Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

LES SUPERHÉROÏNES DE DC (DC Superhero Girls, 2015—2018)

Posted by Ysengrimus sur 1 février 2020

Batgirl, Supergirl, Wonder Woman, Harley Quinn, Poison Ivy, Katana, Bumble Bee

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C’est une question finalement assez vieille, vieillotte presque, dans la culture superhéroique. Est-il possible de mobiliser cette cosmologie de science-fiction et de magie et la faire ouvertement fonctionner dans un univers de filles, et selon les particularités effectives de la culture intime des filles? Les premières tentatives en ce sens sont anciennes. On comprend, par exemple, que Hawkgirl (créée en 1940), Supergirl (créée en 1958) et Batgirl (créée en 1961) sont le résultat de formules, louables quoi que peu subtiles, visant à féminiser vaille que vaille des figures comme Hawkman, Superman et Batman. D’autre part, Wonder Woman (créée en 1941), sans équivalent masculin, peut être considérée comme la toute première superhéroïne majeure typiquement féminine. Cela ne règle pas notre problème pour autant. Wonder Woman fonctionne en effet trop souvent comme confirmatrice involontaire du fameux Syndrome de la Schtroumpfette, au sein de la Ligue de la Justice. En un mot, elle existe dans un monde qui donne faussement l’impression que les femmes représentent 20% de la population active. Cela ne féminise nos espaces mentaux superhéroïques que de façon toute minimale. Notre question reste donc entière: comment transformer le monde explosif, picaresque et échevelé des superhéros et des superhéroïnes en un univers de filles, c’est-à-dire un dispositif social sciemment abordé dans l’angle féminin.

Les écrivaines Shea Fontana, Lisa Yee, Aria Moffly et les metteuses en scène d’animation Jennifer Coyle et Cecilia Aranovich ont relevé le défi, dans DC Superhero Girls (ensemble de 112 courts dessins animés lancés en 2015). On se donne ici comme point de départ les superhéroïnes du monde de DC (Detective Comics, séries d’illustrés apparus en 1937 et devenues depuis —sous l’abréviation DC Comics— un gigantesque conglomérat culturel). On se propose spécifiquement donc de reprendre les superhéroïnes de ce vaste corpus et d’ouvertement les mettre en valeur comme jeunes filles — tout en maintenant les déterminismes et les paramétrages descriptifs les définissant dans le canon DC. Le premier problème qui va se manifester alors est que, misogynie implicite d’autrefois oblige, le monde de DC fourmille bien plus de supervilaines que de superhéroïnes. Les Catwoman (créée en 1940), Cheetah (créée en 1943), Star Sapphire (créée en 1962), Poison Ivy (créée en 1966), Big Barda (créée en 1971), Lady Shiva (créée en 1975), Frost (créée en 1978) et autres Harley Quinn (créée en 1993) encombrent cet univers et font, au départ, des personnages féminins les plus passionnants des emmerdeuses de première. C’est là le premier ajustement qu’il va falloir opérer. Et on y verra. Ces supervilaines, toutes en ambivalences et demi-teintes, se retrouveront donc pêle-mêle en compagnie d’une flopée de bonnes filles du cru, telles Hawkgirl (créée en 1940), Mera (créée en 1963), Bumble Bee (créée en 1976), Raven (créée en 1980), Starfire (créée en 1980), Katana (créée en 1983), Miss Martian (créée en 2006), pour n’en nommer que quelques-unes. Les redresseuses de torts droites et volontaires devraient alors, bon an mal an, parvenir à exercer une saine influence sur les super-voyoutes.

On va donc se retrouver à  Métropolis, au Collège des Superhéros (Super High), où les versions jeunes filles de l’intégralité de ces personnages suivent une formation intensive dans ce véritable ENA des superpouvoirs. Elles sortent donc toutes du même atelier, c’est ce qu’on nous avoue ici. Une ligne doctrinale hautement spinozienne est, de fait, formulée: les superpouvoirs ne sont ni bons ni mauvais, en soi. Ils sont, simplement. C’est toi, après, qui fait tes choix de vie les incorporant. Certaines supervilaines persisteront dans leur déviance, comme, par exemple, Giganta (créée en 1944), Granny Goodness (Mamie Bonheur, créée en 1971), Lashina (créée en 1972), Mad Harriet (créée en 1972), Blackfire (créée en 1982), Artemiz (créée en 1989) et plusieurs autres. Mais l’ambivalence de plusieurs des supervilaines mentionnées plus haut les fera finalement pencher du bon côté, notamment grâce, justement, à la solide sororité et à la saine amitié entre filles qui se déploiera au Super High, institution ferme, structurée, enveloppante et très orientée vers une vision moderne et féminisée de la morale civique. Notons, pour la bonne bouche intellective, que si la quasi-totalité des enseignants de cette institution sont des hommes, la Principale —à l’autorité ferme mais bien balancée— est une femme (Amanda Waller, créée en 1966) et son principal-adjoint est un gorille (le Gorille Grodd, créé en 1959)… un vrai gorille, qui parle. Parlant.

