Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Le remerciement ironique, non merci…

Posted by Ysengrimus sur 1 mai 2009

J’ai éduqué mes enfants de façon libertaire. J’ai toujours respecté leur libre arbitre et leur droit fondamental de me remettre en question et même, un petit peu pourquoi pas, de se payer ma poire de temps en temps. Je n’ai pas fliqué leur vie sociale, leurs activités sur internet, leurs expériences privées, leurs choix de vie ou de carrière, et j’ai toujours fait la promotion des représentations fondamentales (rationalistes, progressistes, anti-capitalistes et athées) que je valorise, sur le mode de la discussion et du débat intellectuel ouvert. Je les encourage dans leurs aspirations du mieux que je peux et, quand on me demande ce que je voudrais qu’ils soient dans la vie, je réponds: heureux. On me demande parfois aussi si j’ai imposé à mes enfants un comportement particulier, une activité ou action spécifique, à propos de laquelle c’était, et ce, sans réplique: vous devez le faire et la remise en question n’est pas autorisée. On ne discute pas cela. On obéit, simplement. Réponse: oui, j’ai imposé unilatéralement une telle activité ou action. Quelle activité ou action? Il s’agit de celle de faire l’épicerie. Faire l’épicerie tous ensemble est, sous ma houlette, une activité obligatoire, incontournable, implacable. Le principe moteur de la chose est qu’il faut quand même, un jour ou l’autre, se lever pour aller chercher à manger pour soi-même et pour ses pairs et que cela s’apprend. Mes deux fils, Tibert-le-chat et Reinardus-le-goupil, participent donc à l’épicerie depuis qu’ils sont tout petits. C’est une corvée collective dont-ils ne peuvent se défiler. Ils sont d’ailleurs devenus, au fil des années, d’un efficace redoutable en matière épicière… C’est donc là un comportement que j’ai inculqué, sans concession, sans qu’il leur soit possible de s’objecter ou de s’esquiver. Ah, ah, qui maintenant dira Haro! sur notre bonne vieille autorité parentale et paternelle, en bois brut et qui a des vertèbres?

On me dit alors que cela est bel et bien et on me demande ensuite s’il n’y aurait pas un comportement verbal, une insulte, un chapelet de jurons, une incantation blasphématoire, un affront, formulé(s) en paroles, dont j’ai du dire qu’il ne serait pas toléré parce qu’il bousculait mes principes éthiques fondamentaux. Les petites insultes et grossièretés sans tripailles de salles de douches ne figurant nulle part sur la liste de mes interdits intérieurs, j’ai du, pour répondre à cette requête spécifique du comportement verbal interdit, ramener à la surface du cloaque moral qui est le mien l’interaction verbale que j’abhorre le plus profondément: le remerciement ironique. Mise en situation. Leur chambre est un foutoir innommable. J’arriverais, après des requêtes infructueuses, répétées, et je dirais: Je vous remercie d’avoir rangé vos chambre. C’est vraiment apprécié (ironique). Plus tard, ils constateraient que j’ai oublié d’emprunter un livre à la bibliothèque pour eux, alors qu’ils me l’avaient explicitement demandé, et ils me siffleraient: Merci pour le livre de bibliothèque. Vraiment… merci… (ironique). Vous voyez le genre de comportement verbal, très baveux, hautement fielleux et, trois fois hélas, extrêmement commun et perçu, à tort, comme parfaitement banal. Le remerciement ironique est fermement prohibé sous mon toit et les rarissimes fois où on tente de me le servir, je produis, dans les formes, une petite sortie de gongs grognasse, genre: Hey, baquet. Si j’ai oublié de t’emprunter ton livre à la bibliothèque, chie dans le froc et fais moi des VRAIS reproches. Mais ton petit merci ironique niaiseux, baveux, quétaine, inepte, fourre toi-le quelque part. Il ne te mènera nulle part, avec moi. Comme, je ne parle jamais comme cela sur rien, l’impact de l’interdit est maximal, et le rendeur de grâce ironique prend usuellement son trou et se le tient pour dit.

