Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Tabrizi, Roumi et les derviches tourneurs

Posted by Ysengrimus sur 15 février 2017

derviches tourneurs

Le petit morceau d’hagiographie musulmane que je veux partager avec vous aujourd’hui se déploie dans l’immense champ culturel et artistique du soufisme. Il concerne au départ deux mystiques musulmans d’origine perse ayant circulé en Iran (Perse), en Anatolie (Turquie) et en Syrie. Nous sommes au treizième siècle, en Asie Centrale, un territoire immense, carrefour d’influences philosophiques déjà solidement islamisé, culturellement diversifié et vivant dans le danger permanent des brutales invasions mongoles.

Tabrizi (de son vrai nom Shams ed Dîn Tabrîzî, date de naissance inconnue, mort en 1248) est un modeste mais intransigeant derviche. C’est un ascète perse, mystique d’Allah, ayant fait vœux de pauvreté, une sorte de Jérémie musulman tonitruant, se réclamant d’une vérité plus profonde, plus dépouillée et plus radicale que celle des hommes d’institutions. Ce jour là, il arrive à pied en la ville de Konya (Turquie), venant d’Iran. Il rencontre éventuellement Roumi (de son vrai nom Djalāl ad-Dīn Muḥammad Rūmī, 1207-1273), poète, musicien, juriste coranique, savant et intellectuel de bonne famille, ayant pignon sur rue dans la ville (son surnom de Roumi signifie «le Romain» c’est-à-dire l’Anatolien, le Byzantin). Roumi est aujourd’hui considéré comme rien de moins que le Dante, le Cervantès ou le Shakespeare de l’Asie Centrale Persique (celle-ci ne se restreignant pas à l’Iran contemporain). Sa poésie et ses traités de philosophie sont traduits dans de nombreuses langues et exercent, encore à l’époque moderne, une influence culturelle considérable en Asie Centrale, au Moyen-Orient et dans le monde.

Et, donc, moment crucial, en ce jour ordinaire de l’hiver 1244, c’est le choc des visions du monde entre Roumi et Tabrizi, ces deux hommes de dieu si disparates. Roumi est subjugué par la force sobre et essentielle de la pensée de Tabrizi. Tabrizi pressent que ce savant trentenaire qui sent un peu la lampe peut quand même croître, se dépasser, se transcender, se pourfendre et éclore au mysticisme vrai et à la folie du sage. Roumi et Tabrizi vivront quatre années ensemble, dans l’harmonie la plus profonde. Ils étudieront et communiqueront, Tabrizi ayant le statut de cheikh ou maître, Roumi ayant le statut de derviche ou disciple.

Roumi, en sa qualité de notable et de maître d’étude est entouré, depuis déjà un petit moment, d’une camarilla de disciples qui rapidement prendra ombrage de la relation profonde entre ces deux mystiques en altière harmonie que sont, envers et contre tous, Tabrizi et Roumi. Les jeunes notables turcs de l’entourage de Roumi se demandent ce qu’il peut bien fricoter avec cet espèce de Raspoutine perse malodorant, si vous me passez l’anachronisme un peu vif. Une tension insidieuse s’installe. Mais comme Roumi n’est pas exactement un chef de confrérie, il n’a de comptes à rendre à personne sur ses agissements et ses amitiés. Il ignore donc la grogne implicite des hommes, tout à sa communion avec son cheikh et son dieu. Un jour, Tabrizi quitte Konya pour Damas (Syrie), où il doit se rendre temporairement. Il disparaît alors pour toujours. On est quasiment certains qu’il a fait l’objet, à Damas ou ailleurs, de ce que les vieux québécois appellent un capotage. En un mot, il s’est très vraisemblablement fait descendre par un petit escadron des disciples de Roumi, parmi lesquels, possiblement, se trouverait le fils de ce dernier, Baha al-Din Muhammad-i Walad, le futur fondateur de l’Ordre Mevlevi.

Roumi est inconsolable. Il nolise une caravane. Il remue ciel et terre. Il cherche son maître dans toutes l’Asie Centrale et le Moyen-Orient, en vain. Et c’est ici que la plus belle portion de cette légende hagiographique se scinde en deux tranches de pastèque antinomiques, mais aussi touchantes l’une que l’autre. Une version veut que Roumi, sentant finalement monter en lui le deuil fatal et inévitable de Tabrizi, se soit éventuellement vêtu d’une longue robe blanche (couleur du deuil) et se soit mis à tournoyer rageusement sur de la musique funéraire, en un cérémonial complexe, intense et soigneusement préparé, dans un sanctuaire soufi spécifique. L’autre pan de la légende voit, au contraire, Roumi, au cours de sa quête de Tabrizi, se laisser graduellement pénétrer de la joie ordinaire de la ville et, un jour, sous les chants de Allah est le seul dieu! des tresseurs d’or de la place d’un marché quelconque, il se serait mis, tout pimpant, tout spontané, tout regaillardi, à tournoyer sous le soleil, dans ses grands vêtements de notable. Qu’on retienne une version ou l’autre de la légende, ce qui compte c’est que le derviche est devenu, dans la plus concrète et la plus matérielle des dynamiques émotives face au souvenir tendre de son cheikh disparu, un derviche tourneur.

