Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

La dissolution de la division sexuelle du travail, c’est elle, la vraie innovation ethnologique de notre temps…

Posted by Ysengrimus sur 8 mars 2012

De nos jours, les hommes et les femmes se positionnent dans toutes les sphères d’activité et ce, selon un ratio tendant maximalement vers 50/50 dans chacune d’entre elles…

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En 2132, monsieur, si ça, ça continue,
En 2132, qui c’est qui montera par-dessus?
Attention au secours!
Qui c’est qui me parlera d’amour
Si la police s’appelle Alice?

Jean-Pierre Ferland, Women’s Lib (paroles de J.P. Lauzon), 1974.

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Le principe de la division sexuelle du travail est un archaïsme bien plus crucial et systémique que la perpétuation, de ci de là, de telle ou telle occupation traditionnelle ponctuelle, imposée aux femmes (ou aux hommes). Sur cette question, trop mal comprise, je ne résiste pas à l’envie de soumettre à votre attention sagace cette brève synthèse descriptive que l’on doit à l’important anthropologue du siècle dernier Ralph Linton (1893-1953).

Un potier en Inde, aux environs de 1929

Femme asiatique vannant le riz à l’ancienne (sans date)

La division et l’attribution des statuts selon le sexe semblent être à la base de tous les systèmes sociaux. Toutes les sociétés prescrivent des attitudes et des activités différentes pour les hommes et pour les femmes. La plupart d’entre elles essaient de rationaliser ces prescriptions en arguant de différences physiologiques entre les sexes ou de leur rôle différent dans la reproduction. Cependant, une étude comparative des statuts assignés aux femmes et aux hommes dans des cultures différentes semble montrer que si de tels facteurs peuvent avoir fourni un point de départ pour la division des statuts, c’est la culture qui détermine en fait, pour l’essentiel, leur attribution. Les caractéristiques psychologiques attribuées aux hommes et aux femmes dans des sociétés différentes varient tellement, elles aussi, qu’elles peuvent n’avoir que de faibles justifications physiologiques. La représentation que les sociétés modernes [occidentales de l’entre-deux-guerres – P.L.] se font de la femme comme angélique et secourable fait un contraste violent avec l’existence, chez les Iroquois par exemple, de femmes-bourreaux qui font preuve de beaucoup d’ingéniosité et de délectation sadique.

L’attribution des occupations, qui est somme toute partie intégrante du statut, donne lieu à des disparités encore plus marquées entre les différentes sociétés. Les femmes arapesh transportent couramment des fardeaux plus lourds que les hommes «parce que leur tête est bien plus dure et plus solide». Dans certaines sociétés, les femmes font la plus grande partie du travail manuel; dans d’autres, comme celles des îles Marquises, la cuisine, le ménage et la garde des enfants sont des occupations proprement masculines et les femmes passent le plus clair de leur temps à leur toilette. La règle générale elle-même selon laquelle, en raison des servitudes de la grossesse et de l’allaitement, les occupations les plus actives sont réservées aux hommes et les occupations les moins actives aux femmes connaît bien des exceptions. Ainsi, chez les Tasmaniens, la chasse au phoques était un travail dévolu aux femmes. Elles nageaient jusqu’aux rochers où se trouvaient les phoques, traquaient les bêtes et les assommaient. Les femmes tasmaniennes chassaient aussi l’opossum, ce qui les obligeait à grimper jusqu’au faîte d’arbres très hauts.

Même si la distribution des occupations selon le sexe varie beaucoup, en fait, le modèle de la division selon le sexe est constant. Il est très peu de sociétés où chaque activité importante n’ait pas été assignée définitivement soit aux hommes, soit aux femmes. Même lorsque les deux sexes coopèrent dans une activité particulière, le domaine de chacun des sexes est souvent bien délimité. Ainsi, pour la culture du riz à Madagascar, les hommes font les semis et les terrasses et préparent les champs pour le repiquage. Les femmes font le travail de repiquage qui est difficile et fatiguant; elles arrachent aussi la récolte mais ce sont les hommes qui la rentrent. Les femmes la transportent alors vers les aires où les hommes la battent, tandis que ce sont les femmes qui la vannent. Enfin, les femmes pilent le grain dans des mortiers et le cuisent.

