Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Pourquoi les hommes mentent-ils aux femmes?

Publié par Ysengrimus le 15 janvier 2010

L’homme ment à la femme tout simplement parce qu’il masque encore son incompétence transitoire

.

Un mot d’abord sur ce que la femme aime d’un homme. Le secret du mensonge masculin nous y attend, enfouis, comme le fameux gemme au fond de la boite de Pandore.

La femme contemporaine aime qu’un homme soit stable et constant en amour. Il est bien vrai que la passade amoureuse fugitive est une ineptie, en bonne partie inconcevable quand on y réfléchit une seconde. Les gens sont libres de la pratiquer (je respecte cela), mais je suis tout aussi libre de bien les plaindre. Le plus beau du plus beau de l’amour est en fait dans l’approfondissement de la découverte et la continuité en crescendo de la passion. Tout ne se joue pas en une nuit, non merci… La femme contemporaine comprend cela intimement et y fonde fermement ses attentes sur l’homme. Ainsi, par exemple, des personnalités comme Bono, Sting ou Paul Newman plaisent aux femmes tout simplement parce qu’ils sont stables avec leurs amoureuses. Par principe fondamental, nos compagnes de vie en ont marre des petits lapins sémillants pas-de-tête. Un gars qui s’assume solidement et sereinement comme stable en amour, sans la céder aux pressions de ses pairs masculins, cela change les idées aux femmes et les charme. Tous les goûts sont dans la nature, naturellement, mes gars, mais les tendances lourdes ne mentent pas et les femmes ne savourent pas le volage tant que ça, au fond du fond. Oh, frondeuses, crâneuses, elles affectent souvent de le faire… par affectation justement, pour paraître aussi «fortes» que les gars, ou encore, pour se masquer à elles-mêmes l’insondable tristesse que leur suscite ledit volage. Faisons d’ailleurs observer que le raisonnement parfaitement fallacieux et niaiseusement arithmétique voulant qu’il y ait autant de femmes volages que de lapins pas-de-tête, vu que la bagatelle sans lendemain se trame à deux, se contre assez simplement, comme suit. Un comportement de surface similaire ne révèle pas nécessairement des pensées profondes similaires. Et j’affirme froidement que la plus débridée des femmes volages a été touchée au cœur par la trajectoire de vie de Paul Newman (ou d’un de ses semblables, stable en amour). De vivre ainsi, le bon Paul est plus crédible aux yeux d’une forte majorité de femmes, les volages inclues. Et je rejoins directement les vues incisives voulant qu’une femme volage n’en est pas vraiment une… et qu’elle changera sa doctrine libertaire d’un seul coup d’un seul, si le bon Paul Newman (ou un de ses semblables, stable en amour), qu’elle recherche d’ailleurs, avec une ardeur constante de haut fourneau, vire dans sa direction au coin de la rue. Alors que, change la laitue pour une carotte, pour un pissenlit, pour une autre laitue, un lapin reste un lapin. Je suis certain que l’effet Paul Newman représente une tendance féminine fortement majoritaire, tant pour l’action ouverte que pour l’émotion secrète et/ou inavouée de nos compagnes de vie. Il n’y a rien de dépassé ou de conventionnel là dedans, du reste. Mecs, faussement modernistes, qui doutez de ce que j’affirme ici, renseignez-vous auprès des femmes, avant de pérorer le contraire, pour vous sécuriser dans vos patrons libertaires fallacieux. Pardon? Tu ne me crois toujours pas, gars? Tu affirmes que ce n’est pas le cas chez les plus jeunes? Eh bien, essaie un truc. Prend un air intelligent et insondable et discute la chose avec ta prochaine passade de vingt printemps. Tu pourrais allumer tes lumières sur la surprise de tout un univers de pensées cachées imprévues… Il n’y a pas de jeu générationnel ici et, comme le disait si bien le vieux Brassens, le temps ne fait rien à l’affaire… Je constate froidement que les valeurs de Paul Newman (ou de ses semblables, stables en amour) ont bel et bien encore cours, même dans la jeunesse, y compris la jeunesse masculine. Sans ironie aucune, cela me touche et me rassure. Doute de mes dires, mon gars, doute, mais n’ignore pas… Doute aussi sur ceci: pourquoi, si la population des courailleux furtifs et sans avenir marital est si 50/50 que cela, les femmes ont elles soudain, massivement, plus d’opportunités de passades que nous? Pas trop arithmétique, tout ça! Je n’y vois qu’une explication: les hommes en couraille sont plus nombreux que le contraire. Il y a donc bel et bien, en nombres réels, moins de femmes que d’hommes qui endossent les valeurs de la couraille furtive et donc plus de femmes que d’homme qui endossent et recherchent l’incarnation des valeurs de Paul Newman (ou d’un de ses semblables, stable en amour). Première valeur cruciale aux yeux de la femme contemporaine donc: l’homme stable et durable en amour.

Seconde chose à laquelle une femme aspire: un homme qui soit au dessus des sollicitation de la sexualité ostensible, tapageuse, «évidente» et superficielle. Qu’est-ce qu’il horripile les femmes, l’homme consommateur de porno. De fait, puisqu’on en parle, il faut faire observer que la porno contemporaine est un mystère ondoyant, il faut bien le dire. Personnellement, je me demande surtout comment ils font leur argent?  Que le génie dans une bouteille de Coke qui paie de nos jours pour de la porno se fasse connaître!… Ils ont des arrangements avec les diffuseurs Internet, ou quelque chose? Curieux. Incompréhensible. En tout état de cause, ils se font pirater leurs produits autrement que les musiciens et n’ont même pas le bénéfice de chialer au tout venant médiatique… Enfin, en gros, ce détour un peu fétide pour dire simplement que la demoiselle mécaniquement onduleuse qui aguiche fantasmatiquement le gars ordinaire est sur tous les glauques écrans d’ordi, à ce jour. Tant et tant que cette demoiselle de pixels, irréelle et angoissante, dansotte maintenant gratuitement dans la psyché brumeuse de tous les hommes contemporains et ce, au grand dam de toutes les femmes contemporaines. Celle-ci ne la perçoit d’ailleurs pas comme une rivale concrète, mais bien plutôt comme un corps semi-abstrait de contraintes cruellement normatives qu’elle devrait rencontrer pour retrouver l’attention vacillante de son inconstant partenaire. Cette cyber-demoiselle porno, fallacieuse et illusoire, devrait vite se mettre au cinéma vêtu, en fait. Elle sera, de toute façon, bientôt remplacée par un animatron quelconque… au sein d’une industrie qui a vu, au siècle dernier, passer son âge d’or… Bref, tout ça pour dire qu’une femme se demande toujours ce que son copain glandouille le soir, le cul serré devant son écran d’ordi luisant et bourdonnant, et cela l’horripile souverainement. Que voulez-vous, les yeux de l’homme servent de miroir à la femme. La femme reste intensément sensible au regard de l’homme, tant et tant qu’elle en revendique l’exclusivité et a une sainte horreur de constater qu’il se détourne… surtout pour s’enliser dans la contemplation niaiseuse de godicheries inénarrables. Seconde valeur cruciale aux yeux de la femme contemporaine, donc: l’homme souverainement indifférent à la tocade de la porno visuelle omniprésente. L’homme qui ne se retourne jamais abruptement, en déambulant sur une promenade, une salle des pas perdus, ou une plage…

Enfin, troisième chose à laquelle une femme aspire: un homme qui a une vision articulée des soins à donner aux enfants. Ici, je propose une modeste suggestion explicative. Dans le schéma traditionnel du couple (même si les parents étaient séparés), la mère encadrait autrefois la petite enfance, la bouffe, la propreté, les peurs, les terreurs, les douleurs. Le bain, le chiotte, le corps et tout ce qu’il y a d’intime. Distant pendant cette période. Le père commençait à s’approcher vers la fin de l’enfance, début de l’adolescence. Il était associé aux grands jeux, aux autorisations de sorties, à l’élargissement des surfaces humoristiques, au relâchement des règles mises initialement en place, en un mot, au fait de grandir. Perpétuant, par prudence ou pour d’autres raisons, sa batterie initiale de règles, la mère apparaissait alors, dans cette seconde phase, comme justement déphasée, crispée, vétillarde, infantilisante, castrante. Malgré lui (ou non) le père s’appropriait tout le crédit du plaisir de grandir et la mère se tapait le boulot sale associée à ne pas rester toujours petit… On se lasse du mauvais rôle quand les temps changent dans le cercle des rôles. Je suis certain que la redéfinition du rapport à l’enfant et de l’intimité précoce avec l’enfant dans le couple actuel s’explique en grande partie ainsi. Il faudrait relire ce billet dans trente ans, pour voir… Mais, pour cette raison ou pour une autre, le fait que l’homme assume d’entrer dans la portion des rapports intimes au petit enfant est perçu par la femme comme une acceptation du partage à la fois des émotions profondes et des difficultés de l’intendance de ladite petite enfance. Empathie et solidarité dans le même mouvement, cela ne se dédaigne certainement pas. La femme est toujours très touchée par cela. Je suis personnellement plutôt pour cette implication de l’homme dans un univers qu’il ne faut pas transmettre, sans transition masculine, de la figure maternelle traditionnelle à la garderie. Mon premier fils, Tibert-le-chat (né en 1990), est entré en garderie à l’âge de trois semaines, mon second, Reinardus-le-goupil (né en 1993), moins rapide, n’y entra qu’à deux mois et demi. Or, c’est moi qui faisais le travail de bénévolat parental (n’hypertrophiez surtout pas mon mérite. C’était simplement parce que la garderie était sur mon lieu de travail à l’époque). J’ai énormément appris pour ma parentalité, de la garderie. Et soyez assurés d’une chose, mes gars, votre petit chouchou vous reconnaîtra toujours quand vous viendrez le prendre le soir. Toujours, toujours. Les enfants de garderie ont une meilleure vie sociale ensuite à l’école, dorment mieux, communiquent plus aisément. Mon expérience le confirme. Le seul défaut: ruineux. Il faudrait que ce soit libre et gratuit. Cessons de financer la guerre. Finançons les garderies. Je le sais, oh je le sais. Et si je le sais, si je peux le dire haut et fort, c’est d’avoir suivi mes bébés chouchous dans le détail menu de ce cheminement. Bref, poursuivons… Troisième valeur cruciale aux yeux de la femme contemporaine, donc: l’homme, papa de la toute première heure.

Alors maintenant, la clef de pourquoi les hommes mentent si systématiquement aux femmes est ici, juste ici, entre nos mains. Elle réside justement dans ces attentes que les femmes ont envers les hommes. L’homme sait que sa compagne attend de lui qu’il soit un amoureux stable, attiré exclusivement par elle, et sensible au bien-être des petits enfants présents et à venir. L’homme sait parfaitement qu’il faut exhiber maximalement ces trois traits, ces trois plumes de paon cardinales, pour solidement séduire. Or, ces traits, il ne les détient pas vraiment… Il les connaît de tête sans les manifester de façon naturelle, sincère, et réflexe. Il a encore quelques marches à monter pour s’aligner tout naturellement sur les aspirations de sa compagne. On connaît alors le vieil aphorisme: If you cannot make it, fake it. (Ce que l’on ne peut faire, il faut le feindre). L’homme se met donc à boursicoter sa stabilité amoureuse, son exclusivité sexuelle et son intérêt pour les enfants. Il joue, pour la femme et bien souvent aussi pour lui-même, la comédie de ce qu’il n’aspire pas à être vraiment, encore. Son petit retard historique, de quelque pas, l’oblige à ne fournir en guise de proie que l’ombre de ce à quoi sa compagne aspire. Impossible de faire cela efficacement sans sérieusement écorcher toutes formes de sincérité. On notera d’ailleurs combien une portion massive de l’interaction de la femme avec l’homme consiste en de longues et exténuantes procédures, toujours hautement hasardeuses, de vérification de sincérité.

L’homme ment à la femme principalement, sinon exclusivement, au sujet de ce qu’elle voudrait entendre de fondamental, d’essentiel, et formulé avec l’intelligence (partiellement factice ici donc) dont elle voudrait pouvoir faire la constante rencontre. Il le fait tout simplement parce qu’il masque encore une incompétence transitoire, des incapacités et des inaptitudes historiquement temporaires. Il se traîne les pieds dans le siècle. Il temporise la révolution existentielle que la femme, et le monde, attendent de lui. Il fait la grasse matinée de la réforme fondamentale de l’être. La femme n’est absolument pas dupe, d’ailleurs. Elle spécule son espoir comme il maquille son être… et, elle se fâche tout rouge quand la machinerie lourdingue de l’illusionniste désuet se met à grincer un peu trop quand même.

.
.
.

About these ads

37 Réponses à “Pourquoi les hommes mentent-ils aux femmes?”

  1. Si les femmes étaient pas si chiantes, les hommes auraient pas besoin de leurs mentir ;)

  2. Tu emmènes de très, très bons points et je dois te féliciter de tout coeur pour ton texte même si je ne suis pas d’accord. Car je respecte ceux qui haussent la qualité intellectuelle d’un débat même si je ne suis pas tout à fait de leur côté.

    Je ne sais pas quelle lecture fais-tu de la jeunesse actuelle, mais je ne crois pas que la femme de 20 ans soit du tout comme tu la décris (à noter qu’à 25 ans, j’en cotoie tous les jours, contrairement à toi). La femme de 20 ans d’aujourd’hui, contrairement à celle de ta génération, a peur de l’engagement, puisqu’elle a eu comme modèle parental la famille éclatée, le divorce, la reconstitution familiale, etc..

    Ce qui explique l’attirance pour le côté salaud. Elle symbolise la fuite potentielle. Si les femmes de ma génération se retrouvent avec un homme prêt à tout, qui dégage une image de stabilité, de facilité, elles ont peur. Car une fois conquis mutuellement, les membres d’un couple ne peuvent seulement faire qu’une chose à leurs yeux: se perdre. Mais si elles s’amourachent d’un salaud, elles ne l’auront jamais. Donc, elles n’auront pas peur de le perdre, puisqu’elles passeront leur vie à tenter de l’avoir.

    Cela dit, j’ose croire que ça se place en vieillissant.

    Je l’espère, en tout cas…

    • Pauline a dit

      Fille de 21 ans moi-même, je suis au contraire d’accord avec l’auteur sur ce point. Combien de filles de 20-25 ans aimeraient que leur copain passe à l’acte (celui de la demande en mariage, bien sûr)! Si déjà il pouvait l’envisager… Le mariage continue de faire rêver les jeunes filles, même si ce rêve semble de plus en plus inaccessible, on y croit et on s’y accroche.

      • Aurelha a dit

        Je suis une fille de 25 ans et j’approuve totalement l’auteur sur tous les points. Il dit ce que nous sommes et ce que nous aimons, nous aimons l’Homme, pas cet espèce de tache phallocrate guidé par sa b… Nous cherchons un homme stable, et désolé si pour certains cela rime avec tapette, au contraire un homme un vrai est stable, il sait faire preuve de justice envers lui et son environnement, il a un bon jugement, sait prendre des décisions même s’il a peur et n’est pas un porc.

        Beaucoup d’entre vous râlent de tomber sur des salopes (qui existent), c’est qu’avec des comportement d’abrutis, de menteurs et de queuetard ils attirent ce genre de femmes, ou bien ils transforment les femme bien en salope, tout simplement parce qu’elles s’adaptent à vos désirs. Serait ce trop demander aux hommes de s’adapter un peu aux nôtres? On finira bien par trouver un terrain d’entente!

        Le partage c’est autre chose que le manque de respect de l’autre. Si ils veulent tant faire plaisir à leur potes en se la pétant super machos, ils ont qu’à coucher avec eux.
        Malgré tout ça on continue à aimer les hommes, parce que l’on a l’espoir, parce que nous les voyons comme des individus humains non comme des membres ambulants.

  3. Tourlou a dit

    Comble de la barbarie, quand les hommes disent la vérité les femmes ne les croient pas (Le garçon qui criait au loup…). Elles sont devenus de moins en moins solidaires des hommes, car le mensonge obéit. Il a trop souvent servi à soutenir le besoin de supériorité sur elles, et sur le reste.

    Mais avant tout, le pire est de se mentir à soi-même, c’est là une compétence imparfaite pour tous les genres à ce que j’en sais.

  4. Ça ne se place pas tant que ça en vieillissant. Les femmes s’ennuient avec leur vieux mari stable, prévisible et constant. Elles sont en meilleure santé que lui, ayant toujours pris soin d’elles, alors que lui, il a pris du ventre et il est toujours fatigué. Les enfants sont élevés, alors les capacités parentales du conjoint ne sont plus nécessaires. Pour ce qui est de l’homme au-dessus des préoccupations de la sexualité évidente et tapageuse, elle aimerait bien qu’il bande encore de temps en temps. Bref, c’est elle qui lui ment car elle a pris un jeune amant, et essaie de le cacher de son mieux à son mari si plein de qualités et qu’elle aime encore malgré tout.

    [Elle a tellement raison. Je la seconde. Et, si je suis ce vieux mari flasque, je l'approuve implicitement et même, si la possibilité s'en manifeste: explicitement. - Ysengrimus]

    • Tourlou a dit

      Ben oui, sans équivoque, alors toutes les raisons sont bonnes pour mentir? Mentir ne règle pas les problèmes de couple, encore moins les problèmes sexuels.

      Restez-là, c’est sans dessein comme disait mon père, qui occupait une grande place dans ma vie d’adulte, son rôle comme celui de ma mère, évoluait avec les années, imaginez-vous, parent c’est pour la vie, même quand les enfants ont quittés le nid… Et des maris flasques… sont souvent de très bons amants, si il n’y a pas de femmes frigides, il n’y a pas d’hommes impuissants, mais que des femmes et des hommes incompétents peut-être.

    • Explicitement, j’adore! Ysengrimus, ;o)

      Madame ou monsieur Tourlou, je sais bien que nous écrivons ici dans un blogue hautement intellectuel, mais quand même, faut savoir peut-être pas rire, c’est trop demander, mais sourire un peu de temps en temps et ne pas prendre tout ce que j’écris au pied de la lettre. L’écrivain sérieux du blogue, c’est Ysengrimus, pas moi.

      • Tourlou a dit

        Surtout chérir beaucoup Ysengrimus, ;-)) Oui, il le mérite. Mais, je suis ici pour bloguer pas pour apprivoiser le loup qui grogne.

        Une femme libre, votre humour n’est pas suffisamment explicite. :-(. Soyez prudente et méfiez-vous implicitement des menteux, ils tenteront de vous écarter du propos car ils sont trop méfiants. Surtout des femmes avec un humour trop subtil.

  5. Boume a dit

    Les pseudos comme Une Femme Libre ou Un Homme Libre… font mieux dans les nécros. Sur les blogues, ça fait annonce de sites de rencontres.

    On peut lire Éloge de l’amour de Badiou, pour qui le temps est bien le défi de l’amour. L’épreuve.

  6. pierforest a dit

    Malgré l’intelligence du propos, je trouve le tout bourré de préjugés.

    • Et c’est pas vrai que je le tromperais mon mari, Pierre, même avec une bedaine, même s’il ne bandait pas. Si j’avais le bonheur d’en avoir un qui m’aime, je ne le tromperais certainement pas.

  7. lise CC a dit

    De préjugés ou de vérités profondes? C’est un peu trop simple de tout ramener aux clichés (préjugés, chemins battus and so on). Je trouve, au contraire qu’il y a de fort belles choses dans cette analyse des sentiments féminins, surtout lorsqu’on sait que c’est un homme qui parle. Un article à lire et relire, un brin touffu, et qui ouvre la porte à la discussion.

    • pierforest a dit

      Bonjour Lise CC,

      Je pense que la recherche de l’exclusivité sexuelle n’est pas strictement dévolue aux femmes. Les hommes la recherche tout autant. D’ailleurs, même dans ce modèle d’homme "libertin-qui n’aiment pas les enfants-qui consomment de la porno", je parierais qu’une majorité d’entre eux souhaitent, s’attendent à ce que leur amoureuse leur soit exclusive. Je ne connais pas d’homme qui diraient "Je suis très heureux que ma blonde couche avec mes chums!". Il y en a sans doute, mais bon, pas dans mon entourage. Je dirais donc que c’est plus une généralité plus qu’une caractéristique propre à la mentalité féminine.

      Pour ce qui est de la stabilité amoureuse, je pense que la plupart des gens, hommes ou femmes, souhaitent une relation qui s’inscrit dans la durée. D’ailleurs, si on omet les besoins sexuels primaires qui trouvent parfois une réponse temporaire, l’idée est au départ de rencontrer une partenaire de vie qui sera à la fois une amoureuse, une amante et une amie, celle avec qui on aura plaisir à partager son temps, échanger des idées, construire des projets. la stabilité amoureuse me paraît donc à la fois une caractéristique recherchée par les hommes et les femmes.

      Les hommes qui prennent soin de leurs enfants, tout-petits, qui changent les couches, donnent le bain ou à manger sont de plus en plus nombreux. Ce n’est pas pour séduire la femme, mais bien parce que celle-ci travaille maintenant tout autant que l’homme à l’extérieur du foyer, de sorte que la répartition des tâches à la maison s’en est trouvé modifié. Je ne pense pas que la femme trouve particulièrement séduisant un homme qui prend plaisir à changer les couches, mais surtout très désagréable qu’au retour du travail elle doive se taper toute seule les tâches ménagères, le repas et les soins des enfants. L’homme préfèrerait simplement se reposer pendant que sa femme s’occupe de tout? Oui probablement. La femme aussi préfèrerait se reposer. Au fond, ce n’est pas tant une question de séduction que de respect élémentaire. Les hommes préfèrent-ils une femme qui ne pense qu’à elle-même ou celle qui agit avec ce même respect élémentaire? J’arrive à la même conclusion. Homme ou femme, ces caractéristiques sont présentes des deux côtés.

      Considérer la femme comme recherchant la stabilité amoureuse, un homme solide, fidèle, respectueux et présenter l’homme comme un individu faux qui feint être tout cela alors qu’il n’est en réalité qu’une bête de sexe, libertin, égocentrique, irrespectueux, sans sentiment pour ses enfants me parait être un gros préjugés. C’est tout. C’était peut-être vrai pour des cas particuliers sans nécessairement l’être de façon générale. Peut-être que le titre aurait finalement dû être "Pourquoi j’ai menti à ma femme" plutôt que "Pourquoi les hommes mentent aux femmes". :)

  8. hibou lugubre a dit

    Je trouve votre texte romantique, glamour et joliment construit autour d’un véritable idéal masculin; comment être un homme parfait pour elle? C’est de toute beauté et innocence… Hollywood n’arrête pas de nous bassiner justement avec ce concept qu’il n’oublie jamais de rehausser avec toutes sortes d’épices, d’ingrédients et de matière… bref, le message étant on ne peut plus clair; le glamour n’est pas à la portée de n’importe quel pauvre type, ou fade gonzesse, les deux ayant expiré depuis belle lurette… car Hollywood table sur l’avenir, les nouvelles générations, celles en tous cas qui jusque là ont été épargnés par les fléaux, et les déchirement de la société post-industrielle… en attendant que vienne leur tour!

    Et si on devait souffler dans ce gros nuage qui a traversé votre esprit consciemment ou pas, l’homme incompétent ne l’est plus que dans son boulot, son gagne pain quotidien, mais il l’est aussi dans son couple, et donc son incapacité à préserver sa moitié… et comment! l’homme en fait, (sauf une espèce ayant les gènes de Paul Newman) ça fait 10,000 ans qu’il a inventé la pornographie pour asservir la femme, et à date, tout ce qu’il aura accompli c’est foutre en l’air la société, briser la femme, ignorer ses propres enfants! Bref, heureusement, la femme à survécu, et décidé de prendre les choses en main, l’homme à donc fini par tomber dans son propre piège, et la femme désormais, n’hésite pas à faire tout pour lui montrer ses limites, y compris la pornographie; quoi de plus sadique et humiliant que de voir un homme réaliser combien il est en dessous de la norme dans un film de cul! Mais l’homme n’a pas besoin de s’infliger autant pour réaliser en fait qu’il est bien en dessous de la norme; il n’a qu’à voir son statut, son salaire, son stress et l’ensemble des griefs à son encontre pour réaliser à quel point il perd pied dans cet univers qui lui reproche d’être né homme! Si bien que la femme mal née qui n’y comprend que dalle, vit et en vivra malheureuse sans que personne ne puisse lui expliquer le pourquoi!

    C’est sûr qu’il y a des exceptions, des femmes et des hommes qui se respectent, qui subissent ensemble et qui peuvent encore s’aimer! C’est sûr qu’il y a les mutants qui croient encore en l’amour comme ils croient en la bonté humaine, mais ceux là personne n’en parle, et personne ne s’y intéresse… ils sont juste passé à travers le filet, et tôt ou tard, la société leur fera payer le prix! J’ai du coup une pensée pour mon ex, ma bien aimée que j’ai perdu à jamais dans le sillage de la modernité et de l’émancipation de la femme, je lui souhaite d’être heureuse, ça sera déjà ça de gagné!

    Je tâcherais de suivre vos conseils si jamais je me décidais à me remettre en couple, bien que si je vous disais que j’en faisait plus avant, vous ne me croiriez pas! enfin.. bonne Saint Valentin si je ne me trompe… c’est pour bientôt!

  9. boume a dit

    C’est vrai, je n’aime pas votre prétention à vous proclamer "femme libre" (et je le répète, c’est un pseudo constamment utilisé dans les annonces matrimoniales).

    La plus grande liberté, ce n’est pas d’affirmer qu’on est libre – surtout aujourd’hui! -et comment diable pourriez-vous démontrer que vous l’êtes – mais de se battre pour révéler "les choses cachées", pour transformer les valeurs et promouvoir une éthique des rapports humains et sociaux.

    En outre, je n’aime pas ces gens qui se vident niaisement sur tous les blogues.

    Et j’avoue que ça m’énerve encore plus quand ce sont des femmes qui se livrent à ce genre d’exhibitionnisme psychologique. Cela les fait apparaître comme des êtres vides, qui tentent à tout prix de se donner de l’importance.

    Bref, il y a dans la manière dont vous vous exprimez, quelque chose qui m’exaspère.

    Et j’attends plus d’une féministe.

  10. amerose a dit

    Autant la femme à été une victime de l’homme autant maintenant l’homme est leurs victimes… Ce que je veux dire c’est qu’il y à toujours les extrêmes… Le mariage, l’engagement pourquoi pas juste vivre tout simplement… Je tiens à ajouter que malgrés tout la femme est plus forte que l’homme car les hommes en cas d’échec se replient sur eux-même et renoncent à beaucoup de choses par peur de souffrir (ils ne sont pas tous comme ça) mais c’est plus général… La plupart des bad boys sont de pauvres victimes de l’amour révoltés! Le féminisme est dépassé, tout comme l’amour et l’engagement… Mais la femme a le courage de croire en ces choses dépassées… Attention, je ne rabaisse ni ne met tout les hommes ou les femmes dans le même bateau, encore une fois c’est une généralité…

  11. Benton a dit

    L’homme a compris que la femme croit ce qu’elle entends. La femme a compris que l’homme croit ce qu’il voit!

    Guitry disait: Il y a trois choses qu’une femme fait avec un rien: Un chapeau, une salade et une…. scène!

  12. Jonathan F.V. a dit

    Tiens, ce texte dit tellement explicitement pourquoi je ne peux pas avoir de blonde… C’est parce que je refuse de mentir. La façon dont je mène ma vie fait de moi une personne instable par essence. Pas instable amoureusement, puisque parce que je refuse de mentir, c’est un monde qui m’est inaccessible. D’ailleurs, les connards qui se jettent sur les femmes comme des rapaces m’énervent. Et je plains les filles qui tombent dans leur piège. Parce que, quand même… Je trouve ça faible (ou stupide, ou peut-être les deux) de la part des filles. Mais bon… Vous m’offrez d’autres arguments me disant que je devrais simplement ne plus espérer. Je compte continuer à vivre de la même manière pour encore longtemps, et c’est pas le fait que personne ne puisse me suivre longtemps qui va me convaincre de me soumettre à une vie qui ne m’intéresse pas. Dommage… mais pour moi la question entre me placer ou poursuivre mes propres buts (autrement dit, me réaliser) ne se pose pas. Même si je trouve triste que les femmes demandent autant de renoncement.

  13. Stef a dit

    Je pense que les femmes qui cherchent la stabilité ne veulent pas de menteur, car cela casse la confiance dans le couple.

  14. Desabusée a dit

    Ah, si je me retrouve à participer dans cette discussion c’est parce que j’ai découvert, après ma pseudo rupture avec mon ex, qu’il mentait comme il respirait et que cela ne le dérangeait pas plus que ça. Il mentait sur son age, sur son statut, des mensonges par omission… Plus fin et subtil encore, il changeait la réalité à son gré, et à son profit, pour garder toujours une bonne image de lui même.

    Que penser d’un mec, qui après se donner une période pour réfléchir sur la relation et se positionner, l’unique chose intelligente qu’il trouve à dire: réfléchir à quoi?… ah la relation, j’avais pas compris … bof, ça m’intéresse plus… Voilà toute la conversation bien dense! Après six mois, il ose dire qu’il n’a pas rompu la relation qu’il en est la victime ….

    Après l’article, il faut les justifier? Il est temps de devenir adulte à 52 ans!

    Merci

    • Kalamity a dit

      Tu n’es pas la seule. Moi aussi, je suis tombée sur un cas comme le tien. Cela m’a fait couler beaucoup de larmes et je n’y croyait plus. Mais finalement, comme je suis une simple femme, j’ai cette lueur d’espoir encore et si cela doit être le travail de toute une vie cela ne me gêne pas. Même si il faut que je remue ciel et terre pour le trouver, je ne lâcherais pas l’affaire. On a toute une moitié sous la lune et je la trouverais même si, pour le moment, je ne m’entiche que de sacrés cas. LOL, courage, cela fait mal mais les femmes sont plus courageuses et combatives qu’eux.

  15. Bébé a dit

    Pourquoi les hommes mentent ils aux femmes ?

    Je vais aussi tenter de répondre.

    Le mensonge est l’énoncé délibéré d’un fait contraire à la vérité, ou encore la dissimulation de la vérité (dans ce dernier cas on parle plus particulièrement de mensonge par omission). Il ne faut pas le confondre avec la contre-vérité, qui désigne simplement une affirmation inexacte, sans préjuger du fait que son auteur le sache ou non. Le mensonge est une forme de manipulation qui vise à faire croire ou faire faire à l’autre ce qu’il n’aurait pas cru ou fait, s’il avait su la vérité. En général, le mensonge s’oppose à la véracité (le fait de dire le vrai), à la sincérité ou à la franchise.

    Plus précisément, mentir consiste à dire le contraire de sa pensée dans l’intention de tromper. L’intention de tromper permet de distinguer le mensonge d’autres usages faux de la parole, faits dans le but de divertir ou par pur procédé rhétorique (comme dans le cas de la litote). À ce titre, il est considéré comme un vice ou un péché par la tradition morale philosophique et religieuse, même si certaines formes de mensonges sont légitimées par quelques philosophes – comme Benjamin Constant, dans son célèbre débat avec Emmanuel Kant sur le « droit de mentir ». Ainsi, certains mensonges sont punis par la loi, comme l’usage de faux, le non-respect des contrats dans le commerce, ou la fausse déclaration en justice.

    Ainsi, pour répondre à la question, je dirais que les hommes faux qui mentent lamentablement aux femmes, à leurs femmes ou à tout le monde, le font car ils ont très peu de moralité en réalité. Ils sont dépourvu de morale, leur intentions: tromper, duper, maquiller, jouer, manipuler, se divertir. Se sont des âmes qui, une fois repérés, devrait rester célibataires et sans amour, sans tendresse selon moi pour le bien de l’humanité! (lol)

    • Aurelha a dit

      Bébé j’ai bien aimé ton commentaire.

      Franchement les gars votre capacité à nier les faits, c’est-à-dire à nier les besoins de la femme prouve votre immaturité et votre faiblesse et prouve encore que vous avez un long chemin à faire et prouve encore combien de femme et d’homme vont souffrir. La majorité des commentaires écrits par des hommes refusent categoriquement d’accepter la vérité des désirs d’une femme. Je crois qu’ils ont peur de la femme, peur des ses désirs, peur de ne plus bander parce que la nana est sûre de ce qu’elle désire, et surtout de ce qu’elle attend! avant ils brûlaient les plus libre penseuses, ils violent et lapident et maintenant ils nient!

      Croyez vous qu’être un homme c’est nier l’évidence tout simplement parce que ses congénères l’approuvent ou non, le jugent? Si vous savez aimer une femme (même si ce n’est pas toujours simple pour vous) et si vous savez être juste avec elle, c’est-à-dire respecter ses limites et faire respecter les vôtre, elle sera pour vous un pilier irreductible, un rocher où s’appuyer, une partenaire qui vous tire vers le haut, une mère, une épouse, une maitresse, une amie, une confidente…Bref une manne. Vous croyez quoi… qu’on veut faire la guerre des sexes? Pour savoir qui va gagner, qui va maitriser l’autre?

      Fuck, ce que l’on veut, c’est l’équilibre et l’entente entre nous, on n’est que dalle sans vous et vous ne faites que de la merde sans nous parce qu’ils nous manque quelque chose à l’un et à l’autre, c’est la femme à l’homme et l’homme à la femme. La réponse n’est pas dans le féminisme mais dans l’équilibre entre les deux sexes.

      Le monde a besoin d’autre chose que de vulgaire porno et que d’un carnet rempli de nom d’amants. Pour ca il faut faire des efforts, l’un et l’autre, alors arrêtez de vous croire le "sexe élu", vous n’êtes rien de rien de rien sans la femme! N’oubliez pas qu’à un moment donné votre vie et votre survie dépend d’une femme. Toute femme a un coeur et elle pense souvent par ce coeur. Quand aux mères, inculquez le respect de la femme à vos fils et que le père ne se montre pas réticent à cela. Il ferait souffrir le fils.

      Vive l’Homme et la Femme!

    • Catoito a dit

      Mentir c’est pas dire la vérité et quand on le fait, on est immoral.

      Voilà, en une ligne, un résumé des vingt lignes vides de "Bébé". La meilleure façon de ne rien dire de faux: ne rien dire de nouveau. Relis donc plutôt le billet d’Ysengrimus sur la question, mon Bébé, au lieu de chercher à te faire mousser devant les dames. Lui au moins, il s’avance dans l’original VRAI. Beaucoup plus critique, beaucoup plus fécond, beaucoup plus subtil, et beaucoup moins facile…

      En tant qu’homme, et d’homme à homme, il me fait réfléchir… lui, au moins.

  16. Aurelha a dit

    Dernière chose, le problème semble venir de l’importance que les hommes donnent à leur membre. Les hommes le vénère. Faite confiance en votre membre et en vous-même, arrêtez d’avoir peur de ne plus bander, la peur attire le malheur, ne provoquez pas les événements en les redoutant. La passion ça fait bander et ça s’entretient, même avec une seule femme, ça sert a rien de jouer les queutard debile. Devenez des hommes stables, votre b… ne regardera pas moins le ciel! Elle saura toujours â quel saint se louer!

    On vous aime.

    Une Femme

  17. paul a dit

    Je ne me retourne pas dans la rue, je ne regarde pas de film porno, je ne vais pas aux putes. J’ai toujours été stable en couple, mais je ne rechigne jamais à une demoiselle de passage, par ce que c’est BON!

  18. Debz a dit

    J’ai beaucoup aimé l’article et voulais partager ce qu’il m’inspire comme réflexion. Je trouve intéressant de me demander pourquoi nous, les femmes (moi!) exigeons tant de nos hommes.

    (1) La stabilité et la sécurité aurait du nous avoir été données par nos pères… il faut peut-être pas mélanger les rôles…
    (2) Qu’est ce qui nous gène dans cette sexualité ostensible et débridée? – voir point (1)?
    (3) En ce qui concerne la capacité de nos chéris à bien s’occuper des enfants – voir point (1)?

    En les positionnant dans un rôle paternel, nous leur demandons l’impossible et nous nous exposons à la déception.

    • Gudule a dit

      Quoi, ton père devrait avoir le monopole du comportement posé et intelligent? Il n’y a rien d’exclusivement "paternel" à respecter minimalement l’autre! Que les types remettent un peu leur montre à l’heure. Que LEUR père les instruise, un petit peu, aussi, de temps en temps.

      • Debz a dit

        Je pense qu’on avait besoin de cet homme – le père – pour avoir de la sécurité quand nous étions enfants. C’est peut être moins vrai lorsqu’on devient adulte. Ce n’est pas le rôle du mari, justement de nous "paterner". On se met nous mêmes (les femmes) en position d’infériorité si on pense cela et on crée un besoin. Mon expérience est que moins je crée de besoins vis-à-vis d’un partenaire, moins je risque d’être déçue par lui. Sinon – oui ! que les pères instruisent leurs fils pour qu’ils deviennent plus respectueux – je suis tout à fait pour ;-)

        [Vous écouter quand vous parlez, vous fournir (ce qu'un père ne fera pas!) une exclusivité monogame sensuelle, sentie, effective, et s'occuper en profondeur des enfants qu'on a fait avec vous n'est pas vous "paterner" et encore moins vous inférioriser. Je pense que vous, vous évitez de "créer des besoins", comme vous dites, vis-à-vis nous, les portes-bite en berne, plutôt à cause de notre incompétence crasse et durable à délivrer. On assure pas pour une bille et se mettre à le faire un petit peu plus ne nous transformerait pas automatiquement en "paterneur", il s'en faut d'une bonne marge. Vous nous dédouanez trop, Debz, ça vas pas nous arranger notre autocritique! - Ysengrimus]

  19. Kalamity a dit

    Tombée par hasard sur ce billet, je suis si heureuse que cela soit écrit par un homme qui n’as pas peur d’être considéré comme un extraterrestre. La femme qui partage votre vie, je pense, doit être heureuse et comblée car elle peut compter sur vous. Mais il est de plus en plus rare de nos jours et surtout dans ma génération (1988) de croire ou d’attendre quoi que ce soit d’un homme, sinon c’est soit la fuite donc la femme se remet en question ou soit le mensonge et dans les deux cas, cela blesse. Je pense que l’homme se perd peu à peu dans le piège de ses propres créations masculines et, malheureusement, il entraine une partie des femmes à douter de ce qu’elles veulent et attendent de lui. Donc pour le moment ils tiennent grâce à l’illusion du bonheur mais jusqu’à quand? (de mon côté j’ai hâte que cette mascarade finisse vite, vus le nombre de dégâts qu’elle cause aux hommes comme aux femmes et à leur progéniture aussi).

    Dans le coeur de toute fille, aussi volage qu’elle soit, et je suis bien placée pour le dire car je travaille dans un domaine exclusivement féminin, qu’elle soit jeune ou même mature, il y a une lueur d’espoir à chaque fois qu’elle croise le regard ou partage la nuit avec un homme de trouver en lui les qualités requise d’un homme bien et malheureusement même celles qui paraissent insensibles aux divers déceptions et coups bas de leurs amants sont profondément touchées par ce coup de massue. Et je pense que quand une femme est blessée elle se fait du mal et peut faire du mal au symbole de sa douleur en prenant un rôle certe qui ne lui convient pas mais qui peut-être fera réagir la chose qui l’a tant fait souffrir. Et j’espère profondément qu’il y a des hommes encore qui aiment, malgré ce qu’on dit, malgré le poids d’un système chaotique qui s’essoufle et qui malheureusement entraine tout sur son passage, on peut toujours choisir. Choisir de ne pas suivre, trouver cela complètement idiot et passer son chemin et suivre ses convictions, même si de nos jours la liberté est une utopie cela n’empêche pas de rejeter certaine choses qu’on nous a martelé et dont on nous fait croire que celle ci est l’unique vérité. Et si on creuse bien on remarque que finalement cela perd de sa valeur et qu’en grande partie c’est de notre faute car à donner trop d’importance à des action, des dire et des chose, on oublie à quel point cela est futile si toutefois on accepte que parfois grâce à nous la connerie devient vérité. Je pense à l’heure actuelle que les femmes approfondissent plus les questions de la vie car elles veulent comprendre et que les hommes, pas tous mais certains, ont en fait peur car cela pourrait leurs déclencher un torrent d’émotions dont ils croient qu’ils ne pourraient pas les supporter, ce qui est complètement faux.

  20. Égérie a dit

    Quand on leur serre bien les couilles, ils finissent par la cracher, la vérité. Elle est habituellement bien minable et fort peu exaltante. C’est bien pour cela qu’on s’en passe habituellement, en jouant les crédules. Leur effort de fictions est plus captivant, enfin un petit peu plus captivant…

  21. thore a dit

    Ysengrimus, Votre propos est intéressant et bien argumenté. Ceci dit, comme votre texte est généraliste (il englobe les femmes dans une catégorie, idem pour les hommes), je ne peux pas y adhérer. Certes, les femmes et les hommes que vous décrivez existent mais je ne pense pas que ce soit dans des proportions telles qu’on puisse généraliser les choses. Généraliser un propos, quel qu’il soit, induit un désir d’énoncer une vérité. Pour ma part, votre texte est un point de vue, un point de vue qui se vaut (par sa cohérence et son argumentation) mais un point de vue qui (au regard de ce que j’ai observé sur les hommes et les femmes) me semble tristement réducteur.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 147 followers