Que ce soit dans le deuil ou dans la joie, donc, l’hagiographie de l’Ordre soufiste des Mevlevi, rapporte que graduellement Roumi a renoncé à chercher son maître perdu Tabrizi en concluant que finalement ce qu’il cherche est tout simplement en repos au fond de lui et que c’est depuis lui-même qu’il se doit d’activer cette force. Il invente donc, la Samā‘, cérémonial mystique de poésie, de musique et de danse, incorporant des instruments de musique comme le ney (qui aurait été l’instrument de musique favori de Roumi) et surtout cette merveilleuse danse giratoire qui deviendra un des traits fondamentaux de la dynamique mystique et physique des derviches.

On sait bien que ces légendes à base d’invention d’une coutume ou d’une pratique vernaculaire ancienne par un héro spécifique ne font pas le poids historiquement et, de fait, il est possible de retracer des éléments musicaux, chorégraphiques et même philosophiques pré-islamiques dans l’héritage cultuel et culturel des derviches tourneurs. Plusieurs des explications qu’on propose de leur cérémonial chorégraphique sont très possiblement ex post, elles aussi. Ce qui compte, par contre, c’est qu’on est ici en face d’un objet ethnoculturel multi-centenaire, hautement représentatif, visuellement et sonorement magnifique, et faisant partie, en toute légitimité tranquille, du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité (selon la percutante formulation de l’UNESCO).

En 1925, lors du passage révolutionnaire au pouvoir laïc, la République de Turquie a dissous les confréries soufies implantées de longue date sur son territoire, dont celle des derviches tourneurs. L’étroite association de cette dernière avec les arcanes du pouvoir ottoman prit alors fin. Les représentants de l’Islam officiel dans le reste de monde musulman ne protestèrent pas trop devant cette disparition, car, de fait, la fort curieuse dynamique mystique des derviches tourneurs reste une innovation un peu hors-normes (pour ne pas dire suspecte de dérive idolâtre) aux yeux de l’Islam traditionnel. En 1950, le gouvernement turc autorise le retour des derviches tourneurs, déférence obligée envers leur non négligeable implantation populaire, mais ils opèrent aujourd’hui plutôt comme entité ethnoculturelle et ambassadeurs artistiques de bonnes relations internationales. Les derviches tourneurs font de nos jours, dans le monde, des spectacles très prisés pour leur beauté artistique et/ou leur intensité mystique.

La symbolique cérémoniale, par delà les disparités d’interprétations la concernant, détient un certain nombre d’éléments conventionnels stables. Si on observe attentivement les derviches tourneurs à l’action, (voir illustration), on remarque qu’ils ont une paume tournée vers le ciel et une autre tournée vers la terre. Leur giration serait en effet une vis sans fin établissant un raccord dynamique entre le plan terrestre et le plan céleste (il s’agit de vriller la force d’Allah en direction du monde, par la danse giratoire). Le spectacle est empreint de gravité. Le visage des danseurs est d’abord triste, en souvenir endeuillé de la douleur profonde vécue par Roumi lors de la disparition de Tabrizi, puis graduellement, il devient grave et serein, à mesure que la giration établit sa dynamique de transe. Le spectateur occidental d’une cérémonie de derviches tourneurs doit garder un peu son sérieux, surtout au début. C’est que, les derviches devant montrer très explicitement une déférence absolue envers leur cheikh, ils se lancent dans toutes sortes de salamalecs dont l’ostentation peut paraître initialement un petit peu ridicule. Mais ce premier choc passé, quand on se laisse imprégner par la musique et l’incroyable beauté visuelle de ces danses giratoires, on découvre qu’on se sent finalement en harmonie avec la paix et la dextérité déployées par ces remarquables artistes, mi-mystiques songés, mi-danseurs folkloriques de haut calibre.

On peut bien le dire, quoique la religion soit une institution fondamentalement humaine, il y a des moments culturels (musique grégorienne, danse shinto, cérémonie de derviches tourneurs), où ça ne peut pas faire mal, physiquement ou moralement, de se laisser un petit peu étourdir par l’opium du peuple.

dervishe-saluting

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Tiré de mon ouvrage: Paul Laurendeau (2015), L’islam, et nous les athées, ÉLP Éditeur, Montréal, format ePub ou PDF.

