Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

C’EST PAS NOUS, ÇA… ou à propos de ce qui n’existe pas

Posted by Ysengrimus sur 1 août 2018

Combien d’athées se sont fait servir l’interrogation suivante par des théogoneux: Oui mais es-tu capable de prouver —de prouver incontestablement— que Dieu n’existe pas? Or, admettons-le, il y a passablement de bizarrerie dans l’attitude consistant à réclamer la démonstration d’une inexistence. Pour tout dire comme il faut le dire: on ne veut tout simplement pas de ça, en fait, dans les replis heuristiques d’une philosophie ordinaire conséquente. Ce que je propose ici, en toute déférence, c’est une remise à sa bonne place du fardeau de la preuve. Le fait est que, quel que soit le cadre de représentations physico-culturel commun qu’on se donne, c’est l’argumentateur aspirant à introduire une catégorie non étayée dans le système qui hérite du devoir de la démonstration de son existence. Ceux qui croient, en plein, en un dieu intangible doivent prouver leur dieu intangible, point. C’est pas à moi, athée en creux, de non-prouver ou de déprouver leur zinzin. Une démonstration d’inexistence est toujours une réfutation qui ne dit pas son nom. Et une réfutation se donne fatalement des postulats largement indus. De fait, il y a, dans toute démonstration d’inexistence, un point d’appui insidieusement déposé et arc-bouté sur une argumentation d’autorité préexistante. Dans le genre: le dieu est traditionnellement reçu par un grand nombre d’instances institutionnalisoïdes (religions officielles, pontes divers, scolastes, magisters, curetons de tous tonneaux, papa-maman, philosophes suppôts, croyants ahuris, et toute la ribambelle usuelle). Donc, ce serait à l’objecteur de démontrer le contraire (nommément sa non-existence) en référence insidieuse à cet argument d’autorité préexistant et pesant de tout son poids culturel conformiste. Sauf qu’une aporie déférente et docile reste une aporie… Alors, non. Juste, non.

Que je m’explique sur un cas moins conforté ethnoculturellement. Appliquons l’idée, sans rougir, aux soucoupes volantes. Argument d’autorité oblige, on commencera en faisant valoir que Jimmy Carter a vu une soucoupe volante quand il était gouverneur de Georgie (1969). Ancien président américain de prestige, Jimmy Carter n’a donc certainement pas besoin des ufos pour se faire mousser. Cela garantit amplement la sincérité d’autorité de ses observations et, conséquemment, dans l’enthousiasme, l’authenticité de ses souvenirs. Sur la base de cette source (ou de toute autre d’un poids analogue), on ferait donc ensuite valoir que c’est désormais entre les mains de l’objecteur que repose le fardeau de la démonstration de l’inexistence des soucoupes volantes. L’argumentateur pas convaincu par monsieur Carter et ses semblables se devrait donc subitement de reprendre tout le corpus, les photos, les vidéos, les témoignages et de les passer au décapant, démontrant leur invalidité, au cas par cas. On goûtera la dimension ubuesque qu’atteindrait vite une telle stratégie argumentative si elle trouvait des olibrius des deux camps pour l’endosser. Le fait reste que, tant culturellement qu’empiriquement, le débat sur les soucoupes volantes ne s’engage jamais comme ça. Avec ou sans l’appui implicite de Jimmy Carter et des autres de son tonneau, c’est l’ufologue qui se doit de travailler à démontrer l’existence de la catégorie qu’il cherche à introduire dans notre système de représentations ordinaires (ici, la catégorie en question, c’est la soucoupe volante). C’est bien pour cela qu’il serait particulièrement ardu (et corollairement savoureusement surréaliste) de dénicher un argumentaire qui viserait à démontrer à vide, au tout venant, sans dimension polémique préalable (sans visée de réfutation, donc), l’inexistence formelle et factuelle des soucoupes volantes et l’extraction méthodique de ces dernières de l’ensemble plus vaste des OVNI (qui eux, en leur qualité de notion gnoséologique, existent sans difficulté particulière, puisqu’ils ne corroborent jamais que notre inaptitude collective à reconnaître infailliblement tout ce qui nous flotte au dessus de la tête, dans le ciel). Pour faire simple: tu crois aux soucoupes volantes, Baquet, eh bien, cherche des soucoupes volantes. Et, surtout, ne me demande pas de les faire disparaître avant de ne les avoir toi-même fait apparaître.

Si on trouve plus facilement des traités d’athéologie que des traités de non-ufologie, c’est bien, par principe, que les chercheurs de dieux disposent (encore) d’une crédibilité intellectuelle, institutionnelle et sociétale implicite dont les chercheurs de soucoupes volantes ne disposent pas ou pas encore. Il y a pourtant là un vice commun de méthode. Ce dernier se formule comme suit. Il est tout simplement philosophiquement inadéquat de chercher à procéder directement, de façon isolée et abstraite (et conséquemment sans systématicité dialectique) à la démonstration d’une inexistence.

