Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Un film sur l’émeute Maurice Richard de 1955, ce bizarre symbole d’une époque

Posted by Ysengrimus sur 17 mars 2015

maurice-richard_film

Il y a soixante ans, le jour de la Saint-Patrick 1955, éclatait la fameuse émeute Maurice Richard à Montréal. Il y a dix ans aujourd’hui (cinquante ans après l’émeute donc), une film remarquable était tourné sur ce bizarre symbole d’une époque. Devenir l’incarnation sublimée de tous les espoirs libérateurs d’un peuple n’est pas quelque chose qui se décide ou s’improvise. Cela arrive, tout simplement. Cela se manifeste sans préavis, cela se met en place sans être orchestré, le plus souvent dans les conditions les plus biscornues imaginables. On passe ensuite une vie à reconstituer ce que fut la teneur de notre espace ordinaire quand la foudre a frappé. Un ensemble complexe de circonstances historiques impossibles à reproduire dans la vie contemporaine et hautement difficiles à représenter cinématographiquement ont fait du joueur de hockey sur glace Maurice «The Rocket» Richard (1921-2000) le totem emblématique du peuple canadien-français, au milieu du siècle dernier. L’athlète au départ est un monstre sacré dans l’enceinte circonscrite de son sport même. Dans le film de Charles Binamé, l’entraîneur unilingue anglophone des Canadiens de Montréal, Dick Irvin (joué magistralement par Stephen McHattie) dit un jour à Maurice Richard (joué hiératiquement par un Roy Dupuis de roc): «You are the Babe Ruth of hockey». Ce n’est déjà vraiment pas peu de choses au niveau du poids du symbole strictement sportif… On parle donc ici d’un athlète qui, dans la sphère restreinte de son activité, déjà, la révolutionne, la redéfinit (comme le fit Babe Ruth pour le baseball). La différence cruciale apparaît cependant quand on se met, sans le vouloir ni le souhaiter, à assurer l’intendance symbolique de ce grand talent. Le sport professionnel est un exercice public, un étalage ouvert à tous les remous de la fantasmatique collective. Babe Ruth jouait pour les mythiques Yankees de New York, une équipe et une ville au faîte de la gloire et de la plus solide des sécurités symboliques imaginables. Maurice Richard jouait pour le Canadien de Montréal, une équipe et une ville aux tréfonds de son insécurité symbolique et à l’aube (encore largement inconsciente) des plus grands moments émancipateurs de son histoire. Voici donc que l’athlète surdoué joue pour une ville en laquelle s’incarne intensément un peuple occupé, prolétarien, acculturé, sans gloire, sans victoire, modeste jusqu’à la frustration, frustre jusqu’à une simplicité quasi enfantine. Vos ingrédients sont en place. Il ne reste plus qu’à chauffer à blanc. La surchauffe qui provoquera l’étincelle, ce sera l’incroyable, l’inimaginable, l’inconcevable culture d’ethnocentrisme et de discrimination du hockey professionnel des années 1950. Les gibbons de l’establishment (anglophone) du hockey professionnel de ce temps se grattent le dos entre eux. Ils forment un cercle sélect à l’éthique fort élastique qui triche ouvertement les statistiques pour faire mousser les équipes des villes anglophones qu’ils promeuvent cyniquement et ostentatoirement. Un joueur anglophone moyen fait facilement l’équipe. Pour faire l’équipe quand on est canadien-français, il faut être un Maurice Richard, c’est-à-dire une figure sportive en laquelle il est incontestable que les qualités athlétiques pèsent plus lourd sur un des plateau de la balance que le poids de la discrimination systémique, sur l’autre plateau. Notons, en passant, que la mystérieuse magie des canadiens-français hockeyeurs surdoués est en grande partie un artéfact discriminatoire. Le filtre ethnocentriste du hockey professionnel de l’époque ne retient que les canadiens-français hautement talentueux dans les ligues professionnelles, et ceux-ci, immanquablement reconnaissables à la consonance de leurs noms, passent pour les représentants ordinaires d’un peuple de génies du hockey. Ironique revirement de la chose discriminatoire et passage involontaire de celle-ci en son contraire, la mise en place de la gloire mythique des Flying Frenchmen… Bref, les canadiens-français contemporains de Maurice Richard se retrouvent avec, étalé au grand jour sous leurs yeux experts (car les canadiens-français savent regarder une joute de hockey), le spectacle artificiellement suractivé et bien visible de la culture discriminatoire sur laquelle repose, plus discrètement, leur triste histoire sociale depuis le milieu du 18ième siècle. Involontairement, inexorablement, une joute entre les Maple Leaf de Toronto et le Canadien de Montréal de cette époque devient une sorte de guerre de libération sublimée. Les Canadiens (le mot désignait plus naturellement les francophones du Canada à cette époque) font face aux Anglais. Les voici survoltés. En 1955, Maurice Richard frappe un arbitre anglophone qui n’a pas puni le joueur anglophone qui vient de le tabasser rudement. Le directeur anglophone de la ligue le bannit pour la saison, l’empêchant ainsi de devenir le premier canadien-français à remporter le championnat des compteurs de la Ligue Nationale de Hockey. Émeute. Montréal est mise à sac.