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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26 Réponses to “Tabrizi, Roumi et les derviches tourneurs”

  1. Carolle Anne Dessureault said

    Je suis une admiratrice des derviches tourneurs. Leur danse fait la liaison entre le Très Haut et le Très Bas.

    Le livre Soufi, mon amour relate très bien l’histoire d’amour entre ces deux êtres. Shams I Tabriz a fait chair le coeur de Rumi. Ce sont deux êtres inspirants.

    Merci, Paul.

  2. Mura said

    Les voici. Magnifiques, en effet.

  3. Line Kalinine said

    On sait bien que ces légendes à base d’invention d’une coutume ou d’une pratique vernaculaire ancienne par un héro spécifique ne font pas le poids historiquement et, de fait, il est possible de retracer des éléments musicaux, chorégraphiques et même philosophiques pré-islamiques dans l’héritage cultuel et culturel des derviches tourneurs. Plusieurs des explications qu’on propose de leur cérémonial chorégraphique sont très possiblement ex post, elles aussi.

    Je seconde ceci. Très juste.

  4. Serge Morin said

    Il devait y avoir de la politique théocratique en dessous de ça, si la république turque les a abolis.

    [Je le pense aussi. — Ysengrimus]

  5. Abdul Salim said

    En plus des 25 618 distiques du Masnavî et des 40 000 vers du Diwân, Rûmî a composé environ 3 500 ghazals («odes»), 2 000 ruba’is («quatrains»), 147 lettres Maktûbât, un traité en prose (Fîhi-mâ-fihî) et des recueils de prédications (Madjâlis-e Sab’ah) et d’interprétations des rêves (Khâbnâma).
    (Wikipédia)

    Productif, le monsieur…

    • Odalisque said

      L’amour est un océan infini,
      Dont les cieux ne sont qu’un flocon d’écume
      Sache que ce sont les vagues de l’amour,
      Qui font tourner la roue des cieux
      Sans amour le monde serait inanimé.
      Chaque atome est épris de cette perfection
      Et se hâte vers elle.
      A chaque instant retentit de tous côtés l’appel de l’amour.
      Si ce n’avait été par pur amour
      Comment aurais-je donné aux cieux l’existence ?
      J’ai élevé cette sublime sphère céleste
      Afin que tu puisses comprendre la sublimité de l’amour.

      SOURCE

      Vraiment sublime, la poésie de Roumi.

  6. Amina Amicale said

    Billet très touchant, Ysengrimus. Grand merci.

  7. Mirmille Marbre said

    La pensée de Tabrizi en quarante petites fiches écrites (en français). Vraiment très intéressant.

    • Amina amicale said

      Moi, je pratique paisiblement le pluralisme religieux serein de la Fiche 32. C’est pour ça que je suis Amina Amicale…

      • Catoito said

        Les Fiches 16, 17 et 21 touchent adéquatement ce point aussi. Impossible de fusionner Islam et fanatisme après les avoir lues, sous la plume d’un grand penseur musulman…

    • Caravelle said

      Et vous le faites si bien, Amina Amicale. Moi, la merveilleuse puissance de la pulsion d’amour décrite sur la Fiche 5, je ne peux y résister…

      Votre Carava

      • Catoito said

        Chapeau aussi à la fiche 19, dans cet ordre d’idée (en ajoutant la saine dimension autocritique).

    • Julien Babin said

      Moi, c’est de laisser la vie me guider et m’emporter vers l’inattendu, comme dans la Fiche 14.

    • Sophie Sulphure said

      Bien moi, la Fiche 13 me fait tellement penser à notre Ysengrimus. Et toi justement, Ysengrimus, tu nous parles de quelle fiche?

      [Oh, la Fiche 35. Puissance sapientiale et objectale de la dialectique. Merci Mirmille Marbre pour cette superbe vidéo sur la pensée de Tabrizi et pour tous les commentaires apaisants qu’elle a suscité… — Ysengrimus]

      • Mirmille Marbre said

        Mais de rien, Ysengrimus. Merci tout le monde pour ces beaux commentaires. Je n’en dis pas plus parce que moi, je suis une personne hautement tributaire de la Fiche 6…

      • Amina Amicale said

        Mais Ysengrimus, la Fiche 35 vous tire vers ma foi!

        [Mais Amina Amicale, la Fiche 35 vous tire vers mon incrédulité! — Ysengrimus]

    • Vanessa Jodoin said

      J’aime vraiment pas la Fiche 11…

    • Fridolin said

      Ouf, la Fiche 23, sur le jouet. Absolument brillant. Seuls les enfants peuvent prendre un jouet pour ce qu’il représente

  8. Tourelou said

    C’est quand même splendide, l’amour.

