Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

PÉDOPHOBIE

Posted by Ysengrimus sur 1 mars 2011

Ah la maudite propagande de pédo-panique.  Il faut encore en parler et en parler, alors parlons-en encore et encore, kaltor. Daniel Cohn-Bendit a écrit des conneries pédophiles en 1975. Roman Polanski a commis un crime pédophile en 1977. Frédéric Mitterrand, ouf, bon passons… Je ne suis impressionné par aucun des trois… Haro sur les trois… Mais je suis encore bien moins impressionné par les gogos qui s’acharnèrent stérilement sur ces boucs émissaires parcheminés, sans intérêt, au lieu de démanteler les réseaux pédophiles effectifs, pégreux et hyper-actifs de notre temps. L’argent de la lutte contre la pédophilie est, ici, sciemment foutue en l’air sur des causes-spectacles parfaitement creuses, des attrape-nigauds émotionnels, des défoulements de vindicte, et le spectacle continue de tourner à vide. Il faut qu’on fasse le vrai boulot, au lieu d’égorger des agneaux pascals inutiles et inopérants, à gros tarifs. Combien d’enfants violentés en ce moment même, pendant qu’on se défoule émotionnellement et se dédouane intellectuellement sur ces crimes irréversibles et insolubles dus à des «personnalités» faisandées. Maudite justice-gadget malhonnête. Démagogie de Tartuffe. On dirait qu’il n’y a que la victime, devenue adulte, de Roman Polanski qui comprend le bon sens, dans tout ce foutoir… Si une bonne recherche sur la pédophilie contemporaine, son hypocrite et cynique exploitation commerciale, et ses conséquences paradoxales imprévues, disposait du battage de cirque médiatique qu’on cultiva autour de Cohn-Bendit, Polanski, Mitterrand et consort, il y aurait bien des variations et des nuances inattendues, dans notre compréhension de toutes ces choses. Mais les enfants violentés de ce jour ne sont pas des vedettes d’Hollywood ou des politicards en vue, hein, alors, ils peuvent bien attendre… Ils ne sont pas le vrai sujet en question, en fait. Qu’ils prennent un numéro et s’assoient dans leur petit coin… Pour le moment on se défoule, on s’amuse entre adultes, on lynche gratis. Et rien ne se fait de vraiment sérieux, sur le plan de la lutte au crime ordinaire et de la compréhension critique de la crise collective que nous vivons tous, sur cette question douloureuse et lancinante. Or, par contre, un tout autre effet pervers se met graduellement en place, pas marginal celui-là, pas médiatique-gadget, mais bel et bien sociétal, fondamental, global.

C’est aussi tôt qu’en 1976, directement entre Cohn-Bendit et Polanski donc, que j’ai eu mon premier froncement de sourcils sur le problème que je vous soumets ici. Un olibrius à moustache, à peine sorti de l’enfance lui-même, avec lequel j’étais étudiant de collège et qui venait, tout fier, tout matamore, d’obtenir son permis de conduire, bramait à qui voulait l’entendre le conseil «légal» suivant: Si tu roules dans un voisinage infesté d’enfants et que tu en frappes un avec ta voiture, recule dessus et achève-le. Une poursuite pour un accident mortel te coûtera moins et te nuira moins dans ta vie que s’il faut que tu entretiennes un handicapé pour le reste de ses jours. J’ai entendu cette énormité inhumaine, ou des développements similaires, plusieurs fois par la suite et je suis certain qu’il en est autant de bon nombre de mes lecteurs et lectrices. Atterrant… Ensuite, en 1992, j’eus mon second froncement de sourcils, celui là plus tangible dans ma vie personnelle, plus senti, plus cuisant, plus souffrant. Tibert-le-chat, mon fils aîné, mon futur ado à l’appel rageur, mon amour, mon babi de deux ans d’alors, est à la garderie et on m’appelle parce qu’il a une grosse fièvre. On refuse bec et ongles de lui donner du Tylenol-liquide-pour-babi-en-fièvre, mixture pourtant toute simple et efficace pour faire tomber la fièvre sans trompettes. Je me rends donc sur place, le plus vite que je peux, et je retrouve la directrice de la garderie seule en compagnie de mon chouchou, isolé des autres, fiévreux, malingre, niqué, glousseux, rouge comme une pivoine et qui, visiblement, pleure toute la flotte de son petit corps tremblant et ahanant, depuis un bon moment déjà. Je dois donc administrer le Tylenol-liquide-babi-fièvre moi-même because, j’entend encore la voix traînante, bêlante et frappée de cette tarte de directrice theeere’s beeeen laaawww suuuuits, you knooowww. Glose: ils laissent mon babi chialer une ou deux bonnes heures en frissonnant dans sa fièvre parce qu’ils ont peur des répercussions sur leur fichue business de quelque idiot au Minnesota ou à Waterloo (morne plaine!) ayant intenté des poursuite légales à une garderie qui avait administré du Tylenol-babi ou je ne sais quel jus de pieds dans le genre. Souffre, babi, toffe, endure, boue, bouillonne, crève même éventuellement… tant qu’on intervient pas, on est couverts…  J’appelle PÉDOPHOBIE l’attitude de semi-panique froide des adultes qui décident que leurs priorités d’autoprotection personnelles ou sociales priment sur le devoir universel que nous avons envers la protection, le bien-être physique, et l’encadrement émotif des enfants, tous les enfants, les autres ou les nôtres. La pédophobie existe, alors là, depuis un fichu de bon moment, endémique, rampante, poisseuse, collante, comme mes exemples de 1976 et de 1992, et d’autres, peuvent le prouver. La pédophobie n’a absolument rien de sexuel, au demeurant. En fait, elle est probablement aussi vieille que les compagnies d’assurances, les poursuites civiles, l’individualisme pingre, et l’égoïsme bourgeois, tout simplement.