Quand une société prend en charge une industrie nouvelle, il y a souvent une période d’incertitude pendant laquelle cette tâche peut être remplie par les individus des deux sexes. À Madagascar, la poterie est fabriquée par les hommes dans certaines tribus et par les femmes dans d’autres. Dans la seule tribu où elle est fabriquée à la fois par les hommes et les femmes, cet artisanat n’a été introduit qu’au cours des soixante dernières années [soit depuis 1870 – P.L.]; au cours des quinze dernières années [soit entre 1915 et 1930 – P.L.] en particulier, le nombre de potiers masculins a fortement diminué, beaucoup d’entre eux ayant abandonné cette activité. La baisse des bénéfices, habituellement avancée comme raison qui contraint les hommes à abandonner une de leurs occupations spécifiques quand les femmes l’envahissent en nombre, n’a certainement pas joué ici: le marché était loin d’être saturé et le prix des objets fabriqués par les hommes et les femmes était le même. Les hommes qui avaient abandonné le métier n’en donnaient en général que des raisons très vagues, mais quelques-uns avouaient avec franchise qu’ils répugnaient à se mesurer avec des femmes. Apparemment, l’entrée des femmes dans le métier avait ôté à ce dernier un certain prestige et désormais ce n’était plus l’affaire d’un homme, même escellent artisan, d’être potier.

Ralph Linton (1968), De l’Homme, Minuit, Le sens commun,  pp 140-142. (Titre original: The Study of Man, 1936) – cité depuis la copie papier de la version française de l’ouvrage.

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Je crois que la conclusion, au sujet des données anthropologiques synthétisées ici, est assez limpide. Même si les occupations varient amplement, une certaine perpétuation de la division sexuelle du travail dans notre société tertiarisée (les filles réceptionnistes, éducatrices en garderies, hygiénistes dentaires – les gars chauffeurs de taxi, éboueurs, dentistes) est indubitablement archaïsante. La vraie innovation que la civilisation contemporaine mondiale/mondialisée apporte, par rapport aux tendances observées dans les sociétés traditionnelles dont nous rendent compte les anthropologues, ce n’est pas le fait d’intervertir, comme le craignait tant le Jean-Pierre Ferland de 1974, le sexe des rôles professionnels (les femmes policières, pilotes d’avions et avocates, les hommes secrétaires, infirmiers, meneurs de claques). Des intervertissements de ce type sont maximalement attestés, de longue date, dans maintes civilisations traditionnelles, et leurs fort variables stature, statut, standing ou stabilité (sans parler, ayoye, de leur fondement «biologique» ou «naturel») sont complètement culturellement convenus, depuis des temps immémoriaux. Ce qui est vraiment nouveau, massivement nouveau au jour d’aujourd’hui, c’est bien le fait de dissoudre toute division sexuelle du travail et, qui plus est, de le faire non plus comme révélateur d’incertitude face à de nouvelles tâches ou industries mais bien comme redéfinition fondamentale du partage de toutes les tâche, anciennes ou nouvelles, dans toutes les industries. De nos jours, les hommes et les femmes se positionnent dans toutes les sphères d’activité et ce, selon un ratio tendant maximalement vers 50/50 dans chacune d’entre elles (et, oui, le tout impliquant, comme chez les potiers et potières malgaches de 1870-1930, un déclin tout aussi uniforme du «prestige» des professions traditionnelles – qu’y a-t-il de tant prestigieux à trimer de toute façon?). C’est alors la division sexuelle même des tâches qui perd toute fonction opératoire. Nous procédons, partout dans le monde d’aujourd’hui (pays émergents inclus), à une révolution tranquille des sexages qui laisserait un homme ménager des îles Marquises, une chasseuse de phoques tasmanienne, et les cultivateurs et cultivatrices de riz malgaches de jadis bien perplexes: celle de la dissolution radicale et sans appel du PRINCIPE ABSTRAIT FONDAMENTAL de la division sexuelle du travail. Il n’opère plus que comme trace résiduelle, pulsion réactionnaire, trait de culture intime de groupes non-professionnels, ou tic comportemental d’arrière-garde. On entrevoit clairement le moment où la division des activités professionnelles selon le sexe n’aura absolument plus aucun sens intelligible… et cela risque de rendre bien des romans, bien des films, bien des récits de notre corpus culturel contemporain et patrimonial pas mal difficiles à décoder et à saisir, attendu l’effilochement irrévocable de certains de leurs implicites fondamentaux, dans l’œil mondialement kaléidoscopique et dans toute la sphère des perceptions tangibles de nos consciences ordinaires modernes. Que dire de plus, quand même l’institution la plus hostile aux priorités de la société civile finit par, disons la chose sans calembour, se mettre au pas?