Concentrons notre attention sur une catégorie dont l’inexistence est si massivement reçue aujourd’hui qu’il est même assez ardu de conceptualiser ce à quoi elle pouvait à peu près correspondre du temps de la revendication de sa validité descriptive. Il s’agit de nul autre que du fameux phlogiston. Plus personne ne croit à l’existence empirique de cette catégorie qui correspondait, dans cette partie de la physique des premiers temps modernes qui s’appelait la phlogistique, à une substance immanente intrinsèquement garante d’inflammabilité. Quand un objet inflammable passait au feu, on jugeait qu’il était, sous l’effet des flammes, en perte de phlogiston et qu’il ne contenait finalement plus de cette substance étrange au moment de son accession au statut de cendres impalpables. Libéré par la combustion, le phlogiston foutait le camp avec les flammes. Corollairement, un objet ininflammable était un objet tout simplement initialement dénué de phlogiston. En brûlant, l’objet inflammable, lui, se dévidait de son phlogiston, poil au menton. Bon. Personne ne chercha trop nettement à démontrer l’inexistence du phlogiston, tout simplement parce que la démonstration frontale (non-réfutative) d’une inexistence, on ne fait pas ça, en saine méthode. Ça n’arrive pas. C’est intellectuellement inhabituel. Le phlogiston, comme substance inhérente garante d’inflammabilité, resta donc en place dans le lot des postulats heuristiques de la physique empirique du bon vieux temps, un bon bout de temps. Puis quelque chose d’autre se passa dans un autre recoin de la science.

Le nom du chimiste français Antoine Lavoisier (1743-1794) est en effet associé à la disparition intellectuelle de cette catégorie factice du phlogiston et à l’irréversible effondrement de l’hypothèse phlogistique. C’est que Lavoisier travaillait sur l’oxygène (c’est lui qui a découvert l’oxygène en 1778 — et surtout ne me demandez pas comment on faisait pour respirer avant, on me l’a déjà faite) et il finit par tirer au net le rôle de cette dernière dans la combustion. Lavoisier ne travailla pas particulièrement sur l’inexistence du phlogiston. Il travailla tout simplement, dans un autre angle, sur autre chose, en mobilisant d’autres informations. Cela en vint, par effet logique, à rendre l’inexistence du phlogiston confirmable puis éventuellement confirmée. On ne travaille pas à démontrer que quelque chose n’existe pas. On travaille —d’autre part et par ailleurs— sur quelque chose qui existe et, par effet secondaire heureux, voulu ou non, notre travail sur ce qui existe fait disparaître la croyance en ce qui de toute façon n’existait pas (et ne valait donc, corollairement, pas vraiment la peine qu’on s’acharne dessus en s’y objectant et le combattant, disons, en l’air).

Arrivons-en au fameux C’est pas nous, ça ou C’est pas ce que nous sommes ou On est pas comme ça, nous des américains. (This not who we are). On l’entend de plus en plus, cette formulation, mise en vogue autrefois, par le président Obama. Rhéteur subtil, ce dernier s’efforça bien souvent, au cours de sa présidence tourmentée de démontrer l’inexistence de certains comportements peu reluisants de ses compatriotes. Cela se joua, avec une bien douloureuse récurrence, dans les multiples situations de coups foireux sociétaux qui ponctuèrent ses deux mandats (crimes haineux, capotages racistes, fusillades nihilo-absurdistes, terrorisme en uniforme etc.). Ce problème américain est, du reste, bien plus lancinant qu’on ne le pense. Il est vrai que les vingt dernières années nous ont forcé collectivement (et bien involontairement) à nous interroger pensivement sur ce que les américains ne sont pas. On a eu le party de la fin de la guerre froide clintonien, puis le Onze Septembre de la refachisation Bush, puis l’ère de la rédemption obamaesque et nous voici revenus au style fier-à-bras trumpiste. Carotte, bâton, carotte, bâton. Pas bâton, pas carotte, pas bâton, pas carotte. Admettons-le, la question se pose de plus en plus crucialement: qu’est-ce que les américains ne sont pas? Ils ne sont pas impérialistes? Ils ne sont pas ethnocentristes? Ils ne sont pas ploutocrates? Vraiment?

Sauf que là, attention hein, on va pas retomber dans la logique non-avenue de la négation abstraite du phlogiston, des soucoupes volantes et du dieu monothéiste. Holà, holà, ne cultivons pas la démonstration de ce qui n’est pas. En nos temps ambivalents de la fausse nouvelle et du fait alternatif, on va laisser aux politicards américains bon teint les This is not who we are ébaubis et atterrés et on va se tenir bien loin de l’effort de démonstration de ce qui n’existe pas, chez les américains, comme ailleurs. Dans un autre angle, donc, et d’autre part, si on regarde, sans vergogne mais sans amertume non plus, ce que les américains sont, devant l’histoire, ils sont la grande civilisation bourgeoise de l’ère moderne. Ils se sont constitués révolutionnairement, en démarcation du colonialisme britannique, et ils ont conquis une influence prépondérante sur le monde, dans la mouvance des deux guerres mondiales faisant, au siècle dernier, reculer l’Europe. Puis ils ont reculé eux aussi, civilisationnellement, devant la poussée africaine, moyen-orientale et eurasiatique. Détenteurs autoproclamés de vérités programmatiques en perte accélérée de sérénité dogmatique, les américains ressassent encore un peu leurs mythes de terre de liberté, de contrée d’opportunités, de melting pot et de société égalitaire. Il y a donc une chose que les américains sont voués à faire de plus en plus dans un futur historique proche et un peu plus lointain: se surprendre. Il vont s’étonner et s’exclamer, en voyant leur civilisation perdre graduellement son amplitude impériale, son pluralisme débonnaire, et son insouciance consumériste: C’est pas nous, ça ou C’est pas ce que nous sommes ou On est pas comme ça, nous.

Ne les suivons pas dans cet argumentaire. Ne nous préoccupons pas de ce que les américains ne sont pas et regardons ce qu’il sont, c’est-à-dire ce qu’ils deviennent: une civilisation originale sans empire pour l’imposer. Il ne s’agit pas ici de prétendre que les américains ne sont pas impérialistes, ne sont pas ethnocentristes, ne sont pas ploutocrates. Il s’agit, plus simplement d’observer concrètement qu’ils sont en crise de conscience, comme l’ont été toutes les puissances contraintes, sur le tas, à historiquement se relativiser face à la montée des autres cultures du monde.

C’EST PAS NOUS, ÇA! Ah, non? Ah bon…

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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21 Réponses to “C’EST PAS NOUS, ÇA… ou à propos de ce qui n’existe pas”

  1. Caravelle said

    Elle est vachement tangible, cette soucoupe volante. Et pourtant, elle est pas vraie…

  2. Le Boulé du Village said

    Mais le DEBUNKING existe. Il est même super confirmé pour les soucoupes volantes comme pour d’autres idées farfelues…

    [Oui, oui, absolument. C’est la RÉFUTATION. Mais c’est bien ce que je dis. Il n’y a pas, en soi, en ouverture inerte, toute nue, de démonstration d’inexistence abstraite, principielle ou vide. Ça ne fonctionne pas comme ça. Une démonstration d’inexistence est inévitablement argumentative, elle s’ancre sur un discours antérieur et le conteste. La démonstration d’inexistence peut faire partie d’un débat formulé et avancé par des objecteurs (debunking) mais elle ne fait pas partie du fardeau initial de la preuve. Le fardeau de la preuve, c’est pour ceux qui jugent que les soucoupes (et autres fariboles) EXISTENT. — Ysengrimus]

  3. Mura said

    La critique de l’américanité est radicale, originale, solide… et pourtant exempte de la moindre animosité superficielle. Du Ysengrimus pur sucre. Bravo.

    • Line Kalinine said

      Une civilisation originale sans empire pour l’imposer… Oui, oui, ça fait méditer. Un jour viendra. Ils y gagneront d’ailleurs. Comme les Britanniques, les Français, les Suédois…

  4. Freluquet du Dimanche said

    C’est lui qui a découvert l’oxygène en 1778 — et surtout ne me demandez pas comment on faisait pour respirer avant, on me l’a déjà faite…

    Tout simplement hurlant. Je la connaissais pas.

    • Marie Verne said

      C’est comme pour les OVNI (au sens le plus large: tout ce qui vole sans qu’on sache c’est quoi). On ne connaît pas l’oxygène avant 1778 mais on la respire quand même… Comme de quoi, connaître n’est pas être!

  5. Serge Morin said

    De toute façon Jimmy Carter, il a du gras de poulet dans la tête. Il a vu un nuage, rien d’autre. Cette histoire est devenue disproportionnée parce qu’il a été président. 1969: date éloquente. Trop d’LSD, mon Jémmé.

  6. Tuquon Bleu said

    Tout le développement sur Dieu: je seconde, au coton. Me faire demander par des grenouilles de bénitier de prouver par A plus B que leur kriss-de-kossin existe pas: PUKAPAB!

  7. Belle Orangeraie said

    En tout cas, à l’ère des fake news, le fardeau de la preuve, il devient de plus en plus léger, léger, léger…

    [Absolument. Un des effets gnoséologiques du penchant favorable envers l’existence factuelle (dont je parle ici implicitement, en fait), c’est que l’emporte-pièce et l’aplomb menteur peuvent parfaitement tenir lieu de substitut vériconditionnel temporaire. C’est là un vieux truc d’esbroufeur de foire… — Ysengrimus]

    • Lys Lalou said

      En même temps, on développe une sorte de réflexe de méfiance qui devient presque maladif, ou un automatisme. Pour une ère de l’information, je vous dis qu’il y en a pas mal, des zones d’ombre.

  8. Tourelou said

    L’imaginaire est beaucoup plus drôle. J’aimais bien penser qu’un extraterrestre viendrait me kidnapper et Mon martien favori c’était tout faux?

    • Tablette Parlante said

      Si l’imaginaire est beaucoup plus drôle il se doit d’être faux. Sinon le réel et lui se confondraient et ce serait subitement beaucoup moins drôle…

  9. Hibou Lugubre said

    hmmm… faut tout de même se dire que cette histoire de prouver l’existence d’un Dieu… ou pas… finit toujours de manière tragique! Car elle continuera à torturer les mortels que nous sommes aussi longtemps que les cimetières existeront! Que l’on soit du côté de fervents Ayatollahs de tous poils que l’on s’accorde à taxer d’imposture en passant, ou du côté de braves philosophes des lumières et autres ‘’bourgeois’’ de tous poils aussi, le fait est que tous sans exception finissent soit six pieds sous terre… soit grillés au BBQ… quand c’est pas coulés dans le béton ou balancés dans la mer… pour avoir trop espéré de la vie! Et c’est à ce moment précis que le mystère reste entier depuis Cro-Magnon, le fils de Crôa à ce jour! qui l’eût cru ! on a pas été fichu d’élaborer la moindre équation scientifique qui puisse ne serait-ce qu’élucider une infime partie du mystère alors que le genre humain à fait tellement de progrès qu’il est rendu capable de retarder la mort cliniquement de plusieurs jours, semaines… voir mois et années et qu’il puisse utiliser les organes vitaux d’un mort pour réparer un vivant comme on répare une honda civic!