Devenue, pour le plus grand plaisir des esprits subtils, non clivée et non manichéenne, cette nouvelle notion de superfille en fleurs nous invite donc à suivre et à accompagner —principalement mais pas exclusivement— la coexistence studieuse et collégiale de sept grandes copines de high school qui s’entraident toutes solidairement et amicalement pour combler leurs anxiétés et insécurités de jeunesse et devenir ainsi, de concert, des redresseuses de torts en bonne et due forme. Nous nommons (dans l’ordre de l’illustration supra, de gauche à droite):

Batgirl (Barbara Gordon). Exempte du moindre superpouvoir, mais sans peur et sans complexe, cette jeune fille très intelligente compense ce manque par une technologie perfectionnée qu’elle domine solidement. Batgirl, c’est le cerveau de la bande. Mathématicienne, informaticienne, technicienne et aviatrice, elle partage son savoir généreusement et veille attentivement et sororalement sur toutes ses copines. Son papounet monoparental est le chef de la police de Métropolis.

Supergirl (Kara Zor-El). Très puissante mais mal contrôlée, Supergirl est orpheline de ses parents kryptoniens qu’elle idéalise. Elle a pour parents adoptifs le couple de cultivateurs du Kansas qui a déjà éduqué son cousin Superman. Constamment foudroyée par la kryptonite qui traîne un peu partout sur le campus, notre Supergirl en baskets combine subtilement omnipotence et fragilité.

Wonder Woman (Diana Prince). Princesse insulaire, la jeune Wonder Woman a une relation assez compliquée avec sa mère, monarque amazone monoparentale guindée et peu soucieuse des détails de la vie sociale de sa fille. Solide, pure de cœur et dotée d’un leadership naturel au combat, Wonder Woman est aussi dépositaire du fameux lasso de la vérité, fort utile pour capturer mais aussi faire avouer les prévenu(e)s.

Harley Quinn (Harleen Frances Quinzel). Folle raide, Harley Quinn combat avec un immense maillet et introduit le délire enfantin et clownesque dans l’existence sérieuse et studieuse de ses copines. Ses origines de supervilaine ne sont jamais très loin et elle a une solide propension à faire les quatre cent coups. Mais sa vision des choses et son cran surprennent toujours et on en vient inexorablement à apprécier son apport.

Poison Ivy (Pamela Lillian Isley). Le côté supervilain de Poison Ivy est ici totalement résorbé au profit d’une jeune fille rêveuse, sereine et contemplative qui a plein contrôle sur les plantes, la verdure et la végétation. Écologiste et pacifique, Poison Ivy déploie ses pouvoirs de manieuse de lianes dans une perspective strictement défensive. C’est indubitablement la plus calme et passive de la bande.

Katana (Tatsu Yamashiro). C’est la spadassine orientale, la samouraïette de choc (voir illustration infra). Vive et forte, Katana a aussi la langue bien pendue et ne se gène pas pour dire ce qu’elle pense. C’est la plus garçonne du lot mais son sens artistique, son élégance et sa prestance impressionnent ses copines. C’est une compagne fidèle, un soldat solide dont le courage, la précision et l’abnégation sont sans faille.

Bumble Bee (Karen Beecher-Duncan). C’est super-abeille. Elle a des ailes diaphanes au dos et jette une sorte de jus électrique. Jeune afro-américaine sensible, à la coiffure sophistiquée et qui a la mystérieuse capacité de se miniaturiser en format insecte ou encore de mobiliser une armée d’abeilles costumières, pour elle-même ou pour ses copines, Bumble Bee adore la musique pop et la chose civique. Elle semble être la seule de la bande qui ait encore ses deux parents naturels.