Et, un jour, inévitablement, un demi-siècle plus tard, il faut expliquer les tenants et les aboutissants de cette incompréhensible tempête sociologique à nos enfants, qui n’y voient goutte. Une émeute sportive pour eux, que voulez-vous, c’est du hooliganisme et une guerre sublimée dans le sport c’est une manifestation de bêtise primaire en mondovision et point barre. Et ils ont parfaitement raison. Ils sont le produit d’un Québec et d’un Canada francophone plus serein, plus solide, affranchi, multiculturel, qui aujourd’hui a des peintres, des musiciens, des poètes, des athlètes professionnels et olympiques, des architectes, des artistes de cirque, des concepteurs de mode, des cinéastes, une gastronomie, une littérature, une musique, un cinéma, une culture. Comment comprendre que ces gens n’avaient rien, sauf un petit poste de radio pour écouter la joute? Comment comprendre que, dans l’enceinte de l’aréna de hockey dont ils détenaient un billet à petit tarif, ces gens du commun étaient séparés des détenteurs de billets de saison plus riches par une clôture de grillage métallique? Il faut à nos enfants monsieur Tony Bergeron (savoureux sous les traits de l’infaillible Rémi Girard), le subtil barbier-coiffeur de Maurice Richard  pour leur expliquer tout ça simplement. Les hommes de ma génération se faisaient raconter le drame de Maurice Richard par leurs pères ou leurs oncles (mon père, né en 1923, est un homme ayant littéralement l’intégralité du profil sociologique du Rocket – la communication et la transmission de la mémoire s’en trouvent grandement facilitées). Une génération plus tard, la marche est plus haute. Il faudrait pouvoir asseoir les petits enfants de ce ti-boutte canadien-français que fut mon père devant un bon film qui leur mettrait tout ça à plat en les immergeant dans ce contexte étrange et suranné, sans perdre la perspective ni la sérénité du recul historique. Eh bien ce film, on l’a maintenant…