J’aimerais profiter de l’occasion, puisqu’on en parle, pour faire observer combien délétère et toxique peut être la pratique, pourtant usuelle et banalisée, du remerciement ironique, dans notre civilisation. Cette pratique inutile, cruelle même, perpétuée sur de longues années, peut mener à une insidieuse mais inexorable généralisation d’un discours ironique plus omniprésent, lourd, corrosif, qui finit par s’installer partout, poisser tout, corrompre tout, au détriment des repères les plus élémentaires. Des couples et des familles ont fini, par légions, par se dissoudre dans l’insoluble et cuisante mixture ironique… Observez aussi, et c’est loin d’être anodin, que, quand quelqu’un formule un remerciement à notre endroit, on roule habituellement des orbites en se demandant, pendant de longues secondes, si ce «merci» est bien réel ou si le vis-à-vis n’est pas en train de bien se payer notre poire… Un des traits verbaux caractéristiques de la civilisation contemporaine est qu’elle a complètement saboté sa capacité à formuler en toute sécurité un remerciement articulé dans les conditions informelles de la vie ordinaire. Bon, quelqu’un vous donne un verre d’eau et vous répondez merci furtivement, sans ferveur, sans ressenti, comme on allume machinalement son clignotant à un arrêt avant de tourner, sans se soucier du fait que, ce faisant, on communique (encore) quelque chose. Cela se fait couramment. Ce petit merci vide, chafouin, minimal et semi-réflexe tient encore le coup, dans l’espace étriqué du premier degré du remerciement de la vie ordinaire, mais il y est vraiment bien seul. Car, de fait, il n’est plus possible de dire de nos jours (sauf sous mon toit): J’aimerai remercier de tout cœur la bonne âme qui a rentré les caissons à recyclage. C’est vraiment très apprécié (non-ironique), sans passer pour un gouailleur teigneux et mal embouché qui s’expose à se faire répondre (pas par mes enfants, par contre): T’es con, ou quoi? Les caissons ne sont plus à la rue. Je viens de les rentrer! Ceci est, il faut le dire quand on s’arrête à y penser, passablement effarant.

Mon offensive sans concession, mon combat sombre, crépusculaire et ferme, vif et acharné contre le remerciement ironique s’est doublé de son pendant diurne, lumineux, primesautier, plus serein: la promotion du remerciement réel. C’est que la cellule cancéreuse du remerciement ironique vit au détriment de la cellule saine du remerciement réel, et de la riche et dense solennité respectueuse de celui-ci. Fracassant ici une autre de nos lunes éducationnelles, je n’ai jamais niaiseusement dit à mes enfants de dire merci, mais je leur ai toujours dit merci. Prêcher par l’exemple, un petit peu, pour faire changement, ne fait pas de tort dans les coins. Un geste constructif, spontané ou non, une initiative heureuse, est toujours remerciée candidement. Je dis merci pour un bon repas qu’on me prépare, pour un salon qu’on range, pour le courrier qu’on va chercher pour moi, pour mon linge qu’on plie, pour les caissons à recyclage qu’on rentre, pour une ampoule qu’on change, pour une attente patiente, pour une manifestation de compréhension effective, pour un bon conseil, une information utile, un savoir transcendant transmis. Comme mes vis-à-vis savent que je suis, haut et fort, sabre au clair, dents et ongles, un ennemi acharné, hargneux, inconditionnel et revêche du remerciement ironique, ils savent aussi, corollaire implacable, que mes remerciements sont absolument toujours des remerciements réels, solides, francs comme l’or et venant du fond du cœur. Ils s’installent donc dans cette saine dynamique et on se réapproprie tous ensemble la faculté toute simple et pourtant si esquintée de dire merci.

Quand je déclare, à la cantonade: J’aimerai remercier de tout cœur la bonne âme qui a rentré les caissons à recyclage. C’est vraiment très apprécié (non-ironique), l’heureux bénéficiaire de cette ostentatoire action de grâce dit joyeusement C’est moi! Et cela se termine habituellement par quelque chaude accolade. Il y a aussi la cas de figure où on me dit C’est Epsilon qui l’a fait!, voyant ainsi à ce que je n’oublie pas d’aller remercier ce brave Epsilon pour cette intempestive et surprenante sortie de sa douce paresse usuelle, s’il est absent. Le fond de l’affaire est et demeure que de se faire dire un merci réel est toujours une sensation profondément suave.

J’aimerais justement profiter de l’occasion pour remercier tous les lecteurs et lectrices, commentateurs et commentatrices du Carnet d’Ysengrimus qui, lui, fête aujourd’hui sa première année d’existence. Ils et elles contribuent à rendre cet espace de réflexion plus riche et plus fécond. Ceci dit, et bien dit, du fond du cœur, on en profitera quand même pour noter ici, pour la bonne bouche, que le premier degré du remerciement articulé se préserve beaucoup mieux à l’écrit (il existe toujours des lettres de remerciement et elles sont toujours hautement appréciées) ou dans des contextes verbaux distants, formels, genre remerciements de collègues lors d’une cérémonie ou d’une fête, etc. C’est dans l’interaction verbale directe, quotidienne, usuelle, vernaculaire, non médiatisé, que le remerciement réel se perd et ça, vraiment, c’est une autre de nos nombreuses petites catastrophes ordinaires face auxquelles je ne baisserai jamais pavillon. Prolétaires de toutes les nations, remercions! (ceux qui le méritent, naturellement, pas les autres… ceci n’est pas une invitation molasse à cesser de combattre nos ennemis en bon ordre. Ne mélangeons quand même pas tout ici).

.
.
.

Paru aussi (en version remaniée) dans Les 7 du Québec

.
.
.

Publicité

17 Réponses vers “Le remerciement ironique, non merci…”

  1. Tourelou said

    Je me surprends souvent à rêver dans le même lit de votre collectivité et j’aime bien bousculer mes certitudes et me rapprocher de mon Soi.