Sauf que cette tendance latente va prendre une dimension subitement torrentielle et cataclysmique avec la montée en flèche de la fameuse ci-devant pédo-panique de notre temps, rien moins que sexuelle, elle. Cela percole d’ailleurs depuis au moins une bonne génération, cette flambée pédophobe en cours de généralisation, comme réplique réflexe à la pédo-panique contemporaine. Voici comment je fis jouer ce réflexe autoprotecteur, moi-même, pour la toute première fois, sans même trop m’en rendre compte. Un parc public de Toronto, en 1992 encore. Mon babi Tibert-le-chat a donc deux ans, la couche aux fesses, le crâne dénudé, et les papattes comme des parenthèses. Il poignasse et marchouille et grimpouille partout et je le suis de près, surtout quand il va faire mumuse dans une sorte d’estrade en escalier pour terrain de foot en plein air, fourmillante de babis de son âge, en majorité des petites filles. J’ai ma gueule de loup Ysengrim des mauvais jours, cheveux et barbe très noirs à l’époque, œil de braise. Je suis un jeune papa encore inexpérimenté, et cela me stresse beaucoup que mon babi Tibert-le-chat grimpouille dans une crisse d’estrade en escalier compliquée, et je me penche sur lui, vigilant, chambranlant, guettant ses moindres mouvements. Une femme qui cacasse avec sa copine se retourne, m’aperçoit subitement, dans un angle mal couvert, au milieu de l’essaim de petites filles. Elle ne voit pas mon babi, que le dos de l’estrade lui dissimule temporairement. Elle fonce vers moi en silence, vive, furibarde. Il est clair qu’elle me prend pour je ne sais quel prédateur de babis et qu’elle me hait, épidermiquement. Quand elle voit mon bichon, comme foudroyée, elle se calme et me gratifie d’un vague sourire. Je ramasse alors mon babi sous le bras, et me casse en silence. Pourquoi me compromettre au milieu de toutes ces gogoles, sur cette estrade inutile, devant cette suspicieuse emmerderesse. Autant aller jouer au centre du terrain de foot. C’est désert, c’est en rase cambrousse, on voit les enquiquineurs aux préjugés sommaires venir de loin et, eh bien, que les autres enfants se démerdent donc par eux-mêmes, c’est pas mon affaire. Tu socialisera une autre fois, Tibert-le-chat… Insidieux, cette petite peur, me direz-vous, hm… hm… En 1995, ce sera pour moi l’éveil, la conscientisation, et le rejet ouvert du pli de l’implicite conformiste pédophobe. Une tarte de sociologue de l’Université Lancastre, une dear colleague, vient chez moi pour s’adonner à une de ces enquêtes sociologiques folklorisant les canadien-français, dont la gentry torontoise est si friande. Cette collègue sociologue, que nous nommerons Betty Chopper (elle mérite bien ce nom du reste, qui est fictif mais assez semblable à son vrai blaze) est, je vous le donne en mille, une célibataire sans enfant, rectitude politique jusqu’au bout de l’émail de la dent dure de son sourire faux et fielleux. Je suis donc dans mon étude de résidence en compagnie de cette Betty Chopper, cette universitaire torontoise guindé au possible, je ne vous dit que ça. Et c’est Reinardus-le-goupil en personne, mon baladin au château dans les nuages, mon puîné gentil, boule d’amour pur et sans mélange s’il en fut jamais, âgé de deux ans aussi ce jour là, affectueux, colleux, minoucheux, chouchouneux, calineux, qui se pointe. Voilà subitement qu’il veut son papa. Il impose dans l’étude, en babillant et en bavant, son odeur babi, mixture subtile de celle de sa mémerde et de sa poudre de talc. Il me grimpe dessus, me fout ses papattes dans la face, m’arrache mes lunettes, se met à se tortiller dans mes bras et sur mes genoux, comme un vrai ver à chou, la couche crissante et l’œil luisant. Cela dure un bon petit moment. Et voilà que la Betty Chopper fronce le visage et me demande, d’un air songé et assombri: Do you always touch your children like this, Paul? [(At)touchez-vous toujours vos enfants de cette façon, Paul?]. Je vous le dis sans ambages, je l’aurais étampée. Je l’aurais fourguée par la fenêtre. Quoi, BettyBitch, il faudrait que je sangle mon babi comme ceci, sans surveillance ni aménité naturellement, pour le reste du voyage de la vie:

Et ce, pour bien desservir les compulsions pédophobes de Madame Chopper et de ses semblables sociologiques, pendant qu’on cause? Non merci. Pas de ça dans ma parentalité, Betty la bébête… Ce fut donc l’éveil. Ah, ah, la maudite pédo-panique, projection malsaine de la toxicité des lubies des autres (souvent eux-mêmes exempts de la culture parentale la plus minimale)… Je pourrais vous en raconter des comme celle-là, jusqu’à demain. Être parent, de nos jours, c’est de se faire constamment traiter en suspect potentiel par les gogos ignares. C’en est grotesque.

Or mon éveil anti-pédophobe n’est pas celui de tout le monde. C’est plutôt la mécanique contraire qui s’est, de fait, solidement engagée. Le mal pédophobe se met en place, se généralise, se banalise, implacablement. Dans les écoles, les crèches, les avions de lignes, les halte-garderies, les cliniques, on ne veut plus vraiment avoir affaire à des enfants, point final. Qu’ils se tiennent à bonne distance. Qu’ils collent ailleurs. Qu’ils se fassent rassurer et câliner par quelqu’un d’autre. Trouble, danger, menace diffuse, chape juridique, peur de son ombre néo-inquisitrice, épouvante sourde, pédo-maccarthysme feutré et doucereux de notre temps. Les enseignant(e)s, les entraîneurs de sports, les maîtres de danse et d’équitation, les sauveteurs en piscines, les personnes en charge des soins et de l’encadrement, les moniteurs de camps de vacances et, bien sûr, finalement, les parents eux-mêmes, ne veulent plus rien savoir de tendresse et de douceur et de câlins dans la relation adulte-enfant. Trouble, danger. La voix traînante de l’égoïsme pédophobe leur roule dans la tête en continu… theeere’s beeeen laaawww suuuuits, you knooowww. Sauf que le problème universel et fondamental reste, perdure et, même, s’intensifie, se creuse. Depuis la nuit des temps, les enfants du village se tournent vers les adultes du village pour du réconfort, de la sécurité, de la compassion, de la sagesse. La seule sagesse frileuse et terrée qu’on leur manifeste, par les temps qui courent, c’est de les traiter comme des mygales angoissantes, désormais plus vénéneuses que venimeuses, à prendre avec les pincettes autoprotectrices les plus longues possible, en manifestant l’insensibilité la plus «neutre» possible, par peur d’être pris -à tort, oh, à grand tort- pour un de ces criminels absolus, qu’on continue, qui plus est, d’autre part, de ne pas attraper, de ne pas voir, de ne pas trouver, de ne pas saisir, de ne pas détecter, parce que les ressources sont mis ailleurs que là où il faudrait. Dans quel enfer sartrien vivons nous désormais, nous et nos enfants, bon sang, je vous le demande? Vais-je devenir grand-père dans cette cauchemardesque galère?

