Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

STAR TREK CONTINUES. L’univers originel de la patrouille du cosmos perpétué en cyber-culture

Posted by Ysengrimus sur 7 janvier 2017

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La fameuse mission de cinq ans du Star Trek d’origine a été abruptement interrompue quand CBS a annulé ce feuilleton-culte après seulement trois ans d’existence (1966-1969). Une talentueuse troupe d’acteurs et d’actrices amateurs a lumineusement repris, à partir de 2011, le flambeau de la mission trekkie pur sucre du temps, couvrant ainsi les années de grâce 2269 et 2270 de la mission de cinq ans de l’USS Enterprise (NCC—1701). Le résultat est saisissant. Tant au niveau des décors et de la musique, que de l’intendance des personnages, du jeu, des scénarios et des thèmes traités, on retrouve le Star Trek de souche, dans des conditions de cyber-vidéo à la stature visuelle à peine atténuée par rapport à l’expérience télévisuelle d’origine. Avez-vous dit copycat? C’est parfaitement savoureux et très sérieux. Ce n’est nullement une pochade ou une parodie. La démarche revendique pleinement son statut d’expérience artistique culturellement significative. Évidemment cette singulière aventure de fan fiction sans but lucratif s’adresse exclusivement à un public averti. Pour jubiler à plein devant cette web-série, il faut être obligatoirement un véritable intime de Star Trek — The original series. Si c’est votre cas, je vous recommande chaleureusement le travail remarquable de ces passionnés. Vous allez en rester éblouis. L’incroyable pérennité culturelle d’une certain science-fiction à la fois songée et populaire triomphe une fois de plus, de par ce monde multivalent et increvable de Star Trek, à la sagesse si satisfaisante. Pour la bonne bouche, voici la liste des épisodes de Star Trek continues (tous des scénarios 100% originaux).

Épisode 1 — Pilgrim of eternity: L’équipage du capitaine Kirk entre en contact avec une étrange capsule en giration dont le rayonnement endommage gravement toute la machinerie ainsi que la carlingue du vaisseau. Kirk doit, à son corps défendant, détruire cette nef rotative avant de perdre le contrôle de son propre navire. De celle-ci se téléporte alors nul autre que le dieu Apollon, rencontré autrefois dans l’épisode Who mourns for Adonais. Ce dieu anthropomorphe, comme tous les autres dieux de la mythologie grecque classique, est en fait un vieil extra-terrestre dont l’existence était jadis assurée par le fait qu’il se nourrissait de la pulsion adorante des masses humaines subjuguées. Apollon est ici en compagnie de son épouse qui meurt aussitôt. Toujours sur son déclin, Apollon (qui est joué par le même acteur qu’en 1967) a vieillit de plusieurs décennies en seulement deux ans parce qu’il devait fournir, à même son métabolisme divin, un jus énergétique à la nef ou capsule lui servant de planque cosmique. Divinité de la musique, Apollon établit un rapport respectueux avec Nyota Uhura, l’officière aux communications, qui est une chanteuse amateure. Tout l’équipage semble même ressentir un attrait senti pour l’éloquence et la prestance du vieux dieu. Mais Kirk et surtout Scotty (qui, lors de leur première rencontre, s’est fait bardasser pas mal par l’olympien alors fort dédaigneux) se méfient. Apollon est-il aussi hostile que lors de sa première rencontre avec les trekkies? Va-t-il encore chercher à forcer les humains à renouveler leur adoration envers lui? Ou alors un dieu grec vermoulu peut-il se recycler culturellement et intellectuellement, dans un monde athée?