    C’est une des raisons pour laquelle je me désaltère souvent ici et vous offre un réel merci de me faire bienvenir de vous.

    Très longue et heureuse vie à vous et vos proches.

  2. Susanna said

    Not only the ironic « thank you » but indeed all sarcastic comments make me shudder with a cocktail of fear and revulsion. You see, sarcasm and irony were the weapons of choice of my childhood bullies. Each futile fumbling for the ball in gym class would be met with a « nice going », « bravo », « good job » or a « smooth move, loser! », each wardrobe choice with a « nice outfit! », and each glance at my painfully flat chest a « don’t you think you need something to hold those up! »

    These emotions of my adolescence came flooding back to me just days ago when a colleague gave me an ironic thank you for not having run fast enough to open the door for him. I find myself having to preface my own thank yous with endless guarantees of sincerity.

    It is refreshing to be able to say, in all simplicity, thank you, Ysengrimus, for bringing this to the fore.

    [Susanna établit une corrélation entre remerciement ironique et intimidation scolaire (se faire dire au gymnase: « Beau lancé, minable! »). Elle a repensé à cela quand un quidam au boulot l’a (ironiquement) remerciée de lui avoir ouvert une porte qu’elle n’avait pas ouverte. Susanna déplore aussi devoir préfacer chacun de ses remerciements d’un tonitruant aveu de sincérité. Elle conclut en remerciant Ysengrimus d’avoir soulevé cette question]

  3. Loula la nomade said

    Cher Ysengrimus,
    J’aimerais vous remercier de tant de générosité quant il s’agit de vos textes. Merci, c’est très apprécié 🙂 Bon anniversaire à cet espace.
    Cordialement,
    Loula

  4. trublion said

    Dans une société où l’éducation est de plus en plus laissée aux soins des étapes scolaires, cet article est émouvant.

  5. Stedransky said

    Merci pour cet article! – et pour les commentaires. En tant que prof et parent hypothétique, c’est une question que je trouve en effet au centre des questions d’éducation: comment exprimer à l’autre reproche et gratitude, et finalement, quelle sincérité construire.

    C’est curieux que tu évoques toutes les questions de ton entourage comme des préoccupations sur l’aspect uniquement coercitif de l’éducation: mais ne faut-il pas surtout prendre possession de la beauté du monde, humaine et naturelle, pour être heureux, respecté et respectueux?

    • ysengrimus said

      Observation fort valide. Mes moments doux avec mes fils, je n’en parle pas. Comme s’ils allaient de soi, comme la pluie ou la respiration. Mais, pour reprendre ton mot, ils sont construits autant que le reste. À méditer, pour un prochain billet, cette propension toujours masculine à escamoter tout ce qui est tendre…

  6. jimidi said

    Cet article m’a fait penser à plusieurs choses :

    Ce serait effectivement dommage que l’ironie, par l’usage décrit, devienne une énième variante du discours aigre (ou une énième modalité de la violence perverse) alors qu’elle est selon moi avant tout un discours de connivence, destiné à faire rire, à alléger une situation, non en envoyant je ne sais quoi à la gueule de je ne sais qui mais plutôt en en riant ensemble. Est-ce un effet du «politiquement correct» ou une prudence dictée à la fois par l’âge et le constat que l’ironie voyage très mal, mais moi qui la pratique beaucoup, je me sens de plus en plus obligé d’ajouter un «je plaisante» destinée à lever toute ambiguïté.

    Ça m’a fait penser à une autre sorte de «contre-pied» systématique, qui m’énerve particulièrement de la part des médias officiels quand ils rendent compte de faits de société. L’exemple le plus récurent étant celui des mouvement sociaux, au premier rang desquels les grèves de transport en commun. Il y a belle lurette qu’ici, en cas de grève, les médias ne nous disent plus qui appelle à un mouvement social ni dans quel espoir. Opérant une sorte de «contre champ» et adoptant l’autre attitude extrêmement agaçante consistant à focaliser sur un détail, on saura alors tout de tel ou tel usager contrarié et on pourrait finir par croire que la moitié du pays est bloquée dans l’unique but d’empêcher Madame Michu de vaquer à ses petites affaires.

    Finalement c’est peut-être de notre capacité à valoriser l’autre dans ce qu’il fait de positif dont nous sommes en train de parler…

  7. PanoPanoramique said

    Merci pour ce blogue, Ysengrimus.

    [De rien mon PanoPano, c’est un réel plaisir – Ysengrimus]

  8. Pascale said

    Je vous remercie pour cet article, je découvre votre blog après une recherche sur google sur « l’usage ironique du mot merci », et ceci après avoir reçu un enième message d’une même personne qui s’autorise de temps en temps à me faire des reproches déguisés sur ce mode. Comment réagir à cela? C’est une critique, un ordre, une souffrance déguisée.