    Rendu à mon âge, que j’appelle l’âge de la fin de la raison d’ailleurs, et y’en a marre de suivre les conventions dans cette courte vie, Il m’arrive tout bêtement de penser et me convaincre que seuls les Grecs avaient raison! Non seulement Dieu existe mais en plus il est pas seul! Que l’on se penche sur l’Histoire ou le présent tordus de notre humanité, je m’imagine sans complexe en 2018 de notre ère que plusieurs Dieux sont là et s’affrontent, protègent, favorisent, choisissent les uns et pas les autres! Et chuis très sérieux là! Voilà! Et celui qui osera me contredire je lui fout mon orteil dans le nez! Et puis tiens! Et si moi-même était un Dieu et que je le savais pas! Merde! Je pourrais fichtrement être un p’tit Dieu moi aussi! Et j’irais même jusqu’à affronter le Dieu de ma voisine aux jambes superbes et sans mari ni chum qui est rien d’autre qu’un sacré connard qui lui murmure dans son oreille qu’il y a pas un mec potable dans un rayon de 72 kilomètres du quartier quelconque où je mène cette foutue existence!

    Mais alors: Non et Non et mille fois Non! Me dites surtout pas qu’aucun Dieu existe! Ce serait la fin pour mon cerveau, de mon monde, de ma naïve perception d’une justice dans l’au-delà et allez savoir pourquoi la fin de ma quéquette aussi…! Même si j’ai pas de mal à croire que certains soient capable de le prouver presque! Et même s’il m’arrive comme beaucoup d’errer sur Youtube et zyeuter des vidéos eschatologiques de hurluberlus de toutes religions qui tous nous promettent une fin du monde adaptée à notre époque d’ogives nucléaires et que je confirme sont rien d’autres que de fichus crosseurs dont aucun Dieu ne peut être fier!

    Bref! Tu l’aura compris Ysen, s’il s’avérait qu’un seul Dieu existe, eh bien il sait maintenant que je le trouve pas juste! mais alors là pas juste du tout! Et si jamais suite à mon verdict il voulait se rattraper pendant que chuis encore là, il sait ce qu’il doit faire! Et je le répèterait pas deux fois!

    • La Reine said

      Ce Hibou est lugubre, polythéiste, amoureux (de sa voisine), crypto-croyant, déraisonnable (ayant atteint l’âge de déraison), et fort inquiet de se faire estourbir par sa Guilte Suprême!

      Rien à redire: il est un de mes Sujets.

      • Hibou Lugubre said

        Majesté, Ma Reine! je suis touché!

        Moi, Hibou lugubre, oiseau rare et céleste de Jupiter, craint des rapaces et de toutes les espèces, gardien des forêts, des plaines, des côtes escarpées et des montagnes, charmeur ensorcelé par la grâce des Dieux, annonciateur de bonheur, Je vous fais allégeance et jure par les Dieux de vous rester fidèle et vous servir aussi longtemps que le soleil se lèvera à l’Est et se couchera à l’Ouest. Demandez-moi ce que vous voulez, et vous l’obtiendrez! je veillerai sur vous comme le ciel et les étoiles veillent sur les mortels, et rien de ce que vous me demanderez ne me sera impossible!

        Déjà, sur la question de la religion, je n’accorde que peu de crédit à ceux qui se déclarent et se décrètent pompeusement, aussi bien de fervents croyants que de redoutables athées! L’expérience m’ayant appris que l’égo humain est la cause de tous les malheurs sur terre! et si on veut être tout à fait juste, modernes et évolués, nous admettrons que:

        – Croire en Dieu ou pas n’est rien d’autre qu’un choix libre, individuel et pas toujours assumé, je pense donc que ce foutu fardeau de la preuve de l’existence ou l’inexistence de Dieu ne s’impose ni à l’un ni à l’autre! Cependant, pourquoi devrions-nous nous priver de la justesse, de la pertinence et même de la beauté du propos dans un camp comme dans l’autre? je peux affirmer sans sourciller que l’on peut rencontrer Dieu et avoir la chair de poule sur le sommet d’une montagne majestueuse et sauvage à 5000 mètres d’altitude quelque part en Asie, dans la mer déchaînée en hiver du Finistère en France, dans les dunes et grottes mystérieuses et silencieuses du désert de Tamanrasset en Algérie, et lors d’un épisode d’orage terrifiant et interminable qui a pris la vie à des paysans et épargné la nôtre par je ne sais quel miracle sur un îlot ou nous avions campé au milieu d’un lac! Et… comment ne pas s’émouvoir de la condition d’un Spinoza Juif de naissance, chassé et persécuté par l’inquisition et forcé de se convertir au christianisme qui finit par se poser et rechercher son Dieu parfait aux Pays-Bas… ce ‘’plat pays’’ de Brel, un Nietzsche brillant mais torturé qui déclarera que nous avons tué Dieu et se consacrer à Zarathustra pour enfin crever dans l’anonymat, la maladie, l’indifférence et la cruauté… pourtant si jeune et prometteur! Les exemples ne manquent pas!

        – Si on exclut les chicanes intellectuelles nombreuses et rarement constructives qui peuvent intervenir dans cette cohabitation Croyant-Athée, nous devrions admettre le danger que représente cette volonté intermittente ou permanente de déclencher les hostilités de part et d’autre et qui, en tout état de cause ne repose sur rien de concret en fait mais sur des prétentions et des approximations et sur un ego disons-le démesuré chez certains!

        – Peu sont ceux et celles qui soient réellement prêts à faire des concessions intellectuelles honnêtes, même les plus essentielles à commencer par le respect du choix de chacun à vivre sa vie comme il l’entend quel que soit son rang! Et puis s’il n’est pas du ressort de la science d’expliquer Dieu, comme le ferait la théologie ou la philosophie, admettons que la croyance en Dieu n’exclut pas de participer efficacement au développement de la pensée, et du cheminement scientifique le plus pointu… Einstein, Lemaître et une foule de scientifiques tout à fait croyants sont à la base même de la théorie du Big Bang! et de la même manière, dans le sillage de grands noms reliés à l’astrophysique, la cosmologie et la physique quantique, l’on peut avancer sans hésiter que l’Athéisme proclamé d’un Hawking, et celui de très nombreux scientifiques modernes et tout aussi pointus n’est pas pour autant le gage de leur succès dans leur disciplines respectives!

        sans déconner… quelle époque! À peine on arrive régler un problème que dix autres surgissent de partout! Quel Dieu censé empêcherait ses créatures de douter et tout remettre en cause! Quel Dieu peut supporter tout ça il est vrai! Pas besoin de se rendre en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie du sud où les Dieux ont supposément élu domicile initialement! Sans même qu’il y ait de guerre de religion… de ressources, ou de soulèvement quelconque, la drogue, la violence et les armes en tous genre saignent plus de victimes aux États-Unis, au Mexique en en Amérique latine qu’ailleurs dans le monde! Les assassins et barons de la drogue se font construire des tombes sous forme de cathédrales et de villa high tech dans la petite ville de Culiacan au Mexique sous le nez et la barbe des autorités, des saints locaux, et de Jésus qu’ils pensent acquis à leur cause de paysans affamés obligés de s’en sortir… on a presque envie de pleurer! Les rapports officiels et officieux ne comptent plus les pauvres, les sans-abris, les marginalisés, les LGBT et j’en passe qui se multiplient de Los Angeles en Californie à Belém au Brésil et meurent comme des mouches de misère, du sida, et de tout et de rien ou y sont assassinés le plus souvent! Bref c’est comme si à chaque époque et peu importe le lieu, une dynamique macabre se charge de régulation démographique! Est-ce que la religion a vraiment quelque chose à voir là-dedans! J’en doute!

        Déjà que je suis très mal à l’aise avec la notion de croyant vs athée, je trouve que c’est tout simplement inconvenant, déplacé et quasi-prétentieux de vouloir confronter de supposées thèses et preuves de l’existence ou l’inexistence de Dieu pour affirmer ou infirmer une notion aussi abstraite que cosmique et pourtant aussi naturelle, humaine et essentielle qu’est la nourriture et l’eau pour la survie. Que je sache, le doute fut de tout temps et d’une manière ou d’une autre permis, universel et prévaut au cœur de toutes les religions et des non religions! L’Homme croit en ses Dieux par instinct, par faiblesse et par nécessité, pourrait-il vivre autrement… pas si sûr, il en inventerait tous les jours de nouveaux! Ainsi, on peut avancer que même les plus fervents athées sont croyants… en quoi? En un Dieu qu’ils recherchent en réfutant celui qu’on leur impose! On peut d’ailleurs être surpris par ceux qui tranchent que Spinoza, Descartes, Nietzsche, Hegel, Marx or quiconque du même calibre aient été véritablement athées! Ça serait faire fi de leur propres affirmations, mépriser leur élévation intellectuelle et ignorer le contexte où ils ont vécu qui a pour nom: intolérance, cabale et escroquerie religieuse ‘’Chrétienne’’ érigée en politique d’état et quels États! Plutôt des puissances coloniales brutales, militaires et industrielles qui cherchent à dominer le monde! Bref, sans m’attarder je dirais que chaque philosophe est le fils de son époque n’est-ce pas!

        Que fait-on alors face aux Dieux intransigeants du monothéisme et à ceux qui dénoncent la ‘’rigidité’’ des trois religions aujourd’hui, de leur cohabitation difficile entre elles et avec les non-religieux, les laïcs et les agnostiques ou ceux qui se disent tout simplement Athées! bien entendu plus personne de censé croit encore que Judaïsme, Chrétienté et Islam soient figés et uniquement archaïques et intolérants, bien que les fanatiques soient bel et bien réels et que le problème s’impose chez les communautés disons piégées dans des contrées ou pays autrefois inaccessibles comme en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie du sud… mais on sait tous que les problèmes sont toujours d’ordre politique, économique et culturels, dans ces pays livrés à la pauvreté, l’ignorance, la corruption et le népotisme! Il s’agit encore une fois tout bonnement de ficelles que tirent les uns et les autres, militaires, civils, autorités religieuses pour s’accaparer des privilèges et des intérêts! Même les plus fanatiques des imams ne bossent jamais gratuitement, Syrie, Irak, Myanmar, Inde, Pakistan, Malaisie, Afrique de l’Ouest et Centrale, les gens s’entre-tuent, se massacrent, se déplacent par centaines de milliers sous couvert de conflits religieux mais en vérité, derrière, je suis convaincu qu’ il y a des intérêts insoupçonnés, une instrumentalisation abjecte de la religion quelle qu’elle soit!

        Bon, je vais tout de même pas dormir chez Ysengrimus! Ce brave soldat du bon sens et de la raison nous a offert l’hospitalité de son blog et j’en ai largement abusé! Je suis certain que les Dieux auxquels il ne croit même pas le soutiennent et le soutiendront comme ils ont toujours fait! Cet homme n’est pas fait que d’argile mais de métaux rares aussi… seuls les Dieux accordent un tel privilège! Qu’il soit remercié pour sa générosité et qu’il se souvienne que les Dieux reconnaissent en lui un être rare qui sera récompensé dans l’au-delà!

        Quant à ma voisine! Je sais vraiment pas quoi penser! Ses jambes musclées et sexy qu’elle découvre à chaque été sont hélas toujours solitaires! J’ai longtemps cru que la constellation de grains de beauté (alignées sur la voie lactée d’ailleurs) au fin fond de ma cuisse allaient finir par opérer le charme pour l’attirer dans mon antre… mais toujours rien! Depuis, j’ai exhibé mes pectoraux, mes pots de fleurs et même mes fesses sur mon balcon face à elle mais toujours rien reçu! Je maudits la quéquette qui l’a mise dans cet état! Rt je prie les Dieux pour une chance ultime qui aboutisse cette fois! Amen!

        Merci ma Reine! 🙂

        [Notre Hibou Lugubre se bat ardemment contre une virulente pulsion théogoneuse qui vient avec acharnement s’engluer dans les rets retors de sa rationalité ordinaire. Mes réponses à ce fort tendanciel agnostique sont ICI et ICI. Ne pas hésiter à y écrire, le Hibou… — Ysengrimus]

      • Herbe et Neige said

        Hibou Lugubre est en feu. Faites passer.

      • La Reine said

        …je pense donc que ce foutu fardeau de la preuve de l’existence ou l’inexistence de Dieu ne s’impose ni à l’un ni à l’autre!
        (Hibou Lugubre)

        Pour rester dans le thème strict du billet, je suggérerais, cher sujet Lugubre, que tout objet disposant du type d’indulgence non-démonstrative et non-réfutative que vous valorisez ici ne peut fatalement être… qu’un objet de fiction.

        Votre Reine

        [Très bien vu, La Reine. Personne en effet ne se lancerait dans la démonstration ou la réfutation hors d’ordre d’entités de fiction telles Pikachu, Superman ou Le Horla… L’indulgence de Hibou Lugubre envers Dieu classe de facto ce dernier en cet hétéroclite ensemble… — Ysengrimus]

  10. Hibou Lugubre said

    Attention Ysen je ne serais pas tendre sur ce coup là! et je ne défends aucun camps en particulier!

    – Bref rappel sommaire nécessaire à ceux qui croient que l’athéisme fut une révélation extraordinaire car à force de lire n’importe quoi parfois (je ne parle pas de votre blog) …:

    Tout d’abord et pour que les choses soient claires, je ne vous apprendrai rien de nouveau en affirmant que l’athéisme est aussi ancien que la religion. L’histoire documentée de l’athéisme en occident en effet débute dans l’antiquité Gréco-romaine, mais on ne s’étonnera pas que nous parviennent en tous temps des traductions, des découvertes, et des témoignages dans les civilisations orientales d’Égypte, de Mésopotamie, de Chine et pourquoi pas Amérindiennes. De ce fait, l’Athéisme (aussi bien que le non théisme sensiblement différent) n’est pas un phénomène nouveau. Cependant on peut affirmer que ce concept de négation de Dieu a acquis une dimension intellectuelle beaucoup plus affirmée et importante depuis l’avènement de la philosophie des lumières. Il y cheminera, évoluera et puisera chez de nombreux philosophes rationalistes ses arguments originaux, et atteindra assez tôt une certaine ‘’maturité’’ chez Strauss avec le ‘Mythe de Jésus’, revendiquera une’’ légitimité’’ chez Feuerbach avec son matérialisme et indépendance absolues …pour enfin se décréter dans sa radicalité ‘’redoutable’’ quoique théorique chez Marx… avant de s’appliquer fidèlement à l’échelle humaine par le marxisme-léninisme plus tard qui traduira cette négation, ce bannissement et la nullité de toute Déité et religion tout aussi sec dans la réalité, et maintiendra la religion comme ennemie et opium des peuples à anéantir au cœur du projet prolétarien et communiste en cours. Suivront Mao et d’autres ailleurs plus tard… mais bien plus tardivement et jusqu’à la fin du vingtième siècle, l’expansion et l’influence qu’exerceront les idées et l’œuvre complète, originale, majeure, conséquente et remarquable de Marx seront tels qu’en plus de servir de bible pour tous les communistes du globe, son athéisme y fera office de ‘’produit d’appel’’ et de séduction qui séduira et convaincra des générations de ce que fut la ‘’gauche’’ du vingtième siècle à travers le monde: profils académiques et figures politiques de premier plan, jeunesses socialistes et activistes politiques de gauches de tout acabit… et bien entendu le peuple et les prolétaires ordinaires qui y sont les acteurs privilégiés supposément. Pas besoin de rajouter que des casseurs grévistes prolétariens ordinaires se sentiront parfaitement capables de donner une leçon de lutte marxiste après une manif au bar du coin… en levant fièrement leur bière et revendiquant le ‘’Ni Dieu ni maître’’des anarchistes.

    Bon, l’athéisme marxiste-léniniste qui épouse sa cause communiste s’implantera durablement partout et en Europe de l’Ouest aussi, il ne faiblira pas même après les ‘’années de plomb’’ l’épisode historique important de l’activisme prônant la lutte armée, parfois le terrorisme, et qui n’a pas manqué de marquer les esprits, secouer l’opinion, et parfois finir en confrontation avec les néofascistes comme en Italie…c’est que c’est un dur à cuir! il survivra à la chute du mur de Berlin, et ne cessera d’être marxiste-léniniste que lorsque les gens en Europe comme en Amérique recommenceront à redécouvrir l’athéisme comme valeur épousant d’autres courants politiques ou sociaux.

    Ici, J’aimerais tout de même rapidement encourager une lecture critique du cheminement de Karl Marx! Bien que l’on y trouve à redire sur la qualité, le style et le préjugé mais il n’empêche qu’il relate des observations intéressantes sur la vie et le cheminement de Marx… ce dernier n’étant après tout pas un ‘’Messie’’ sacré chez nos athées puisque toute sacralité y est bannie n’est-ce pas! Disponible en ligne gratuitement

    L’illusion du Bonheur:

    En ce qui me concerne, il serait intéressant de poser la question de comment l’athéisme qui se réclame d’une philosophie moderne (qui dépasse son projet politique communiste initial ayant mobilisé des nations entières n’ayant jamais tout à fait renoncé à la religion!), en soit venu à non pas se contenter de se réclamer de cet héritage philosophique et politique et admettre la part juste qui lui revient dans le passé comme dans le présent… comme on s’y attendrait… mais à se proclamer comme parrain universel de tous les mouvements culturels, politiques, sociaux et économiques modernes, en revendiquer le mérite intrinsèque pour lui seul, et renier la part conséquente et parfois majoritaire d’acteurs (individuels, institutionnels, culturels, artistiques, scientifiques) pourtant se définissant comme religieux à différents degrés tout en se réclamant partie intégrante de cette modernité! Culture, Arts, Féminisme, Syndicalisme, Politique de ‘’centre’’ comme de gauche, Démocratie, Droits de l’homme et Droits des minorités, Libertés Individuelles, Libération sexuelle, Philosophie moderne, Sciences, Littérature… etc! Bref, les références à la gloire de l’athéisme sont partout, sont à la mode depuis Mai 68 et Woodstock, et alors comme si il ne restait plus de ‘’croyants’’, les statistiques, les sondages, l’actualité et même la chaîne Météo n’arrêtent pas de nous surprendre en affirmant le contraire!

    En fait, il faut se demander simplement si l’Athéisme ne s’est pas discrédité et marginalisé lui-même, à force de s’associer à des mouvements, des phénomènes et des catégories excessives, hardcore, idéalistes à l’extrême, fantasques, voir caricaturales! ou pire, s’il n’est pas devenu ni plus, ni moins qu’un argument de vente de toc capitaliste, mercantile et rapace de premier plan, une niche juteuse du marketing, et socialement un abîme psychologique dans lequel se reconnaissent une multitude de dépressifs, de suicidaires et de victimes justement de l’illusion de bonheur que procure l’athéisme ! ainsi est pris celui qui croyait prendre diront les mauvaises langues! je n’utiliserais pas que l’exemple du Québec que je qualifie de décalé et excessif sur le fond comme sur la forme hélas… sans vouloir accuser quiconque! mais j’avance pour preuve que partout autour de nous en occident, s’est mis progressivement en place un athéisme inconsistant, non assumé, frivole, naïf, victimaire, voir parfois extrême à l’image de ses adversaires fanatiques! Or que la religion qui ne procure pas plus de bonheur, et qui n’échappe pas non plus à toutes sortes de clichés, de mercantilisme, de marketing et de superficialité, reste pourtant bien plus profondément enracinée dans la société comme dans la Culture aussi bien européenne qu’américaine du Nord à ce jour!

    Croire donc qu’on peut stimuler des changements rapides et profonds dans la société pour imposer l’athéisme comme valeur majoritaire écrasante ce n’est pas pour demain! Pourquoi?

