Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Il y a trente ans, SEX, LIES AND VIDEOTAPE

Posted by Ysengrimus sur 15 mars 2019

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Dissipons d’abord le sempiternel et fort regrettable malentendu concernant le titre de ce superbe opus de Steven Soderbergh,  lauréat de la Palme d’Or du Festival de Cannes de 1989 (c’était il y a trente ans, pile-poil). Ceci n’est ni un vidéo pornographique, ni un long métrage osé ou visuellement explicite. Il s’y passe des choses de nature sexuelle, certes (les scènes d’amour sont en fait discrètes, passionnelles ou romantiques, toujours superbement tournées, presque pudiques). On y ment, indubitablement. Et on y tourne des rubans vidéo, sur une de ces petites caméras à cassettes qui étaient une technologie encore relativement nouvelle à la fin des années 1980. Ajoutons, pour la bonne compréhension de la belle aventure qui nous attend, qu’il n’y avait, à cette époque, ni internet, ni pilule érectile… Ce que je cherche à vous dire ici, c’est que ce film pourrait en fait s’intituler Pudeur, sincérité et conversation intime non médiatisée. Attendu que le sexe, les mensonges et la vidéastie y sont, de fait, en crise virulente.

Bâton Rouge, 1989, le petit bonheur de banlieue qui donne les bleus, comme disait Lucien Francœur. Madame Ann Bishop Mullany (Andie MacDowell, d’une pure et intense beauté, malgré les tenues particulièrement toc et ringardes dont son personnage est attifé) vit une sorte de compétition semi-consciente avec sa sœur, Mademoiselle Cynthia Patrice Bishop (Laura San Giacomo, actrice parfaitement nuancée et d’un charme indéniable). Cynthia, c’est la tenancière de bar, forte en gueule, délurée, consciente de ses attraits, extrovertie, pour reprendre le mot d’Ann la décrivant. Pour sa part, Ann, c’est la reine du foyer en blanc, un petit peu mijaurée, crispée, timide, fort bien logée mais fort mal aimée, épouse névrotique et tristounette du jeune avocat carriériste à bretelles John Mullany (Peter Gallagher). Il y a compétition et même guerre larvée entre ces deux sœurs, puisque John et sa belle-sœur Cynthia sont amants, à l’insu d’Ann, l’épouse de John. Cynthia méprise copieusement son amant, qui ment tant et trompe sa sœur, mais elle ne peut pas s’en passer. Elle l’a dans la peau, comme on dit, en bonne partie justement à cause du rapport problématique un peu complexé qu’elle entretient avec Ann, sa sœur Ann, la si majestueuse, la si correcte, la si sacro-sainte Ann. Ce triangle amoureux conformiste et toxique de suburb chic aurait pu s’enliser graduellement dans son avachissement, et lentement imploser. Un événement parfaitement fortuit et insolite va, en fait, le faire brutalement exploser.

Dans le plan (alterné) d’ouverture du film, Ann confie à son psychothérapeute (joué par Ron Vawter) son irritation du moment. C’est la fameuse scène culte où elle exprime l’angoisse, la panique, la terreur, l’épouvante que lui suscitent tous les détritus qui circulent de par le vaste monde (Garbage. All I’ve been thinking about all week is garbage. I mean, I just can’t stop thinking about it!). Hors du merdier psychologique de ces affres intérieures autour des détritus planétaires, la cuisante frustration du moment que vit Ann finit par gicler. Il s’avère que, sans la consulter, son mari John a invité un de ses anciens camarades de collège pour un bref séjour. L’idée d’avoir de la visite horripile souverainement Ann et elle n’attend rien de bon de cet intrus, qu’elle imagine comme une sorte de copie, vocale et comportementale, de son mari. Aussi quand Graham Dalton (campé tout en finesse par James Spader) sonne à la porte, c’est la surprise contenue, vite convertie en curiosité dévorante. Ce garçon étrange, mi éphèbe distant mi écornifleux sagace, est revenu dans la ville de ses premiers amours pour y résoudre on ne sait trop quelle opaque quête intérieure. Il restera chez les Mullany quelques jours, puis se prendra un logement non loin de là. Intriguée, déjà attirée, Ann lui rend une petite visite intempestive quelques jours après son déménagement. Il n’a pas de téléphone, peu de mobilier et cela met en évidence son grand téléviseur-lecteur-cassettes et sa collection personnelle de vidéos, bien classée, selon une drôle de petite procédure d’archivage artisanale et manuscrite. Quand Ann demande à Graham de quoi il s’agit, il lui explique candidement qu’il filme sur vidéos des entretiens qu’il a avec des femmes. Lesdits entretiens sont strictement verbaux et platoniques, et ce, en dépit de leur sujet exclusif et explicite: le sexe. Effarouchée par une telle bizarrerie, Ann fuit. Mais les deux sœurs Bishop, face à un sujet si mystérieux, énigmatique, fascinant et magnétisant, auront tôt fait de revenir rôder autour, et d’entrer dans la danse… Elles toucheront Graham Dalton de toutes leurs antennes et, par vidéastie interposée, se toucheront aussi l’une l’autre, se comprenant mieux et affrontant plus sereinement la jalousie dévorante qui les mine l’une par rapport à l’autre. Cynthia découvrira sa vulnérabilité latente et Ann prendra en main une force qu’elle ne se connaissait pas. Graham, et corollairement, John, ne sortiront pas non plus inaltérés de l’aventure issue de cet échange conversationnel, voyeur, impudique, désaxé et insolite. Je ne vous en dis pas plus.