J’ai donc assis mes fils Tibert-le-chat et Reinardus-le-goupil devant le film Maurice Richard. Le plaisir cinématographique (ce film a une cinématographie toute particulière, misant beaucoup sur les teintes froides, les bleus, les vert olive et les gris) se complète ici d’un résumé historique et d’une documentation ethnologique parfaitement en ordre. D’ailleurs  Reinardus-le-goupil avait déjà vu le film dans le cadre d’un cours sur l’histoire du Canada dans son école franco-ontarienne. Quiconque veut comprendre ces événements, quiconque veut découvrir la vie familiale, sociale, professionnelle d’un hockeyeur du siècle dernier, qui travaillait à l’usine le jour et poussait le rondelle le soir, trouvera en ce film la synthèse idéale, le compendium limpide. S’y ajoute, ce qui n’est pas rien, l’étude à la fois nette et subtile du phénomène de la sublimation nationale dans le sport. S’il fallait pinailler, on pourrait reprocher à monsieur Roy Dupuis d’être trop grand et trop majestueux pour jouer le Rocket, qui était un ti-boutte fringuant et populacier (quoique simple, discret, modeste, pudique même). Mais le gigantisme du symbole et la justesse du jeu de Dupuis compensent amplement le manque cruel d’ingratitude de son physique outrageusement idéal. En regardant travailler mademoiselle Julie LeBreton, l’actrice très douée qui joue l’épouse de Maurice Richard, Tibert-le-chat s’est exclamé: «Je vois en elle la québécoise typique. C’est incroyablement juste». Le film Maurice Richard, à l’instar du personnage qu’il dépeint, a une façon toute naturelle, limpide et fraîche de faire émaner l’archétype hors du coutumier. C’est un document plus que satisfaisant: jubilatoire.

Le travail d’un type particulier d’acteurs de soutien est à signaler ici aussi. Des joueurs de hockey contemporains superbement dirigés incarnent des figures emblématiques du hockey sur glace de jadis. Vincent LeCavalier campe un Jean Béliveau remarquable, Ian Laperrière joue Bernard «BoumBoum» Geoffrion avec brio. Un ancien joueur de football collégial devenu acteur du nom de Charles Rooke campe le terrible James «Kilby» MacDonald des Rangers de New York. Les acteurs (tous excellents patineurs) ne sont cependant pas en reste dans ces positions mythiques, si bien que Randy Thomas devient Hector «Toe» Blake et Patrice Robitaille nous livre un Émile «Boutch» Bouchard plus grand que nature. Le résultat de cette rencontre en dégradé entre acteurs et athlètes est fulgurant. On retrouve ce plaisir jouissif du mélange des genres vécu autrefois lorsque l’équipe olympique de hockey féminin (la vraie, la médaillée d’or) était venu flanquer une raclée mémorable à la mythique ligue de garage de Stan dans Les Boys III (2001).

Hommes et femmes de ma génération (je suis né trois ans après l’émeute de Montréal et deux ans avant que le Rocket n’accroche ses patins), asseyez vos enfants devant ce superbe et serein exercice de mémoire. Tout y est. Pur, fin, net et beau.

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Charles Binamé, Maurice Richard, 2005, film canadien avec Roy Dupuis, Julie LeBreton, Stephen McHattie, Rémi Girard, Michel Barrette, 124 minutes.

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24 Réponses to “Un film sur l’émeute Maurice Richard de 1955, ce bizarre symbole d’une époque”

  1. Le boulé du village said

    En plein ça, Ysengrimus. Comme tu dirais: « dans le mille ». Maudit qu’il l’a, cte gars.

    [Merci, le Boulé. Tu es un prince. – Ysengrimus]

  2. Fridolin said

    Ce film est excellent. Je suis bien content d’apprendre qu’il joue dans les écoles franco-ontariennes. Il devrait jouer dans les écoles ici aussi, bâzwelle!

    [Les franco-ontariens sont encore proche de ces causes… – Ysengrimus]

  3. Caravelle said

    Très intéressant. Je ne connaissais rien de ceci.

  4. Denis LeHire said

    J’ai vu enfin le film, en intégrale (version française malgré le titre en anglais présenté parfois… et les parties en anglais ne sont habituellement pas sous-titrées). Vraiment bien fait et très touchant.

    [Merci, Denis. Bien dit. – Ysengrimus]

    • Mura said

      Je viens de le visionner. Captivant. Important de mentionner que ce film documente aussi le fait que Maurice Richard signait, dans un hebdomadaire montréalais, une chronique intitulée LE TOUR DU CHAPEAU dans laquelle il dénonçait la brutalité biaisée et les pratiques discriminatoires dans le hockey professionnel de son temps.

