Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Il y a dix ans: LES AMOURS IMAGINAIRES (Xavier Dolan)

Posted by Ysengrimus sur 7 janvier 2020

Francis (Xavier Dolan) et Marie (Monia Chokri) contemplant pensivement Nicolas en train de danser ostensiblement avec Désirée, sa mère

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C’est pas parce que c’est vintage que c’est beau…
Francis, à Marie

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Francis (Xavier Dolan) dessine discrètement sous le miroir de la salle de bain de son petit apparte, des traits chronométriques du genre de ceux que traçait Robinson Crusoé sur son île. On s’imagine qu’il anticipe patiemment quelque fait crucial, mais non. C’est là en réalité l’énumération rétrospective froidement quantifiée des refus amoureux auxquels il a été confronté, au fil de sa courte mais ardente existence. Marie (Monia Chokri) fume. Elle fume à la chaîne des clopes ordinaires tout simplement pour ne pas devenir folle. Elle considère que la boucane cache la marde. Ses amants occasionnels, habituellement de jeunes binoclards dédaigneux et hautains, lui disent qu’elle fume trop. Elle s’en moque. Elle fait ce qu’elle veut. Ou du moins, elle espère le faire…

Francis et Marie sont de jeunes vieux amis. Étudiants aisés montréalais, style 2010, frappés et intellolâtres, ils dissimulent mal le malaise rutilant de leur désoeuvrement et les ficelles tendues et tremblantes de leur magnifique cuistrerie ostensible. Et rien ne va vraiment s’arranger quand le Dean Moriarty de service va abruptement débarquer dans leur vie. Nicolas (Niels Schneider) apparaît, sorti de nulle part. C’est pas un gars de la ville, c’est pas une punaise urbaine parfumée et mondaine, comme Francis et Marie, mais c’est une nature. Il a la gueule et la stature d’une sculpture de Michel-Ange. Pour Francis et pour Marie, c’est le coup de foudre aussi instantané que parallèle et inavoué. Amour largement imaginaire mais compétition aussi subite que réelle entre les deux, involontaire aussi, cruelle, fatidique. Compétition des orientations sexuelles aussi, fatalement.

Les plumes de paon de l’homme homo et de la femme hétéro vont se déployer, chacune selon ses ressources. L’affaire est d’autant plus ardue à mener que, de fait, tant les motivations que les sentiments effectifs (pour ne pas parler du strict paramétrage d’orientation sexuelle) sont parfaitement mystérieux, insondables et intangibles, chez ce Nicolas. À quoi il joue exactement, nul ne le saura… Mais c’est comme ça, n’est-ce pas, les amours. L’objet d’amour reste et restera la plus opaque des énigmes. Alors, suivons le topo, en l’exemplifiant, sans trop en dire. Lors d’une conversation, comme ça, avec Francis et Marie, Nicolas mentionne qu’il ressent une certaine fascination pour l’actrice Audrey Hepburn. Il n’en faut pas plus. Francis lui achète une affiche punaisable de l’étoile de Breakfast in Tiffany. Marie se déguise subrepticement en Audrey Hepburn et, plus tard, elle cherchera à appâter Nicolas en l’invitant à venir regarder My Fair Lady à la télé, chez elle. Vous voyez ici sur exemples se déployer le corps pathétique et clinquant de procédés tous plus tissés de gros fil les uns que les autres qui se mettent en branle, les yeux brumeux, les mains crispées et les lèvres tremblantes. Cuistrerie des cuistreries et tout est cuistreries. Naïveté aussi. Candeur d’une pulsion artistique profonde et sentie chez ces trois émotions mais fagotée dans une configuration intellectuelle et culturelle juvénile, mal dominée, comme Charlot dans des habits du dimanche.

