Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

SEX AND THE CITY, le sexe à la ville, décortiqué dans un angle résolument féminin

Posted by Ysengrimus sur 15 mai 2011

Go get our girl…

Miranda Hobbes

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Miranda Hobbes, Charlotte York, Samantha Jones, Carrie Bradshaw

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Carrie Bradshaw (jouée par Sarah Jessica Parker) tient, entre 1998 et 2004, une chronique journalistique hebdomadaire portant sur la sexualité à la ville (ou, selon le doublage québécois du feuilleton, sur le sexe à New York), pour un tabloïd new-yorkais (fictif), le New York Star. À mi-chemin entre l’ethnologie urbaine et le témoignage personnalisé à vif, la chronique Sex and the City nous est partiellement récitée par son auteure, tandis qu’elle mobilise pour nous, en guise d’exemples visualisés, dosant subtilement la tranche de vie parlante et le potin mondain, les facettes de la vie sentimentale de ses trois meilleures copines new-yorkaises ainsi que, bien sûr, de la sienne. Chaque épisode d’une demi-heure se construit autour de la question principale posée dans la chronique du jour, que Carrie Bradshaw rédige en notre compagnie, sur son mythique ordinateur portable noir, dans son petit apparte de Manhattan au placard rempli de paires de chaussures griffées. Les questions soulevées, avec une savoureuse finesse et une originalité chaque fois maintenue, se formulent comme suit (liste non exhaustive): Les femmes peuvent-elles baiser comme des hommes? La beauté est elle omnipotente? Y a-t’il des gens qui baisent des gens qu’ils ne présenteraient même pas à leurs ami(e)s? La monogamie à la ville est-elle une illusion perdue?  L’Idylle est-elle la nouvelle religion contemporaine? Quelles sont les lois et règles du code de la rupture sentimentale? Faut-il taire certaines choses en amour? Une relation sentimentale peut-elle vous faire revivre? Dans un monde si permissif, qu’est-ce que de tromper quelqu’un? Dans l’ambiance du cynisme urbain contemporain, le coup de foudre est-il encore possible? Peut-on changer un homme? Est-il possible de sortir avec quelqu’un qui ne soit pas de notre caste? Faut-il jouer toutes sorte de petits jeux douteux pour qu’une relation perdure? Sommes-nous en fait toujours en train de sortir avec la même personne? Embrasser un conjoint, est-ce embrasser toute sa famille? Peut-on rester amie avec un ex? Les femmes cherchent-elles un sauveur? Y a-t-il des femmes qui n’existent que pour nous (femmes) faire nous sentir mal? L’opposition entre les sexes est-elle une notion surannée? Qu’en est-il de ce tout petit élément concret insupportable qui anéantit une idylle? Faut-il hyper-dramatiser la relation pour qu’elle perdure? En amour, faut-il écouter son cœur ou son cerveau? Peut-on échapper à son passé amoureux? Devient-on plus sage, ou simplement plus vieux? L’âme sœur, un fait objectif ou un artéfact masochiste? Pourquoi voit-on si clairement en notre amie et si mal en nous-même? Lequel arrive le premier: le sexe ou l’idylle? Lequel est le plus crucial en amour: le geste ou la parole? À quel moment l’art du compromis devient-il tout simplement une compromettante compromission? Les hommes sont-ils simplement des femmes avec des couilles? Veut-on vraiment se marier et avoir des enfants où est-on simplement programmée pour le vouloir? Comment se figurer la figure paternelle? Peut-on tout simplement rater sa vie sentimentale? Est-ce vraiment une idylle si le petit déclic n’y est pas? L’homme contemporain a-t-il moins peur du pouvoir des femmes où joue-t-il, sur cette question, une adroite comédie? Sommes-nous devenues intolérantes au romantisme? Vient-il un moment où il faut cesser de se questionner?