      [Exact. La chronique était rédigée par un tonique plumitif, le vieux journaliste sportif Paul Saint-Georges (jouée dans le film par Benoît Girard). Cela aidait Richard à se formuler sur papier mais le contenu brut de la chronique venait du hockeyeur lui-même (il la dictait souvent au téléphone). Richard a finit par devoir signer (à défaut de l’écrire) une lettre d’excuses en anglais au président de la ligue Clarence Campbell, gibbon arrogant dont la désinvolture cinglante fut un carburant crucial de l’émeute de 1955. – Ysengrimus]

    • Vanessa Jodoin said

      Pour ma part, je l’ai regardé hier soir. Merveilleux et bien rendu, le point de vue de la femme de cette époque sur tout ce drame. Julie LeBreton en fille tenant tête à son père et en conjointe écœurée que son mari reçoive des coups de poings et de bâton de tous les gorilles de la ligue. Magnifique prestation de premier rôle féminin. On sent en permanence le regard solide, puissant et intérieurement tourmenté de la femme. J’ai pleuré, par moments.

      [Je seconde. – Ysengrimus]

  5. Égérie said

    Roy Dupuis: le manque cruel d’ingratitude de son physique outrageusement idéal…

    Je seconde!

    roy-dupuis-avec-barbel

  6. Brigitte B said

    C’est vrai que Monsieur Maurice Richard était plus austère.

    Maurice_Richard_portrait

    [Un ti-boutte trapu du temps des ti-bouttes trapus… – Ysengrimus]

  7. Serge Morin said

    Il aurait été totalement stupide de donner son nom au pont Champlain. Ç’aurait été remettre les canadiens-français dans leur tristement célèbre cage de grillage au forum (tactique symbolique digne des conservateurs anglo-canadiens). Maurice Richard, c’est un peu notre Oncle Tom à nous. Un symbole à manier respectueusement mais prudemment, délicatement. Ce texte d’Ysengrimus y parvient (ce film aussi) par un hommage au grand sportif et un regard prudent et éclairé sur le symbole sociologique qu’il fut, un temps. Le chandail est retiré. C’est bon de se souvenir mais le chandail reste retiré.

    RichardChandail

    [Je seconde pleinement cette analyse de monsieur Morin. – Ysengrimus]

    • Caravelle said

      Excusez-moi: « le chandail est retiré »?

      [C’est une coutume de hockey. Quand un joueur fut grand, on retire son chandail-dossard. Plus personne ne portera son numéro, qui est comme sacralisé. C’est un type d’intronisation qui aussi, comme le fait sentir monsieur Morin, fait référence au temps qui passe. Les chandails-dossards retirés sont convertis en bannières-souvenirs qui pendouillent au plafond de l’aréna de la Sainte Flanelle (surnom attendri du club de Hockey Canadien). – Ysengrimus]

  8. Piko said

    Pour Madame Carava. Quelques bannières-souvenirs de chandails retirés, dont celle de Maurice Richard.

    Bannieres-souvenir-Flanelle

    • Caravelle said

      Merci, monsieur Piko. Pardonnez ma curiosité un peu vétillarde mais pourquoi le héro du jour est-il en M. Richard alors que les autres ne portent qu’un nom de famille? Pour le faire ressortir comme encore plus grand?

      [Il n’y a rien de vétillard dans ceci, Caravelle, sagace et attentive que vous êtes. Non, c’est comme ça pour éviter une ambigüité. C’est à cause du fait qu’un H. Richard pendouille aussi sur ce plafond là (il est pas sur la photo mais bon), en référence à monsieur Henri Richard, frère cadet de Maurice, qui joua pour le club Canadien aussi et que, lui, j’ai vu jouer dans mon enfance. Ysengrimus]

  9. PanoPanoramique said

    T’es un fana fini de hockey, Ysengrimus?