Une superbe petite distribution pour une réalisation intimiste, très européenne de ton et de style. D’ailleurs, puisqu’on en parle, qu’y a-t-il de plus beau, quand un guitariste joue, que d’entendre un peu gricher l’acier des cordes de l’instrument s’il les frotte. Ainsi quand Ann, vêtue de blanc, et Cynthia, vêtue de rouge, se retrouvent dans l’appartement de cette dernière, pour parler de Graham Dalton, de qui d’autre, et de ses envoûtantes pratiques de vidéaste, il y a un malaise. Il y a la confrontation de deux visions féminines des hommes et de l’amour, certes, mais aussi… Il y a qu’Ann cherche alors à se donner une contenance en feuilletant un magazine. Frouch, frouch, frouch, on dirait qu’on n’entend que cela, les feuilles du magazine qui bruissent. Il est très inhabituel, dans le cinéma américain, d’entendre bruisser un magazine, comme si l’actrice qui le feuillette était justement filmée sur caméra vidéo. Tiens, les pieds de Graham Dalton frottent très richement, eux aussi, sur le plancher de bois de son grand appartement vide, un peu écho. Et les gros glaçons du verre de thé glacé qu’il sert à Ann, qu’est-ce qu’ils cliquettent net et juste… Ah, ah, sensation perdue toute simple, si jouissive à retrouver pourtant… C’est que ce «petit film indépendant» est tourné en prise sonore directe, comme ceux de la Nouvelle Vague française, et en porte-à-faux ostensible envers les habitudes de post-synchronisation sonore de nos si hollywoodiens voisins du sud. Et on le sent, ce son riche et vrai, jusque dans nos thorax.

Une étude de caractères adroitement tragicomique et une réflexion aussi calmement non-machique qu’ouvertement anti-phallocratique. Pas d’internet, pour que ces vidéos restent juste assez intimes. Pas de pilule érectile, pour que la question de l’impuissance sexuelle reste juste assez insondablement insoluble. Et le choc, le heurt, le clash engageant l’intégralité sensuelle de l’être, quand un menteur compulsif se met à subitement regarder sa vérité en face. J’ai du voir ce film environ cinq fois, dans les deux dernières décennies. Je viens tout juste de le revoir (2019). Il n’a pas pris une ride. L’originalité savoureuse de son écriture, la fraîcheur remarquable de son traitement, à partir pourtant de prémisses thématiques passablement conventionnelles, fait de Sex, Lies and Videotape une expérience hors-norme, dont on trouve rarement sa pareille dans le cinéma des héritiers déjantés, marginaux et démarqués des MGM et des WB

Sex, Lies and Videotape, 1989, Steven Soderbergh, film américain avec Andie MacDowell, Laura San Giacomo, James Spader, Peter Gallagher, Ron Vawter, 100 minutes.

30 Réponses to “Il y a trente ans, SEX, LIES AND VIDEOTAPE”

  1. Le Boulé du Village said

    Andie MacDowell est née en 1958, comme Ysengrimus. James Spader est né en 1960, comme moi. Le réalisateur est lui-même né en 1963. Il joue avec des marionnettes de son âge et de son temps. Il faut bien se rendre compte, Grimus, que cte film-là, c’est la voix de notre génération. Quand on était trentenaires, on trippait et badtrippait exactement comme ça.

    [Absolument exact. Bien vu, le Boulé — Ysengrimus]

    • Cymbale said

      Eh bien messieurs, moi j’ai trente ans aujourd’hui et je trouve ce nanar insupportable.

