Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Le vague à l’âme du Salon Rouge (essai-fiction)

Posted by Ysengrimus sur 9 octobre 2017

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J’ai fait mon temps. Ma gloire est révolue, dépassée. Non, non, ne cherchez pas à me consoler. Je dis ça sans grommeler. Je suis un vestige d’un autre temps. Un temps qui ne se comprenait pas très nettement lui-même d’ailleurs, vu qu’il m’a construit, m’a configuré, m’a mis en place. Il a bien fallu pour que ce temps me fasse si solide et si flamboyant qu’il me présume un avenir et une pérennité largement supérieure à ce qu’elle fut effectivement. Ce fut là, une fois de plus, le vieux truc de se croire éternel, fatalement. Il y a toujours un de vos concepteurs quelque part qui s’y prend les pieds. Puis c’est vous qui payez pour, au fil du temps. Mais, bon, que je me présente dans les formes. Je suis la Salle du Conseil Législatif  du Québec.

Mais faites comme chez vous et surtout ne vous formalisez pas, hein. Je suis un peu roide et guindé, extravagant à ma manière mais l’un dans l’autre fort cordial. J’asperge du protocolaire à revendre mais je fais pas trop de façon non plus. Faites comme tout le monde alors, et appelez-moi simplement Salon Rouge. Je n’en rougirai pas, va. Plus rouge que moi de toute façon, tu meurs. C’est là la couleur tutélaire de la monarchie britannique, au fait. Ce serait ainsi par grandiose d’apparat, il parait. Les toiles et tissus rouges coûtant trop cher pour la populace, au temps lointain où ce choix fut fait, on les exultait et les utilisait, de façon un tantinet arrogante, comme signes ostensibles de puissance. Éloquent… languissant… Mais passons sur la couleur…

Mon existence architecturale, aujourd’hui un peu vide, un peu creuse, provient initialement d’une sorte de malentendu colonial. Je vous en parle en toute simplicité mais n’hésitez surtout pas à contester mes vues sur la question, si elles vous semblent par trop acides. Vous pouvez librement me contester. Je suis très magnanime, comme toutes les grandes entités inutiles. Le parlementarisme britannique (il s’agit toujours un peu de lui en dernière instance quand on traite ce genre de matière) est habituellement bicaméral. Son architecture prévoit donc une Chambre des Seigneurs, dite Chambre des Lords ou Chambre Haute, et une Chambre du Commun, dite Chambre Basse ou, par une maladresse de traduction drolatique devenue un abus de langage passé dans la langue… ahem… commune, Chambre des Communes. Les Seigneurs sont nommés à vie par le monarque ou ses dépositaires. Le Commun (des mortels) est élu par ses pairs populaires. Une spectaculaire disposition schématisée de la lutte des classes de l’époque féodale s’est donc figée puis racornie dans le dispositif constitutif de la charpente physique des Parlements. Et la tradition parlementaire perpétue solennellement cette version des choses. On appelle ça le modèle Westminster.

Le susdit modèle Westminster se reproduit, avec les ajustements locaux d’usage, dans tout ce qui, de bon grée ou de mauvais grée, s’avère être une colonie britannique. Au moment de sa constitution en 1867, le Canada, lui-même à parlement bicaméral (Sénat et Chambre des Communes), a laissé ses provinces à majorité anglophones se doter de parlements provinciaux à une seule chambre. Mais il imposa le parlement bicaméral aux cinq provinces contenant la population francophone du Canada (soit l’Acadie, charcutée elle-même en trois provinces distinctes, et le Manitoba, et le Québec). Il s’agissait de pouvoir contrôler l’Assemblée Législative élue (et susceptible d’être à majorité francophone) par un Conseil Législatif nommé (dont on présumait qu’il serait anglophone). On avait donc là un mécanisme, théorique sinon effectif, de mise en forme politique d’une perpétuation du dispositif d’occupation colonial.