    Je prends l’exemple du dernier message que j’ai reçu de cette personne, qui était: « Merci de ne pas envoyer de message… » Que je peux traduire par: « Je vous ordonne de ne pas envoyer de message… » ou « Je n’ai pas aimé votre envoi de message… »

    Le merci à la place du « je n’aime pas » ou « je t’ordonne de ne pas », ou « je souffre quand », ou « c’est pas bien de », on ne sait pas en fait ce que la personne a voulu dire. Ce n’est pas clair. À nous de le prendre comme nous le pouvons. Évidemment le mieux et de le prendre pour un « c’est douloureux pour moi quand », et de pouvoir alors se mettre en empathie avec cette personne. Mais c’est dur, plus dur que si la personne avait dit « je t’ordonne de ne pas », car c’est vraiment bien déguisé. La personne ayant utilisé ce merci l’a choisi justement pour son manque de clarté, qui lui permet d’exprimer une douleur qu’elle n’ose pas exprimer. Nous pouvons donc l’entendre comme une douleur qu’on n’ose pas avouer.

    À disséquer tout ça, me direz-vous, c’est bien joli, mais à chaud… Je dois dire que l’ironie en général est très très difficile pour moi à gérer à chaud.

    [Excellente analyse, Pascale. Merci. Vous nous présentez ici une sorte de merci contre-factuel d’anticipation. Remercier de quelque chose qui n’existe pas encore… comme requête implicite que cela se réalise, franchement, c’est souiller le cœur profond du merci. Celui qui utilise ce procédé n’est peut-être pas explicitement un ironique mais c’est un arrogant et un butor. Vos exemples confirment, s’il le fallait encore, que le monde de l’ironie et le monde du remerciement font effectivement bien mauvais ménage et ouvrent sur un résultat interactionnel bien ambivalent et bien amer. — Ysengrimus]

  9. Walker Fiamma Corsa said

    Ça, c’est un bel article! Je transfère et je pose sur mon site… Je joins un ex voto pas du tout ironique.

  10. Italo Vernazza said

    C’est charmant de voir ici exhumé le roman de renard (il me semble bien qu’à l’époque où il fut écrit, il s’achevait par le même t que son compère Reynhardt…) de mon enfance. Je le possédais, illustré de manière délicieuse par Samuel… anagramme possible de Sam Lévi?… Qu’importe… l’artiste avait du talent. Sire loup prenait alors, en fin de patronyme, un n… D’où vient donc le m d’Ysengrimus?

    Enfin… pour les remerciements (je trouve sublime votre photographie des «mercis» de grange) n’oubliez pas non plus qu’il s’agit – au premier chef – d’un appel à être épargné. Songez que, par les temps qui courent, on en serait presque à ne plus savoir où donner du «merci»!

    [Le M vient tout simplement du nom latin d’origine du baron-loup des fabliaux, YSENGRIMUS pas *YSENGRINUS. C’est le N français qui est une graphie tardive… — Ysengrimus]

  11. Camarade said

    😊 «Prolétaires de tous les pays, remercions»… Merci, camarade!

  12. Pablo Lugo said

    Avant de dire «Merci», j’apprends à mes enfants de dire: «Bonjour» et «SVP»!

  13. Alexandra said

    Bonjour, je viens de découvrir votre article et vraiment j’adore votre façon d’écrire. Je suis pourtant secrétaire moi même mais les mots sont comme « standardisés » dans le langage courant et je me rends bien compte que dans la société actuelle, j’utilise peu de vocabulaire nouveau, moi qui aimais écrire avant. En tout cas, en lisant votre article cela m’a donné envie de voir s’il n’existerait pas un groupe de personnes pour faire évoluer mon écriture. Merci.

    [Il est ici, ce groupe de personnes, Alexandra. Participez à ce blogue et vous vous ferez vite des amitiés intellectuelles valorisantes. — Ysengrimus]

  14. Sam said

    J’admets que si je saisi bien le fond du billet à s’attacher à dire Merci candidement et sincèrement autant que possible et sans ironie, car nous y sommes tous attachés… mais je dois admettre ne pas saisir le «si grand problème» avec un Merci ironique… qui d’habitude est une sorte de brève mise en garde pas si sérieuse ou toxique que ça… à moins que l’on parle ici d’éducation des enfants, et de rapports parents-enfants… peut-être que je comprends mieux… mais en tous cas dans le langage ordinaire, vernaculaire, dans la culture du langage en général, je trouve que ce Merci ironique n’est pas si répandu que ça… encore moins historiquement… Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas une forme évoluée de la communication à l’ère moderne qui a introduit ce percept de manière plus ordinaire, parfois humoristique, et donc sans faire de dégâts ou avec cette intention en tous cas!

    Maintenant, tout change si on aborde l’ironie uniquement et en général comme amertume et dérision… de manière constante… c’est là ou ça devient toxique bien évidement et on s’imagine mal une famille communiquer sur le ton de l’ironie… par tout le monde et tout le temps! Tout autant que des amis, des collègues ou des interlocuteurs tout simplement… en tous cas si elle sous entend de l’hostilité et des sentiments désagréables! ….