    • Val said

      Moi je trouve aussi le gros de ce film un petit peu insupportable, spécialement le personnage de John – mon dieu qu’il m’énerve, mais pas autant que le psy d’Ann qui est vraiment inutile et condescendant. Une autre histoire de mecs qui catégorisent les femmes en deux compartiments bien nets: si on aime le sexe, on est facile et insouciante, mais peu responsable; si on ne l’aime pas, on est frigide et nerveuse, mais respectée et raisonnable. Pourtant, j’aime la fin, quand les deux sœurs se réconcilient, et si c’était Ann et Cynthia en train de causer sur les marches de l’appartement dans la dernière scène, je trouverais ce film un peu plus supportable.

  2. Caravelle said

    Je suis passablement plus âgée que vous tous et toutes et ce film m’avait passablement déroutée, en son temps. Trente ans déjà, c’est incroyable. Il avait fait son petit tapage, en son temps, je m’en souviens. C’était autour des années de la chute du mur de Berlin…

    • Marie Verne said

      C’est un film mal aimé et mal compris. Il faut le voir pour pouvoir juger. Je ne suis pas totalement satisfaite de ce film mais je lui trouve d’indéniables qualités.

  3. Catoito said

    Le voici (version originale anglaise avec sous-titres espagnols):

  4. Casimir Fluet said

    C’est bien vrai qu’on ne problématise plus vraiment l’impuissance masculine comme ça, depuis la venue du petit losange bleu… Tendre époque révolue…

    • Bobino said

      Remplacement insidieux mais net du psycho-pathologique par le toxico-chimique.

      Plus besoin d’y gamberger, la pilule fait le boulot. Oh, idéologie, une fois de plus qu’est-ce que tu l’épouses intimement, ce monde matériel…

  5. Jujubelle said

    @ Val

    Finalement, je vous rejoins pleinement dans votre agacement. La génération Ysengrimus s’est tapée, c’est vrai, cette ambiance néo-libérale d’avocats arnaqueurs auto-condescendants de merde et ça vieillit très mal, même dans les années Trump (qui deviennent, tout doucement les années Alexandria Ocasio-Cortez). Et le coup de la fille qui a besoin du gars romantique et mystérieux pour se décider à quitter son rupin insupportable. Non, il y a pas que des qualités.

    L’ambiance et l’atmosphère sauvent en partie ce film, mais ce scenario et ces types de personnages tiennent bien mal la patine du temps.

    • Cymbale said

      @ Val et Jujubelle

      On se comprend, mes sœurs.

      [Mon fils Tibert-le-chat et sa conjointe Agrégée-du-sourire ont pas aimé ce film non plus. Ils ont même refusé tout net de me le commenter. Oh, oh, les nuages s’amoncellent sur mes belles références culturelles. — Ysengrimus]

      • Le Boulé du Village said

        Grimus, on va devoir se citer l’un l’autre un barbon dans notre genre, feu Gilbert Bécaud:

        Notre passé est un passé dépassé
        (Gilbert Bécaud, L’amour est mort, 1981, Album Bonjour la vie)

        [Absolument, le Boulé. C’est redondant mais c’est fatal. Nous voici calcinés. — Ysengrimus]

      • Val said

        Jujubelle et Cymbale — On commence à se libérer du temps ou on avait besoin d’un prince charmant sauveur. C’est révolu et on ne refait pas ça. Restons en solidarité.

        Ysengrimus — Vous avez une remarquable façon d’apprécier les qualités artistiques des films, quelque chose que je trouve très difficile (même impossible) à faire pour un film comme ça. J’apprécie bien votre analyse et votre objectivité.

        [Jujubelle, Cymbale, Val, vous êtes des participantes dialectiques. C’est un atout précieux dans un espace comme ici. Continuez. — Ysengrimus]

  6. Emma Riveraine said

    Extrait de la Procédure de Modération du Carnet d’Ysengrimus:

    4- Les interventions retenues en priorité sont celles introduisant une contradiction de fond. Si un point de vue est défendu dans le billet, le point de vue le contredisant méthodiquement est promu prioritairement dans la discussion. L’exercice se veut fondamentalement dialectique. Le postulat est que le lecteur pourra établir son propre jugement en prenant connaissance de l’intégralité du débat. Ysengrimus ne cherche pas à remporter un débat mais à l’exposer et à rendre sa position personnelle bien claire au sein de cet exposé.

    Et noter qu’Ysengrimus fait ce qu’il dit. Il le prouve une fois de plus ici. C’est ce qui rend ce blogue si solide et si intéressant. Aussi: merci Cymbale, Val et Jujubelle…

  7. Tourelou said

    Ces jeux du regard, parfois conscients et parfois inconscients, de son amant ou d’un inconnu, c’est pas ça, notre vidéo de la vie qu’on se défile en bon observateur et voyeur que l’humain peut être?

    En tout cas, cela laisse beaucoup de place à la liberté et peut devenir obsédant.

  8. Hibou Lugubre said

    J’ai vu ce film alors que j’étais un jeune adulte libidineux quelque part en 1991 ou 1992. Intrigué et attiré par le titre, je m’attendais surtout à mater du sexe sulfureux, mais je fus un peu déçu quoique pas tout à fait par l’attrait de l’actrice Andie MacDowell que je retrouverai plus tard tout aussi charmante dans d’autres films! Mais Sexe, mensonges et Vidéo a surtout marqué par l’efficacité du titre justement qui a figuré très longtemps en bonne place chez les loueurs de films et vidéos!

    J’y repense maintenant avec l’idée que notre génération a vécu toutes sortes d’époques, à la fois contradictoires et décalées, car au même moment de la sortie de ce film, le cinéma avait encore beaucoup de succès à produire des films ‘’classiques’’, romantiques, conservateurs et féministes on dira, alors que cette même industrie avec celle de la musique pop, nous engageaient doucement mais sûrement dans une époque résolument plus ‘’moderne’’, plus explicite, parfois violente et agressive, et bien plus osée en tous cas, une série télé comme Alerte à Malibu sortait en même temps que ce film avec des bimbos top modèles qui joueraient un rôle permanent en tenue de plage avec le fameux maillot de bain une pièce incarné par la sulfureuse Pamela Anderson, et allaient radicalement transformer une grande partie de l’image des femmes, et que la pornographie connaissait aussi son boom final, ou si j’ose dire son esthétique définitive, bien plus agressive que celle des années 1970 et 1980… pour nous fixer dans la culture ‘’trash’’ depuis!

    Tout compte fait, on ne sait pas si c’est le féminisme qui a le plus évolué lors de cette période ou si c’est le machisme, la misogynie et la phallocratie! en tous cas, si les deux courants étaient sur la bonne voie pour s’affirmer, se faire face et clasher en de nombreuses occasions… mais il reste que notre époque ‘’trash’’ revendique toujours une légitimité pour le mélange des deux sous la bannière de la liberté, la modernité et les ‘’valeurs modernes’’…

    Bref, tout ça pour dire que les générations nées dans les années 1990 n’y verront que du feu… et elles sont à mille lieux de se douter que tout ce qu’ils connaissent à leur époque est le fruit d’un marketing outrancier et capitaliste qui a largement fixé la culture, ou qui se permet de la modeler comme bon lui semble, en fonction des marges et profits que cela lui rapporte!

    • jujubelle said

      Le fait qu’il y ait eu plus macho, plus unilatéral, et plus explicite ne minimise en rien la distance critique qu’on prend face à un film donné, trente ans après sa sortie. Le film dont on parle ici n’est pas intéressant pour son titre racoleur, d’intérêt assez mineur, mais pour les problèmes qu’il pose. Les problèmes qu’il pose ne sont d’ailleurs pas sans mérite… simplement ils sont sommairement formulés, mal posés et, surtout, datés… et cela, mademoiselle Pamela Ce-qu’on-voudra n’a pas grand chose à y voir…

      • Hibou Lugubre said

        Je ne vous contredis pas… ni que je veuille faire une fixation sur le titre du film… encore moins que j’ai voulu remettre en question la qualité ou la thématique de ce film à petit budget qui traite de problèmes très actuels, la sexualité dans le couple, les mensonges et la fuite de la réalité… et le désarroi sexuel d’une génération, (autant que l’excellent jeu d’acteurs, pour lesquels il décrocha la palme d’or du festival de Cannes…) mais j’ai simplement voulu souligner le contexte de l’époque où il est sorti… ses contradictions, et la machine infernale hollywoodienne et californienne qui à l’opposé, a largement imposé son diktat dans la culture de notre époque, compliquant d’ailleurs les traumatismes qui affectent autant les femmes que les hommes… bref, mademoiselle Pamela Ce-qu’on-voudra semble avoir pris le dessus tout de même… et c’est pas rien, il me semble….

        Merci en tous cas Madame Jujubelle pour recadrer mon commentaire… que j’ai voulu léger, un peu ironique et pas en rapport avec l’objet du film après tout!

      • Val said

        À l’époque où ce film est sorti, est-ce que on pensait qu’Ann s’est libérée en faisant ce vidéo et a trouvé l’amour le bonheur dans les bras de Graham? Les problèmes qui rendent ce film insupportable pour moi, Jujubelle et Cymbale, est-ce que ce sont les idées nouvelles, c’est-à-dire, les idées de quelqu’un qui visionne ce film trente années après sa sortie? Ou, est-ce que les femmes de 1989 trouvaient ces mêmes problèmes, mais on les a fait taire?

      • Estelle said

        J’ai soixante ans et j’ai vu ce film à sa sortie. J’avais assez aimé, sans crier au chef-d’œuvre. Je trouvais que Ann avait fait un bien mauvais choix de se confier sur la vidéo de ce bizarroïde. Mais par contre, j’ai aimé qu’elle parte avec Graham parce qu’il correspondait plus aux émotions qu’elle ressentait sur le coup, dans le moment. Je ne le percevais pas nécessairement comme l’homme de sa vie mais certainement comme un bon ouvre-boite pour la sortir de sa condition de conserve.

        Personne ne m’a fait taire, chère Val. Ne basculez pas dans la condescendance de la jeunesse, qui pourrait être une forme insidieuse d’âgéisme…

      • Val said

        Je prends bonne note et je me tais. Merci.

        [Ne vous taisez pas trop non plus, Val. — Ysengrimus]

  9. Hibou Lugubre said

    A propos d’âgéisme… soulevé par Estelle, je viens de lire que cette sacrée Andie MacDowell combat justement cette discrimination à Hollywood et qu’elle a tourné sa première scène de nu pour la toute première fois de sa vie à l’âge de soixante ans! Le charme de Andie MacDowell ne se dément pas, jugez en vous même par cette vidéo youtube qui retrace son parcours en photos! Comme quoi, pas besoin d’être blonde, ou avoir de grands yeux verts, bleus, ni standardizée à on ne sait quelle sauce hollywoodienne pour être une femme naturelle, fraîche et jeune à soixante ans et être admirée par aussi bien les femmes que les hommes! Et encore moins être siliconée comme la Pamela  »Ce-qu’on-voudra » comme le dit si bien jujubelle… (car Mademoiselle Pamela est probablement l’une des pionnières qui aient introduit la silicone à la fin du vingtième siècle pour le faire devenir une industrie aux états-unis et dans le monde !)

    Bon, j’ai rien contre les blondes non plus, ni que je juge les femmes qui utilisent silicone et botox pour autant… d’ailleurs même les hommes commencent à utiliser du botox et se prêtent au bistouri à notre belle époque! cChacune et chacun fait ce qui lui plait de son corps… du moment que ça le rend plus heureux ! 🙂

    • Line Kalinine said

      En tout cas, le moins qu’on puisse dire de cette actrice, c’est qu’elle assure une bonne longévité dans l’art convenu et tranquillement implicite de bien rencontrer les critères esthétiques masculins, disons, un peu métaphoriquement, ceux des hommes et des hiboux…

      Chacun son mérite, en ce bas monde…

      • Hibou Lugubre said

        @ Line

        Pour les hiboux, toutes les femmes sont belles, toutes les femmes sont des fleurs! On pourrait mettre n’importe quelle femme dans cette vidéo, blanche, brune. noir, jaune, avec un fond de musique blues ou classique, au piano, au violon ou Jazzy à la bonne vieille clarinette ou trombone… sans maquillage, sans robes moulantes, et sans effets spéciaux, le glamour en ressortira, et la poésie n’en sera que plus parlante!

        Ceci dit, je l’admets, le cœur des hommes est pas aussi solide que celui des femmes, il faut toujours qu’il flanche pour une fleur qui l’envoûte jusqu’à le rendre fou! Alors que pour ces femmes, les critères sont bien plus complexes, subtils et moins vulgaires…

        Et à propos de fleurs et de musique, que mon hôte Ysengrimus veuille bien me permettre, voici un morceau qui résume assez bien le péché originel du vieil hibou au commencement… lorsqu’il fut piqué à trop s’approcher de fleurs en négligeant le dard des abeilles; un classique, Sydney Bechet: petite fleur!

        Bon là, faut que j’arrête, Ni Ysengrimus, Ni Andie MacDowell seraient contents de mes abus ! 🙂

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