Laissons de côté si vous le voulez bien la Nouvelle-Écosse, l’Île du Prince Édouard et le Nouveau-Brunswick (qui sont les trois provinces sur lesquelles on força l’Acadie à se répartir) ainsi que le Manitoba. Dans ces quatre provinces, les parlementaires provinciaux sont parvenus à se débarrasser de leurs Conseils Législatifs respectifs en y pratiquant le swamping ou submergement politicien. Tu bourres ta Chambre Haute d’éléments favorables à son abolition et quand c’est finalement fait, tu passes à la Chambre Basse une loi d’abolition de la Chambre Haute. Quand cette loi est revue par la Chambre Haute, celle-ci ne peut pas se protéger en l’abrogeant vu que les abolisseurs sont majoritaires dans les deux chambres. Le Manitoba bazarda ainsi son Conseil Législatif en 1876, le Nouveau-Brunswick en 1892, l’Île du Prince Édouard en 1893, et la Nouvelle-Écosse en 1928. Les chicanes furent acrimonieuses mais le principe qui s’appliqua est celui selon lequel plus ces provinces s’anglicisèrent vite, plus les Conseils Législatifs y disparurent vite.

Reste le Québec. Le Québec et moi. Ma grande copine, la Salle de l’Assemblée Nationale et moi, on a été construites dans les années 1880, par là. Elle, c’est le Salon Bleu (anciennement Salon Vert), moi je suis le Salon Rouge (en train, parait-il, de devenir Salon Rose). Vous commencez peut-être à comprendre pourquoi je me complexe un petit peu. Mazette, j’ai été conçu pour servir d’écrin au Conseil Législatif du Québec soit les vingt-quatre barbus somnolents et non élus qui allaient détenir un droit de véto autoritaire sur toutes les lois québécoises pendant 101 ans. Je me suis fatalement perçu de temps en temps comme une antre de méchants. Mais souvenez-vous que j’ai parlé tout à l’heure d’un malentendu colonial ayant présidé à mon existence. C’est que cette affaire de francophones élus à la Chambre Basse et d’anglophones nommés à la Chambre Haute, ça a jamais marché, en fait. Au Québec, tout le monde était francophone partout. Cela ne rendait pas pour autant mon existence moins perfide et je m’en explique.

Depuis la confédération canadienne (1867), la couronne britannique ne met plus son nez dans nos affaires. Ils sont trop polis pour nous le dire mais ils en ont plus grand-chose à foutre, pour tout dire, en fait. Donc, entre 1867 et 1968, les Conseillers Législatifs qui vivent dans mon ventre sont nommés par le Lieutenant Gouverneur du Québec. Comme ce dernier n’est lui-même qu’un inaugurateur de chrysanthèmes post-coloniaux, c’est en fait le premier ministre du Québec qui nomme, à vie, les Conseillers Législatifs (le Lieutenant Gouverneur ne fait qu’avaliser ces nominations). Alors la manœuvre était conséquemment la suivante (ils font exactement le même coup au Parlement et au Sénat canadien, encore de nos jours). Si le premier ministre du Québec est, disons, un conservateur. Il bourre le Conseil Législatif de conservateurs. Aussi, quand il perd ses élections, il peut encore contrôler le segment décisionnel du pouvoir avec ses conservateurs nommés à la Chambre Haute qui enguirlandent maintenant les libéraux tentant de passer des projets de lois depuis la Chambre Basse. Les libéraux appliquent la même manœuvre, ils bourrent la Chambre Haute de libéraux, tentant de renverser la tendance. Mais mes locataires ne sont que vingt-quatre et ils sont nommés à vie. Il faut donc des années voire des décennies pour que la Chambre Haute change de couleur politique et s’aligne sur la Chambre Basse qui, elle, entre-temps, perd des élections derechef et le cycle recommence. C’est le dysfonctionnement institutionnalisé permanent. Le Conseil Législatif avalisait habituellement les lois de l’Assemblée Législative mais je me souviens de quatre ou cinq fois, en un siècle, où les méchants rétrogrades ont modifié et même bloqué des lois. Et la constitution était fort stricte. Si mes vingt-quatre locataires non élus rejetaient une loi québécoise, elle tombait, sans plus, comme une feuille à l’automne.