Depuis la nuit des temps, les enfants se tournent vers les adultes pour du réconfort, de la sécurité, de la compassion, de la sagesse

Bilan: on ne détruit pas les pédophiles, et on construit les pédophobes. Et, il faut le dire, les seconds alimentent les premiers… Les enfants sont à la fois, et de front, en parallèle, de plus en plus agressés (pédophilie – minoritaire, spectaculaire) et rejetés (pédophobie – majoritaire, ordinaire). Qu’on ne se surprenne plus, après ça, que nos enfants nous traitent comme des rats, des chiens ou des mules, sur nos vieux jours. Ils ne feront que nous rendre, en quelque imparable continuation, la fracture émotionnelle insensible et couarde que notre éducation peureuse et mal orientée leur aura imposé, sans qu’ils comprennent, une fois de plus, ce qu’ils ont bien pu faire de mal pour qu’on les traite ainsi… Mais, bon, encore une fois, les enfants rejetés de ce jour ne sont pas des vedettes d’Hollywood ou des politicards en vue, hein, alors, eux aussi, ils peuvent bien attendre pendant qu’on s’arrange entre adultes… Qu’ils prennent un numéro et s’assoient dans leur petit coin… Les adultes, que voulez-vous, c’est sérieux, ils ont des réputations à planquer ou à salir, des guerres à financer, une liberté d’expression à bâillonner, et des vedettes hollywoodiennes inutiles à flétrir.

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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13 Réponses to “PÉDOPHOBIE”

  1. Chloé said

    Excellent billet. Vous avez articulé si précisément ce phénomène carrément pervers qui me trouble depuis bien longtemps. Même comme jeune femme célibataire tout à fait ‘acceptable’ et, si je puis dire, charmante, j’ai reçu mon lot de réprobations et d’avertissements pédophobes. Je cite par exemple un épisode qui s’est passé il y a quelques mois dans un des ces hyper-supermarchés nord-américains, le genre où on peut se procurer tout le contenu du frigo et le frigo même, dans un seul espace. Me promenant avec mon copain, nous avons rencontré une gentille gamine d’au plus trois ans en train de jouer toute seule à côté de l’escalier mécanique. Soucieuse, je lui demande où se trouve sa mouman ou son poupa. La gentille ne m’as répondu qu’avec un petit sourire espiègle et charmant. Après avoir cherché ses semblables pendant un bon moment, et de plus en plus inquiétée par sa proximité à l’escalier, j’ai pris la petite dans mes bras et me suis mise en recherche de son/sa tuteur/tutrice. On a finalement réussi à réunir la gentille petite avec le groupe de gamins qui l’accompagnait et qui fut très reconnaissant. Mais, quand j’ai raconté cette histoire -à mon avis super charmante- à un autre ami, il m’a traité d’imbécile pure, me fustigeant copieusement pour m’être placée dans une situation si «compromettante» qui aurait pu avoir des «conséquences légales» terribles et extrêmes. Je ne me suis jamais sentie si vexée, si injuriée, si entièrement bouleversée. «La gogole aurait pu dire n’importe quoi à ton sujet, à ses parents» il m’a sifflé, «et si, pendant quelques mois, elle disparait, qui sera leur premier suspect? Le supermarché est sous vidéosurveillance!» Délirant.

    On se retrouve piégés dans une société où la juridico-autoprotection des adultes prime sur le bien-être des enfants, où il est jugé préférable de laisser un petit enfant seul dans toute sa vulnérabilité que de prendre des actions afin de le protéger, où il est plus noble d’obéir à la loi sacro-sainte des gardiens de la pédo-rectitude que d’assumer notre responsabilité fondamentale et ultime d’adultes.

    Il n’est pas fortuit que ce soit aussi une société où on rémunère ceux et celles qui gèrent nos finances à un taux dix fois plus élevé que ceux et celles qui se préoccupent de nos enfants. Les priorités… ce n’est pas toujours in the best interest of the child…

  2. Tourelou said

    Les incurables… y a rien à faire avec des déviants sexuels. De plus, la justice n’est pas très efficace avec ces criminels qui rodent sans trop craindre les répercussions. Le net permet aux pédophiles de toucher à des milliers d’enfants c’est d’une gravité innomable.

    Les parents aimants deviennent les grands-parents les plus aimants du monde je n’en doute pas une seconde. Distinguer les bonnes des mauvaises intentions dans nos gestes et mots d’amour avec nos proches ne devraient pas poser questions. N’est-ce pas là le syndrome de Zorro, qui ne sert qu’à défendre ces Betty Chopper et leur image, je juge donc je suis? Un jour viendra où Zorro laissera tomber son masque.

  3. alexia said

    Pauvre Dany le Rouge! On l’accuse à tort et à travers 🙂

    Alexia

    [Je suis assez d’accord avec vous. il n’a rien fait de criminel. Il a déconné verbalement (par écrit, en fait). On perd notre temps totalement à casser du sucre sur ce gars, sur cette question à tout le moins – Ysengrimus]

    • Lyc said

      Je me demande si ce n’est pas encore pire d’encourager et de banaliser la pédophilie sereinement, en écrivant un livre, que d’y avoir cédé sous l’effet d’une pulsion. Cohn-Bendit a permis à des gens comme Polanski et Mitterrand d’avoir fait ce qu’ils ont fait en toute bonne conscience. Si l’amour est sain et naturel pourquoi se gêner. C’est comme les MST, il y en a toujours eu mais ça ne concernait qu’une infime minorité alors qu’aujourd’hui 80% des femmes occidentales de moins de 25 ans sont porteuses d’HPV. Il y a bien sûr toujours la même proportion de pervers qu’avant mais on a par surcroît entraîné des gens normaux à des pratiques autrefois réservées aux bordels.

      [J’explique parfois pourquoi j’ai écrit un livre. Je ne me justifie jamais de l’avoir écrit… – Ysengrimus]

      • Lyc said

        Les auteurs de livres seraient-ils irresponsables ? Le mot chien ne mord pas, magister dixit, mais quand même… De toute façon, le livre n’est qu’un media comme un autre, est-ce une posture de relever ces mots ainsi dans un commentaire où ils ne sont qu’accessoires ?

  4. RVLF said

    Bon article, mais ce n’est pas parce que la société ne va pas sur le bon chemin qu’il faut accepter que les maniaques puissent jouir d’une vie acceptable voire publique. Il faut au contraire montrer l’exemple. Montrer que ce genre de crime ne permet plus ensuite d’avoir une vie d’adulte normale. Il ne faut pas punir les enfants mais les adultes d’abord.

    [Il faut surtout éradiquer ce mal à la racine. Pas évident, sans y attribuer les ressources de connaissances requises – Ysengrimus]

  5. ysengrimus said

    Un spectaculaire exemple de l’engendrement contemporain de la pédophobie:

    http://blogues.cyberpresse.ca/mere/2011/12/21/coupable-davoir-pris-un-enfant-en-photo/#comment-28774

  6. La Bostonienne said

    À l’école où j’enseigne, il est absolument interdit de prendre des photos à des évènements tels que les concerts de Noël et les productions théâtrales sous peur que de tels photos tombent entre de «mauvaises mains». La pédophilie est la version 21e siècle de la chasse aux sorcières. On voit des pédophiles partout: la femme qui sourit à votre bébé, l’homme qui accompagne sa fille à la toilette, l’adulte qui lit un recueil de Mafalda. C’est comme si, tout d’un coup, n’importe quelle image d’un enfant est capable de déclencher les pulsions dérangées d’un étranger quelconque. On n’est plus capable de regarder un enfant et voir son innocence, sa beauté. On ne voit que la proie d’un prédateur sans visage et sans nom. C’est de l’hystérie pure.

    Ce type d’hystérie ne témoigne pas à l’ampleur de notre amour pour nos enfants mais tout le contraire. En générant cette paranoïa chronique, on cherche collectivement à expurger nos sentiments de culpabilité envers eux, à repousser la honte d’avoir échoués sur tout ce qui les concerne, d’une manière si pitoyable. En perpétuant cette parano, on empoisonne nos relations avec les enfants, on pervertit leurs attitudes envers les adultes et on les rende plus vulnérables à la vrai pédophilie.

    [Dans le mille. Je seconde. – Ysengrimus]

  7. L'Inconsolé said

    Cela vire à la suspicion généralisée. En Angleterre, une loi a été envisagée pour soumettre toutes les personnes en contact avec les enfants à une sorte de test :

    http://www.actualitte.com/societe/des-ecrivains-pedophiles-en-angleterre-la-culture-de-la-peur-12031.htm

    Si cela continue; les adultes ne pourront plus continuer à jouer avec leurs enfants…

    [Ce qui sera très mauvais pour eux et les poussera d’avantage vers les vrais rapaces… – Ysengrimus]

  8. la fée Mélusine said

    Merci pour cet article si joliment écrit. oui, les babis sont de bons guides, même si après ils se gâtent, et se mettent à nous ressembler, à exposer nos dessous, en quelque sorte, bien regrettables.

  9. JBL1960 said

    Je ne suis pas certaine que Cohn-Bendit n’ai fait que les écrire ses conneries pédophiles, et quant à Frédéric Mitterrand, ouf, tout comme vous, je passe mon tour… Mais ce qui est tout à fait interpellant, pour le moins, c’est que l’un et l’autre aient toujours micro et téloche ouverts, Cohn-Bendit étant de plus la « grande goule à Macron » vous savez not’Zident dandy qui s’autorise des Fêtes du Slip à l’Élysée ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/08/14/apres-la-fete-du-slip-le-21-juin-a-lelysee/

    Vous avez tout à fait raison, je vous comprend fort bien moi qui suis grand-mère depuis peu et pour m’être éveillée et avoir conscientisé qu’aujourd’hui, ce qui pose réellement problème, c’est que le champ de prédation des pédophiles (dans les Églises, mais également des personnalités de la politique, des membres de gouvernements et des chefs d’entreprise, des magistrats et hauts-fonctionnaires de la police) dépasse le cadre initial mis en œuvre avec les indigènes/autochtones aux USA/Canada/Australie/Nouvelle-Zélande…

    Car nous avons pu constater ces dernières années que n’importe qui pouvait devenir pédophile, il n’y a qu’à se rappeler l’affaire Outreau, en France, Dutroux en Belgique (Dossier fr.Sott.nett – Affaire Dutroux : 30 témoins morts) et plus récemment les dernières affaires de pédophilie dans l’Éducation Nationale qui pratique la même loi du silence pour étouffer et camoufler autant qu’elle peut cette horreur tragique qui détruit la vie des innocents ; En visionnant par exemple la VIDÉO de LHDSRTV et qui démontre, pour le moins, que le Plan vient d’être réactivé, en France, par Macron de Rothschild, lui-même, afin d’imposer ces mêmes principes, rompus, utilisés par les Églises, mais aussi par les Clubs et Cercles, à tous les enfants, dès le plus jeune âge, soit l’école maternelle, pour les formater afin qu’ils acceptent sans broncher ces pratiques, comme nouvelle norme ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/08/20/enieme-scandale-des-pretres-pedophiles-le-pape-se-dit/

    Et c’est pour cela que l’âge obligatoire d’entrée à l’école maternelle vient d’être abaissée à 3 ans… Et personne ne moufte !!!

    J’ai eu la chance d’accéder au Contre-rapport à la Commission Vérité & Réconciliation = Meurtre Par Décret – Le crime de génocide dans les Pensionnats pour Indiens de 1840 à 1996 au Canada en français, qui contient les témoignages d’enfants qui ont survécus dans ses « Pensionnats » étant donné que le but avoué n’était pas leur éducation non… Mais leur extermination et par tous les moyens.

    Page 22 du CR à la CV&R : Un sondage dans les déclarations publiques trouva cette communalité d’expérience en considérant les conditions que ces survivants ont enduré dans les pensionnats entre 1932 et 1981 dans 38 pensionnats pour Indiens différents gérés parles Églises catholique, anglicane et Unifiée du Canada :

    Nourriture rance et contaminée
    Habillement insuffisant -Dortoirs non chauffés et non ventilés
    Mise en isolation permanente des familles, des amis et de toute source d’amour et d’affection
    Un environnement quotidien de violence indiscriminée, de racisme, de punitions non méritées distribuées de manière aléatoire et une mise sous stress permanente
    Exposition régulière, quotidienne avec des enfants malades et avec ceux souffrant de sévères grippes et de la tuberculose
    Pas d’attention médicale ni d’examens médicaux réguliers
    Pas de visites régulières d’agents du gouvernement ou d’assistants sociaux
    Abus et attaques physiques et sexuels permanents
    Décès réguliers de pensionnaires qui ne firent jamais l’objet d’une quelconque enquête
    Punitions régulières pour avoir parlé leur langue maternelle, punitions incluant des tortures extrêmes Travail forcé non rémunérés

    Page 23 : Réfléchissant sur ces conditions monstrueuses, le survivant du pensionnat d’Edmonton, Sylvester Green a déclaré en Mars 2007 : “Nous ne pourrons jamais récupérer de ce qu’ils nous ont fait et de ce que nous nous faisons à nous-mêmes. Le pire est que nous avons passé tout cela à nos enfants : l’alcoolisme, les drogues, la violence, le viol. Toutes ces palabres de “cicatrisation et de réconciliation” ne sont que des paroles pour les blancs.”
    https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2019/06/cr-a-la-cvetr-meurtre-par-decret-maj-du-8-juin-2019.pdf

    Et je ne fais aucune fixette, car j’ai relayé Gaëlle Nicolle qui perce à jour une collusion, une de plus, des hommes de pouvoir, ici au Canada, avec l’Église Catholique Romaine et une fois de plus.

    Il est question ici d’une séquence parfaitement reconnue, et cette période est appelée ; « Les orphelins de Duplessis ».

    Maurice Duplessis est décrit comme quelqu’un qui idéalisait dans ses discours la vie rurale et les valeurs de l’Église catholique ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/01/01/les-enfants-du-marche-noir/

    Et j’en ai plein mon blog des billets sur ce sujet en Irlande avec les anges oubliés de Tuam, sur la migration forcée et organisée par l’État français d’enfants réunionnais vers la France…

    Souvent je suis découragée devant l’indifférence du sort des Natifs, on me dit que c’est loin, vieux, mais le dernier pensionnat a fermé ces portes en 1996 !
    En France, les principales questions sur cette migration forcée c’est entre 1963 et 1982…

    Aussi je repense à Maisy Shaw, et à toutes ses petites ombres natives à peine nées (des viols) et jetées dans les chaudières des pensionnats et je continue, sans relâche, à diffuser tout ce que je peux sur le sujet…

    Merci pour tout à vous qui me permettez de lever un coin du voile sur ces ignominies…

  10. Sam said

    @ Ysengrimus! Excellent! ça résume assez bien notre époque! Kaissez-moi deviner… La «bettybitch» doit sûrement être une adepte des Resorts hotels strictement pour adultes passé à la mode du Mexique à Cuba, la République Dominicaine, les Bahamas, et maintenant le continent… c’est que ça rapporte vachement plus la tendance pédophobe vous savez, et ça libère de pas mal de responsabilités dans le genre  »theeere’s beeeen laaawww suuuuits, you knooowww »! 🙂 la pédophobie est une réalité de tous les jours, des gens qui ne tolèrent plus les cris occasionnels d’un bébé, ou les  »bêtises » toutes innocentes et passagères d’enfants dans un avion, un bus ou un magasin et ne se gênent plus pour le faire savoir aux parents! Ignoble! L’intolérance à son sommet, qui révèle des problèmes mentaux de plus en plus courants! Par contre, les parents qui jouent aux gendarmes dans les parcs publics les aires communes, il s’en trouve aussi… ainsi, un bébé ou un enfant qui vous sourit à l’insu de ses parents qui vous tournent le dos dans une file de supermarché ou dans votre rue résidentielle, c’est aussi  »mal vu », du coup, on évite de leur sourire en retour, et surtout de leur faire des grimaces marrantes comme au bon vieux temps, histoire d’éviter que les parents vous signalent comme  »prédateur potentiel »! C’est rendu un monde de fous à lier, et je préfère éviter les parcs aux heures de fréquentation par les parents pour mes petites séances de marche… je quitte alors obligé les sentiers, et les trottoirs, et le fait sur le goudron des routes adjacentes au risque de me faire écraser par les chauffards qui font du 80 en zone de 30 kmh!

    @JBL, l’histoire des pensionnats est horrible! Et il se trouve, croyez-le ou non, une multitude pour ne pas dire une majorité de fachos qui pensent encore que c’est rien d’autre qu’une autre histoire de  »victimisation » par les  »autochtones » pour obtenir plus de fric! Voilà qui est dit! Et voyez comment en France on a traité l’affaire du retour des  »orphelins » en bas âge des jihadistes de daech, des ministres qui déclarent sans vergogne que  »La France n’en veut pas », on refuse à des grands parents français de les rapatrier chez eux, et les micro trottoirs invitent gracieusement Monsieur et Madame tout le monde pour exprimer le même rejet radical pour des enfants français pourtant, en bas âge, orphelins de père et de mère pour qui la France à demandé très officiellement au kurdes, aux irakiens, aux syriens et aux milices armées sur place de s’en occuper et leur trouver asile chez eux! Un autre exemple ignoble qui donne le vertige et vous soulève les tripes!