    [Pas spécialement, non. Mais je respecte ce trait, particulier et un peu suranné, de notre culture collective. Un homme de ma génération entendait fatalement plus parler, enfant, de hockey que nos enfants et petits-enfants. Les choses du dispositif culturel et symbolique étaient un peu moins diversifiées et multipolaires, dans ce temps-là. Ma sœur ainée suivait le hockey beaucoup plus que moi. Elle commentait les articles de tabloïds d’après match avec un brio peu banal. Ce sont de beaux souvenirs d’un autre siècle. – Ysengrimus]

  10. Tourelou said

    Il a risqué beaucoup cet homme autant sur la patinoire pour compter des buts que pour défendre la langue française. Un homme courageux. Souvenons nous effectivement.

  11. Connaissez-vous l’essai qu’a rédigé l’écrivain américain William Faulkner au sujet d’un match de hockey qu’il a observé au Madison Gardens en 1955 entre les Rangers de New Yorke et les Canadiens, et, plus particulièrement, au sujet de Richard: An Innocent At Rinkside? Malheureusement, je n’ai pas réussi à le trouver dans son intégralité.

    http://oreilletendue.com/2014/05/22/lectures-du-troisieme-tour/

    [Je ne connaissais pas ce petit évènement littéraire d’une singulière curiosité. – Ysengrimus]

  12. Tuquon Bleu said

    Il y a même eu une chanson de composée en 1970 par Pierre Létourneau. On se la rechante parfois tous ensemble, avec une nostalgie amusée.

    [Absolument exact. – Ysengrimus]

    • Butch Bouchard said

      Pour Madame Carava (et pour tout le monde), les paroles de cette balade:

      Maurice Richard
      (Paroles et musique: Pierre Létourneau)

      Quand, sur une passe de Butch Bouchard, il prenait le puck derrière ses goals
      On aurait dit qu’il portait le sort de tout le Québec sur ses épaules
      Pardonnez-moi si aujourd’hui je vous en parle comme s’il était mort
      C’est qu’il était toute ma vie sous son chandail tricolore (bis)

      Maurice Richard, c’est pour toi que je chante (bis)

      S’il voulait vaincre tous les records de ce fameux grand canadien (de Montréal)
      Je vous assure que Bobby Orr ferait mieux d’aiguiser ses patins
      Oh mon Maurice, oh mon idole, oh mon numéro 9 en or
      Sans toi, mes samedis sont si dull que je m’ennuie, je me couche puis je m’endors (bis)

      Maurice Richard, c’est pour toi que je chante (bis)

      Aujourd’hui derrière ton cigare, perdu dans tes pantoufles de laine
      Tu fais semblant de vivre à l’écart de cette gloire qui fut la tienne
      Mais je sais que, sans aucun doute, tu t’ennuie de plus en plus fort
      Des quinze mille spectateurs deboute au moindre body check de ta part (bis)

      Maurice Richard, c’est pour toi que je chante (bis)

      Maurice Richard (bis)

      [Merci ben, mon Butch (où que tu sois et qui que tu sois)… – Ysengrimus]

      • Magellan said

        Passablement ridicule, non?

        [Les cultures vernaculaires le sont toujours un petit peu, surtout sous la patine du temps… – Ysengrimus]

  13. Ysengrimus said

    Tiens toujours sur le thème du hockey symbolico-vieillotte, pour s’émouvoir et, surtout, pour vous remercier de vos super commentaires, toujours aussi tripatifs, voici la série de mèmes que j’avais mitonnée pour les 7 du Québec au moment de la mort de Jean Béliveau.

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    Beliveau-8-Rottenecards_14263711_86cdrjtxyx
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    • Fridolin said

      Vraiment excellent. On pourrait en dire autant de Maurice Richard. C’est bien fini le chevaleresque au hockey…

      [Richard, plus fonceur et individuel, ne faisait pas autant « la passe » que Béliveau et on lui proposa jamais de devenir gouverneur général… Pour le reste, ça tient à peu près. – Ysengrimus]

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