Épisode 2 — Lolani: Les trekkies tombent sur un cargo marchand à l’intérieur duquel plusieurs meurtres ont été commis. La seule survivante de ce rififi louche est Lolani, une esclave de la planète Orion (du type de celles déjà rencontrées par des trekkies, notamment dans l’épisode The Menagerie, seconde partie). Elle a la peau verte, les cheveux noir charbon et les lèvres rouge sang. Elle se téléporte dans le vaisseau, un couteau sanglant à la main. L’impact hormonal de cette esclave sexuelle est si puissant que le docteur McCoy doit immuniser l’équipage contre le désir et l’irrationalité qui s’y associe. Et d’ailleurs Lolani en rajoute. Elle cherche à séduire des trekkies, dont le capitaine, pour les convaincre de la protéger de ce qui va lui arriver par la suite. C’est seulement en compagnie de femmes, notamment de la docteure Élise McKennah, thérapeute du bord, que Lolani arrive à faire émerger sa rationalité et sa prestance. On découvre alors un être sensible et articulé qui est beaucoup plus qu’une simple bombe sexuelle. Pour tirer au net le statut de victime ou de meurtrière de Lolani, Spock va devoir procéder à une fusion télépathique vulcaine avec elle. Ce sera pour découvrir qu’elle s’est fait violenter par les olibrius du cargo marchand et que si elle en a éventuellement troué un ou deux, c’est en complète légitime défense. La planète Orion ne fait pas partie de la Fédération des Planètes et les trekkies sont donc sans mandat ou juridiction pour défier ses lois, y compris la plus inique de toutes, l’esclavage. La législation d’Orion requiert qu’à la mort de son maître actuel, Lolani soit rendue à son propriétaire antérieur, un marchand d’esclave. Kirk reçoit des ordres stricts de son amirauté de ne pas interférer. On ne veut pas d’un incident galactique pour sauver une petite noiraude verdâtre de sa condition, si tragique soit-elle. Le marchand esclavagiste se présente sur le vaisseau trekkie pour récupérer son bien. Mais la thérapeute McKennah s’insurge: faut-il ainsi froidement et implicitement avaliser l’esclavage au nom du respect des obligations diplomatiques?

Épisode 3 — Fairest of them all: Nous nous retrouvons dans l’univers parallèle accidentellement découvert par les trekkies lors de l’épisode Mirror, Mirror. Dans cet épisode-là, on avait pris connaissance de l’existence d’une culture trekkie alternative que je nommerai, faute de mieux, les anti-trekkies. Nous passerons tout cet épisode-ci en compagnie de ces susdits anti-trekkies. Les anti-trekkies de cet univers parallèle sont sauvages, impériaux et ils fonctionnent comme une sorte d’empire romain brutal et autoritaire. Mais, avant de retourner dans son plan d’univers, le Kirk trekkie avait mis un frelon dans la tête du Spock anti-trekkie. Et le Spock anti-trekkie gamberge le coup comme un petit fou depuis ce moment d’échange furtif avec le Kirk trekkie. La gamberge est la suivante: à ce rythme facho là, l’Empire des Planètes va se retrouver avec des insurrections qui vont péter de partout. Il est voué à vivre une longue période de révolutions chaotiques. Quand le Kirk anti-trekkie, officier cinglant et intransigeant, bombarde et détruit une planète entière, le Spock anti-trekkie implémente sa gamberge. Il déclenche méthodiquement une mutinerie. Mais son capitaine a des ressources meurtrières à revendre et des alliés. De plus, la peur rend une portion importante de ses troupes dociles. L’amoureuse de Kirk sabote une machine à tuer secrète dont disposait le capitaine, du fond de sa cabine. Elle change de camp et rejoint Spock et Scotty en mutinerie. Mais cela suffira-t-il? Les anti-trekkies, totalitaires, teigneux et absolutistes ont-ils en eux la capacité de devenir des trekkies en bonne et due forme?