  9. Anwen said

    Les Soufis: Origine

    Parmi les sociétés secrètes gardant la tradition sacrée de l’Avesta (livre sacré des anciens iraniens), nous trouvons les Soufis, ordre célèbre et vénérable. La doctrine des Soufis affirme la psychologie divine, l’Unité de la Réalité, l’omniprésence et l’immanence de l’unique (unique Divinité féminine qui est partout où il y a des hommes, puisqu’elle est la Mère). Cette doctrine proclame qu’on peut atteindre sa connaissance par l’amour et la dévotion. Elle recommande la méditation. D’après le professeur Inayat-Khan, le mot soufi viendrait du mot arabe «saaf» qui signifie pur. Nous croyons qu’il vient plutôt du mot «Soffet» qui signifie sage.

    Les Soufis prêchent le renoncement aux vanités de ce monde, ils tuent en eux tous désirs se rapportant aux passions, comme les Cathares du Moyen Âge. Ils allient leur philosophie à la poésie et à la musique. La plupart des grands poètes arabes ou persans appartiennent à leur ordre. L’un d’eux, Saâdi, qui fut prisonnier des Croisés, est l’auteur du Gulistan (Jardin des Roses). Avicenne fut affilié à l’ordre, Averroès aussi, et nous faisons remarquer que leurs deux noms commencent par Avé, nom divin chez les Israélites. Ce détail a dû être remarqué car, par réaction, on a fait de Avi-cenne – Ïbn-Sina; de Ave-rroès – Ibn-Roschd. On trouve l’origine de cet ordre dans la «Loge Blanche» ou Agartha de l’Asie Centrale.

    En 1922, il a été découvert un mouvement moderne de résurrection de la science de l’Avesta. Le promoteur de ce mouvement est un Persan, le Dr Hanish, qui habitait les États-Unis et y propagea la doctrine régénérée sous le nom de Mazdaznan. Une revue était publiée sous ce titre en France. Nous pouvions y lire les lignes suivantes (n° de juillet août 1922):

    «Il y a plus de neuf mille ans, la race blanche reçut ses dons divins par la personne d’Aïnyahita (Ardvi Soura Sevista Anahita d’après l’Avesta). Environ deux mille ans plus tard, Zoroastre (Zarathoustra), recueillit les perles dispersées d’Aïnyahita, et les rendit à son peuple sous une forme nouvelle. Après lui, de nombreux hérauts proclamèrent la vérité et transmirent la lumière divine de génération en génération. Des Perses, la doctrine passa aux Grecs; Aristote, Pline, Hermippos et d’autres historiens de l’antiquité confirment que le plus précieux de la philosophie de Pythagore, etc., provenait de Zoroastre qui avait vécu, selon eux, plus de cinq mille ans avant Socrate. Plutarque identifia l’Aïnyahita de la philosophie de Mazda avec l’Anaïtis de la mythologie persane et grecque et la Diane des Romains. Dans les différentes mythologies, Aïnyahita était représentée sous divers noms, comme la Déesse de la régénération, de la chasteté, de la pureté; comme la protectrice de l’innocence, la Déesse immaculée et puissante, dispensatrice de santé, endurance, force, vie et jeunesse éternelles. Elle est considérée comme la mère de la race blanche, l’incarnation de l’Amour et de la Sagesse, l’active promotrice de la culture aryenne. L’apparition en Europe d’une traduction de l’Avesta, le livre sacré des anciens Perses, provoqua un tourbillon de controverses et de calomnies, dont le résultat fut, tout simplement, que les cercles- instruits l’étudièrent avec d’autant plus d’attention. Malgré tous les efforts contraires, l’Avesta ne put être étouffé, mais renaquit de l’oubli, au milieu de tant de difficultés, il est vrai, que de lui aussi on peut dire: «Il n’y avait point de place dans l’auberge». Mais la «crèche» de la science nourrit le nouveau-né et le bon esprit d’Aïnyahita veilla sur lui. De même que tous les grands chefs, sages, prophètes et rédempteurs, continuent à vivre et à agir en esprit parmi nous, de même que leurs écrits et leurs testaments nous rappellent sans cesse le lien spirituel qui nous unit à eux, de même l’Avesta survivra à toutes les forces de ténèbres. Malgré tous les efforts contraires tendant à étouffer la doctrine Mazdayasnienne, point n’est besoin de craindre pour elle, car la Religion suprême est la Vérité. Bientôt le soleil de Mazdaznan se lèvera dans toute sa splendeur.»

    Lien: PERSE ET HINDOUS

  10. Bertolt said

    La paume ouverte symbolise les grâces reçues du Ciel et la paume tournée vers le bas pour les grâces obtenues ou à venir. Il y a le priant qui demande et il y a le priant qui obtient. Les derviches se rattachent au soufisme, soit la partie la plus contemplative de l’Islam. Par le mouvement giratoire, le derviche entre en transe. On pourrait faire en quelque sorte un parallèle avec nos moines cloîtrés qui chantent du grégorien pour chanter des louanges, etc.

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