Mais alors me direz-vous (car je vous devine attentifs) pourquoi ne pas avoir appliqué la procédure du swamping pour se débarrasser du Conseil Législatif, comme dans les provinces anglophones? Eh ben c’est pas clair. Mais je pense que les hommes politiques québécois ont longtemps porté en eux une sorte de peur de colonisés qui les parasitait et les paralysait. Je sais qu’en 1900, les olibrius de la Chambre Basse ont passé une loi d’abolition de la Chambre Haute mais sans avoir paqueté préalablement ladite Chambre Haute. Les Conseillers Législatifs ont donc rejeté la loi abolissant leur corps et ce fut, du Salon Rouge au Salon Bleu, je vous dis merluche. Swamping without swamping won’t work, bozo.

En 1964, le premier ministre Jean Lesage, un libéral élu depuis 1960, en a finalement eu plein le dos. J’étais alors paqueté de Conseillers Législatifs du parti de l’Union Nationale, des soldats de Maurice Duplessis qui, lui, avait régné sur le Québec sans discontinuer depuis 1944. Les importantes réformes de la Révolution Tranquille risquaient de se faire caraméliser entre mes beaux murs rouges par les rétrogrades du régime précédent (pas très monarchistes au demeurant). Le premier ministre Lesage a donc pris sa belle plume d’oie et a écrit une lettre au Conseil privé de Londres (qui, depuis toujours, assurait l’intendance des affaires coloniales de l’empire) le priant, si c’était pas un effet de sa grande bonté, de bien vouloir abolir le Conseil Législatif du Québec. Pas achalés pour deux cennes (comme on dit, entre mes murs et ailleurs), les Conseillers Législatifs ont pris leur belle plume d’oie eux aussi et ont écrit une lettre au Conseil privé de Londres  le priant, si c’était pas un effet de sa toute aussi grande bonté, de bien vouloir NE PAS abolir le Conseil Législatif du Québec. Sur réception de ces deux lettres, les londoniens ont répondu: faites votre tambouille vous-même, les génies. C’est plus de nos affaires. Le Québec est souverain sur son intendance interne. On veut plus en entendre parler (glose libre de votre grand ami intemporel, le Salon Rouge). À moyen terme, c’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, ça.

Les années soixante étant ce qu’elle furent, on avait aussi autre chose à gamberger que les mésaventures rétrocratiques [sic] du Salon Rouge. C’est que les événements se précipitaient. 1966: chute de Jean Lesage et fin de la Révolution Tranquille stricto sensu, élection surprise du très réactionnaire mais très nationaleux Daniel Johnson. 1967: visite du Général de Gaulle au Québec, un vent populiste de francisation linguistique et institutionnelle souffle sur la belle province. 1968: mort subite de Daniel Johnson et son remplacement par Jean-Jacques Bertrand, de la même couleur politique. C’est alors une ambiance panique. Le nationalisme québécois est à son comble. Malgré les Johnson et les De Gaulle, voici qu’il déborde à gauche. Le tumultueux Mai 68 des québécois se fait au nom de l’émancipation nationale. Il y a eu et il y aura encore des attentats terroristes. Le Québec veut se libérer. C’est Vive le Québec libre all the way. Magistralement inopérant, Jean-Jacques Bertrand peut pas vraiment faire grand-chose mais, dans son bac à sable, il peut jouer, notamment avec nous, les grands petits symboles. Il lance donc une réforme des institutions parlementaires québécoises. L’Assemblée Législative du Québec prend le nom d’Assemblée Nationale du Québec et, fort de la réponse du Conseil privé de Londres à Jean Lesage quatre ans auparavant, et du fait que mes murs sont toujours paquetés de Conseillers Législatifs duplessistes (ils sont de la même couleur politique que le parti du premier ministre, l’Union Nationale — l’ultime swamping est là, donc, comme si de rien…), la Chambre Basse vote la dissolution du Conseil Législatif et la Chambre Haute avalise sa propre dissolution. 1968, pour moi marque le grand passage à vide de mon petit monde rouge d’autrefois… raplapla…