VERS L’ÉGALITÉ HOMMES-FEMMES AU COMBAT

ARMÉE AMÉRICAINE – Interdites de servir au combat, les femmes de l’armée américaine ont pourtant versé le prix du sang en Afghanistan et en Irak: le Pentagone a levé, hier, une partie des restrictions faites aux femmes militaires. Environ 14,000 postes qui leur étaient interdits leurs sont désormais ouverts. Près de 280,000 américaines ont servit en Irak et en Afghanistan depuis 2001 et 144 y ont été tuées, dont 79 au combat. Malgré ces 14,000 nouveaux postes, un tiers des postes de l’armée de terre et des Marines reste réservé aux hommes – AFP.

Journal 24 heures, Montréal, fin de semaine du 10-12 février 2012, p. 25

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La vieille comptine mille fois rebattue de mon enfance: LES FILLES, LES GUÉNILLE. LES GARS, LES SOLDATS ne tient plus. C’est elle, justement, cette comptine, et la division en sexage qu’elle axiomatise, ou revendique, ou perpétue, qui se déguenille, qui part en quenouille. Bon, quant à moi, l’armée disparaitrait, corps et biens, avant même que la dissolution de la division sexuelle du travail dans ses rangs ne soit complétée, et cela ne me ferait pas de peine… Mais je vous fais une prédiction: ce ne sera pas le cas. C’est que même nos institutions les plus rétrogrades et les plus nuisibles (armée, management, haute finance, églises) montrent sans ambivalence que le dispositif clivé en sexage, dont Ralph Linton nous synthétisa jadis l’analyse, n’est plus.

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Paru aussi (en version remaniée) dans Les 7 du Québec

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9 Réponses to “La dissolution de la division sexuelle du travail, c’est elle, la vraie innovation ethnologique de notre temps…”

  1. Vanessa Jodoin said

    Un autre exemple d’explication faussement « naturelle » de la division sexuelle de travail: les plongeuses pêcheuses de perles en apnée de Japon, les Amas (en japonais, littéralement « femme de la mer »)

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ama_(plongeuse).

    Les femmes sont censées d’avoir une capacité pulmonaire supérieure à celle des hommes…

  2. Égérie said

    Bonjour Ysengrim,

    J’ai bien aimé votre billet d’aujourd’hui. J’aimerais bien jeter un coup d’œil sur l’humanité dans quelques centaines d’années. Croyez-vous que la tendance se maintiendra, ou pensez-vous qu’un retour brusque est également possible ? Par exemple, la poterie malgache pourrait-elle soudainement devenir le domaine des hommes ou des femmes uniquement ?

    Égérie

    [Je crois que la division sexuelle du travail est aussi foutue aujourd’hui que le pouvoir monarchique actif était foutu circa 1750. – Ysengrimus]

  3. Chloé said

    Certes, la division sexuelle du travail dans ses formes les plus rudimentaires et les plus grossièrement social-darwinistes s’est effondrée. Pourtant, je crois qu’elle persiste sous des formes nouvelles, des formes plus insideuses. Les inégalités sont réinscrites dans les nouvelles structures institutionnelles et tout ce qui, culturellement, est associé à la femme reste dévalorisé. Il reste que la composition sexuelle d’une profession et la proximité du travail fait avec les tâches associées stéréotypiquement aux femmes – comme le soin aux personnes – a un impact significatif sur le niveau de rémunération et le statut social de la profession. Le plus « féminin », le moins payant et le moins respectés.

    De plus, et fondamentalement, comme femme, comme féministe, je ne trouve pas spécialement libérateur le fait d’avoir accès aux mêmes formes d’aliénation que les hommes.

    Je vous souhaite une très agréable journée internationale de la femme.

