Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Renflouer l’«économie» ou simplement… maintenir l’accapareur privé en selle?

Posted by Ysengrimus sur 15 avril 2009

Crise financière de 2008. L’idée de remettre en question la propriété privée des banques n’était pas souvent venue à l’esprit de quiconque aussi crûment qu’à ce jour, du moins dans le giron du cadre capitaliste. Mais… surdité idéologique, quand tu nous tiens. Malgré l’évidence criante de la dérive ruineuse due à la propriété privée, ça continue de bien coincer. On est aussi réfractaire à nationaliser une banque qu’on pourrait être réfractaire à privatiser un hôpital. Un hôpital fournit un service nécessaire à la vie, et l’idée d’enrichir des accapareurs privés au moyen d’un tel service répondant à un tel besoin répugne foncièrement, au sein de la société civile. Elle y résiste des quatre fers. Notons, pour la bonne bouche, que manger aussi est un besoin fondamental, ce qui n’empêche pas les supermarchés d’être encore entre les mains d’accapareurs affameurs privés qui s’enrichissent sur la faim. La distinction entre ce qui est «légitimement» privé (si tant est…) et ce qui ne l’est pas ne se fait pas si rationnellement que ça, en fait, dans notre triste petit monde. Enfin…

Bref, revenons aux banques et, plus globalement, à l’immense secteur des services financiers. Soudain, vlan, brutalement, en un temps incroyablement bref, on s’aperçoit qu’ils sont justement cela: des services. Dans la tourmente, il se démystifient et se démythologisent d’un coup sec. On redécouvre abruptement qu’ils sont des instruments pratiques bien avant d’être des pourvoyeurs de «produits financiers» garnissant allez savoir quel «portefolio» fumeux pour petits investisseurs que l’on arnaque en douce avec une constance d’horloge. Les services financiers sont avant tout, pour la masse immensément majoritaire de ceux qui les utilisent, des outils plombiers permettant tout prosaïquement, par l’accès au crédit, d’acheter un bien semi-durable (voiture, maison), de payer les salariés d’une petite entreprise, de faire démarrer un projet de n’importe quelle nature. L’empereur des placements est nu. Le gâchis financier mondial apparaît donc dans un tout autre angle, l’angle pratique. Voici donc que l’accapareur privé a boursicoté maladroitement en mondovision avec les avoirs (des autres…) devant assurer le crédit bancaire, ce très usuel service (y compris, sans vergogne, avec les avoirs financier reliés directement à la survie élémentaire, comme les fonds de pension). Le boursicoteur bancaire, outrecuidant et/ou malchanceux, qui mène son affaire comme il assure l’intendance de sa maison, c’est à dire privément, se met donc unilatéralement à restreindre l’accès audit crédit, pour se protéger lui-même, comme un épicier fermerait boutique en temps de rationnement, affamant de facto le quartier. On se retrouve alors devant un cas typique d’accapareur privé se souciant fort peu de ses responsabilités sociales, ne les discernant pas clairement, en fait, dans sa grosse bonne foi bourgeoise. C’est un peu comme si l’administration d’un hôpital mettait les patients à la rue pour quelque mois, histoire de renflouer sa caisse et d’éponger ses déficits. C’est inacceptable. L’état intervient donc, subitement, abruptement, cul par-dessus tête, à la vapeur, dans l’urgence. Il renfloue les banques avec de l’argent public (en grande partie emprunté) pour restaurer ce service plombier indispensable qu’est l’accès au crédit. C’est, bon an mal an, l’équivalent de l’état renflouant le déficit d’un hôpital ou d’une entreprise de transport national pour que le service se maintienne. La seule différence, et elle est de taille, c’est que les hôpitaux ou la SNCF ne sont pas la propriétés d’accapareurs privés. Ils n’appartiennent à personne et n’enrichissent personne, du moins pas ouvertement de par leur principe de fonctionnement (ils sont gangrenés par la privatisation rampante, mais ça c’est une autre histoire). Ils effectuent le service, paient leurs employés, coûtent ce qu’ils coûtent et, dans notre culture de propagande inique et torve, se feraient bien moins dénigrer s’ils enrichissaient des accapareurs.