    L’ironie par ailleurs peut s’avérer être une figure de style assez intelligente et redoutable en écriture lorsqu’on tient à mettre en garde quelqu’un qui en serait venu vraiment à exagérer et soutenir des contradictions flagrantes… et donc sans aucun respect d’une ligne de pensée claire! Je crois que j’en utilise assez souvent pour me moquer de certains billets… ou certaines idées en tous cas… et je considère que cela fait partie de l’arsenal de la critique la plus élémentaire. Autrement dit: «arrêtez de vous foutre de nous quoi!»… Parfois, je l’utilise aussi pour répondre à une insulte, que j’estime reste une réponse très polie, bien qu’empoisonnée. Cela reste bien en deçà du niveau de charretier de celui qui vient de m’insulter…. mais aussi cela se destine à le bousculer pour qu’il cesse d’user d’insultes au lieu de débattre (je crois que vous avez dû remarquer tout ceci dans certains de mes commentaires)…

    Par ailleurs, il y a certes des gens autour de moi qui (je le comprends parfaitement) ne peuvent en aucun cas comprendre ou utiliser un Merci ironique, ou l’ironie en général…ça passerai pas du tout… ma mère en l’occurrence, qui même en ayant atteint un âge très avancé, a gardé toutes ses facultés mentales, son intelligence ainsi que la décence et éthique de communication de sa génération…. ma mère prendrait très mal un «Non Merci», ironique… comme elle prendrait très mal toute critique virulente concernant son mode de vie, ses habitudes, ses dépenses ou la gestion de son foyer… Il y a là une limite ou une ligne rouge je dirais qui est plus culturelle qu’autre chose et surtout qui prend en compte sa grande sensibilité aux propos de ses enfants depuis toujours…

    Sinon, par rapport à ma propre éducation vis-à-vis de mes parents, je me souviens avoir fait ma crise d’adolescence et vouloir me révolter tous les jours envers eux… Et je me souviens avoir remarqué que mes sœurs et frères qui pouvaient manifester leur autorité par un «Non, ne me dis pas ceci ou cela, ou ne me traite pas comme ça» étaient ceux avec la personnalité la plus affirmée et qui se faisaient respecter par l’autorité familiale tout en respectant les limites à ne pas franchir avec mes parents. Mais celle d’entre mes sœurs ou mon frère qui aurait fait piètre figure pour se défendre à quelques reprises…était mal parti pour le restant de ses jours pour se faire respecter par cette autorité parentale… C’est pas évident ce que je raconte ici, c’est très complexe et c’est très sensible et beaucoup de parents ne le réalisent même pas!

    Un enfant trop émotif avec un retard quelconque, une fragilité émotionnelle ou de santé, une incapacité de communication de ses problèmes surtout, fera souvent les frais autant à la maison qu’à l’école que dans la rue de son incapacité de se défendre! Il sera littéralement bouffé par tout le monde, ses parents, sa fraterie, ses professeurs, ses amis, ses cousins, et sera susceptible de se faire intimider beaucoup plus que les autres a l’école ou dans son quartier par ses pairs… en tous cas si les parents sont assez stupides pour ne pas s’en rendre compte très tôt… et c’est très souvent le cas, même si vous entendez beaucoup de parents aujourd’hui parler comme des «génies» qui n’ont rien raté de l’éducation de leur enfants! le contraire est souvent de mise et je généralise volontiers d’ailleurs!

    j’ai eu une sœur qui a été quasiment élevée et chouchoutée par notre nounou… toute sa vie, un peu comme si elle l’avait adoptée, et j’ai une autre soeur qui est restée très marquée par l’arrivée d’un garçon après elle et ça l’a tellement complexée que ça lui a foutu pas mal le cerveau en l’air… bref, la première, en dépit d’être brillante aux études, doctorante et majeure de sa promotion, elle est restée la moins intègre de nous tous! Elle a cumulé les fautes graves dans sa vie, s’est mariée avec le mauvais mec, et a très souvent géré la complexité de la famille et de la vie en général à travers des petits et gros mensonges… qui ont pas mal plombé sa vie, sa personnalité, ses finances et ses relations avec tout le monde! Et il a fallu l’assister plusieurs fois avant de se contenter d’un parcours très décevant aux vues de ses capacités! La seconde par contre, elle a eu une vie extrêmement difficile et laborieuse et tout en cultivant l’espoir de rester la fille gâtée qu’elle fût, elle a pas mal foutu en l’air ses perspectives et elle s’est dépensée toute sa vie pour pratiquement rien! C’est triste, mais c’est uniquement lorsqu’elle a atteint la cinquantaine qu’elle a commencé à réaliser tout ceci, ma mère a réalisé aussi comment elle a contribué à la rendre plus complexée, et ce, même si elle a vécu indépendante, aux USA et ailleurs pendant vingt ans avant de retourner au bercail…

