Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

PÉDOPHOBIE

Posted by Ysengrimus sur 1 mars 2011

Ah la maudite propagande de pédo-panique.  Il faut encore en parler et en parler, alors parlons-en encore et encore, kaltor. Daniel Cohn-Bendit a écrit des conneries pédophiles en 1975. Roman Polanski a commis un crime pédophile en 1977. Frédéric Mitterrand, ouf, bon passons… Je ne suis impressionné par aucun des trois… Haro sur les trois… Mais je suis encore bien moins impressionné par les gogos qui s’acharnèrent stérilement sur ces boucs émissaires parcheminés, sans intérêt, au lieu de démanteler les réseaux pédophiles effectifs, pégreux et hyper-actifs de notre temps. L’argent de la lutte contre la pédophilie est, ici, sciemment foutue en l’air sur des causes-spectacles parfaitement creuses, des attrape-nigauds émotionnels, des défoulements de vindicte, et le spectacle continue de tourner à vide. Il faut qu’on fasse le vrai boulot, au lieu d’égorger des agneaux pascals inutiles et inopérants, à gros tarifs. Combien d’enfants violentés en ce moment même, pendant qu’on se défoule émotionnellement et se dédouane intellectuellement sur ces crimes irréversibles et insolubles dus à des «personnalités» faisandées. Maudite justice-gadget malhonnête. Démagogie de Tartuffe. On dirait qu’il n’y a que la victime, devenue adulte, de Roman Polanski qui comprend le bon sens, dans tout ce foutoir… Si une bonne recherche sur la pédophilie contemporaine, son hypocrite et cynique exploitation commerciale, et ses conséquences paradoxales imprévues, disposait du battage de cirque médiatique qu’on cultiva autour de Cohn-Bendit, Polanski, Mitterrand et consort, il y aurait bien des variations et des nuances inattendues, dans notre compréhension de toutes ces choses. Mais les enfants violentés de ce jour ne sont pas des vedettes d’Hollywood ou des politicards en vue, hein, alors, ils peuvent bien attendre… Ils ne sont pas le vrai sujet en question, en fait. Qu’ils prennent un numéro et s’assoient dans leur petit coin… Pour le moment on se défoule, on s’amuse entre adultes, on lynche gratis. Et rien ne se fait de vraiment sérieux, sur le plan de la lutte au crime ordinaire et de la compréhension critique de la crise collective que nous vivons tous, sur cette question douloureuse et lancinante. Or, par contre, un tout autre effet pervers se met graduellement en place, pas marginal celui-là, pas médiatique-gadget, mais bel et bien sociétal, fondamental, global.

C’est aussi tôt qu’en 1976, directement entre Cohn-Bendit et Polanski donc, que j’ai eu mon premier froncement de sourcils sur le problème que je vous soumets ici. Un olibrius à moustache, à peine sorti de l’enfance lui-même, avec lequel j’étais étudiant de collège et qui venait, tout fier, tout matamore, d’obtenir son permis de conduire, bramait à qui voulait l’entendre le conseil «légal» suivant: Si tu roules dans un voisinage infesté d’enfants et que tu en frappes un avec ta voiture, recule dessus et achève-le. Une poursuite pour un accident mortel te coûtera moins et te nuira moins dans ta vie que s’il faut que tu entretiennes un handicapé pour le reste de ses jours. J’ai entendu cette énormité inhumaine, ou des développements similaires, plusieurs fois par la suite et je suis certain qu’il en est autant de bon nombre de mes lecteurs et lectrices. Atterrant… Ensuite, en 1992, j’eus mon second froncement de sourcils, celui là plus tangible dans ma vie personnelle, plus senti, plus cuisant, plus souffrant. Tibert-le-chat, mon fils aîné, mon futur ado à l’appel rageur, mon amour, mon babi de deux ans d’alors, est à la garderie et on m’appelle parce qu’il a une grosse fièvre. On refuse bec et ongles de lui donner du Tylenol-liquide-pour-babi-en-fièvre, mixture pourtant toute simple et efficace pour faire tomber la fièvre sans trompettes. Je me rends donc sur place, le plus vite que je peux, et je retrouve la directrice de la garderie seule en compagnie de mon chouchou, isolé des autres, fiévreux, malingre, niqué, glousseux, rouge comme une pivoine et qui, visiblement, pleure toute la flotte de son petit corps tremblant et ahanant, depuis un bon moment déjà. Je dois donc administrer le Tylenol-liquide-babi-fièvre moi-même because, j’entend encore la voix traînante, bêlante et frappée de cette tarte de directrice theeere’s beeeen laaawww suuuuits, you knooowww. Glose: ils laissent mon babi chialer une ou deux bonnes heures en frissonnant dans sa fièvre parce qu’ils ont peur des répercussions sur leur fichue business de quelque idiot au Minnesota ou à Waterloo (morne plaine!) ayant intenté des poursuite légales à une garderie qui avait administré du Tylenol-babi ou je ne sais quel jus de pieds dans le genre. Souffre, babi, toffe, endure, boue, bouillonne, crève même éventuellement… tant qu’on intervient pas, on est couverts…  J’appelle PÉDOPHOBIE l’attitude de semi-panique froide des adultes qui décident que leurs priorités d’autoprotection personnelles ou sociales priment sur le devoir universel que nous avons envers la protection, le bien-être physique, et l’encadrement émotif des enfants, tous les enfants, les autres ou les nôtres. La pédophobie existe, alors là, depuis un fichu de bon moment, endémique, rampante, poisseuse, collante, comme mes exemples de 1976 et de 1992, et d’autres, peuvent le prouver. La pédophobie n’a absolument rien de sexuel, au demeurant. En fait, elle est probablement aussi vieille que les compagnies d’assurances, les poursuites civiles, l’individualisme pingre, et l’égoïsme bourgeois, tout simplement.

Sauf que cette tendance latente va prendre une dimension subitement torrentielle et cataclysmique avec la montée en flèche de la fameuse ci-devant pédo-panique de notre temps, rien moins que sexuelle, elle. Cela percole d’ailleurs depuis au moins une bonne génération, cette flambée pédophobe en cours de généralisation, comme réplique réflexe à la pédo-panique contemporaine. Voici comment je fis jouer ce réflexe autoprotecteur, moi-même, pour la toute première fois, sans même trop m’en rendre compte. Un parc public de Toronto, en 1992 encore. Mon babi Tibert-le-chat a donc deux ans, la couche aux fesses, le crâne dénudé, et les papattes comme des parenthèses. Il poignasse et marchouille et grimpouille partout et je le suis de près, surtout quand il va faire mumuse dans une sorte d’estrade en escalier pour terrain de foot en plein air, fourmillante de babis de son âge, en majorité des petites filles. J’ai ma gueule de loup Ysengrim des mauvais jours, cheveux et barbe très noirs à l’époque, œil de braise. Je suis un jeune papa encore inexpérimenté, et cela me stresse beaucoup que mon babi Tibert-le-chat grimpouille dans une crisse d’estrade en escalier compliquée, et je me penche sur lui, vigilant, chambranlant, guettant ses moindres mouvements. Une femme qui cacasse avec sa copine se retourne, m’aperçoit subitement, dans un angle mal couvert, au milieu de l’essaim de petites filles. Elle ne voit pas mon babi, que le dos de l’estrade lui dissimule temporairement. Elle fonce vers moi en silence, vive, furibarde. Il est clair qu’elle me prend pour je ne sais quel prédateur de babis et qu’elle me hait, épidermiquement. Quand elle voit mon bichon, comme foudroyée, elle se calme et me gratifie d’un vague sourire. Je ramasse alors mon babi sous le bras, et me casse en silence. Pourquoi me compromettre au milieu de toutes ces gogoles, sur cette estrade inutile, devant cette suspicieuse emmerderesse. Autant aller jouer au centre du terrain de foot. C’est désert, c’est en rase cambrousse, on voit les enquiquineurs aux préjugés sommaires venir de loin et, eh bien, que les autres enfants se démerdent donc par eux-mêmes, c’est pas mon affaire. Tu socialisera une autre fois, Tibert-le-chat… Insidieux, cette petite peur, me direz-vous, hm… hm… En 1995, ce sera pour moi l’éveil, la conscientisation, et le rejet ouvert du pli de l’implicite conformiste pédophobe. Une tarte de sociologue de l’Université Lancastre, une dear colleague, vient chez moi pour s’adonner à une de ces enquêtes sociologiques folklorisant les canadien-français, dont la gentry torontoise est si friande. Cette collègue sociologue, que nous nommerons Betty Chopper (elle mérite bien ce nom du reste, qui est fictif mais assez semblable à son vrai blaze) est, je vous le donne en mille, une célibataire sans enfant, rectitude politique jusqu’au bout de l’émail de la dent dure de son sourire faux et fielleux. Je suis donc dans mon étude de résidence en compagnie de cette Betty Chopper, cette universitaire torontoise guindé au possible, je ne vous dit que ça. Et c’est Reinardus-le-goupil en personne, mon baladin au château dans les nuages, mon puîné gentil, boule d’amour pur et sans mélange s’il en fut jamais, âgé de deux ans aussi ce jour là, affectueux, colleux, minoucheux, chouchouneux, calineux, qui se pointe. Voilà subitement qu’il veut son papa. Il impose dans l’étude, en babillant et en bavant, son odeur babi, mixture subtile de celle de sa mémerde et de sa poudre de talc. Il me grimpe dessus, me fout ses papattes dans la face, m’arrache mes lunettes, se met à se tortiller dans mes bras et sur mes genoux, comme un vrai ver à chou, la couche crissante et l’œil luisant. Cela dure un bon petit moment. Et voilà que la Betty Chopper fronce le visage et me demande, d’un air songé et assombri: Do you always touch your children like this, Paul? [(At)touchez-vous toujours vos enfants de cette façon, Paul?]. Je vous le dis sans ambages, je l’aurais étampée. Je l’aurais fourguée par la fenêtre. Quoi, BettyBitch, il faudrait que je sangle mon babi comme ceci, sans surveillance ni aménité naturellement, pour le reste du voyage de la vie:

Et ce, pour bien desservir les compulsions pédophobes de Madame Chopper et de ses semblables sociologiques, pendant qu’on cause? Non merci. Pas de ça dans ma parentalité, Betty la bébête… Ce fut donc l’éveil. Ah, ah, la maudite pédo-panique, projection malsaine de la toxicité des lubies des autres (souvent eux-mêmes exempts de la culture parentale la plus minimale)… Je pourrais vous en raconter des comme celle-là, jusqu’à demain. Être parent, de nos jours, c’est de se faire constamment traiter en suspect potentiel par les gogos ignares. C’en est grotesque.

Or mon éveil anti-pédophobe n’est pas celui de tout le monde. C’est plutôt la mécanique contraire qui s’est, de fait, solidement engagée. Le mal pédophobe se met en place, se généralise, se banalise, implacablement. Dans les écoles, les crèches, les avions de lignes, les halte-garderies, les cliniques, on ne veut plus vraiment avoir affaire à des enfants, point final. Qu’ils se tiennent à bonne distance. Qu’ils collent ailleurs. Qu’ils se fassent rassurer et câliner par quelqu’un d’autre. Trouble, danger, menace diffuse, chape juridique, peur de son ombre néo-inquisitrice, épouvante sourde, pédo-maccarthysme feutré et doucereux de notre temps. Les enseignant(e)s, les entraîneurs de sports, les maîtres de danse et d’équitation, les sauveteurs en piscines, les personnes en charge des soins et de l’encadrement, les moniteurs de camps de vacances et, bien sûr, finalement, les parents eux-mêmes, ne veulent plus rien savoir de tendresse et de douceur et de câlins dans la relation adulte-enfant. Trouble, danger. La voix traînante de l’égoïsme pédophobe leur roule dans la tête en continu… theeere’s beeeen laaawww suuuuits, you knooowww. Sauf que le problème universel et fondamental reste, perdure et, même, s’intensifie, se creuse. Depuis la nuit des temps, les enfants du village se tournent vers les adultes du village pour du réconfort, de la sécurité, de la compassion, de la sagesse. La seule sagesse frileuse et terrée qu’on leur manifeste, par les temps qui courent, c’est de les traiter comme des mygales angoissantes, désormais plus vénéneuses que venimeuses, à prendre avec les pincettes autoprotectrices les plus longues possible, en manifestant l’insensibilité la plus «neutre» possible, par peur d’être pris -à tort, oh, à grand tort- pour un de ces criminels absolus, qu’on continue, qui plus est, d’autre part, de ne pas attraper, de ne pas voir, de ne pas trouver, de ne pas saisir, de ne pas détecter, parce que les ressources sont mis ailleurs que là où il faudrait. Dans quel enfer sartrien vivons nous désormais, nous et nos enfants, bon sang, je vous le demande? Vais-je devenir grand-père dans cette cauchemardesque galère?

Depuis la nuit des temps, les enfants se tournent vers les adultes pour du réconfort, de la sécurité, de la compassion, de la sagesse

Bilan: on ne détruit pas les pédophiles, et on construit les pédophobes. Et, il faut le dire, les seconds alimentent les premiers… Les enfants sont à la fois, et de front, en parallèle, de plus en plus agressés (pédophilie – minoritaire, spectaculaire) et rejetés (pédophobie – majoritaire, ordinaire). Qu’on ne se surprenne plus, après ça, que nos enfants nous traitent comme des rats, des chiens ou des mules, sur nos vieux jours. Ils ne feront que nous rendre, en quelque imparable continuation, la fracture émotionnelle insensible et couarde que notre éducation peureuse et mal orientée leur aura imposé, sans qu’ils comprennent, une fois de plus, ce qu’ils ont bien pu faire de mal pour qu’on les traite ainsi… Mais, bon, encore une fois, les enfants rejetés de ce jour ne sont pas des vedettes d’Hollywood ou des politicards en vue, hein, alors, eux aussi, ils peuvent bien attendre pendant qu’on s’arrange entre adultes… Qu’ils prennent un numéro et s’assoient dans leur petit coin… Les adultes, que voulez-vous, c’est sérieux, ils ont des réputations à planquer ou à salir, des guerres à financer, une liberté d’expression à bâillonner, et des vedettes hollywoodiennes inutiles à flétrir.

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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9 Réponses to “PÉDOPHOBIE”

  1. Chloé said

    Excellent billet. Vous avez articulé si précisément ce phénomène carrément pervers qui me trouble depuis bien longtemps. Même comme jeune femme célibataire tout à fait ‘acceptable’ et, si je puis dire, charmante, j’ai reçu mon lot de réprobations et d’avertissements pédophobes. Je cite par exemple un épisode qui s’est passé il y a quelques mois dans un des ces hyper-supermarchés nord-américains, le genre où on peut se procurer tout le contenu du frigo et le frigo même, dans un seul espace. Me promenant avec mon copain, nous avons rencontré une gentille gamine d’au plus trois ans en train de jouer toute seule à côté de l’escalier mécanique. Soucieuse, je lui demande où se trouve sa mouman ou son poupa. La gentille ne m’as répondu qu’avec un petit sourire espiègle et charmant. Après avoir cherché ses semblables pendant un bon moment, et de plus en plus inquiétée par sa proximité à l’escalier, j’ai pris la petite dans mes bras et me suis mise en recherche de son/sa tuteur/tutrice. On a finalement réussi à réunir la gentille petite avec le groupe de gamins qui l’accompagnait et qui fut très reconnaissant. Mais, quand j’ai raconté cette histoire -à mon avis super charmante- à un autre ami, il m’a traité d’imbécile pure, me fustigeant copieusement pour m’être placée dans une situation si «compromettante» qui aurait pu avoir des «conséquences légales» terribles et extrêmes. Je ne me suis jamais sentie si vexée, si injuriée, si entièrement bouleversée. «La gogole aurait pu dire n’importe quoi à ton sujet, à ses parents» il m’a sifflé, «et si, pendant quelques mois, elle disparait, qui sera leur premier suspect? Le supermarché est sous vidéosurveillance!» Délirant.

    On se retrouve piégés dans une société où la juridico-autoprotection des adultes prime sur le bien-être des enfants, où il est jugé préférable de laisser un petit enfant seul dans toute sa vulnérabilité que de prendre des actions afin de le protéger, où il est plus noble d’obéir à la loi sacro-sainte des gardiens de la pédo-rectitude que d’assumer notre responsabilité fondamentale et ultime d’adultes.

    Il n’est pas fortuit que ce soit aussi une société où on rémunère ceux et celles qui gèrent nos finances à un taux dix fois plus élevé que ceux et celles qui se préoccupent de nos enfants. Les priorités… ce n’est pas toujours in the best interest of the child…

  2. Tourelou said

    Les incurables… y a rien à faire avec des déviants sexuels. De plus, la justice n’est pas très efficace avec ces criminels qui rodent sans trop craindre les répercussions. Le net permet aux pédophiles de toucher à des milliers d’enfants c’est d’une gravité innomable.

    Les parents aimants deviennent les grands-parents les plus aimants du monde je n’en doute pas une seconde. Distinguer les bonnes des mauvaises intentions dans nos gestes et mots d’amour avec nos proches ne devraient pas poser questions. N’est-ce pas là le syndrome de Zorro, qui ne sert qu’à défendre ces Betty Chopper et leur image, je juge donc je suis? Un jour viendra où Zorro laissera tomber son masque.

  3. alexia said

    Pauvre Dany le Rouge! On l’accuse à tort et à travers 🙂

    Alexia

    [Je suis assez d’accord avec vous. il n’a rien fait de criminel. Il a déconné verbalement (par écrit, en fait). On perd notre temps totalement à casser du sucre sur ce gars, sur cette question à tout le moins – Ysengrimus]

    • Lyc said

      Je me demande si ce n’est pas encore pire d’encourager et de banaliser la pédophilie sereinement, en écrivant un livre, que d’y avoir cédé sous l’effet d’une pulsion. Cohn-Bendit a permis à des gens comme Polanski et Mitterrand d’avoir fait ce qu’ils ont fait en toute bonne conscience. Si l’amour est sain et naturel pourquoi se gêner. C’est comme les MST, il y en a toujours eu mais ça ne concernait qu’une infime minorité alors qu’aujourd’hui 80% des femmes occidentales de moins de 25 ans sont porteuses d’HPV. Il y a bien sûr toujours la même proportion de pervers qu’avant mais on a par surcroît entraîné des gens normaux à des pratiques autrefois réservées aux bordels.

      [J’explique parfois pourquoi j’ai écrit un livre. Je ne me justifie jamais de l’avoir écrit… – Ysengrimus]

      • Lyc said

        Les auteurs de livres seraient-ils irresponsables ? Le mot chien ne mord pas, magister dixit, mais quand même… De toute façon, le livre n’est qu’un media comme un autre, est-ce une posture de relever ces mots ainsi dans un commentaire où ils ne sont qu’accessoires ?

  4. RVLF said

    Bon article, mais ce n’est pas parce que la société ne va pas sur le bon chemin qu’il faut accepter que les maniaques puissent jouir d’une vie acceptable voire publique. Il faut au contraire montrer l’exemple. Montrer que ce genre de crime ne permet plus ensuite d’avoir une vie d’adulte normale. Il ne faut pas punir les enfants mais les adultes d’abord.

    [Il faut surtout éradiquer ce mal à la racine. Pas évident, sans y attribuer les ressources de connaissances requises – Ysengrimus]

  5. ysengrimus said

    Un spectaculaire exemple de l’engendrement contemporain de la pédophobie:

    http://blogues.cyberpresse.ca/mere/2011/12/21/coupable-davoir-pris-un-enfant-en-photo/#comment-28774

  6. La Bostonienne said

    À l’école où j’enseigne, il est absolument interdit de prendre des photos à des évènements tels que les concerts de Noël et les productions théâtrales sous peur que de tels photos tombent entre de «mauvaises mains». La pédophilie est la version 21e siècle de la chasse aux sorcières. On voit des pédophiles partout: la femme qui sourit à votre bébé, l’homme qui accompagne sa fille à la toilette, l’adulte qui lit un recueil de Mafalda. C’est comme si, tout d’un coup, n’importe quelle image d’un enfant est capable de déclencher les pulsions dérangées d’un étranger quelconque. On n’est plus capable de regarder un enfant et voir son innocence, sa beauté. On ne voit que la proie d’un prédateur sans visage et sans nom. C’est de l’hystérie pure.

    Ce type d’hystérie ne témoigne pas à l’ampleur de notre amour pour nos enfants mais tout le contraire. En générant cette paranoïa chronique, on cherche collectivement à expurger nos sentiments de culpabilité envers eux, à repousser la honte d’avoir échoués sur tout ce qui les concerne, d’une manière si pitoyable. En perpétuant cette parano, on empoisonne nos relations avec les enfants, on pervertit leurs attitudes envers les adultes et on les rende plus vulnérables à la vrai pédophilie.

    [Dans le mille. Je seconde. – Ysengrimus]

  7. L'Inconsolé said

    Cela vire à la suspicion généralisée. En Angleterre, une loi a été envisagée pour soumettre toutes les personnes en contact avec les enfants à une sorte de test :

    http://www.actualitte.com/societe/des-ecrivains-pedophiles-en-angleterre-la-culture-de-la-peur-12031.htm

    Si cela continue; les adultes ne pourront plus continuer à jouer avec leurs enfants…

    [Ce qui sera très mauvais pour eux et les poussera d’avantage vers les vrais rapaces… – Ysengrimus]

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