Épisode 4 — The white iris: Ceci est le plus romanesque et sentimental mais aussi le plus hyperspécialisé trekkie de tous ces épisodes. Lors des négociations finales pour disposer un grand champ de force anti-missile autour d’une planète qui vient d’intégrer la Fédération en échange de ce système de défense, Kirk se prend un coup de bâton sur le caillou d’un anti-fédéraliste local. On le soigne avec une drogue expérimentale. Il se met alors à halluciner trois femmes, une androïde et une mystérieuse petite fille. Ces cinq fantômes si troublants parce que tant aimés sont Nakia, son ancienne collègue du USS Farragut (cf l’épisode Obsession), Edith Keeler (femme des années 1930 rencontrée dans The city on the edge of forever), Miramanee (femme aborigène épousée dans The Paradise Syndrome), Rayna (androïde rencontrée dans Requiem for Methuselah) et une petite sang-mêlé inconnue. Ces femmes du passé sont mortes, l’androïde a disjoncté, la petite fille n’est jamais née, le tout par la faute de Kirk, ou du moins le croit-il. Il culpabilise comme un dingue et visiblement cet incident actuel —traumatisme crânien, drogue expérimentale et toutim— fait ressortir cette douleur cuisante et trop refoulée émanant des grands amours perdus. Kirk doit régler ses comptes avec cette série de crises émotionnelles d’antan. C’est d’autant plus urgent que cette tourmente intérieure lui provoque une amnésie localisée l’empêchant de fournir le mot de passe actionnant… justement… le champ de force anti-missile de la nouvelle planète amie qui subit… justement… une malencontreuse attaque de torpilles interplanétaires.

Épisode 5 — Divided we stand: Ici, on met en vedette des entités qui n’existaient pas dans l’univers initial de Star Trek TOS, les Nanites. Il s’agit de petites cyber-bestioles microscopiques qui fonctionnent comme des virus au tiers informatiques, au tiers robotiques, au tiers biologiques. Ils envahissent l’ordi du vaisseau et se mettent à se gaver de toutes les infos s’y trouvant, y compris les fichiers historiques. Il y a alors un pet de boucane sur le pont et Kirk et McCoy se retrouvent téléportés en 1862, en pleine Guerre de Sécession. McCoy est en officier sudiste et Kirk est en sous-officier nordiste. Il n’est pas possible de savoir si la transposition historique est bel et bien physique ou strictement onirique puisque les corps de McCoy et Kirk restent couchés sur des grabats, à l’infirmerie du vaisseau trekkie. Quoi qu’il en soit, nos deux conscrits involontaires vont vivre un pétaradant épisode de guerre civile américaine, McCoy en infirmier de campagne, Kirk en fantassin. Ils ont évidemment archi les boules de paradoxalement bidouiller le cours de l’histoire et ils s’efforcent donc d’en faire le moins possible. Il leur est moins facile de tenir leur langue, par contre. Cela donnera l’occasion de développer des considérations bien ronflantes mais bien trekkies aussi sur la lutte pour la liberté des gens de toutes couleurs… blancs, noirs, verts. Cela donnera aussi l’occasion de revoir quelqu’un de bien plus habitué â faire acte de présence dans Star Trek TOS que les Nanites. J’ai nommé le glorieux et emblématique président Abraham Lincoln, avec son interminable tuyau de poêle.

Épisode 6 — Come not between the dragons: Cet episode est le plus science-fiction du lot. Le vaisseau est percuté par une sorte de forme de vie minérale. On dirait un pokémon de pierre anguleux, haut de huit pieds environ et dont le dos clignote en blanc et bleu. Totalement et intégralement extra-terrestre, c’est un Cosmozoa du nom de Usdi. Ce caillasse vivant percute la carlingue de la soucoupe trekkie, passe à travers comme si c’était du beurre et se retrouve patatras dans les quartiers de l’enseigne de vaisseau Eliza Taylor, qui est sur le point de se mettre au lit. La communication va s’établir entre l’enseigne et la forme de vie mais le foutoir s’installe solide quand une autre instance se met à lancer un jus rouge, par amples vagues, à travers le vaisseau, qui rend les gens de plus en plus agressifs et parano envers la petite forme de vie. La thérapeute McKennah et l’officière aux communications Uhura se rendent compte que c’est effectivement un jus qui rend sciemment colérique et irrationnel et elles trouvent moyen de s’inoculer, à elles-mêmes et à l’enseigne Taylor, une manière de contrepoison. L’équipage se subdivise alors en deux groupes, ceux qui ont le contrepoison et veulent calmer le jeu, et ceux qui ne l’on pas et veulent en découdre avec le pokémon de pierre. La raison et le contrepoison vont prendre le dessus mais les choses vont encore se complexifier quand on va découvrir que l’instance qui lance le jus rouge paranogène par amples vagues depuis le cosmos est une version géante, parentale en fait, de la plus petite forme de vie pierreuse venue se planquer dans le vaisseau. Les trekkies se sont involontairement fourrés entre l’écorce et l’arbre du plus vieux de tous les rapports de force au monde, celui entre un père et son fils.