    Mes parents ont été des gens plus que corrects et souvent exemplaires si je devait les juger dans la moyenne des parents des autres… ils ont fait ce qu’ils ont pu faire avec les moyens dont ils disposaient et ont été très jalousés dans la grande famille pour les parcours de leurs enfants… on a certainement pas eu ce genre de parents toxiques justement ou qui parlent dans le dos des autres, ou parlent d’argent tout le temps… bref, leur défaut a été de nous élever dans trop de «générosité»… et notre maison ne désemplissait pas d’invités et de cousins et cousines et parfois leurs copains aussi (parfois occidentaux) qui passaient des semaines et des mois chez nous, avec une maison qui brillait de propreté tous les jours comme ultime cadre familial «normatif»… même les carreaux et les vitres étaient faits tous les jours, et les travaux les plus herculéens d’entretien tout autant! Et dans tout ceci, il y eut un prix que nous ayons tous payé chacun à sa manière et chacun à sa façon, mais on le comprenait et aimait bien cette vie, et s’y attachaient tellement… Parmi les prix qu’on a payé est que nous ne saisissions pas que les autres familles à notre époque étaient déjà éclatées ou bordéliques, ou «fonctionnelles» en se concentrant sur les aspects matériels, les carrières, l’épargne, les petits calculs et l’hypocrise «ambiante et ordinaire» de notre époque quoi! On a donc tout fait pour maintenir la famille soudée et solidaire même bien plus tard, et ceci nous a littéralement valu la jalousie et parfois la haine des autres, les divisions, en plus des petits secrets pas très reluisants que nous commencions à entretenir chacun de son côté! Parfois la maladie qu’on cache aux autres, et parfois la souffrance de ces deux sœurs dont on devine que nous sommes incapables de les résoudre…. et puis toutes les considérations des enfants en pagaille des uns et des autres qui parfois s’entendent avec les autres ou pas!

    Je vous demanderais simplement de considérer que l’ironie dont je peux parfois faire usage comme figure de style, ne traduit pas du tout de mauvaises intentions, autant qu’elle vise surtout à mettre en garde de manière plutôt intelligente et bien avisée…et ce uniquement lorsque je le juge utile… et je n’en fait pas usage tout le temps!

    Sinon, lorsque je dis Merci c’est sans ironie (sauf les merci ironiques de quelques commentaires destinés à ceux et celles qui soutiennent des thèses fascistes en cet épisode de guerre Ukrainienne)… Tout compte fait, je crois qu’on aborde ici un thème de la communication tout court! Celui dans la famille, ou ailleurs que la famille, et de ce concept d’ironie en général…

    Je crois que mon premier contact avec l’expression de l’ironie en général fut à travers la poésie et les textes littéraires arabes. L’ironie comme figure de style fut une trait très souligné et «savant» de la poésie des grands poètes arabes d’antan! L’ironie ainsi, est passée naturellement dans la culture populaire et vernaculaire…chez nous, sans offusquer personne, ni impliquer une toxicité systématique des rapports sociaux… (on la retrouve dans des centaines de proverbes et expressions utilisées tous les jours), même s’il faut admettre que toute la toxicité de la communication dans les rapports sociaux fait partie du cadre plus générique et quasi ordinaire de toutes les sociétés humaines, qui se régulent un peu a travers cette toxicité et tentent d’utiliser la langue familière et la communication de manière toujours plus élaborée pour faire passer des messages qui ne passent toujours pas (cadre moral), message autant politique que éthique ou moral, où «réveiller» quelqu’un qui semble abuser de sa léthargie pour juger les autres sans vouloir faire un pas ou un effort de son côté, ou simplement critiquer l’autorité et critiquer tout abus simplement… d’ailleurs, je ne pense pas que ce trait soit unique aux arabes, ou même aux «sémites», dont les juifs, mais il concerne tout autant les occidentaux que les indiens…les chinois… etc

    Par ailleurs, je fais tout de même la différence entre ironie et sarcasme ou moquerie… L’ironie est bien plus savante, critique, sérieuse, bien intentionnée que ces deux derniers traits! Et c’est ici que se trouve le nœud du problème de communication je dirais! C’est à la perception de l’ironie et le discernement entre celle-ci et le sarcasme ou la moquerie que les choses deviennent toxiques ou compliquées, en tous cas pour l’un ou l’autre des interlocuteurs!