Face à Francis et Marie, Nicolas est à deux doigts de se comporter comme un gigolo bidirectionnel. Il cultive soigneusement, comme en se jouant, l’attention amoureuse de l’homme et de la femme. Le jeu entre eux est particulièrement fin. Les trois accèdent par moments au statut de types allégoriques et on croit observer, à travers eux, la grande crise tendancielle de la mise sur rail de rien de moins que l’orientation sexuelle fondamentale d’une vie, symbolisée, en miniature montréalaise, par ce petit tripode névrotique. Une telle thèse est densifiée, au demeurant, par les propos intempestifs d’un jeune cogitateur de troquet sorti de nulle part, qui nous assène, en aparté, le dégradé théorique des orientations sexuelles possibles en ce bas monde (notons que l’opus se complète effectivement de tranches de témoignages-fictions-considérations sur l’amour, qui sont autant de savoureuses pastilles monologuales intercalées).

Dans ce petit florilège de finesse verbale (les dialogues sont principalement en joual, sous-titre français recommandés à nos amis hexagonaux), de beauté, de jeunesse, de walkings au ralenti et d’images polychromes, magnifiques et touchantes, la quête ambivalente de notre triade anxieuse se poursuit. On participe à une fête urbaine dans un petit apparte chic (occasion pour Francis et Marie de compétitionner, toujours involontairement, au sujet de cadeaux à donner à Nicolas), puis on se tape l’incontournable ballade à la campagne, comme dans Manhattan (1979). Nicolas oscille méthodiquement entre ses deux flammes, sans rien lâcher de bien probant. Tant et tant que ce qui s’intensifie vraiment, c’est surtout le conflit fraternel/sororal entre Francis et Marie.

Et Anne Dorval dans tout ça? Je dis ça parce que quand Xavier Dolan tousse, Anne Dorval a le rhume. Eh bien ici, madame Dorval, toujours aussi juste et toujours aussi bien dirigée, joue Désirée, la mère de Nicolas. Son entrée en scène, lors de la boume en apparte chic, est discrète mais déterminante. Elle porte une perruque turquoise foncé très analogue à celle portée par les techniciennes de la base sélénite, dans la série télévisée UFO (1968). Marie, assez outrée de voir Nicolas danser si intimement avec sa vraiment très verte maman, et tout aussi mélangée dans ses références de science-fiction que dans le reste, parle de quelque chose comme une troupière du Capitaine Spock (ce qui n’existe tout simplement pas, même en fiction). Francis aura, pour sa part, l’occasion d’avoir son petit tête-à-tête décalé avec Désirée quand celle-ci viendra, un peu plus tard (et cette fois, sans perruque), porter une subreptice enveloppe d’allocation à Nicolas, absent (parce que tout juste sorti avec Marie). Tout personnage joué par Anne Dorval revêt une charge symbolique particulière dans le travail de Dolan. Vlan. Ici elle est la mère enveloppante et protectrice mais aussi distante et déjantée non plus du protagoniste lui-même mais de son objet d’amour. On n’a pas besoin d’en dire plus. Le cuisant est bien en place, il percole.

Et rien ne s’arrange. Nicolas va finir par donner discrètement sa petite fiche de congédiement à Francis et à Marie, individuellement, séparément, et sans ambivalence. C’est alors qu’une impression qui s’était manifestée initialement de façon fugitive gagne en densité. C’est peut-être tout simplement un asexuel, ce type. En tout cas, asexuel ou pas, il exprime glacialement son indifférence aux deux jeunes vieux amis et se casse dare-dare en Asie, pour huit mois. Un an plus tard, il revient, comme une fleur. Son allure de campagnard et de Dean Moriarty Grand-Frau-des-Routes s’est nettement accentuée, dans son sens. Dans l’autre sens, le destin de bêtes urbaines de Marie et de Francis s’est lui aussi amplifié, de son côté. La connexion ne se fait donc plus. Les deux urbains, toujours aussi sociologiquement intimes, regardent le petit gaillard en chemise à carreau de bien haut. Rastignac ne frappera pas deux fois. Pas ce Rastignac là, en tout cas…