Épisode 7 — Embracing the winds: Ici on traite la question du sexisme. Le vaisseau USS Hood a perdu subitement ses fonctions vitales, tuant net tout son équipage, dans des conditions non élucidées. Kirk et Spock se rendent en navette à une des bases de l’amirauté pour décider de qui sera le ou la capitaine du Hood. Il y a deux candidats proposés par l’amirauté. Le commandant Spock et la commandante Diana Garrett. Kirk considère qu’une femme devrait, pour la première fois dans l’histoire de la flotte, être capitaine d’un vaisseau constitutionnel. Mais la commodore Laura Grey fait valoir que la Fédération des Planètes a été fondée, un siècle plus tôt, par un certain nombre de peuples, dans des conditions ardues et guerrières. Parmi ces peuples fondateurs figurent les Télorites. Les trekkies de souche se souviendront d’eux, ce sont les types en combinaison alu, avec une barbe à la ZZ Top, le nez comme une patate fripée retroussée et pas de blanc d’œil. Ces Télorites sont des phallocrates impénitents et l’idée d’une femme capitaine de vaisseau ne fait pas leur affaire. Kirk, qui siège sur le comité ad hoc qui devra choisir le ou la capitaine du Hood, se retrouve devant un dilemme. S’il recommande Spock, il perd son fidèle officier en second historique et assume ouvertement l’option involontairement sexiste. S’il recommande Diana Garrett, il ennuie la commodore Laura Grey dans ses contraintes diplomatiques avec les Télorites. Diana Garrett a aussi des bizarreries dans son dossier et une forte propension à jouer à fond la carte de son statut de femme. Pendant que le problème devient cornélien pour Kirk au sein de ce comité décisionnel, Scotty, Uhura, Tchékov et le reste de l’équipage trekkie enquêtent dans l’espace interstellaire sur ce qui est arrivé au USS Hood. Ils ne trouvent rien et doivent se replier dare-dare avec leur propre vaisseau car le Hood fait subitement explosion, pour des raisons inexpliquées toujours. Cette explosion narrative du vaisseau à pourvoir d’un ou d’une capitaine rend l’audience pour lui désigner ledit ou ladite capitaine nulle et non avenue. La nouvelle de la perte du Hood tombe juste avant que Kirk, troisième membre du comité décisionnel, ne se prononce explicitement sur son choix personnel. Celui-ci restera donc secret, toute la problématique sexiste restera pendante et ce, malgré une conversation surprise, en point d’orgue, entre Kirk et l’ambassadeur Télorite qui lui annonce qu’une fraction anti-phallocrate est en cours d’apparition rapide au sein de sa propre culture.

.

Voilà. Que ça. Il semble bien qu’il n’y ait, pour le moment, que ces quelques épisodes de disponibles. Mais je juge, en conscience, que cette belle idée est promise à un très intéressant avenir. Bravo à la culture web, quand elle nous sort des petit joyaux comme cette très jubilatoire série, merveilleuse grasse matinée intellectuelle générationnelle et intriguant geste de préservation culturelle vu que l’exercice consiste à encapsuler le mieux possible le son, le matériau, et le ton d’un temps.

stc-acteurs

 

 

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29 Réponses to “STAR TREK CONTINUES. L’univers originel de la patrouille du cosmos perpétué en cyber-culture”

  1. Le Boulé du village said

    Ils ont l’air convainquant, d’après les photos et comme tu les décris.