Alors ensuite, en un juste retour des choses et des temps, on dirait désormais que ce sont les garçons qui représentent environ 20% de la population active de cet univers. On ne retrouve ici, en effet, que la brigade légère du cheptel masculin de DC. Et elle est toujours passablement discrète. Il s’agit notamment de Flash (créé en 1956), Beast Boy (créé en 1965), Cyborg (créé en 1980) et la version masculine initiale de l’interchangeable Green Lantern (créé en 1940), qui sera subséquemment remplacée par la cadreuse de la journaliste Lois Lane, la bien nommée Jessica Cruz (créée en 2014). Les supervilains, pour leur part, dont je vous épargne l’énumération, sont en bonne partie masculins (mais pas intégralement).

Les scénarios sont suaves, originaux, irrésistibles. On entre de plain pieds dans un univers de filles. Conversations de filles, projets de filles, petits (et gros) animaux domestiques de filles, sorties de filles, soirées dansantes de filles, dortoirs et salles de douches de filles, habillage et choix de couleurs de filles. Les superhéroïnes se soucient par-dessus tout des émotions de leurs copines. Elles se jouent des tours de collégiennes, certes, mais aussi elles se protègent entre elles, tant au niveau académique qu’émotionnel. La diversité et le rythme endiablé des scénarios parviennent à nous débarrasser de la tarte à la crème convenue des relations amoureuses. Ces jeunes filles sororales ne sont pas obsédées par les garçons mais plutôt par leur cheminement académique, leurs devoirs et projets, le bien-être de leurs copines, la sérénité de leurs parents et, surtout, la priorité cardinale de sauver le monde. Les supervilain(e)s, quant à eux, sont plus infantiles et mal lunés que vraiment méchants et les choses se règlent sans trop d’aigreur. Les conflits épiques, superhéroïques, se subliment souvent en compétitions sportives toniques (courses de voitures ou de véhicules volants, duels de robots télécommandés, derby de patins à roulettes, olympiades grandioses) quand ce n’est pas tout simplement en algarades de tartes à la crème. Même les petites espionnes et les petites traîtresses (notamment Lena Luthor, créée en 1961) sont attachantes et intelligentes. Chapeau, les scénaristes et les animatrices. Cet opus m’a fait renouer joyeusement avec le dessin animé, un mode d’expression que je ne cultive plus guère.

Ce spectacle télévisé est récent (2015—2018) mais il existe déjà en version française. Cette dernière est particulièrement juvénile, sympathique, vive et enlevante. Il faudra encore voir si DC Superhero Girls aura un impact de masse et une durabilité d’estime. En tout cas, impact de masse ou pas, le tout de cette superbe chose me parait hautement significatif sociologiquement. Si le monde des jeunes filles arrive à investir ainsi la superforteresse DC et à y imposer sa sensibilité et sa logique, c’est qu’il n’y aura rien —tant au plan fictif qu’au plan effectif— qui pourra lui résister demain, tout à l’heure, tout de suite…

Katana

35 Réponses to “LES SUPERHÉROÏNES DE DC (DC Superhero Girls, 2015—2018)”

  1. Catoito said

    Voici toujours le gros des épisodes en français. Je vais commencer à visionner.

    • Line Kalinine said

      Merci beaucoup, monsieur Catoito. Bon, si je saisis bien les principes avancés ici par Ysengrimus, ce dessin animé de super-héros devrait plaire aux femmes pour des raisons dites de culture intime. Je vais visionner ça, moi aussi.

      Ça m’intrigue au plus haut point et je reviens dans quelques jours vous en reparler.

  2. Martin Turquoise said

    En attendant, ce qui est saisissant, c’est l’âge de ces héroïnes. Je ne savais pas que Supergirl avait plus de 60 ans… et Wonder Woman près que 80 ans. Étonnant.

    • Magellan said

      C’est vrai qu’à cet âge là, ça commence à devenir des petits monuments culturels tous ces persos de comics.

  3. Julien Babin said

    C’est pas un peu commercial, ce genre de produit culturel? Ils veulent embringuer les filles dans leur camelote. C’est pas ça?

    • Pierre Lapierre said

      Oh Babin, du calme. Tout ce qui est culturel est fatalement commercial, sous le capitalisme. T’as qu’à regarder Van Gogh et la valse des millions qu’il emporte avec lui… C’est moins une affaire de commerce qu’une affaire de discernement, désormais, tout ça. On prend ou on laisse. Et si, par hasard, on prend, c’est parce que ça résonne. Mine de rien, de nos jours, le public, mème le public enfantin, est vachement exigeant quand-même… On ne lui fourgue plus exactement n’importe quoi.