    En excluant les objections politiques, les théories de la conspiration et autres arguments valables ou moins valables je me contenterai de montrer du doigt ses défauts:

    -Parce que un, l’athéisme surfait ou de salon d’aujourd’hui croit qu’il est au-dessus de toute critique, il ignore et renie ses propres origines formulées dans la précipitation, la radicalité et la rancœur sociale et se fout de toute approche heuristique et herméneutique spirituelles et éducatives fondamentales ou d’apporter des explications non pas sur l’inexistence de Dieu qu’on ne lui demandera pas, mais sur les questions aussi bien scientifiques que philosophiques qui ne soient pas fondées sur le hasard, les coïncidences et autres approximations théoriques qu’il emprunte à la science, sur l’origine de l’univers, des Hommes, des espèces, sur la nature dont il se revendique aussi facilement comme si la nature était un ensemble intégralement élucidé et répertorié, sur la biologie, sur les rapports de l’homme à son environnement, sur des faits aussi ordinaires et bêtes que pourquoi l’homme récolte le miel de l’abeille qui se crève le cul pour lui donner, pourquoi il trait la vache, puis la bouffe et pas vice-versa! pourquoi l’homme possède ce pouvoir sur les autres espèces et sur son environnement… bref il y a de quoi s’éclater au Zoo de la création.

    – Parce qu’il s’obstine à défier l’intelligence des autres au point de continuer à décréter que les quelques milliards de croyants soient tous sous opiacées de Marx! Parce qu’il semble prôner et vouer une ‘’solution finale’’ à 5000 ans et plus de tradition intellectuelle complexe et rigoureuse, aux arts et à la beauté aussi bien spirituelle qu’urbanistique, architecturale, patrimoniale sur laquelle repose le fondement de la civilisation! Ce projet vu comme négationniste athée ne s’est jamais donné ni les moyens, ni la peine d’expliquer quelles transitions il propose! dans les pays du bloc Soviétique comme en Chine ou au Cambodge, il s’est souvent contenté de fermer les églises et les temples à Monsieur et Madame tout le monde, quand il n’a pas cherché à les détruire dans certains cas, en plus de persécuter les ‘’fidèles’’ et les accuser de haute trahison et les passer par les armes! et dire qu’il s’en trouve encore certains qui essaient de justifier les crimes et la brutalité commises comme étant une fatalité inévitable de l’histoire! Désolé mais c’est du grand n’importe quoi qu’on imagine va convaincre une humanité de devenir insensible au crime et acceptant l’impunité comme inévitablement nécessaire pour l’édification de la nation juste!

    – Parce que la croyance est tout bonnement supérieure intellectuellement à l’athéisme surfait qu’on propose, plus subtile, plus apaisante, beaucoup plus docte et expérimentée et plus déterminée à résoudre les problèmes religieux qui persisteront dans les trois quarts de la planète qu’on le veuille ou pas! Les canaux inter-religieux entre les trois religions en sont un exemple. C’est par réalisme et non per choix que cette option subsistera et non par une quelconque paresse intellectuelle et autres accusations surfaites et irréalistes!

    Bref, on pourrait là aussi s’étendre et citer nombre de réalités complexes que l’athéisme dans sa forme actuelle ne peut ni ne veut admettre et proposer des solutions. J’aurais voulu élaborer plus sur l’incapacité de l’athéisme à faire face à ces réalités, comme j’aurais pu amener une critique cinglante sur les nouveaux athées proclamés qui n’ont rien à envier à leur homologues ‘’croyants’’ qui se sont constitués en forces obscures du nouveau capitalisme sauvage, des intérêts rangés et des élites affairistes qui saignent les économies, les entreprises et les travailleurs…. j’ai aussi sauté la question pouvant être sujet à controverse sur l’athéisme non assumé (simulé) et non compris, et que certains utilisent comme refuge dans nombre de pathologies comportementales, pressions sociales, drogues, dépendances, névroses, voir déviants sexuels… alors qu’il est loin de régler leur problème comme la religion d’ailleurs!

    Ceci dit, je reste convaincu que la majorité des athées sont bien plus raisonnables, parfaitement équilibrés, posés et intuitifs que l’image intolérante, excessive et biaisée que cherchent à leur coller leur propres alliés qui se revendiquent des Marxistes-Léninistes de bûcherons de la première heure!

    Juste pour info: pour nuancer l’Athéisme d’Einstein! en réponse à un post sur votre blog ou il était question de ça. Pris sur un article de Slate.fr

    Aussi les croyants partagent-ils avec certains athées la croyance en la réalité indépendante de ces valeurs. C’est, d’après l’auteur, très précisément ce que pensait Einstein: «De savoir que ce qui nous est impénétrable existe réellement et se manifeste comme la plus haute sagesse et la beauté la plus rayonnante […], un tel savoir, un tel sentiment sont au cœur de la véritable religiosité. En ce sens, quoiqu’en ce sens seulement, j’appartiens au nombre des hommes profondément religieux» (Einstein in Living Philosophies: The Reflections of Some Eminent Men and Women of our Time, Clifton Fadiman, New York, Doubleday, 1990, p. 6). Le lien de l’article court mais intéressant en passant.

    Bon ben, il ne me reste plus qu’a vous remercier Ysengrimus de lire mon point de vue car voyez-vous je ne crois pas que les ‘’croyants’’ céderont facilement à un Athéisme pur et dur ou miraculeux qui perturbe l’âme aussi bien que l’être complexes de bien des mortels… bien que certains puissent respecter son postulat et son mérite sur l’avancée des causes sociales! Il reste du travail à faire c’est certain. Et je ne manquerai pas d’invoquer les Dieux pour éviter ta colère et ton ressentiment! 

    [Réponse fournie ICI, au commentaire 69. — Ysengrimus]

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