Aujourd’hui, souvent déserté, je porte encore le nom officiel de Salle du Conseil Législatif et le nom vernaculaire de Salon Rouge. Ce sont les commissions parlementaires qui se réunissent dans mon ventre désormais. Je sers aussi de grande salle protocolaire pour les remises de prix, les lancées de Législatures, les événements spéciaux, les patatras médiatiques, les flaflas devant public. Oh, il y a souvent foule s’épivardant entre mes murs. Que du beau monde. Et pourtant, je n’arrive pas à me débarrasser du sentiment un peu langoureux que je ne sers plus à rien. Enfin je me console en me disant qu’au moins je sers plus non plus à emmerder les députés élus. Ceci dit, on me rapporte qu’ils sont aussi discrédités de nos jours que l’étaient jadis mes vieux Conseillers Législatifs en sinécure. Je vous le dis, c’est une des propensions involontaires du modèle Westminster, tout ce qui se pavane au Salon Rouge a tendance à devenir obsolète, inutile, protocolaire et niaiseux. Je porte en moi une sorte de guigne institutionnelle. Prudence, prudence sur mon grandiose modeste avenir, donc.

Disons, ou redisons, la chose comme elle est. J’ai fait mon temps. Ma gloire est révolue, dépassée. Non, non, ne cherchez pas à me consoler. Je dis ça sans grommeler. Je suis un vestige d’un autre temps. Un temps un peu vanné dont la devise est Je me souviens. Allez, soyez rouges, rubiconds de joie sinon de honte comme le Red Ensign et le Salon Rouge même, et n’y pensons plus…

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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29 Réponses to “Le vague à l’âme du Salon Rouge (essai-fiction)”

  1. Tourelou said

    Je suis le quartier rouge et oserais-je vous proposer d’éclairer votre vague à l’âme? Fictionnons🤔

    • Serge Morin said

      C’est pourtant assez clair dans le texte. Autrefois, il se sentait paqueté d’obstructeurs. Aujourd’hui, il se sent protocolaire et un peu vide. C’est pas ce qu’il reste de plus valorisant, comme bilan de vie, pour un salon…

  2. Caravelle said

    Il est bien sympa, ce salon… même s’il est tributaire d’une tradition un peu aigre-douce.

  3. Catoito said

    Je trouve très intéressante cette dynamique de résistance française dans le cercle de fer du gabarit britannique. Le bicaméralisme comme pratique discriminatoire feutrée, c’est très parlant, aussi. Merci, Salon Rouge, vous nous instruisez, tout ne douceur.

    • Salon Rouge said

      À votre service, cher ami. C’est toujours une sensation suavement doucereuse que d’avoir l’impression de servir à quelque chose…

  4. La Reine said

    Revenons, un moment, sur ceci:

    Sur réception de ces deux lettres, les londoniens ont répondu: faites votre tambouille vous-même, les génies. C’est plus de nos affaires. Le Québec est souverain sur son intendance interne. On veut plus en entendre parler (glose libre de votre grand ami intemporel, le Salon Rouge). À moyen terme, c’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, ça.

    L’intendance interne en question concerne toutes les pratiques gouvernementales de ma colonie canadienne sauf trois paliers: le palier des lieutenants gouverneurs provinciaux et territoriaux, le palier de la Gouverneure Générale et Mon palier à Moi (La Reine). Ces trois paliers symboliques, protocolaires mais fermement constitutionnels au Canada, Mes coloniaux canadiens ne peuvent pas y toucher. Pour le reste, ils se démerdent comme ils le veulent (ou le peuvent) avec leurs formes de parlementarismes locaux (y compris leurs langues parlementaires).

    On notera, pour la bouche fine, que Ma Monarchie est beaucoup mieux verrouillée au Canada qu’au Royaume-Uni même.

    • Emma Riveraine said

      On notera, pour la bouche fine, que Ma Monarchie est beaucoup mieux verrouillée au Canada qu’au Royaume-Uni même.
      (dixit La Reine)

      Pourriez-vous expliquer ceci, Reine?

  5. La Reine said

    Avec plaisir.

    Le Canada, même s’il est un de Mes quinze royaumes, ne pourrait pas abolir Ma Monarchie. Tout ce qu’il pourrait faire, ce serait (comme l’ont fait maints pays africains et asiatiques) sectionner son lien avec Ma Monarchie (qui, elle, alors, perdurerait sans lui). Mais pour ce faire… ouf, bonjour le verrou constitutionnel. Faudrait l’accord de sept provinces sur dix ou de 70% de la population, et des délais, et des consultations, et des amendements constitutionnels en pagaille, et que sais-je encore?