    Je me souviens avoir une fois été victime d’une directrice un peu trop ambitieuse et pressée de gravir les échelons, lorsqu’elle me considérait en général comme le dernier de ceux a qui elle confierait un poste de responsabilité plus conséquent… car j’étais l’immigrant qui se dépensait comme dix au boulot, mais qui ne lui léchait pas les bottes, ni entretenait des ragots sur les autres avec elle, des blagues de mauvais goût et du m’as tu vu à tous les coups… Bref, en ce qui me concernait, j’était très conscient qu’il y avait à la base un problème d’incompatibilité et de culture et de maturité… C‘est comme si vous opposiez un élève du secondaire avec un étudiant avancé au cycle supérieur et universitaire et leur demandiez que le premier gère le second, c’était le cas! Un jour alors que j’avais hérité d’une grosse merde d’un collègue qui ne faisait jamais son travail et que j’étais en train de tergiverser avec mon client au téléphone assez longtemps (avec des sommes importantes en jeu), elle commence à m’envoyer des messages urgents pour me demander de venir la voir à son bureau… je lui réponds dès que je termine (car elle est autoritaire en plus, la conne), elle continue, elle insiste, elle pète un câble et je ne comprends pas! C’est pas dans nos habitudes de travailler comme ceci, je pensait même qu’il y avait quelque chose de grave qui se passait et que je ne m’en doutait pas… J’ai alors difficilement pu arrêter cette conversation avec ce client pour la reporter à plus tard et je suis parti la voir en courant… dès que je rentre dans son bureau, qui donnait sur le bureau d’une autre directrice face à elle et qui pouvait entendre notre conversation si on élevait la voix… et donc elle s’abat sur moi avec des reproches en anglais, elle élève la voix, elle me traite de «lent» et «d’inefficace» et m’apprends qu’elle va en tenir compte pour mon évaluation, et plus sèchement tout en me faisait un beau sourire, elle m’accuse de ne pas traiter mes dossiers à temps que je suis toujours en retard… et qu’elle n’est pas impressionnée ni n’a le temps pour attendre et «m’accommoder tout le temps», et elle exige que je me libère pour qu’elle puisse me communiquer son évaluation mensuelle à mon égard car elle autre chose à faire! Je la regarde, je l’écoute jusqu’à la fin, et je lui demande enfin si elle a tout dit de ce qu’elle voulait me dire? Elle répondit par l’affirmative avec une pointe de poison de cobra dans la gorge 🙂 et un rictus qu’elle dissimulait très mal! 🙂 Je lui dit alors calmement et dans un anglais parfait et assuré:«écoutez Cathy, je peux effectivement vous apprendre et vous expliquer que je traitait les dossiers non terminés de untel comme d’habitude et que vous connaissez très bien, et que je ne suis nullement en retard sur rien du tout, mais si vous pensez que je suis lent et inefficace, non productif et très mal organisé, je vous propose qu’on mette tout ceci par écrit tout de suite, que vous le signez et que vous le communiquez aux ressources humaines! Ensuite je hausse le ton. Il va falloir cette fois Cathy que vous alliez jusqu’au bout, car je ne laisserais pas passer ça même si je dois prendre un job chez MacDonald cet après midi… je suis franchement très impressionné par vos grandes capacités d’évaluation de l’équipe et je me demande d’ailleurs comment ça se fait que vous soyez pas notre CEO! 🙂 (à ce point, je n’avais plus rien à perdre… elle m’avait trop marché dessus depuis un bout).

    L’autre directrice en face qui n’a rien à voir avec nous, intervient tout de suite, vient vers moi en courant et me demande de m’éloigner du bureau, et entre ensuite directement chez elle, et lui dit a voix haute: écoutes ce type a dépassé toutes les limites, je suis prête à témoigner avec toi, et il est temps qu’il prenne la mesure de qu’il fait comme travail ici! Ensuite elle sort, et vient vers moi, et me dit en face: «j’ai tout entendu, et je ne vais pas laisser passer ça non plus, je vous demande de retourner a votre bureau, nous allons régler cette histoire maintenant!» 🙂 Je lui sourit, en silence.

    Je retournes à mon bureau et je rédige un e-mail en feu et tout en ironie en cinq minutes, adressé au grand boss, aux ressources humaines et à une nana qui se situe au siège social britanno-colombien et devant laquelle tout le monde a la tremblote… et je dis ceci en substance: «Je vous demande d’intervenir immédiatement auprès de la directrice en question, et d’une autre directrice unetelle pour entrave au travail, attaque injustifiée, insultes et irrespect en milieu de travail, harcèlement et non professionnalisme, et je joint-ce dessous le travail de quatre collègues qui ne foutent rien depuis des mois et dont on me refile le boulot constamment et on me traite d’incompétent en plus et intentionnellement à la veille d’un processus de promotion interne, je vous prie de trouver en plus la situation des pertes en milliers de dollars occasionnée par le copinage, l’incompétence, l’indécence au travail et le favoritisme! Je retiens une copie de mon e-mail à toutes fins utiles et je suis prêt à témoigner des dysfonctionnements de ce département auprès des ressources humaines.» Fin!

    Il devait être 13h30 quand j’ai envoyé le e-mail, à 14h00, j’ai reçu un e-mail du grand boss me faisant des excuses, me demandant de continuer mon travail et de booker une rencontre avec lui plus tard vers 17h00 pour parler de l’incident! Et à 15h00 cette directrice avait été relevée de ses fonctions pour intégrer notre équipe au rang d’analyste de niveau avancé comme tout le monde, et à 17h00, j’ai reçu les plus plates excuses du grand boss en personne et de l’autre directrice qui avait sauté dans le bain et voulait ma peau sans que je la connaisse ni d’Eve ni d’Adam…. Quant à notre directrice, elle ne fera pas deux mois avant de se faire pistonner et trouver une carrière ailleurs!