Guidé(e)s par le thème lancé dans la question de la semaine, nous entrons alors dans la vie intime de Carrie Bradshaw et de ses trois grandes copines qui, disons-le sans hésiter, représentent chacune, au plan symbolique, une facette extrême de l’appareil mental de notre chroniqueuse. Samantha Jones (Kim Cattrall), c’est le Ça, le Id. L’aînée du quatuor, l’épicurienne sans concession, la professionnelle en relations publiques extravertie, Samantha est une célibataire endurcie aspirant à vivre ouvertement sa sexualité tyrannique en voyant à ne pas laisser les contraintes de la vie urbaine entraver l’assouvissement de ses pulsions gargantuesques. L’efficace bouffon, mais toujours subtil et charmant, de l’actrice nous donne à découvrir un grand nombre des facettes de la jubilation sexuelle et/ou fantasmatique féminine. On a dit de Samantha Jones qu’elle assouvissait sa sexualité comme un homme… mais bien des femmes ont explicitement démenti cette assertion. Charlotte York (Kristin Davis), c’est le Surmoi, le Super ego, la promotion intemporelle, indéfectible et conservatrice des valeurs traditionnelles et sociologiquement balisées du rôle féminin. Mariage, famille, ménage, conformité, parentalité, maritalité, romantisme codé, sentimentalisme bon teint, monogamie. C’est avec beaucoup de sens satirique et de vigueur ironique que l’on cheminera avec la toute tonique et pétulante Charlotte York, une conservatrice de galerie d’art qui démissionnera pour devenir reine du foyer, dans la lente mais inexorable mise en capilotade de ses aspirations initiales (constamment rajustées), par l’imprévisible cataclysme de la vie moderne. Miranda Hobbes (Cynthia Nixon), c’est le Moi ratiocinant, l’Ego défensif, la cuirasse logique sur fond de derme cuisant. Garçonne revêche mal dans sa peau, figure compulsivement protectrice barricadée de cynisme et de désillusion, femme moderne dans tous les sens du terme, professionnelle surmenée, avocate bardée de diplômes et ayant tout vu, urbaine inconditionnelle, mangeuse compulsive, téléphage assumée, mijaurée aigrie et crispée, observatrice-commentatrice féroce et dentue, laideron de service (À mes yeux cependant, elle est, de tous points de vue, la plus belle, la plus sexy, la plus dense, la plus sublime), Miranda Hobbes reste la figure vers laquelle on se tourne obligatoirement quand, après s’être bercée des langueurs volatiles du Ça (en compagnie de Samantha), et des rigidités prévisibles du Surmoi (en compagnie de Charlotte), on aspire tout simplement à se donner l’heure juste à soi-même, sans concession, sans illusion, sans faux-fuyant, sans bravade. Miranda, tu es et restera toujours ma Conscience Ironique (Carrie Bradshaw).

Au sein de ce gabarit narratif et thématique original et superbement mené, on vit la vie d’un feuilleton, écrit par des femmes, pour des femmes, où les pulsions et les tensions se formulent au rythme des idylles se nouant et se dénouant avec des hommes captivants ou ennuyeux, denses ou creux, flamboyants ou médiocres, normaux ou bizarres, salauds ou proprets, géniaux ou ineptes, nonchalants ou maniaques, louvoyants ou directs, furtifs ou collants, virils ou mollets, beaux ou laids, mais, l’un dans l’autre, toujours dignes qu’on en parle méthodiquement, sincèrement, généreusement, au moment du déjeuner rituel avec les trois autres copines perpétuellement exorbitées. Du sexe urbain consumériste et de la quête inconditionnelle et ininterrompue du grand amour, considérés, de front, de concert, comme deux Beaux-Arts inextricables. Série culte du tournant du siècle, Sex and the City (le feuilleton d’HBO – les films, c’est autre chose) est une expérience intellectuelle et esthétique parfaitement extraordinaire. Jamais une dramatique télévisuelle de grande écoute n’est allée aussi loin dans une formulation si explicite et si libre de la présentation de la culture intime des femmes. Problèmes de femmes, affaires de femmes, hantises de femmes, sexualité des femmes, écriture femme, tout y est. Le succès planétaire de ce feuilleton remarquable ne fait pas mentir sa touche particulière, son humour unique, sa justesse sociologique, son originalité indéfectible. Un certain féminisme a critiqué cette réflexion à l’emporte pièce, déplorant notamment le fait qu’elle ne fournit pas de modèles à la jeunesse (si tant est que la jeunesse se soucie tant que ça de ces histoires de trentenaires millénaristes). Je réponds respectueusement que l’on ne peut pas toujours faire une peinture de mœurs incisive et précise et dicter, tout didactiquement, des modèles comportementaux, dans le même souffle. Sex and the City capture avec brio et subtilité les hantises féminines de la culture occidentale urbaine-bourgeoise fin de siècle, et la nette saveur féministe de cet exercice, indéniable pour qui sait voir, se retrouve moins dans son discours explicite et/ou l’idéologie dépeinte que dans l’autocritique latente, puissante et sentie, dont il est maximalement gorgé. On se le repassera, en y voyant le vif et satirique fleuron d’une époque évaporée, frivole, dérisoire, illusoire et fière.