    • Bombshell in a Nutshell said

      I totally agree. Now, some women will get all jumpy over this, but I must point out that to succeed in the world of work, especially the corporate world, a woman has essentially to take on all of the worst qualities of men, because, well, the corporate world was built by men. It is a world that values aggressiveness, win at all costs ruthlessness, a world in which showing any emotion is interpreted as a sign of weakness. Why do I want equal access to this world? I don’t want this world at all! What kind of feminism is that? You win at a game created by men by playing by his rules and subsuming your own nature to his. And Ysengrimus, please, spare me the « optimist militancy » hooplahoop. I was watching this total full of shit documentary about the representation of women in the media. Same old hokum as always, nothing new there. And, as usual, it ended on this note of pseudo-optimism, talking about how one day a woman will be president -never mind that other countries considered far less progressive than the US have already had female leaders- and going on and on about how a woman should define herself by her accomplishments, by her education and career rather than her looks. WELL IT IS JUST A NEW FORM OF BULLSHIT! Another form of alienation! How about ‘resist defining oneself by anything other than what is fundamental’! Were I to ‘define’ myself by my ‘accomplishments’ I would be just as dissatisfied as I am defining myself by my physical appearance. I AM SO TIRED OF THIS PSEUDO-FEMINIST OBSESSION WITH CAREER! It all comes down to fucking career. When they say that « a woman can be anything » they don’t really mean anything! And, to add, they igrore all of the non-gender obstacles to ‘accomplishment’… nor do they even question the notion of ‘accomplishment’ in the first place. I am not at all happy with this incarnation of ‘feminism’. It is careerism cloaked in pseudo feminism and I OPT OUT! Define yourself by your accomplishments… DEFINE YOURSELF BY MY ASS!

    • jimidi said

      Je trouve ce commentaire très juste et remarquablement formulé. C’est exactement ce qui se passe dans le secteur où je travaille. La profession d’éducateur n’attire plus les hommes, en raison de son faible niveau de rémunération, notamment dans le secteur public. Tout se passe comme s’il était entendu qu’il s’agit là d’une rémunération d’appoint vis à vis du vrai salaire de monsieur. Le salaire moyen dans le service où je travaille est autour de 1500 euros net par mois (le salaire minimum est à 1000€) Perso, avec plus de trente ans d’ancienneté, et malgré ma catégorie A (cadre), je touche 2400€ par mois. Certes, on bénéficie de 53 jours de congé, de la garantie de l’emploi et les temps partiels sont accordés quasi systématiquement, mais c’est un peu un marché de dupes : contentez-vous de ce que vous avez et fermez là.

  4. Tourelou said

    Si quelques humains se donnent encore des thèmes genre ‘journée de la femme’ pour rester sensible à l’humanité, je pense qu’en fait la terre humaine n’existe presque plus déjà. Nous sommes déjà très avancés dans notre mutation vers un état de travailleur virtuel et numérique donc pourquoi encore jaser du besoin d’équilibrer tâches, postes, responsabilités dans des cases ‘roses’ ou ‘bleues’ car les sexes n’existeront plus dans le futur monde du travail. Jean Pierre Ferland craignait surtout pour la baise hétéro… pas trop pour le travailleur.

    • Catoito said

      Je crois que Ferland s’en prenait sans complexe ni nuance à la libération de la femme, point. Texte intégral de cette chanson, probablement sa plus stupide, ridicule et niaiseuse:

      WOMEN’S LIB (Jean-Pierre Ferland – 1974)

      En 1919, monsieur
      Les femmes ça votait pas
      En 1919
      On n’avait pas les femmes qu’on a
      aujourd’hui dans notre lit dans ce temps-là c’était facile
      On pensait pas au Women’s Lib
      Aujourd’hui c’est fini où c’est qu’il est l’imbécile
      Qui’es a laissé s’émanciper?

      En mille neuf cent tranquille, monsieur
      Les femmes c’était à nous
      En mille neuf cent tranquille
      Les femmes ça grouillait pas de chez nous
      Aujourd’hui c’est fini où c’est qu’il est c’te génie
      Qui’es a laissé se libérer?

      En 2132, monsieur
      Si ça, ça continue
      En 2132
      Qui c’est qui montera par-dessus
      Attention au secours!
      Qui c’est qui me parlera d’amour
      Si la police s’appelle Alice
      Attention au secours
      À qui c’est qu’on fera l’amour?