    • Pierre Lapierre said

      Ils se donnent comme sans but lucratif. C’est ce qui leur permettrait de manipuler si librement du matériel sous copyright. Une chimie bien délicate…

  2. Jimidi said

    En anglais, hélas, mais oui, ça m’a l’air hyper-fidèle!

  3. Sally Vermont said

    Je viens de regarder un des épisodes. C’est étonnamment bien fait. Comme dirait Ysengrimus: du revival. Les acteurs, le jeu, les espaces et les décors aussi. Une expérience étonnante.

  4. Serge Morin said

    Tiens, le gars qui fait Scotty est joué par le fils de l’acteur qui faisait Scotty dans la série d’origine.

    [Exact. — Ysengrimus]

  5. Gudule said

    Leur capitaine Kirk est moins bel homme mais il joue exactement comme William Shatner. C’est très respectueux de la série d’origine. Et, comme le signale Ysengrimus: c’est très sérieux.

  6. Freluquet du Dimanche said

    C’est pas une parodie, comme l’avait fait autrefois le très amusant Jim Carrey?

    [Aucunement. — Ysengrimus]

  7. Marie Verne said

    Je remarque deux personnages nouveaux dans STAR TREK CONTINUES, une navigatrice et une thérapeute de bord. Renforcement évident de la présence féminine que je seconde.

  8. Batelier said

    C’est pas toutes les séries télévisées qui entraînent des gens à faire un trip de reconstitution détaillée comme ça. C’est vraiment du fan-fiction poussé au boutte, cette affaire…

  9. Belle Orangeraie said

    Ils font aussi des mini-vignettes. La conclusion de celle-ci est un petit peu paternaliste mais c’est quand même parfaitement charmant.

    • Miranda Delalavande said

      Marrante petite vignette de moins de trois minutes (si on ne compte pas le générique de fin). On dirait un trio d’écoliers face à leur professeur…

  10. Cymbale said

    Docteure Elise McKennah, thérapeute de bord (jouée par Michele Specht).

    elise-mckennah

  11. Cymbale said

    Navigatrice substitut Barbara Smith (jouée par Kipleigh Brown).

    barbara-smith

    [Particulièrement tonique dans l’épisode Come not between the dragons. — Ysengrimus]

    • Sally Vermont said

      ici, la photo, c’est dans Fairest of them all. Je le sais, c’est l’épisode que j’ai visionné.

      [Absolument exact. Cette photo nous montre la très féroce navigatrice Barbara Smith de l’univers parallèle anti-trekkie. — Ysengrimus]

  12. Tourelou said

    Effectivement le Web permet aux passionnés de partager le bel ouvrage. Je préfère les originaux.

    • Casimir Fluet said

      Moi aussi. Mais comment faire pour continuer leur voyage? Les acteurs sont désormais trop vieux ou morts. Il faut bien activer ces copies carbones, si on veut continuer d’explorer cette version là du cosmos. Vous ne croyez pas, chère Tourelou…

      • Tourelou said

        L’histoire a une fin… j’y vois là et honore un désir de reconnaissance des admirateurs créatifs de cette fabuleuse et marquante mission. Et oui, cela fait partie de l’évolution de notre exploration des choses.

      • Julie Soulange said

        Moi, je seconde Tourelou. Des fois, il faut savoir tout simplement lâcher prise devant le temps qui passe… préférablement avant de basculer dans le ridicule…

  13. J’adore cette série! Je ne suis pas du tout fan de Star Trek et je me rappelle d’avoir vu un seul épisode de la série originale (ironiquement celui s’intitulant Who mourns for Adonais) et ça ne m’empêche pas d’adorer ça! Il faut dire que j’aime bien Vic Mignogna (Kirk) et Todd Haberkorn (Spock) comme acteur de doublage.