Je suis très satisfait de ce film. Jusqu’à nouvel ordre c’est mon opus favori de notre immense Xavier Dolan, qui avait vingt-et-un ans quand il nous a donné cette petite merveille. De la maladresse des références culturelles considérée comme un des beaux arts. Tout ceux qui, à l’époque, ont pris Dolan pour un outrecuidant fendant ou un allusif lourdingue n’ont pas compris une seule seconde ce qu’il faisait vraiment dans ce film. On nous parle ici justement de rien d’autre que de cet intellect lourd comme une meule et douloureusement prétentiard qu’on traîne, fardeau de classe non dominé (c’est lui qui nous domine, nous écrase) et encombrement constant, brouillon et guindé. Il est si difficile de laisser les sentiments cruciaux se canaliser adéquatement, quand on a vingt ans et que papa-maman paient l’appartement. Dolan domine ici son sujet, son époque, ses sentiments, son image et son son. C’est éblouissant. Et ça prend magnifiquement la patine du temps.

Un coup de chapeau senti ici doit être envoyé amicalement à mon cher fils Tibert-le chat, né en 1990 (Dolan est né en 1989). Tibert-le-chat m’a dit de ce film qu’il était un excellent compendium de la culture hipster, que tout y était, de façon particulièrement sentie, adéquate et sincère. Je n’ai pas résisté, lors de notre premier visionnement en 2010, à questionner Tibert-le-chat au sujet de la fameuse scène de la machine à écrire électrique. Derechef, expliquons-nous, sans trop en dire. Pour finalement déclarer son amour à Nicolas, Marie lui tape un poème de Gaston Miron sur une machine à écrire portative électrique du type de celle sur laquelle j’avais tapé mon mémoire de maîtrise circa 1982. Je ne comprenais pas l’intérêt de s’empêtrer d’une guimbarde pareille pour se transmettre un message si sensible, à l’ère de l’ordi. Tibert-le-chat a eu alors la patience de m’expliquer que la dactylo électrique apparaît comme un objet vintage, chic, bonifié dans son passéisme. Il est vrai que Marie a une nette fascination pour le rétro. Cela lui a d’ailleurs valu, plus tôt dans l’opus, d’entendre sa tenue vestimentaire se faire qualifier d’air de femme au foyer des années 1950 par notre ineffable Désirée en perruque turquoise foncé UFO, 1968. Tibert-le-chat m’expliqua alors que les hipsters font ça. Ils aiment et promeuvent les vieux objets vingtiémistes, les dactylos, les phonographes, les disques vinyles, les chaises étranges. Retour des temps.

Donc, si je me résume, en plus de tout ce qu’il nous apporte d’universel, de solide et de visuellement magnifique dans cet opus remarquable, Dolan nous livre aussi rien de moins que l’encapsulage du bateau social dans la bouteille de ses vingt ans. C’est vraiment très satisfaisant. Quand je cherche un opus cinématographique analogue, pour l’évocation de MES vingt ans, je dégotte quand même Saturday Night Fever (1977), un petit morceau d’anthologie sociale fort passable aussi, fleuron d’un temps, mal connu, mécompris, et qui fit tout un raffut en son époque. Ici, maintenant, Les amours imaginaires seront rien de moins qu’un autre morceau d’anthologie qu’on se repasse déjà dix ans plus tard, comme le savoureux témoin artistique d’une époque, devenue à son tour aussi vintage que les objets, les vêtements et les perruques qu’il manipule. Les vingt ans de mes enfants.

Les amours imaginaires, 2010, Xavier Dolan, film canadien avec Xavier Dolan, Monia Chokri, Niels Schneider, Anne Dorval, Anne-Élisabeth Bossé, Olivier Morin, François Bernier, Patricia Tulasne, 141 minutes.

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26 Réponses to “Il y a dix ans: LES AMOURS IMAGINAIRES (Xavier Dolan)”

  1. Caravelle said

    Un film canadien magnifique que j’ai beaucoup apprécié. Déjà dix ans?