  4. Sally Vermont said

    J’ai une nièce de Burlington qui les regardait. Je dois avouer que j’avais un peu honte de les regarder avec elle. Merci à Ysengrimus, savant et théorique, de chasser ainsi ma honte. Préparez-vous à être surprises par votre plaisir, les filles. Je comprends mieux maintenant pourquoi, vu que ce sont des femmes qui ont tout fait.

    Ma favorite c’était de loin Poison Ivy. M’autorisez vous la publication d’un petit best of

    [Évidemment, Sally. N’allez surtout pas nous priver de votre Best of… — Ysengrimus]

  5. Sally Vermont said

    L’héroïne des temps contemporains, Poison Ivy. Dans mon petit best of ici en 3:56, l’épisode intitulé STEALTH 101 (OPÉRATION DISCRÉTION, en français) est juste suave. On dirait moi au high school avec ma grande amie Alison. Vraiment bon, vraiment juste. Et, comme dit Ysengrimus, tellement original.

    • Perclus said

      En français, cette adversaire historique de Batman ils l’appellent habituellement l’Empoisonneuse. Tellement gentille, elle a pas l’air d’empoisonner grand choses ici.

      • Sally Vermont said

        Ce nom français est une très mauvaise traduction pour Poison Ivy, qui est en fait ce que vous appelez au Canada de l’herbe à la puce.

        Ivy n’est pas dans les poisons mais dans le végétal. C’est une héroïne verte, écologique.

    • Marie Verne said

      J’ai regardé ce best of et surtout l’épisode favori de Sally. Étonnant en effet. L’émulation mutuelle de nous, filles, sur nos tenues vestimentaires… et la rencontre toujours difficile entre style et esprit pratique. Très féminin et super original, en effet.

      Elle est très douce, votre héroïne, Sally. Et elle est si gentille avec son toutou-plante.

  6. Caravelle said

    Vous me déroutez toutes et tous, ce matin. Ah, cette fulgurante culture américaine et ses ressources insoupçonnées. Je vais devoir de nouveau m’adapter. Ça semble mignon comme tout, en tout cas.

  7. Sally Vermont said

    Un dernier exemple, Ysengrimus. Comme tu es patient, je sais que tu vas l’accepter. On parle de Supergirl. Comme ces deux extraits sont en anglais, je vais les expliquer.

    1- Dans le premier, Supergirl vient de décider de partir pour Super High. Elle est dévorée par ses insécurités. Elle veut tellement être à la hauteur de Wonder Woman. Ses parents adoptifs, pour l’encourager, lui citent son cousin Superman, grand ancien étoile du Super High et cela ne fait que majorer son insécurité. Suoergirl est omnipotente, elle peut tout faire. Et pourtant cette super-aptitude se sublime, dans son esprit, en perfectionnisme anxieux et elle ne peut que paniquer et insécuriser.


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    2- Dans le second, c’est l’interaction avec Barbara Gordon (Batgirl). Celle-ci lui parle des chauves-souris, ces petits animaux mal compris qui mobilisent le peu de ressources qu’elles ont pour se maximaliser. Supergirl a peur de ses propres pouvoirs. Elle aimerait tellement être juste une fille normale, comme Barbara. On dirait l’interaction entre deux sœurs. La psychologie autocritique des jeunes filles est parfaitement comprise dans cet extrait, comme dans tout le reste.

    [Deux excellents exemples, Sally. Je sens que vous auriez pu écrire ce billet à ma place et en améliorer sensiblement la démonstration. — Ysengrimus]

    • Sally Vermont said

      Tu es gentil de dire ça mais je crois pas que j’aurais pu.

      [Hey, hey… you can do anything you want, Supergirl. — Ysengrimus]

      • Bobino said

        Touché, Sally Vermont. Un point pour le Grimus.

        Ces femmes brillantes qui insécurisent sans fin alors qu’elles ont tous les atouts. On ne veut pas leur mettre d’avantage de pression mais… va quand même falloir que ça change!

    • Val said

      Sally, vous me donnez vraiment envie de laisser tomber tout mon travail, et de passer toute la journée en visionnant cette émission! J’étais tellement folle amoureuse de Wonder Woman dans ma jeunesse, que je ne connaissais aucune autre superhéroïne. Il faut maintenant, que je me rattrape!

      • Sally Vermont said

        Distrayez-vous un peu, Val. Il n’y a pas que le travail dans la vie… Je vous assure que ces petites héroïnes vont bien vous faire rire… They are cute because we are actually cute, you and me.

  8. Fridolin said

    Ysengrimus, pense vite. Laquelle est ta favorite de ces sept petites héroïnes.
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    Oh, incontestablement, c’est KATANA. Un personnage de soutien avec un cran remarquable. Voyez, pour exemple, ici, ce qu’elle fait de son petit perfectionnisme, justement. Du solide et du subtil dans le même mouvement (Ysengrimus):

    • Lys Lalou said

      Pourquoi tu l’aimes tant, Grimus?

      [Je m’identifie à elle, pour tout dire. Le bon petit soldat qui fait son affaire, certes, mais qui ne se gène pas pour commenter la vie, aussi. — Ysengrimus]

      • Batelier said

        Il me semble que Supergirl aurait pu passer facilement à travers cette porte de fer.

        [Sois attentif, Batelier. Supergirl se rue hâtivement pour soutenir l’intervention de Katana et redresser le tort, alors qu’elle ressent encore l’effet de la kryptonite qu’on vient tout juste de lui jeter au nez. Notre Supergirl en baskets percute donc imparfaitement la porte de fer. Elle aurait pu se faire très mal… Ne joue pas les éditorialistes intempestifs et concentre plutôt ton attention sur la démarche artistique de Katana, c’est surtout celle-ci qui compte ici. — Ysengrimus]

      • Batelier said

        Bon, je m’incline devant notre Ysengrimus (qui visiblement prend la chose très au sérieux).

      • Piko said

        Elle porte un très joli masque, cette Katana…

      • Freluquet du Dimanche said

        Est bonne, Piko…

  9. Emma Riveraine said

    Dans le registre superhéroïnes et culture intime des filles, n’oublions surtout pas l’apport historique et original de SAILOR MOON (1991-1997).

    [Je seconde. — Ysengrimus]

  10. Julie Soulange said

    Je vous le dis, les filles, cette fille c’est absolument et totalement moi. Incroyable.

  11. Catoito said

    Bon, j’ai fini de visionner. Il faut compter plusieurs heures. C’est parfaitement savoureux. Si Ysengrimus l’autorise, je vais me permettre de vous servir mon favori aussi. Cette jeune fille dite à l’allure gothique du nom de RAVEN, c’est très exactement mon adolescente. Je n’ai pas encore osé lui montrer ceci, mais je vais devoir le faire. Et moi, dans le truc, je suis le grand cornard aux six yeux qui fait honte à sa gamine devant ses copines de lycée. Incroyablement représentatif. J’en ai ri au larmes.

    • Sophie Sulphure said

      Mais c’est chou comme tout, monsieur Catoito. Elle est franche, intelligente et sensible, votre fille. Et vous, vous êtes rubicon, tonitruant et hideux mais magnanime, au fond. Surtout, on sent que vous vous aimez tous les deux très profondément. C’est très touchant. J’adore.

  12. Line Kalinine said

    J’ai visionné aussi. C’est effectivement très sympathique et vraiment bien vu. Je me suis vraiment identifiée à FROST, la fille toute bleue qui, comme moi, n’est pas très adroite au volant d’un véhicule. Intelligente, savante, calme, leader naturelle mais… froide et souvent frigorifiante pour ses copines, même celles qui l’estiment. En plein moi. Dans FROST ET SES COLOCS, le premier sketch, sont finement abordées le type de petits conflits un peu mesquins entre femmes que j’ai si souvent rencontrés. Notons aussi que, dans le troisième sketch intitulé L’ÉVASION, nous avons l’occasion de découvrir KATANA dans le rôle de soutien qu’évoque Ysengrimus. Frost est comme naturellement aux commandes et Katana est comme son solide et fidèle soldat… mais aussi totalement libre d’esprit. Au lycée, ce genre de fille aurait été ma meilleure amie… obéissante, compréhensive mais pas conne en même temps. Rare et précieux. Je ne suis pas très superhéros ou dessins animés mai ça, c’est parfaitement charmant et, effectivement, sociologiquement significatif. Satiscecit. Merci Grimus pour cette sympathique découverte.

    • Sissi Cigale said

      Line Kalinine, même si vous vous croyez froide. Je vous assure que c’est votre intelligence qui prime. Je lis toujours tout ce que vous écrivez et, comme ceci le prouve encore. c’est toujours parfaitement passionnant et intéressant.

  13. Belle Orangeraie said

    THAT’S MY GIRL (par Fifth Harmony), une chanson hymne pour les superhéroïnes de DC. Un signe certain de leur impact culturel…

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