    Comme quoi l’ironie ça peut vous remettre un imbécile à sa place illico, remuer un peu le système… trop basé sur le clientélisme, le copinage, la paresse intellectuelle et la duplicité des imbéciles entre eux… Mais elle n’est pas sans risque bien entendu, tout dépend de la réaction de l’autre, et tout dépend de la réaction des autres lorsque c’est le cas… Je dirais ma foi, tout est gérable jusqu’à une certaine limite, mais qu’il faut aussi assumer jusqu’au bout ses principes, sinon on perd notre propre crédibilité n’est ce pas….

    J’ai pondu un long texte, j’espère que je ne suis pas trop hors sujet… mais je saisi parfaitement le votre, dans un cadre que l’on veut non vicié ou sclérosé entre membres d’une même famille ou toxique, comme vous dites… ce serait en effet la moindre des choses dans une relation saine entre parent et enfant!

    Par ailleurs, je fais tout de même la différence entre ironie et sarcasme ou moquerie… l’ironie est bien plus savante, critique, sérieuse, bien intentionnée que ces deux derniers traits! Et c’est ici que se trouve le nœud du problème de communication, je dirais! C’est à la perception de l’ironie et le discernement entre celle-ci et le sarcasme ou la moquerie que les choses deviennent toxiques ou compliquées, en tous cas pour l’un ou l’autre des interlocuteurs!

    Je ne compte plus le nombre de fois que j’ai vu des gens se livrer à des règlements de compte en se livrant justement à une interprétation erronée et intentionnelle de propos ironiques qui s’expriment et s’adressent à elles… pourtant inoffensifs sinon sérieux et destinés à mettre en garde contre des abus !

    Des boss qui veulent se venger d’un employé, des collègues qui font de même envers un collègue indésirable, des fratries empoisonnées qui défendent des intérêts sonnants et trébuchants, bref, partout où il se trouve de la mauvaise foi, on attend plus qu’un propos ironique soit exprimé par la victime pour se ruer sur elle et la lyncher ou lui régler son compte pour de bon!

    Je ne parle pas des propos ironiques tenus par des oppresseurs et des profiteurs et des faux culs… qui eux ont valeur nulle et ne légitimeront jamais leurs mauvaises actions! Je parle des propos ironiques exprimés comme mots de sagesse ou mots de mise en garde… qui sont en effet un niveau de communication qui relève du dernier recours si on peut dire…

    La mauvaise foi est assez difficile à démasquer de toute façon… plus le sujet qui en fait usage se spécialise dans la fourberie et la tromperie des autres, plus il en maitrise les ressorts et les mécanismes jusqu’à devenir un expert en la matière… ceci ne fera en fait que le confronter de plus en plus aux velléités légitimes des autres et le faire clasher contre eux… jusqu’à s’isoler dans son coin et vouloir abuser de ses pouvoirs s’il en a, ou de ses prérogatives pour aller jusqu’au bout de son raisonnement de psychopathe, sociopathe et autres pathologies associées!

    Nous avons atteint un tel degré d’hypocrisie dans nos sociétés que ce genre de comportement justement est devenu monnaie courante, une sorte de bouclier et armure, carapace et défense, qui vise à sauvegarder nos petits egos mal assurés et nos petits intérêts minables, égoïstes et individualistes! Aujourd’hui c’en est rendu au point que vous trouvez des «syndicalistes» qui vont défendre des patrons et des milliardaires, des chefs de guerre et des criminels de tous poils… et se croire encore «syndicaliste» ou défenseur des intérêts des autres! Quelle merde en effet…. c’est insoluble!

    L’ironie si je peux me permettre sans jeu de mots, est qu’en fait le monde tourne de plus en plus à l’envers, les plus redoutables médiocres et sans honneur sont ceux qui montent les échelons sociaux, face aux plus sages et méritants qui dégringolent les mêmes échelons sociaux et pataugent dans la merde, la décomposition sociale et la vie dans l’indignité!

    L’épisode de la guerre russe qui se déroule sous nos yeux révèle lui aussi de plus en plus de médiocrité dans laquelle nous pataugeons tous, et cette inversion des valeurs, des percepts et ce travestissement du droit et de la légitimité des causes les plus essentielles qui se voit s’effriter et partir en fumée… devant des hordes d’ignares endoctrinés à la haine aveugle, des imbéciles qui ne comprennent rien à rien et sont aujourd’hui les hooligans qui remplissent les stades de la lutte des classes!

    Franchement… cela fait un bail que ce film tourne en continu… et heureusement que la vie n’est pas éternelle aux imbéciles… autrement, nous serions tous disparu depuis belle lurette!

    Cordialement (et c’est surtout pas ironique mon cordialement non plus)…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :