Le Carnet d'Ysengrimus

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  • Paul Laurendeau

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Il y a soixante ans: AGAGUK (Yves Thériault)

Posted by Ysengrimus sur 15 janvier 2018

agaguk-editions-de-lhomme

Je peux affirmer sans difficulté que je suis de la génération Agaguk. Né en 1958, tout juste comme ce roman d’Yves Thériault, j’ai amplement existé enfant et adolescent sous la coupole de sa mythologie, largement affadie dans le contexte contemporain. Vous me croirez si vous voulez mais aujourd’hui, Agaguk est donné comme un polar! La puissance ambivalente du Loup Blanc a fini par se tasser devant la petite mesquinerie sans concession de la police! Et pourtant, dans ma jeunesse, c’était pas de la littérature de gare, que ce solide morceau d’anthologie. C’était une lecture obligatoire à l’école et c’était une grande fresque esquimaude qui inspirait le respect, tant pour sa radicale justesse ethnographique que pour sa cruauté et sa puissance.

L’histoire se passe aux environs de 1940 dans l’Arctique. Une notule introductive manifeste discrètement la seule rectitude prudente de tout l’exercice. Elle dit, sans détour: AVERTISSEMENT. L’action de ce roman se déroule chez les Esquimaux tels qu’ils étaient dans les années quarante. Que leur vie soit aujourd’hui modifiée par l’invasion du progrès dans l’Arctique est indéniable. L’auteur se réserve d’en faire le sujet d’un prochain roman. Yves Thériault (1915-1983) écrivit effectivement par la suite plusieurs romans sur les Inuits. Mais aucun de ces ouvrages ultérieurs ne connut le retentissement d’époque d’Agaguk (vendu à 300,000 exemplaires et traduit en sept langues, en son temps). C’est que, pour le coup, ce thème de l’invasion pernicieuse du progrès des blancs est déjà central dans Agaguk. La fatale destruction d’une civilisation par une autre y prend encore des dimensions tragiques alors que, par la suite, ces thématiques deviendront soit crasses et minables soit neuneu et gentillettes.

Présentés sans cette hypocrisie atténuative polluée par la rectitude condescendante actuelle, les Esquimaux (qu’on commence à peine à appeler par le nom qu’ils se donnent eux-mêmes, les Inuits — les deux termes apparaissent en alternance dans le roman) vivent déjà sous le joug bien senti des blancs. Habitant près du cercle polaire, ils voient les blancs très rarement mais quand cela arrive, les occupants déboulent sur la banquise en avion et portent des uniformes à galons. Leur savoir-faire, ce qu’on appelle encore de temps en temps leur magie, fait une grosse impression. Et l’Esquimau et l’Esquimaude de Thériault sont déjà insidieusement aliénés par la technologie occidentale. Ils se déplacent encore en cométiques (traîneaux à chiens) mais ils chassent avec des fusils. Ils construisent encore l’iglou hivernal mais ils s’y chauffent avec des petits poêles portatifs dont le combustible est encore parfois la graisse de phoque mais de plus en plus souvent le kérosène, surtout les jours de grand froid, car il produit une flamme plus sèche et plus vive. La femme esquimaude tanne encore les peaux avec ses dents et en sépare encore la viande avec un couteau en os… mais parfois c’est le couteau à lame de métal qu’elle utilise, surtout sur le caribou et l’ours, dont le cuir est plus dur. Son mari, quand il pêche, a désormais besoin du filet de ce fin cordage huilé que détaillent les blancs, car ni lui ni son épouse ne savent plus tresser les vieux filets en cuir de babiche. Et en échange de tous ces objets utilitaires si commodes et si efficaces, les blancs réclament pour l’instant des peaux d’ours, de caribous, de loups, de visons, de renards. Certains d’entre eux commencent à peine à s’intéresser à ces petites statues inutiles en pierres de rivières que certains hommes et femmes fabriquent comme pour s’amuser et qui déclencheront, en un jour encore à venir, la constitution des plus bizarres fortunes.

Le grand alambic des blancs serine une autre technologie dont les Esquimaux sont sourdement friands: l’alcool. Et notre trame constabulaire (je trouve cette notion plus juste que celle d’intrigue policière, largement anachronique ici) démarre sur cette entrefaite. La vente d’alcool aux Inuits est interdite mais se pratique quand même. Agaguk, qui vit dans la toundra en compagnie de son épouse Iriook, très loin du village, vient troquer des peaux dans ce dernier. Le contrebandier d’alcool Brown lui refuse les objets utiles qu’il réclame, lui proposant de la boisson à la place. Pataquès & Rififi. Agaguk, éméché, s’emporte et capote le détaillant de gniole, moins pour son immoralité civique que pour sa pingrerie commerciale. Il le trucide sec et fout le feu à sa cahute de vente. Le Montagnais sbire du contrebandier Brown se barre dare-dare vers le sud. Agaguk retourne dans sa toundra. Et, inexorablement, un beau jour, un constable débarque au village.