    • Mirmille Marbre said

      Je trouve très intéressant de rencontrer quelqu’un qui aime la série 2.0. mais pas (spécialement) la série 1.0. C’est un moyen certain de faire sentir l’originalité de divertissement de ce continues…

  14. Fridolin said

    Ysengrimus pense vite. Ton épisode favori de la vieille série Star Trek TOS?

    [J’en nomme trois ex aequo: BALANCE OF TERROR (pour la tension dramatique et la dialectique d’estime entre ennemis), THE CITY ON THE EDGE OF FOREVER (pour sa dimension hautement romanesque. Le seul moment où le capitaine Kirk tombe vraiment amoureux) et ERRAND OF MERCY (pour une profondeur philosophique anti-guerre digne d’Abel Gance. — Ysengrimus]

    • PanoPanoramique said

      Et l’épisode que tu trouves le moins bon?

      [Ici aussi j’en extirpe trois: SPOCK’S BRAIN (une civilisation de femmes pas capables de penser par elles-même vole le cerveau de Spock. Misogyne et crétin), MUDD’S WOMEN (un maquereau intergalactique maintient trois petites vieilles sous la forme de femmes superbes en leur filant une pilule qui s’avère être un placebo. Idiot) et PATTERNS OF FORCE (les trekkies se retrouvent sur une planète à développement historique parallèle, Elle est nazi, avec les croix gammées et tout et tout. Inepte, pathos, gnagnan, facile et fallacieux. — Ysengrimus]

      • Sissi Cigale said

        Je trouve que ce qu’Ysengrim dit ici du capitaine Kirk est passionnant. Un seul amour? Or, si je suis bien l’épisode The white iris, de Star Trek continues, que je viens de visionner en me guidant sur la fiche d’Ysengrimus, cela nous donne quatre personnes dont le capitaine Kirk a été amoureux: Nakia, Edith, Miramanee et Ranya. Ysengrim, pourrais-tu nous expliquer pourquoi tu réduis ces quatre amours à un seul?

        [Nakia, une membre de l’équipage du USS Farragut, n’existe pas à ma connaissance dans le canon narratif de Star Trek TOS. Elle incarne ici les compagnons et les compagnes perdus lors d’un drame de la jeunesse de Kirk. Miramanee est profondément aimée et mise enceinte (de la petite fille perdue de l’épisode de Star Trek continues)… mais elle est aimée par le demi-dieu Kurok qui est une version sauvage d’un Kirk totalement amnésique, pas le vrai capitaine. Rayna Kapec l’androïde, est un de ces multiples flirts où le capitaine s’illusionne sur une passion éphémère et existant en lui largement pour emmerder le Pygmalion de l’androïde avec lequel il est en bataille de coq (en plus, ce robot féminin perfectionné n’est pas une vraie femme. Or Kirk ignore son statut d’androïde quand il craque pour elle). Edith Keeler est la seule vraie femme pour laquelle Kirk a ressenti une passion durable, éternelle, en pleine possession de ses moyens et en pleine connaissance de cause. C’est une humaine du passé. Kirk est privé de tout ses gadgets et de son contexte moderne mais il est pleinement lui-même. À la fois pleinement lui-même, dépouillé, rendu plus humble par sa détresse, investi d’une mission délicate et amoureux fou de cette new-yorkaise de 1930. — Ysengrimus]

      • Sissi Cigale said

        Merci, Ysengrim. Ouf, tu es un vrai trekker, toi.

        [Un intégral. Un pur et dur. — Ysengrimus]

  15. Belle Orangeraie said

    Le huitième épisode. Titre: Still Treads the Shadow. Écrit par une femme et ça se sent…

  16. Belle Orangeraie said

    Le neuvième épisode. Titre: What ships are for.

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