Dans les deux derniers épisodes du feuilleton, intitulés An American girl in Paris 1 & 2, pour des raisons dont je garde le secret mais dont la quête de l’amour avec un grand A n’est pas absente, Carrie Bradshaw quitte le journal pour lequel elle travaille. Le fil narratif, si original et si précieux, de la chronique journalistique Sex and the City est ainsi rompu et, indubitablement, quelque chose de plus profond se casse alors. Cela nous ouvre sur les films faits par la suite, gorgés, infatués, enflés, de la mythologie quadricéphale qui porta pourtant si bien le feuilleton. Sex and the City: the movie souffre d’une lourdeur, d’un vide de l’écriture, et d’une ostentation d’opulence et de fric que le charme de la réminiscence n’arrive pas à sauver du naufrage (seule Cynthia Nixon –Peut-on pardonner et oublier?– y est majestueuse de gravité et de férocité, mais je ne voudrais pas vous imposer mes préférences personnelles). Quant à Sex and the City 2, c’est un divertissement très moyen, très ouvertement féministe de droite, à la rhétorique très pesamment simili-militante, et qui a d’ailleurs valu aux quatre interprètes le Razzie (ou Golden Raspberry Award – l’«oscar» des plus mauvais acteurs) de la plus mauvaise actrice, ex aequo, pour l’année 2010 (je ne vous en dis pas plus).

Les deux long-métrages sont à éviter soigneusement. Ils ne rendent vraiment pas justice au tout de l’aventure Sex and the City. L’ethnocentrisme malsain américain bon teint, qui pointait déjà sa face hideuse dans les deux derniers épisodes du feuilleton, culmine, dans ces deux longs métrages à budgets pharaoniques, et c’est passablement insupportable. Ma recommandation, totale, inconditionnelle et enthousiaste, se restreint aux 94 épisodes de 30 minutes du feuilleton télévisuel d’origine. De tous points de vue, une petite merveille.

Darren Starr, Sex and the City, feuilleton télévisé américain avec Sarah Jessica Parker, Cynthia Nixon, Kim Cattrall, Kristin Davis, Chris Noth, David Eigenberg, 94 épisodes d’une demi-heure, diffusés initialement en 1998-2004 sur HBO (six coffrets DVD). Michael Patrick King, Sex and the City: the movie (2008, 145 minutes) et Sex and the City 2 (2010, 146 minutes).

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11 Réponses to “SEX AND THE CITY, le sexe à la ville, décortiqué dans un angle résolument féminin”

  1. Le Gaïagénaire said

    Il était 09:30, j’ai commencé à lire et ai été émue aux larmes. J’ai fait une pose. Il est 10:30.

    Après analyse, c’est une jouissance. Mon âme tressaille. Quel rythme, quelle richesse du vocabulaire, quel effet d’harmonisation inter-hémisphérique, du Mozart en écriture. Et peu importe le sujet. Quelle passion et quel sujet passionnant que la femme.

    Question: la souffrance de l’âme est-elle directement proportionnelle au niveau de la conscience et du génie?

    Merci pour ce souffle d’air sain et ascendant.

    [Ma modeste réponse: les âmes qui souffrent ne sont pas toutes géniales (ce n’est d’ailleurs en rien une obligation), mais les génies, eux et elles, souffrent nécessairement. À conscience large, souffrance accrue, surtout en ce monde… – Ysengrimus]