  2. Tourelou said

    Que vous faites, ici, une réelle représentation de Xavier Dolan. Et sans oublier ses choix musicaux irréprochables. Un producteur, un artiste, très de son temps. Je cours toujours voir ses nouveautés.

  3. Marie Verne said

    C’est un film achevé, pour un réalisateur si jeune, oui. Le genre de film qu’on ne refait pas deux fois, en effet. J’ai bien aimé MOMMY aussi.

    • Julie Soulange said

      C’est bien vrai que les fleurons d’une époque sont bien mieux de reproduire sur le coup l’époque dont ils sont les fleurons. Les reconstitutions cinématographiques historiques manquent si souvent de la richesse concrète des vieux mélos à la pellicule qui pétille…

  4. Catoito said

    Voici toujours la bande-annonce. Très joual, en effet, mais magnifique:

  5. Sally Vermont said

    En anglais, ca s’appelle HEARTBEATS:

  6. Belle Orangeraie said

    Cette compétition entre un homme et une femme pour un homme était tellement convaincante. J’ai adoré. Ça fait déjà dix ans? Incroyable. Où donc est restée ma jeunesse?

    • Surprenette said

      Oui, oui… et la tension sensuelle reste crédible tout le long. Une superbe évocation d’une classe sociale et d’une époque.

      • Magellan said

        Oui.

        Ça respire la bourgeoisie urbaine par tous les orifices… Hipsters, for real…

  7. Sismondi said

    De la maladresse des références culturelles considérée comme un des beaux arts. Tout ceux qui, à l’époque, ont pris Dolan pour un outrecuidant fendant ou un allusif lourdingue n’ont pas compris une seule seconde ce qu’il faisait vraiment dans ce film. On nous parle ici justement de rien d’autre que de cet intellect lourd comme une meule et douloureusement prétentiard qu’on traîne, fardeau de classe non dominé (c’est lui qui nous domine, nous écrase) et encombrement constant, brouillon et guindé.

    Exact. Brillant. Je seconde. On dirait qu’il y a des choses au cinéma qu’Ysengrimus est le seul à voir.

  8. Val said

    Je riais, tout au long de mon premier visionnement de ce film. Les deux amis se font vraiment ridiculiser en essayant d’attirer (et de bien garder) l’attention de Nicolas. Hilarant. Mais, quand je l’ai regardé pour une deuxième fois, j’ai bien remarqué qu’en fait, c’est vraiment très triste. C’est un amour imaginaire parce qu’en fait, ce sont des gens imaginaires. Marie et Francis se maquillent (métaphoriquement et physiquement) tellement pour plaire à Nicolas, ils se perdent. C’est un jeu d’apparences, donc, et rien n’est authentique (sauf peut-être l’indifférence de Nicolas). On ne voit jamais les vrais personnalités de Francis et de Marie parce qu’ils se déguisent, soit pour se conformer à la mode hipster, soit pour tenter d’impressionner Nicolas. La conformité et la fausseté en guise d’amour. On trouve ça trop dans la vie. C’est trop vrai.

    • Tablette Parlante said

      Tout à fait d’accord avec cette analyse de Val. C’est pas des amours imaginaires, c’est des amours délirés et abracadabrants.

      Mais on les adore…

  9. Estelle said

    Tout ceux qui, à l’époque, ont pris Dolan pour un outrecuidant fendant ou un allusif lourdingue n’ont pas compris une seule seconde ce qu’il faisait vraiment dans ce film.

    C’est après avoir vu J’ai tué ma mère que j’ai pensé ça. Je trouvais Dolan imbuvable! Ça m’a dissuadée de voir les autres films qu’il avait faits. Puis, je suis tombée sur Les amours imaginaires (canal Arte). En effet, j’ai adoré! Ça m’a réconciliée avec le cinéma de Dolan. Maudit bon film, oui. M’a donné l’envie d’en voir plein d’autres de lui.

    Mais à mon avis, c’est Juste la fin du monde le meilleur. Ça, c’est un chef d’œuvre!