    Le seul pays pouvant effectivement abolir Ma Monarchie, c’est le Royaume-Uni même. Ça marcherait alors assez rondement, comme pour le Brexit. Un simple vote référendaire à majorité simple des votants avec une question directe et frontale, (genre Êtes-vous pour ou contre l’abolition de la monarchie?). 51% pour et il ne suffit plus que d’une loi ordinaire des Communes et Moi et Mes Descendants sommes déposés comme famille dynastique.

    Le cas est limpide ici. Ma colonie canadienne est bien plus Royaliste que La Reine.

    • Emma Riveraine said

      Merci, Votre Majesté. Voici une information peu connue mais très intéressante.

    • Fridolin said

      Non mais une seconde, Reine. Vous voulez dire que vous et vos descendants pourriez rester Reine ou Roi du Canada et ne plus l’être du Royaume-Uni?

    • La Reine said

      Absolument. Déposée, la Famille Windsor, quitterait le Palais de Buckingham (qui deviendrait probablement un musée national) et s’installerait dans une autre résidence, probablement le Palais Balmoral, en Écosse. Moi et mes Successeurs conserverions tous nos autres titres, nos duchés, nos marquisats, nos pairies, nos apanages, nos fermages… et nos autres royaumes. Il est très possible que, disons, dans un quart de siècle, mon descendant soit Roi du Canada et ne soit plus Roi d’un pays qui, conséquemment, porterait désormais un nom distinct de celui devenu paradoxal de Royaume-Uni.

      Et, encore une fois, le Canada ne pourrait interrompre la monarchie que pour lui-même. Mon descendant resterait roi des Îles Pitcairn, des Bahamas, du Roc de Gibraltar et des autres confettis d’empire impliqués tant que ces derniers n’auraient pas renoncé, un par un, à Ma Monarchie.

      Tout cela est loin d’être fini…

    • Fridolin said

      Flippant.

  6. Sissi Cigale said

    La Gouverneure Générale du Canada, Julie Payette. C’est vrai que le Salon est rouge pas mal.

    • Salon Rouge said

      Attention. Il faut noter que son Excellence n’est pas ici en moi mais en la Salle du Sénat Canadien, au Parlement d’Ottawa. Ses couleurs y sont le rouge aussi, attendu que la Vice-Reine rencontre son peuple en la Chambre Haute de sa capitale (qui est donc, elle aussi, aux couleurs de la monarchie britannique)…

    • Odalisque said

      Elle est belle, votre Vice-Reine.

    • Tuquon Bleu said

      Si la cosmonaute fonctionnarisée vient narguer les québécois chez eux, le fera-t-elle en toi, Salon Rouge?

      • Salon Rouge said

        C’est toujours possible mais largement improbable. Je relève du Gouvernement Provincial. Quand Son Excellence descend à Québec (capitale du Québec), elle dispose de son propre Palais d’Occupant Colonial au sein de la Citadelle de Québec. C’est habituellement de là qu’elle tambouille ses affaires protocolaires, dans la capitale des bleus et blancs… cher Tuquon Bleu (et Blanc)…

      • Tuquon Bleu said

        En un mot, a reste dans sa cachette…

      • Salon Rouge said

        Habituellement… mais tout est possible… Il suffit de déployer la diplomatie requise…

  7. Vernoux said

    Ouf… c’est compliqué, vos affaires…

  8. Denis LeHire said

    Un exemple parmi tant d’autres de l’utilisation protocolaire du Salon Rouge. On observera que, comme il nous l’a gentiment signalé lui même, il vire graduellement au rose…


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    Courte visite du Parlement de Québec I. Le Salon Rouge est présenté, entre 2:50 et 4:00.


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    Courte visite du Parlement de Québec II. Le Salon Rouge est présenté, entre 0:53 et 1:13.

  9. Fridolin said

    Les Solidaristes assermenté(e)s au Salon Rouge…

    • Salon Rouge said

      J’ai beaucoup apprécié ce moment étrange, haut en couleur, pittoresque, sympathique et, surtout, crucialement historique.

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