    la  »pédophobie » comme dirait Ysengrimus, en plus de l’indifférence manifestée à l’égard de l’enfance violentée  »des autres », est une preuve concrète qu’on a depuis toujours fait des enfants pratiquement indésirables dans nos sociétés pour faire  »parents », pour démontrer nos  »capacités reproductrices, dominatrices ou sexuelles » et pouvoir par la suite exercer nos lubies, caprices, obsessions et exprimer nos pulsions de sociopathes chez bon nombre de parents ! la question est de savoir combien d’enfants indésirables justement deviennent des psychopathes, des criminels, des fachos en tous genre, en plus des dépressifs et des addicts aux drogues… grâce en partie aux parents irresponsables, déraisonnables et extrêmes! Les mères castratrices et les pères absents ou abusifs ne sont jamais loin dans le topo! Quant aux enfants des premières nations encore plongé dans la misère, l’ignorance, le mépris et l’oubli, ils s’en foutent comme des enfants de daech, ou des boat people qui traversent et se noient par milliers dans les océans du globe!

    Dans un monde quadrillé par des adultes psychotiques, violents, incestueux, malades, répugnants, dominateurs, cupides et psychopathes, les enfants sont encore malheureusement un maillon faible de la chaîne  »alimentaire », et le leitmotiv d’une musique sombre et glaçante qui bourdonne encore trop dans nos oreilles à chaque instant! Il y a définitivement quelque chose qui ne tourne pas rond chez l’espèce humaine, contrairement aux singes et aux espèces animales de tous poils qui prennent soin de bien meilleure façon de leurs rejetons et dont on gagnerait sûrement à apprendre d’avantage d’eux… au lieu de croire qu’on leur soit supérieurs en quoi que ce soit!

  11. Estelle said

    Hiiii… tout un chariot d’annihilités (si ce mot existe)!

    Vous avez en parti raison… Je travaille avec de jeunes enfants… et par chance tout le tissu de la toile d’éducatrices que nous sommes n’ont pas cette perfection que vous décrivez en un si grand mécontentement… Je vous comprends. Par chances, de beaux et de nobles gestes sont posés envers notre petit monde de demain… ça me rassure et ça m’encourage même! Les enfants possèdent une plus grande puissance d’adaptation que nous, adultes… Certes, je ne peux contredire votre propos si bien dit. Confiance dans le beau, le bon et le bien… c’est plus fort que bien des travers, vous verrez!

    Ceci dit, j’aimerais me confesser et être bénie! Oui parfois, je fais des erreurs comme éducatrice.. Mais si vous saviez le nombre de bons coups que je peux faire dans une journée! Les fois où les visages ravis défilent devant moi ou vers leurs jeux auxquels ils se dirigent parce qu’ils se relèvent aussitôt après avoir subi un préjudice d’un de leur pair; les fois où je leur propose une activité et où ils se dépassent sans trop s’en rendre compte… Je le vois dans leurs yeux, dans leur teint qui s’illumine… et leur langage qui se raffine… Qui l’a remarqué? Leurs épaules se relèvent. Et c’est sans anxiété… Au lieu de s’étendre à chaparder d’intentions malveillantes sur le dos de gens aussi démunis que peuvent l’être un adulte face à un parent avec son enfant… Pour certains adultes, combien sont mal à l’aise à faire face aux questionnements des enfants? J’ai même vu mon médecin, un jour… Il n’était pas fort fort lorsqu’il s’est retrouvé en situation de stress face à de l’inattendu avec ma fille! C’est facile d’imputer aux autres nos lacunes qu’on ne perçoit pas, parfois! Les sciences humaines en partie sur la petite enfance sont à la croisée des balbutiements théoriques versus la pratique. Laissons-nous une chance de nous remettre de nos erreurs et d’évoluer avec nos enfants! Ils sont si parfaits!! Faisons-nous confiance! Oui, je suis d’accord! Il faut avoir cette conscience et cette confiance de progresser vers un monde meilleur sinon, à quoi je sers? À quoi ça me sert de vivre? Ça prend tout un virage face aux siècles passés et nous en sommes au seuil, à peine capable d’articuler honnêtement notre désarroi comme vous le faites. Merci, de vous exprimer! Merci de mettre en lumière ce qui vient de l’obscurité et de notre petit monde…

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