      [Je seconde. Misogynie maladive, phallocratisme arriéré et frontal avaient bonne presse chez nos chansonniers du temps: Gainsbourg, Brel, Bécaud, Brassens. Ils y sont tous allés de vesses bien senties ouvertement contre les femmes, et qui ont l’air passablement grotesque, avec le recul. – Ysengrimus]

      • Tourelou said

        Pour préciser aussi mon commentaire: j’ai beaucoup travaillé avec des partenaires de travail de l’extérieur autant provincial ou international via des appels conférences (pas vidéo). Dans ces relations d’équipes virtuelles c’est tellement pas important de savoir si homme ou femme fait telles tâches ou l’autre. L’équipe assignait par compétence pourtant quand c’était le temps de faire des réunions rencontres face à face étrangement le jeu de pouvoir revenait souvent au galop. Alors notre futur au travail qu’importe qui est derrière le guichet automatique,la commande de service ou de biens via internet, mon achat de billet de cinéma à la borne interactive etc… Le travail virtuel est assexué, visant avant tout la compétence technologique et productive. Et Ferland est un gros band… mais un grand charmeur.

        [Intéressant exemple – Ysengrimus]

  5. hibou lugubre said

    Hum..hum, je ne peux prétendre rivaliser avec le grand et sage Ysengrimus, mais je veux y aller de ma petite idée* sur la question, en y mettant autant de sincérité que je peux!

    *(idée qui n’est pas pernicieuse je vous l’assure surtout à la lecture de la dernière phrase de mon commentaire..Que les vénérables lectrices de cet honorable blog fassent preuve d’indulgence à mon égard :))

    Dans cette culture mondialisée et unifiée justement, il y a beaucoup matière à Anthropologie n’est-ce pas. L’une des questions serait de qualifier et quantifier cette  »évolution »: est-ce vraiment par souci de justice, par militantisme pro féministe, par gains et cumul d’acquis sociaux, par acharnement des femmes à rétablir leur droit au travail que la nouvelle  »distribution » de tâches s’est imposée ? Pas sûr ! Notre société moderne particulièrement habile dans la sélection des espèces et des tâches qui leur sont assignées, à certes entrepris certains  »aménagements » en faveur de la femme, tout en la dépossédant à petites doses de certains atouts ou droits: sa féminité, sa maternité, ou certains de ses engagements sociaux envers d’autres femmes ou envers sa famille.

    A coup sûr, les nouveaux besoins en main d’œuvre de l’ère industrielle ont déterminé l’évolution de la femme dans le monde du travail, souvent d’ailleurs sur des critères que nous connaissons bien aujourd’hui: compétition, productivité, rendement et au final exploitation de la ressource humaine! En d’autres mots, quel est véritablement l’évolution dans la condition féminine entre une femme qui trimait au début du vingtième siècle sur les tours des usines d’armement européennes ou nord-américaines, et celle qui en 2012 continue de le faire dans les usines à broyer de la main d’œuvre, modernes nous dit-on, et qui laissent entrevoir chez ces femmes la même mine de prolétariennes et les préjugés de femmes ‘’sous éduquées’’ et malchanceuses nous murmure t-on!

    Bref, c’est pour dire que les femmes ont certes pu imposer leur capacités, leur résistance (légendaire) et leurs qualités au travail  »intellectuel » comme nouveau débouché qui a véritablement révolutionné la société… et à ce titre, ces femmes participent souvent intellectuellement à l’essor de la société sans véritablement de contre partie ou de salaire…ce qui est différent d’une supposé ‘’distribution égalitaire’’ du travail comme le laissent croire les apparences… car un nombre considérable de femmes continuent de trimer dur comme c’était le cas dans le modèle archaïque ou ancien…et ce, pour des peanuts!

    Alors oui, il est question d’évolution, pour certaines, mais pour d’autres.. Est-ce encore la majorité? on parlera tout au plus d’Adaptation…! avec pour compensation quelques cartes de crédits et d’autres artifices consuméristes pour faire passer la pilule!

    Enfin, les anthropologues et les spécialistes en tous genre diront ce qu’ils veulent, mais quoi qu’on ait fait subir aux femmes, elles n’ont jamais baissé les bras, ni cessé de nous de nous combler de leur paix, leur amour et leur sourire …en plus de nous séduire et nous faire perdre le nord nous les hommes!

    Signé, l’hibou célibataire défenseur des femmes extraordinaires… qui garde espoir de séduire une perle rare… qui sait ?!🙂

    PS: et mille merci à notre Ysengrimus qui n’oublie jamais de nous concocter des billets qui nous connectent à elles comme celui-là!

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