  2. JessicaRabbit said

    The two films were indeed an abomination, a grotesque, vapid, contrived, hideous orgy of luxury product placement, xenophobia, obnoxiousness, ostentation and outlandishness thrust upon us – in the case of SATC2 – in the depths of a recession. Now, it can quite justifiably be argued that there are plenty of similarly vapid and offensive films aimed at male audiences that have not been met with anything approaching the level of vitriol and disgust levelled against the SATC movies. True, but I think that the offensiveness of the films stems from their perceived stark contrast to the series that spawned them. The films, and particularly SATC2, anaesthetized the series These are all the typestrokes I will waste on the films. The series I liked, with some heavy reservations. Perhaps what I appreciated most was the examination of female insecurities from within the female subculture, the autocritical dimension that you describe. My greatest problem with the series, however, and what we see amplified in horrendous technicolor in the films (which is why I don’t see the films as necessarily standing in contrast with the series but, as you suggest, a sad and inevitable progression and amplification of it’s worst elements), is the heavy disdain for all that is working class (I recall with particular disgust a scene in a posh Manhattan spa where the foursome receive pedicures from nameless, faceless « ethnic » women, but there are many, many more). Add to this the homogenity of race and sexual orientation and what we get from SATC is not a portrait of the single woman on the cusp of the 21st century but, rather, the tales of four overprivileged self-indulgent narcissists which soon becomes insufferable and alienating. The interesting moments – and, for all of my criticism, there are interesting moments – occur when the culture of elitism and acquisitiveness is transcended and we are permitted to see these glamorous women at the fundamental, stripped down level. These moments indeed occur but are rather sparse for my liking.

  3. Tourelou said

    Bien vu, les trois grâces et un corps sur talon haut. C’est pas trop, un compte de quatre actrices pour en expliquer un peu aux hommes… 🙂

    Moi j’ai surtout apprécié Mr Big… l’intouchable, indisponible, vulgaire, riche, marié, qu’elle guette sur son afficheur, sur son portable, dans ses courriels … Celui qu’elle n’ose appeler par son prénom pour pas trop l’effaroucher… et elle n’attendra que lui, le seul ‘vrai’ amour d’une vie qui revient toujours… Comme la marée et la pleine lune c’est l’option unique dans le cœur de Carrie, l’antipode de Sex and the City qui ne s’explique pas.

    Et pour rire un peu voici la V.O. de la réplique la plus odieuse de la série: Carrie asks Big if he has ever been in love and he replies, « Ab-so-fucking-lutely! »

    [Notons, pour la bonne bouche que Big est au centre de ma citation d’exerque, quand Miranda baisse finalement sa garde, pose son bouclier durillon de six saisons et « autorise » Big a aller chercher Carrie à Paris. Ouf, mais quel extase… – Ysengrimus]

  4. Caravelle said

    Mais dites, vous me faites mourir de curiosité, tous autant que vous êtes. Il faut absolutely que je me loue cela le plus vite possible. JessicaRabbitt, j’aime beaucoup votre féminisme et vos dents de louve.

  5. Hibou Lugubre said

    Pour beaucoup d’hommes dans la trentaine voir début quarantaine, mariés ou conjoints de fait dans la même tranche d’âge, cette série est un cauchemar! Une espèce de ‘guide’ de remise en question de la relation dans un couple! Voir une invitation à y semer la zizanie, une attaque sur le mental de sa conjointe et une attaque frontale contre l’homme machin chose, décor, objet fétiche, trophée, jetable en tous cas! Et pour pour quelles alternatives? Aucune sauf celle de trainer un vécu bien ‘rempli’.. et finir par se refugier dans une relation accessoire… tout ce qu’il y a de plus fantaisiste!

    Morale de l’histoire; la femme émancipée doit-elle être mal dans sa peau pour vivre ‘libre’ et ‘heureuse’? Est-ce tant une nécessité? Qu’est-ce qu’une relation stable et qui marche? Qu’est ce qu’un mariage réussi dans les normes qu’on cherchera à imposer aux nouvelles générations pour les 20 ou 30 ans à venir? Et puis si certains en ont une si mauvaise expérience, pourquoi ériger la leur en leçon de morale? ‘J’ai raté mon mariage, ma vie de couple, je ferais en sorte que ça pète pour les autres’, ou pratiquement ‘ma meilleure copine à raté sa relation, y a aucune raison que la mienne aboutisse! enfin… si pour certains ça marche, il faut soupçonner des rapports superficiels, déséquilibrés, honteux… et le comble, c’est que c’est pas tout à fait faux non plus!

    Et l’amour dans tout ça! une utopie du 21ème siècle!

