des industries fossiles et de leurs travers écologiquement nuisibles. Tant au littéral qu’au symbolique, on fait croire à des festivaliers écolos que leur évènement militant est alimenté par des panneaux solaires quand, en fait, il est tout simplement raccordé au réseau électrique conventionnel. On ment ouvertement aux militants verts et ceux-ci se laissent berner comme des enfants.
  • Il existe une collusion profonde entre l’industrie fossile traditionnelle et les industries renouvelables. De fait, avec un cynisme qui confine littéralement à l’indifférence criminelle, l’industrie traditionnelle utilise les énergies renouvelables soi-disant propres comme paravent pour couvrir la perpétuation de ses activités les plus nuisibles. Exemple: de vieux moulins à pulpe de papier sont reconvertis en brûleurs de biomasse qui continuent d’abattre des arbres et peuvent même servir de couverture à des incinérateurs à déchets faussement verts. Le leadership écolo procède ouvertement de cette collusion et un certain nombre de figures historiques de l’environnementalisme américain (que nous ne nommerons pas ici) sont ouvertement dénoncées comme pantins de l’industrie sale.
  • Le passage mythique d’une énergie traditionnelle polluante à une énergie écolo faussement durable est une position qui postule et perpétue l’illusion d’une croissance industrielle infinie sur une planète aux ressources finies. L’écologisme ne veut pas d’une simplicité effective (corrélée à une baisse indispensable des profits industriels). On voudrait passer d’une voiture à carburant fossile à une voiture électrique… sans prendre le transport en commun ou marcher. Les industries faussement renouvelables ratent donc et le rendez-vous de la décroissance et celui d’une critique radicale de nos conditions de production et de nos modes de vie. Elles sont un moyen pour les profiteurs de se perpétuer, sans vraiment envisager de remettre en question l’ordre social capitaliste.

La démonstration de ces trois points est parfaitement imparable et proprement atterrante. J’irais même jusqu’à affirmer qu’on assiste, avec cet opus, à la fin de l’Illusion Verte pour la génération de mes enfants comme l’effondrement des socialismes marqua, au siècle dernier, la fin de l’Illusion Rouge, pour ma génération. Je ne comprends pas comment il serait possible de rester un militant écologiste bon teint après le visionnement de cet exposé autocritique décapant. Tout y est. Et tout se joue quasi-exclusivement sur le théâtre américain (impossibilité complète, donc, de cultiver le refuge xénophobe, patriotique ou ethnocentriste). Cela rehausse encore plus les solides aptitudes subversives de ce remarquable exercice.

Reprenons un petit peu certaines des étapes de l’exposé (tout en évitant, encore une fois, de nommer des personnes ou de pointer des institutions du doigt — pour ça, quand vous irez voir le film, vous serez servis). Voici qu’on nous montre un merveilleux dispositif de miroirs solaires pour alimenter une tour portant une sorte de capteur d’énergie aussi futuriste qu’imprécis. Tout le monde est content et joyeux au moment du lancement de ce maxi zinzin, sous le soleil californien. Mais nos investigateurs cinématographiques creusent la question un petit peu. Ils constatent d’abord que cette structure de production d’énergie solaire requiert, pour s’enclencher, plusieurs heures quotidiennes d’alimentation au gaz naturel. C’est comme ça. Elle est installée dans un désert ensoleillé mais, pour l’établir et la déployer, il a fallu détruire des Yuccas (arbres de Josué) vieux de cinq cents ans et uniques au monde, en faisant table rase sur une surface de terrain circulaire énorme. Bon, ce sont des sortes de panneaux solaires ou de miroirs d’énergie. On nous expose donc, au préalable, les ingrédients requis pour les fabriquer. Oubliez ça, le sable, le sable est trop impur. Il faut du quartz, du graphite, du charbon fin (entre autres). Tout cela s’extrait de mines à ciel ouvert polluantes. Pour usiner le miroir ou panneau solaire, il faut le chauffer à mille degrés ou plus, dans un dispositif industriel parfaitement conventionnel. On pollue de tous bords tous côtés pour mettre en place cette source d’énergie-spectacle. Quelques années plus tard, les types reviennent sur le lieu de ce dispositif. Le bide. Tout est cassé, débretté, démolis, abandonné. Les miroirs en miettes polluent l’espace de désert désormais dénudé où ils avaient été déployés. Un désastre intégral. De la frime. Du toc.

La formule communicative de Michael Moore, sa cinématographie, son ton, sa faconde, sont ici pleinement opérationnels. Je les trouve même bonifiés, mieux pondérées, plus subtils, moins prompts à cultiver la tendance que Moore avait parfois à charrier trop loin. On découvre, en ce monsieur Jeff Gibbs, un épigone créatif, un élève efficace, un perpétuateur imaginatif de la formule Moore. Et ça fonctionne. De la description détaillée des collusions et des tireurs de ficelles, aux images forces de dispositifs polluants, en passant par les entretiens gênants avec des personnalités censées représenter la vision écologiste éclairée de notre temps, tout y passe. Cette portion de la démonstration est d’ailleurs saisissante. On fait la connaissance, tant chez les militants de base que chez les grands sachems écolos, d’un sacré lot de pseudo-spécialistes patentés qui, quand on gratte le vernis, s’avèrent être des ignares balbutiants et des cuistres sans expertise particulière. Encore une fois, cela m’a tellement rappelé les belles années rouges, quand tout le monde se prenait pour un grand économiste ou un éminent théoricien de la sociologie révolutionnaire. Aujourd’hui ils se prennent pour des nutritionnistes et des ingénieurs. Le cercle du faux savoir s’est déplacé. Il y a que le grotesque de la chose qui perdure.

Le film PLANET OF THE HUMANS (intitulé ainsi par allusion évidente a Planet of the Apes, selon une procédure titrologique à la Fahrenheit 9/11) provoque déjà sa petite tempête, dans l’écolo-sphère auto-sanctifiée contemporaine. Les commentateurs environnementalistes de la chaire réclament déjà que ce film soit retiré de YouTube et exigent ex cathedra, d’un ton hautain, des excuses publiques (là, faut vraiment se prendre pour les nouveaux nonces du Souverain Bien. Du temps des rouges, au moins, on se contentait de polémiquer). Les journaux de droite appliquent la procédure devenue usuelle devant un opus de l’atelier Michael Moore: picosser sur les questions périphériques en chipotant au sujet d’éventuelles erreurs de détails. Absolument personne ne réfute les trois thèses fondamentales du film que je vous ai exposé plus haut. On notera aussi que les journaux de droite défendent pugnacement les écolos, ce qui est en soi hautement révélateur au sujet de l’urgence militante de ce film.

Je fais un seul reproche à cet exposé important. Il bascule, discrètement mais ouvertement, dans la dérive malthusienne. Ma réplique acide à ces développements: je suis bien fatigué de me faire dire par des petits profs de facs occidentaux sans imagination intellectuelle particulière, avachis dans leurs grands bureaux aérés, qu’il y a trop de monde sur la planète. S’il y a trop de monde tant que ça, montez donc sur l’échafaud les premiers, mesdames et messieurs les grands penseurs de l’ordre établi, nous vous cédons respectueusement le pas (fin de ma réplique acide). Fortuites ou non, les quelques insinuations malthusiennes malencontreuses du commentaire off resteront indubitablement le talon d’Achille doctrinal de cet exercice. Je n’épiloguerai pas. L’opus est d’ailleurs discret (ses critiques disent: faible) sur les solutions qu’il proposerait. Là n’est d’ailleurs pas son propos. Son propos est de montrer ce que les solutions contemporaines ne sont certainement pas. L’écologisme n’est pas écologique et l’énergie renouvelable n’est pas renouvelable du tout. Cessons de mentir aux gens et cessons de nous mentir à nous-même. La question du capitalisme est effleurée en un raisonnement dépouillé, minimal, mais imparable. Décroissance effective signifie baisse des profits privés. On préfère donc inventer un nouveau segment d’industrie, même semi-déliré, et le vendre aux gogos comme on vend du tourisme, des colifichets ou du cola light plutôt que de regarder en face des solutions dont la radicalité effectivement durable ne sied pas plus aux milliardaires dans leur course en avant qu’à vous et moi, dans nos maisons chauffées et nos voitures individuelles.

Ce film est indubitablement un capteur d’époque. Il dit tout ce qui doit être dit sur les militants écologistes. Ce sont soit des rêveurs, soit des arnaqueurs, soit un cocktail imprécis des deux. Les enfants des guérilleros de salon sont devenus des cyber-jardiniers tertiarisés. Gauche sociétale sans radicalité effective, croupion tu fus, croupion tu restes.

Planet of the Humans, documentaire américain de Jeff Gibbs, 2019, Rumble Media, Huron Mountain Films, 100 minutes.

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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32 Réponses vers “PLANET OF THE HUMANS, l’inexorable autocritique du militantisme vert”

  1. Catoito said

    Très intéressant. Voici toujours la version intégrale du film (tant qu’elle est disponible)… Je visionne et vous en reparle.

    • Greg Durable said

      Il fait parler les images autant que les mots. C’est terrible. Certaines scènes sont très fortes, presque insoutenables.

      • Bobino said

        Peu de mentions du changement climatique et aucune mention de Greta Thunberg. Aussi: pollution et dévastation sur tous les fronts. On en revient enfin à une écologie de proximité.

        Très rafraichissant. Radical, dans le bon sens du terme. Vaut incontestablement le détour.

      • Piko said

        Un film déprimant mais important.

  2. Sally Vermont said

    Je l’ai vu il y a deux semaines, sur YouTube. Le descriptif d’Ysengrimus est excellent parce qu’il évite les détails techniques dans lesquels les autres critiques s’enlisent et il va au coeur sociopolitique de ce problème.

    Une partie se joue dans mon Vermont natal… et c’est terrifiant, ce qu’il font de nos montagnes.

    • Bobino said

      L’affiche du film c’est justement au Vermont. Le site d’un parc d’éoliennes… désolé et désolant…

  3. Le Boulé du Village said

    Grimus, j’ai lu d’autres critiques de ce film et il y a que la tienne qui fonctionne. Les autres, c’est confus, chialeux, taponneux dans les détails, trop technique et surtout ils disent que le film est pas bon tout en disant qu’ils sont d’accord avec des grands bouts. incompréhensible.

    En tout cas, tu m’as convaincu de le visionner.

  4. Catoito said

    Je viens de visionner. Je ne comprends pas l’anglais aussi bien que Sally ou Ysengrimus mais il reste que comme le dit le loup, c’est dévastateur. Je ne verrai plus les industries vertes avec les mêmes yeux. Quel désastre.

    Dépressifs, s’abstenir.

  5. Line Kalinine said

    Il est grand temps que le capitalisme récupérateur soit dénoncé, en matière de militantisme vert. Bravo. je seconde pleiement la démarche de réflexion décrite dans ce compte-rendu.

    • Denis LeHire said

      Dans ce film, vous allez être servie, Line. Les écologistes et les industriels cyniques et menteurs couchent dans le même lit. C’est la psychologie de masse de la manipulation collective. Sidérant.

  6. Mouflet said

    Bon, on comprend le message. Les énergies renouvellables polluent peut-être moins mais elles polluent aussi. Ce qui frappe dans ce film, c’est le mensonge généralisé. Comment la peur du public (du public bien écoeuré de la pollution) amène les élites politiques et économiques à coller tout simplement une fausse étiquette sur le sac de briquettes. Le mensonge est tellement généralisé, dans cet univers vert (la promotion cyclique, dont parla autrefois Ysengrimus), qu’une chienne y retrouve plus ses chiots. Entre les faux savants et les pseudo-décideurs, c’est baratin sur baratin sur baratin.

    Dites-nous donc la vérité, qu’on puisse au moins savoir comment se décider.

    • Marie Verne said

      Mais exactement. C’est le mensonge qui est intolérable. Je serais bien prête à admettre qu’une voiture électrique ou hybride pollue MOINS et non pas PAS DU TOUT. Mais on me la vend comme paradis sur terre et solution miracle, avec poudre aux yeux et mensonges, mensonges, mensonges… Tout le monde ment autour de cette foutue bisbille verte, même les scientistes.

      La barbe, à la fin. Cessez de me prendre pour une conne.

  7. Serge Morin said

    Pour les Rouges comme pour les Verts, la chanson du jour:

  8. Odalisque said

    Le malthusianisme (même sous prétexte écolo), moi comme haïtienne, j’ai bien compris. C’est les occidentaux qui veulent se débarasser du reste du monde pour avoir toute la place et tout le confort pour eux.

    Inacceptable.

  9. Piloup said

    Peu de mentions du changement climatique et aucune mention de Greta Thunberg.
    (Bobino)

    Tous les meneurs écolos mentionnés dans ce film se font passer dans le tordeur. Un écolo est ici uniquement pour se faire accuser de collusion avec l’industrie sale et les capitalismes industriel et bancaire. La meilleure facon d’épargner discrètement mademoiselle Thunberg est de tout simplement ne pas la mentionner. Cela évite d’avoir à l’accréditer ou la discréditer. Aussi, Ysengrimus l’a dit, la charge critique est très américano-américaine.

    Sur le changement climatique, Bobino touche l’explication du doigt… écologie de proximité oblige (j’adore ce terme), on parle surtout de branches d’industrie (le solaire, l’éolien) ou de produits industriels (automobile électrique, éthanol). Le climat n’est pas une branche industrielle… C’est surtout une abstraction un peu rêveuse dont on ne veut pas qu’elle distraye l’attention de la ferme démonstration en cours. Celle démontrant l’exergue mise en relief par Ysengrimus et que je traduis ici pour les non-entendants: la prise en main du mouvement environnemental par le capitalisme est maintenant complétée…

    • Sismondi said

      La charge critique est très américano-américaine.
      (Piloup)

      Dans le film, on mentionne le Canada, au Vermont, comme vague origine de compagnies tentaculaires se profilant derrière un projet foireux mais c’est pour vite dire que tout le monde couche dans le même lit. Un grand conglomérat gazier russe est fugitivement mentionné, dans une énumération, en rafale, d’entreprises en collusion avec leurs marionnettes écolos.

      Le pays le plus explicitement convoqué, c’est l’Allemagne. Mais il s’agit, de façon d’ailleurs assez comique, d’une Allemagne localement fantasmée, mirifique et merveileuse, qui est sensée être l’eldorado de l’énergie solaire. Le film dément cette assertion… qui procède plus d’une Allemagne-fiction à l’américaine que de la vraie Allemagne factuelle.

  10. Val said

    Après avoir lu ce billet, je veux vraiment visionner le film! Je vais le marquer pour la fin de semaine. Ce n’est pas tous les jours que l’on tombe sur un film qui fait une telle critique. Dans mon lieu de travail, je suis entourée de «militants et militantes écologistes» qui aiment gronder les gens qui ne font pas correctement le recyclage, tout en buvant leurs Starbucks et conduisant leurs autos. Est-ce vraiment qu’ils sont naïfs? Moi je les prends pour prétentieux et hypocrites. C’est aussi l’idée qu’on peut acheter la solution de la crise environnementale qui me trouble. On achète une voiture électrique et soudain, on est militant, on sauve le monde…

  11. Camarade said

    Merci, camarade. Je me ferai fort d’aller voir ça. Qu’on se le dise et se le répète, l’écologisme est au mieux une ânerie, au pire une tartufferie.

  12. Brigitte B. said

    Les auteurs s’expliquent et se justifient ici, parfois adroitement parfois maladroitement. Mais toujours de façon très intéressante (en anglais)…

    • Sally Vermont said

      Merci, Brigitte B.

      Entre 9:45 et 11:00 Jeff Gibbs s’explique sur son insidieuse dérive malthusienne mais c’est pas très précis. Je le sens moins que dans le film.

      [Je seconde. — Ysengrimus]

  13. Casimir Fluet said

    Si on laisse de côté le malthusianisme, qui est une connerie criminelle sans intérêt, le débat interne de nos écolos se déploie en deux tendances. Le renouvellement par le renouvable (Josh Fox) et la décroissance (Moore et Gibbs). Le renouvellement par le renouvelable roule avec le capitalisme commercial. Il veut que tu remplaces ta voiture par une électrique, ta chaudière par des panneaux solaires et tes vêtements par de la fibre naturelle. Il veut que tu consommes à fond la nouvelle marchandise bio, au prix fort. C’est du commerce. La décroissance veut, pour sa part, que tu remplaces ta voiture par la marche, ta chaudière par un tricot et que tu consommes moins de tout et vive de simplicité volontaire. Anticapitaliste de fait, objectivement nuisible au profit, campée aux limites du misérabilisme ostensible, la décroissance flirte parfois avec le survivalisme et ce que ces braves baratineurs verts appellent péjorativement entre eux écofascisme.

    • Sissi Cigale said

      Très éclairant, monsieur Fluet. Donc, le bourgeois vert traite le survivaliste vert d’écofasciste (et corrolairement de malthusien) et le survivaliste vert traite le bourgeois vert de voyageur de commerce déguisant ses hausses de prix en taxe à la responsabilité civique.

      Avez-vous dit: débat interne?

  14. E. Bernays said

    Très belle critique du film de Moore/Gibbs d’Ysengrimus. En parallèle de ce documentaire — parfaitement à jour — du grand kidnapping écologiste par le capitalisme financiarisé (Al Gore en tête), il faut aussi aller visionner les vidéos promotionnelles d’une instance internationale onusienne censée « sauver la biodiversité » : l’IPBES.

    Ce « GIEC de la biodiversité » qui travaille main dans la main avec l’instance basée à Genève, effectue un travail de propagande absolument saisissant pour vendre un monde futur vert et propre, respectueux de l’environnement, protecteur de la biodiversité, où l’homme vit en harmonie avec la « nature ».

    Tout n’est que technologie, innovation, champs de panneaux solaires et d’éoliennes à perte de vue dans la vision « écologique » de l’IPBES. Et big data aussi… Le co-directeur de la section « scénarios et modèles » de l’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) est le Dr Simon Ferrier. Il est vendu dans cette vidéo promotionnelle de l’IPBES intitulée sobrement : « The IPBES Scenarios & Models Assessment »

    Mais pour qui travaille le Dr Simon Ferrier (en plus de l’IPBES, pour remplir son gros frigo de bonne nourriture industrielle), avec sa belle cravate et son beau costume ? Pour CISRO.

    https://www.csiro.au/en/About/We-are-CSIRO.

    Une boite gouvernementale techno-solutionniste, qui opère pour le ministère de… l’Industrie australien :

    « We’re an Australian Government corporate entity, with a Board and Chief Executive. We’re constituted by and operate under the provisions of the Science and Industry Research Act 1949 , which sets out our functions and powers, as well as those of our Minister, Board and Chief Executive. The governance, performance and accountability of our operations, including the use and management of public resources are set out in the Public Governance, Performance and Accountability Act 2013 and related rules.

    The Science and Industry Research Act 1949 defines our purpose and the functions we undertake for the benefit of Australia:

    To carry out scientific research for any of the following purposes:
    Assisting Australian industry;
    Furthering the interests of the Australian community;
    Contributing to the achievement of Australian national objectives or the performance of the national and international responsibilities of the Commonwealth; and
    Any other purpose determined by the Minister;
    To encourage or facilitate the application or utilisation of the results of such research.

    La page du bon Dr Simon Ferrier chez CISRO : https://people.csiro.au/F/S/Simon-Ferrier

    Décidément, comme le souligne Gibbs, l’écologie moderne est définitivement tombée entre les mains du « capitalisme vert »…

  15. E. Bernays said

    Un article de blog qui analyse la propagande de la «nouvelle écologie» (et cite Planet of the Humans): L’auto-propagande en question: comment prendre la «science» en otage pour inventer une fausse apocalypse? […et se tirer une balle dans le pied, au final] https://mundo-analysis.info/2020/05/25/lauto-propagande-en-question-comment-prendre-la-science-en-otage-pour-inventer-une-fausse-apocalypse-et-se-tirer-une-balle-dans-le-pied-au-final/

  16. Estelle said

    La seule façon de s’en sortir, c’est de consommer moins, d’acheter moins. Moins de produits importés, moins de bébelles de Noël, moins de vêtements mode, de bidules nouvelle tendance, de gadgets électroniques de pointe, etc. La question est la suivante: «Sommes-nous prêts à revoir notre mode de vie en profondeur?» Pas sûre…

    • Gentil Kilt said

      Sûr que non. faut se rappeler que la simplicité volontaire est imposée par les événements de la vie. Elle n’est jamais « volontaire »

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