C’est alors le ballet des dupes entre le chef du village (une crapule finie qui est en plus le père d’Agaguk) et son sorcier d’une part, et le constable Henderson d’autre part. Frontal, roman naturaliste au boutte, le traitement de Thériault est sans concession pour les deux parties. Il n’y a pas de noblesse ici, pas de grandeur, pas de moralisme outrecuidant. Il n’y a qu’un grand gendarme anglo-canadien dédaigneux pour ces petits hommes et ces petites femmes malodorants qui lui arrivent à l’aisselle et une tribu de personnages rondouillards féroces, roués et rusés, qui méprisent copieusement cet occupant hautain et dangereux qui, lui, pour sa part, impose sans relativisme sa conception de la loi, simplement parce que sa civilisation détient le contrôle et la puissance. Dans ce chassé-croisé des myopies ethnocentristes, les choses se terminent tragiquement pour le constable Henderson (p. 190, dans la vieille version des Éditions de l’Homme dont je vous ai posé la couverture supra — je croyais que je citerais mais pour le coup j’y renonce, c’est vraiment trop cru)… L’homme solitaire de la toundra a maintenant son meurtre (Brown, le fourgueur de gniole) et les villageois ont maintenant le leur (Henderson, le premier constable enquêteur). Débarque alors le constable Scott et le cycle onctueusement répressif recommence. Je ne vous vendrai pas qui, au bout du compte, plonge et qui s’en tire et à quel prix. Les peuples occupés portent toujours leurs lots aléatoires de guigne fatale et de coups de bol improbables.

L’existence solitaire d’Agaguk et de son épouse Iriook nous donne aussi à voir des plans saisissants de la vie des couples esquimaux d’autrefois. Iriook accouche de Tayaout, fils d’Agaguk, (qui fera l’objet, en 1969, d’un autre roman) et, pour des raisons subtiles, très finement amenées et parfaitement crédibles (qui me bottent bien) la femme s’affranchit graduellement du vieux patriarcat inuit, tout en maintenant pour son homme une passion ardente, fidèle et libre. Merci le Loup Blanc. Je ne vous en dit pas plus avant, il faut simplement lire.

Un film intitulé Agaguk a été produit en 1993 par une équipe française, en adaptation du roman. Insondablement décevant en soi mais implacablement intéressant sur l’acidulée question de comment, en deux générations, la rectitude politique a tout simplement tué ce roman (qu’on ne diffuse plus dans les écoles aujourd’hui, du reste, c’est moi qui vous le dit). Il est impératif de lire le roman avant de voir le film, sinon vous allez vous foutre le tout de votre expérience en l’air de façon magistralement pitoyable. Ces soixante ans n’ont pas été sans impact. Disparu Agaguk, disparue aussi la voix rauque et sans concession qui chanta sa quête.

Soyons de notre temps, soyons gentils-gentils et oublions en chœur.

 

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27 Réponses to “Il y a soixante ans: AGAGUK (Yves Thériault)”

  1. Val said

    J’ai été bouleversée par la cruauté montrée dans ce roman. Quand je le lisais, j’ai souvent grimacé, j’ai eu le souffle coupé, j’ai même pleuré un petit peu. Vraiment émotionnellement intense. Pourtant, vous me rappelez qu’on ressent une force féminine, très profonde. Ce n’est pas tout à fait évident, mais c’est là quand même. Et comme vous signalez à la fin, aujourd’hui, on veut toujours oublier les douleurs et les cruautés de notre Histoire, même si ces cruautés existent encore, perpétuées par la même source.

    • Vanessa Jodoin said

      J’ai vécu cette lecture exactement comme vous, Val

      Je me souviens vivement de la femme en train d’accoucher et qui pointe une carabine sur Agaguk et l’empêche de tuer sa nouvelle-née. Agaguk peste intérieurement sur le déclin de son patriarcat et le fait qu’il ne peut plus décider de la vie et de la mort de ses enfants, selon leur sexe, comme anciennement.

      C’est très explicite. Elle sait se défendre, notre Iriook. Dans un roman vieux de soixante ans, ça reste étonnant.

      • Piloup said

        Le déclin du pouvoir absolu du père inuit sur sa progéniture est directement corrélé au déclin de son prestige de producteur autonome (diminué par le commerce avec les blancs) et de la judiciarisation des comportements coutumiers (visites des avions constabulaire des blancs). Le patriarcat inuit classique est fracturé par l’insidieuse pénétration coloniale du grand nord. Un mal pour un bien. Les faits sont complexes, pas manichéens, pas moraux… et ce roman le montre très bien.

      • Vanessa Jodoin said

        Un mal pour un bien.

        Je seconde.

      • Val said

        La culture inuit classique, est-elle vraiment patriarcale? Ou est-ce que c’est nous qui la représentons toujours comme ça?

        [Tout le problème de la crédibilité ethno-historique du roman Agaguk repose dans cette question unique. — Ysengrimus]

      • Vernoux said

        Elle semble patriarcale selon bien des sources, en tout cas. Bon, ces observateurs ont-ils tous déformé les faits?

        GENDER IN INUIT SOCIETY

        Il faudrait poser la question à des femmes inuits…

      • Sally Vermont said

        Il y a aussi cet article du National Post, pas la meilleure source journalistique mais bon…

        Il y a aussi CECI, Ça nous éloigne un peu d’Agaguk mais c’est quand même assez inquiétant…

      • Val said

        Vraiment fascinant, cet article de Laakkuluk Jessen Williamson. Merci pour ça, Sally Vermont! Il me fait vraiment réfléchir. Le déclin du pouvoir absolu d’Agaguk aurait eu lieu sans l’influence des blancs? En tout cas, je ne trouve aucun lien entre le fait que Iriook sait se défendre, et l’arrivée des blancs. Bon, à la fin, elle menace Agaguk avec une carabine, mais, elle aurait très bien pu utiliser quelque chose d’autre pour protéger sa fille. La force des femmes, ce n’est pas uniquement un trait des blancs.

      • Sally Vermont said

        De rien, Val.

        En tout respect, j’aimerais expliquer et défendre la position de Piloup. L’intervention des blancs n’est pas civilisatrice. Elle est destructrice, corrosive. Elle détruit irrémédiablement la civilisation inuit traditionnelle. Comme celle-ci est patriarcale, un effet secondaire heureux (et certainement non-voulu par les blancs colonialistes) s’en dégage, une émancipation de la femme inuite. L’homme inuit n’est plus le plus fort, le maître unique, unilatéral, absolu. D’autres hommes sont plus forts que lui. Un relativisme historique se dicte. Une brèche se creuse. L’homme inuit est discrédité, affaibli. Sa parole n’est plus un dogme. Le regard féminin observe désormais un monde social relativisé, fragmenté. Sa destruction même par l’agresseur colonial ouvre des perspectives inattendues. Ce n’est évidemment pas le fusil qui compte. C’est la conscience qu’apportent les nouveaux rapports sociaux d’une situation de mutation.

        L’Histoire ne se fait pas avec des bons et des méchants mais avec des rapports de forces qui dégagent des résultats qu’on peut ensuite, d’autre part, avec le recul ou sans, approuver ou réprouver. L’Histoire n’est pas matériellement morale. Elle engendre intellectuellement nos pulsions morales, c’est très différent.

        Je suis d’accord avec Vanessa Jodoin: ce qu’on observe ici, c’est un mal pour un bien. Je ne l’approuve pas. Je le constate. On est d’accord sur un point, par contre, chère Val, un point abstrait mais valide: la civilisation inuite aurait parfaitement pu accéder à une émancipation de ses femmes sans agression colonialiste. Simplement, ce n’est ce qui est effectivement, factuellement, arrivé. C’est la brutalité coloniale qui a cassé cet œuf, comme c’est la tragédie de la Deuxième Guerre Mondiale qui a envoyé les femmes occidentales à l’usine… On peut (on doit) réprouver l’agression coloniale (et les guerres mondiales). On ne peut pas nier son existence historique et ses effets, tous ses effets. C’est une simple question de précision dans l’analyse.

      • Val said

        Très bien vu, Sally Vermont. Je trouve tout ce que vous avez dit parfaitement valide selon le roman. Il y avait une civilisation inuit patriarcale. Arrivent les blancs avec leurs fusils et leur alcool, et ensuite, comme effet secondaire (comme vous dites), le déclin du patriarcat. Un mal pour un bien – vous avez raison. Très clair dans le roman.

        Pourtant, ma question ne se pose pas sur le contenu du roman; elle se pose sur la validité de la représentation historique de la culture inuit dans le roman. Encore, est-elle vraiment patriarcale? L’Histoire populaire dit oui. L’auteure de l’article que vous nous avez fourni, Madame Willimason (elle-même inuite) dit quelque chose d’autre. Elle décrit une civilisation basée sur l’égalité. Je ne nie pas les faits historiques, s’ils sont de vrais faits. Par exemple (et là c’est un peu hors du sujet), quand j’étais toute petite, c’était un fait historique (écrit dans un livre d’histoire qu’on a utilisé à l’école) que les européens sont arrivés au Canada, ils sont gentils avec les autochtones, ils ont fait la commerce ensemble, les blancs, ils ont même construit les écoles pour les autochtones et leur a fourni une éducation pour améliorer leurs vies. Les histoires racontées par les survivants et les survivantes des écoles résidentielles – totalement différentes. Il y a souvent une histoire cachée dans l’Histoire populaire.

      • Piloup said

        Agaguk, roman réaliste (genre Balzac) ou fiction ethnocentriste (robinsonnade)? Voilà, le problème est posé. Et il n’est pas simple à résoudre.

    • Fridolin said

      Bon débat.

      Il faut faire attention, en effet. Si Émile Zola a pu délirer l’effondrement du Voreux dans Germinal et l’impact multi-générationnel de la tare alcoolique dans L’Assommoir, Yves Thériault a parfaitement pu délirer les rapports de couples chez les Esquimaux.

    • Sophie Sulphure said

      Val, Vanessa, Sally, les gars. UN SCOOP ÉCŒURANT. LISEZ CECI.

      Yves Thériault aurait écrit Agaguk en très étroite collaboration avec son épouse. La montée de l’égalité consensuelle entre Agaguk et Iriook trouverait ses racines non pas sur la banquise mais dans l’écriture égalitaire et collaborative entre Monsieur et Madame. Le Thériault d’Agaguk a sa Camille Claudel!

      IL FAUT LE REPUBLIER EN METTANT LES DEUX NOMS D’AUTEUR(E)S.

  2. Denis LeHire said

    Soixante ans, déjà. Ayoye.

    C’est vrai que ce livre était partout avant et maintenant il est nulle part. Pourtant, ce devrait être juste le contraire. Troublant.

    • Le Boulé du Village said

      Je l’ai lu à l’école. J’en garde un souvenir confus mais positif. Aussi, j’ai un peu peur de le relire. Dinkouk…

      • Caravelle said

        Dinkouk?

        [Tout à coup que… pour dire Et si ça s’avérait moins bon. Tu peux le reprendre sans t’inquiéter, mon petit Boulé, il vieillit superbement. — Ysengrimus]

  3. Cymbale said

    Tout, dans ce livre, est juste et fort. Alors qu’on sait peu sur comment l’auteur a bien pu se documenter. Ça marche, en tout cas. Une convaincante version polaire du fameux roman naturaliste.

    • Serge Morin said

      C’est vrai que la sociologie, l’histoire et l’ethnologie travaillent profondément ce texte. Pourtant, il coule comme un ruisseau au printemps ou comme une tempête de neige l’hiver.

  4. Catoito said

    Comme l’auteur est francophone, est-ce que c’est voulu que les policiers soient canadiens anglophones?

    [C’est avant tout historique qu’ils le soient. Il ne s’agit pas du tout de dédouaner les francophones, absents du propos. Les policiers apparaissent ici surtout comme des occupants post-coloniaux occidentaux. Leur origine euro-américaine fine compte assez peu. On comprend parfaitement que francophones ou anglophones, ils imposeraient globalement la même dynamique constabulaire. — Ysengrimus]

  5. Sally Vermont said

    La version anglaise du film s’intitule SHADOW OF THE WOLF. il y a une raison?

    • Serge Morin said

      Un loup blanc est très important dans le récit mais je vous dirai pas pourquoi. Je dirai simplement que cela avait développé, à l’époque, une sorte de mystique symbolique du loup blanc dont Thériault s’était un peu moqué en expliquant que le loup blanc était une solution à un pur problème de jonction entre deux séquences du récit. Pour poser un geste que je garderai secret, il fallait soit un ours blanc (trop puissant), soit un loup (mais les loups vivent en meutes ce qui les rendait eux-aussi, trop puissants, pour le geste secret en question). Il fallait donc un animal de la force d’un loup et seul. Un loup solitaire. Or, le loup solitaire est obligatoirement blanc. La mystique du loup blanc dans Agaguk est donc le résultat d’un bête jeu de contraintes narratives (dixit Thériault).

      • Denis LeHire said

        La mystique du loup blanc, c’est effectivement du flan. C’est seulement à partir de Tayaout, fils d’Agaguk que Thériault va s’essayer à la tentative de la jouer dans le style conte légendaire. Le résultat sera d’ailleurs beaucoup moins intéressant qu’Agaguk.

  6. Tuquon bleu said

    Moi, le seul roman d’Yves Thériault que j’ai lu, c’est CUL-DE-SAC. Déprimant en tabarnouche.

    • Denis LeHire said

      En effet, d’après le résumé, on dirait du Émile Zola de petit calibre. Moi, je me souviens de l’avoir vu, dans un Salon du Livre vers 1970, dans une cage de verre au centre d’un espace public, en train d’écrire un roman. Ça se voulait une sorte de commentaire ironique sur la commercialisation des romanciers. Si ça se trouve, c’était peut-être celui-là…

      On en parle plus tellement d’Yves Thériault, Un autre remarquable oublié…

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