    • Estelle said

      Je viens de revoir la bande-annonce. Je reconnais que, même si je préfète Juste La fin du Monde, il reste que Les amours imaginaires, c’est aussi du grand art. L’esthétisme, le choix musical, les angles de vue… Ça rappelle parfois Pedro Almodovar.

      Mais j’ai une question, Ysengrimus: Le personnage de Nicolas ne présente-t-il pas un trouble de personnalité narcissique? N’est-il pas totalement pervers et amoureux de lui-même? Je pense, entre autres, au regard satisfait qu’il a lorsqu’il voit Francis et Marie se battre pour lui…

      [Je crois, pour le coup, que le narcissisme est le dénominateur commun de tous ces personnages… — Ysengrimus]

      • Estelle said

        Reste que Marie et Francis sont au moins capables d’aimer quelqu’un d’autre qu’eux-mêmes. Nicolas, non. En cela, ils lui sont supérieurs.

        [Je ne sais pas ce qui dicte le supérieur et l’inférieur ici (ou ailleurs) mais chez Marie et Francis, je vois surtout un béguin superficiel, semi-compétitif et feu de paille, qui disparaît complètement quand Nicolas revient d’Asie… — Ysengrimus]

      • Estelle said

        J’ai pas senti que le béguin était disparu au retour de Nicolas. Pourquoi, lorsqu’il le revoit, Francis se met-il à hurler, comme s’il avait été traumatisé? Parce que ça lui fait trop mal, non? J’ai un peu senti la même chose chez Marie, même si elle l’extériorise moins… La façon dont Nicolas les rejette est d’ailleurs tellement humiliante! Ils sont là, dans toute leur fragilité, et il les regarde avec dédain. Comment se tirer de ça indemne? (C’est la preuve que c’est un bon film: il peut y avoir plusieurs interprétations)…

        [Concédons la multiplicité possible des interprétations. Il reste que la supériorité de celui qui aime et l’infériorité de celui qui n’aime pas, axiomatique parfaitement non étayée, ne figure pas dans le discours du film. C’est un jugement critique ex post qui doit assumer tant ses grandeurs que ses limites… — Ysengrimus]

  10. Estelle said

    Les scans du cerveau ont démontré que si les psychopathes sont habituellement supérieurs intellectuellement à la moyenne, c’est qu’ils sont incapables d’éprouver des émotions. Donc, les émotions sont une faculté intellectuelle qui leur est lacunaire. C’est comme un aveugle qui développe le sens de l’ouïe pour pallier son incapacité de voir : le psychopathe développe toutes ses autres facultés pour pallier son incapacité de s’émouvoir. La possibilité d’aimer est donc une certaine faculté qui demande des habiletés intellectuelles (empathie, compassion), et l’impossibilité d’aimer est une tare. On en a la démonstration dans le vidéo suivant. On constate comment réagit le psychopathe lorsqu’il apprend que sa faculté à éprouver des sentiments est moins développée que chez une personne « normale ».

    [Prudence avec les scans du cerveau. De fait, pleins de gens n’en aiment pas d’autres et ne sont pas des psychopathes pour autant! — Ysengrimus]

    • Estelle said

      En fait, le problème n’est pas tant de ne pas être capable d’aimer, à mon avis. Le problème, c’est de trop s’aimer soi-même, à un point tel qu’on utilise l’autre pour gonfler sa propre estime personnelle, C’est ce que fait Nicolas dans le film. Je trouve ça abject.

      J’en ai rencontrés, des hommes comme ça, et je ne suis jamais tombée dans leur jeu. Je les trouvais trop peu subtils.

      [Francis et Marie, aussi s’aiment eux-mêmes et utilisent les autres pour gonfler leur estime… C’est l’égocentrisme de tout un groupe qui est analysé ici. Les trois sont plus semblables que différents. Tout le monde est atteint… si je puis dire… — Ysengrimus]

  11. Marie Verne said

    Le concret n’existe pas seul (Xavier Dolan), dit (entre autres) dans ce bel entretien de 2010 sur LES AMOURS IMAGINAIRES.

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