    [Je vois à peu près les questions que vous soulevez, Hibou. Mais je ne discerne pas ce qu’il y a de cauchemardesque, dans Sex and the City, pour les hommes de 20, 30, 40, 50 ou 60 ans, pour autant, suite à votre topo ici. Je suis homme, couillu jusqu’au petit linge, et j’ai adoré. Mes seules réserves sont celles, formulées dans l’angle social, de l’intervention de JessicaRabitt – Ysengrimus]

    • Hibou Lugubre said

      Je vous prie d’excuser cette intervention exprimant un coup de geule qui trouve son origine dans la frustration accumulée et inexplicable due à l’augmentation de clashs des relations autour de soi !:) Je vous avouerai que je n’ai visionné de cette série que quelques passages (assez parlants) sans y accorder beaucoup d’intérêt, et que j’en ai gardé tout bêtement un préjugé dû en premier lieu à ‘l’esthétique’ du sujet (si on peut dire) qui dépeint de manière flagrante ce que l’intervenante JessicaRabitt a superbement bien exprimé, et dû en second lieu à la coincidence de cette série avec quelques faits vécus pas si lointains et assez traumatisants ! 🙂

      mais il n’y a là aucune critique gratuite sur le contenu ou la qualité de la série en elle même que je crois n’a pas eu autant de succès pour rien! Ni aucun dénigrement du jeu des actrices ou leur rôles du fait que je suis mal placé pour en juger! et tout compte fait, il est vrais que votre billet donne envie d’aller se louer la série (en cachette…:)) j’en sais trop rien, p’têt bien…

      Par ailleurs, j’aimais bien par le passé Sarah Jessica Parker comme actrice montante… sans jamais avoir eu l’occasion de la revoir dans des rôles intéressants…

      Merci Ysengrimus pour ne pas m’en tenir rigueur.

      [Pas de mal, Hibou. Méfiez vous, copieusement et sans retenue, par contre, des « morceaux choisis » dans le cas de cet opus. Il est vraiment victime du stéreotype engendré, entre autres, par son titre et aussi, disons, par certaines forces contraires… – Ysengrimus]

  6. Catoito said

    Beau papier, Ysengrim.

    J’en ai vu deux saisons en v.f., la 4 et la 5, je pense, avec ma frangine. Vraiment amusant, intelligent, passablement cinglant mais souvent subtil. La mythologie new-yorkaise tombe un peu à plat, par contre (en ce sens que cela pourrait se jouer dans toutes grandes ville). Comprend pas votre fascination pour cette Miranda, qui me semble une cisailleuse de burnes impitoyable, mais j’ai un pote de Clermont qui pense exactement comme vous… Moi, j’avais un béguin fou pour Charlotte. Mon fantasme de petite femme sexy, délurée, mais conventionnelle et docile, je suppose.

  7. Bombshell-in-a-nutshell said

    That Carrie Bradshaw… what did that bitch want? She had that wonderful Aidan at home and there she was wanting to go to pretentious night clubs instead of spending her Saturday night with him. I mean, a man who would rather stay at home and rub your feet on a Saturday night than to go out is, to borrow an expression from Miranda, the heterosexual holy grail! What did that bitch want?

    Aidan and Steve are, by a wide, wide margin, my favourite satc men. So loving, both of them, so unafraid to express their love.

    [Points well taken! – Ysengrimus]

  8. Sissi Cigale said

    Ysen, il faut obligatoirement que tu nous expliques ce Go get our girl… de Miranda, en citation d’ouverture. Je t’en supplie. je meurs de le comprendre…

    [Carrie est à Paris avec son homme du moment et elle vient juste de téléphoner à Miranda, pour lui dire qu’elle ne peut cesser de penser à Big. Miranda, qui a si vaillamment résisté au chant des sirènes de Big pendant plus de 90 épisodes (recommandant constamment à Carrie de renoncer à ce gros type, flatulent, inconstant et fantasque), se retrouve coryphée des trois muses passant Big en cour martiale du do or don’t de l’amour. Miranda, stoique, logique, change son fusil d’épaule et charge sans ambages Big de retrouver Carrie et leur amour à Paris par ce tout simple Go get our girl…. Vous l’avez juste ici à 2:31. Du sublime – Ysengrimus]

    • Sissi Cigale said

      Oh grand merci, Ysen. Je ne me souvenais plus du tout de cela. C’est effectivement parfaitement poilant.

      Sissi Cigale

  9. Emma Riveraine said

    Pas mal du tout une analyse fort juste et bien documentée. On voit pas souvent un homme, un vrai, parler ainsi du souvenir de SEX AND THE CITY.

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