La dynamique financière abruptement rectificatrice du moment, surtout aux USA, marche infailliblement à un résultat social incroyablement bancal. En gros, quand le secteur financier va bien, on laisse les accapareurs privés qui le noyautent s’enrichir tranquillement, mais quand il se met à aller mal, on devient subitement socialistes sans l’admettre, on le renfloue en pagaille avec l’argent du contribuable et de l’emprunt chinois. On est subitement (et c’est là le trait vraiment original de la ci-devant crise de 2008-2009) prêts à remettre en question la sacro-sainte rigueur budgétaire des caisses de l’état AVANT de remettre en question la propriété privée des services financiers. Les dirigeants politiques américains actuels sont conscients que leur pays perd nettement prise sur l’économie réelle (qui passe graduellement aux mains des pays émergents, avec tous les problèmes spécifiques que cela pose) et ils savent que l’économie américaine s’enlise de plus en plus dans la boursicote stérile qui change de la valeur de place sans en produire de nouvelle. Le président Obama affirme donc, sur tous les forums, qu’il faut sortir de l’Économie de la Bulle qui Gonfle puis Éclate (Bubble and Burst Economy). Sauf que, pour ce faire, il se lance dans l’Économie qui Renfloue et Réforme sans Révolutionner… Les dirigeants politiques américains actuels vont même jusqu’à envisager d’improviser sur le tas la mise en place de services financiers publics, non-bancaires, pour rétablir un accès au crédit que les banques et les structures financières, gavées d’argent public mais toujours grippées par le titanesque marasme boursicotier mondial, n’arrivent plus à fournir. Dépêchons nous de bâtir des faubourgs de planches chambranlants aux pieds du temple d’or, aux portes verrouillées par les voleurs, avec notre trésor piégé dedans. Effarant.

Il est patent qu’on dissimule quelque chose à quelqu’un, ici. Soit on assiste à une batterie sans précédent de crypto-nationalisations. On cacherait alors à une classe capitaliste ultra-libérale, en déclin mais encore menaçante, une reprise en main historique des services financiers par des structures d’encadrement étatiques renouvelées. Soit on assiste à une colossale mobilisation de la richesse collective visant au strict maintient de l’accapareur privé en selle, sous couvert d’une renflouement de la ci-devant «économie», aux frais du petit peuple et des financiers semi-étatiques chinois (face auxquels ce n’est pas: faites payer les riches mais: faites payer les concurrents). Que ce soit un cas où l’autre qui se mette en place, il est clair que le danseur s’avance masqué. Tristement, je crois que c’est bel et bien l’accapareur privé qu’on s’efforce de maintenir le cul cousu de l’or des autres sur sa selle, rien d’autre. J’en veux pour preuve le fait que le renflouement en cours ne se restreint pas au secteur des services financiers. On renfloue aussi des entreprises industrielles, notamment dans le secteur automobile. Celles-ci ne sont pourtant pas indispensables. Elles diffusent un produit obsolète, déjà très élégamment outrepassé par celui de la concurrence étrangère. Le geste anti-libéral posé ici est moins socialiste que protectionniste… De fait, ces entreprises industrielles ruinées vérifient magistralement la thèse marxiste classique de la baisse tendancielle du taux de profit. Récemment, un administrateur supérieur de GM admettait que seulement 7% de ses dépenses allaient à la force de travail et que le reste allait à des produits (machinerie, placements spéculatifs, etc.) achetés aux prix forts, par son entreprise, sur le marché polymorphe contemporain. Le capital constant bouffe le capital variable, la plus-value, venue exclusivement du travailleur se ratatine, et l’entreprise fait faillite. Tout le capitalisme industriel actuel est un gros GM généralisé, même dans les économies émergentes. Baisse tendancielle du taux de profit. La terre n’a pas fini de trembler.

Le symptôme automobile ne ment pas ici. Il fait tomber le masque du danseur. Renflouer le secteur industriel traditionnel est un acte réactionnaire, protectionniste, même dans le cadre restreint d’une logique capitaliste étroite. Renflouer, encadrer et nationaliser le secteur financier serait un acte progressiste si seulement, une fois l’activité économique reprise et les lunettes roses raccrochées sur les rouflaquettes des sourds en costards, on ne se remettait pas à laisser les accapareurs privés repartir en goguette, sans les tenir en laisse ou, encore mieux, les dézinguer. Mais il est patent que les cultures nationales, des deux côtés de l’Atlantique, font jouer les vieux réflexes de leurs traditions politiques respectives face à la situation financière en cours. L’Europe penche vers plus de réglementations vieillottes, l’Amérique penche vers plus de libéralisme à l’ancienne, et rien ne change vraiment: l’accapareur privé reste en selle partout, prêt à tout faire repartir selon la logique délirante des ses intérêts propres, de plus en plus contraires à ceux de la collectivité mondiale.

Tant qu’on restera aveugles au fait que c’est la propriété privée des moyens collectifs de production et d’encadrement des avoirs de la société civile qui est le problème fondamental, on ne sortira pas du cycle constitutif des crises. Combien de catastrophe et de vies brisées partout dans le monde faudra-t-il encore avant qu’on allume ses lumières sur cette question absolument cruciale?

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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14 Réponses to “Renflouer l’«économie» ou simplement… maintenir l’accapareur privé en selle?”

  1. Sinclair said

    Faudra m’expliquer pourquoi ça n’a pas fonctionné dans les états dits « socialistes ». La raison est simple c’est la nature humaine… C’est l’appat du gain et de la possession qui nous pousse à innover… C’est pour ça que le capitaliste fonctionne. Et les crisettes sont des bagatelles dans l’histoire du monde. Des crisettes y’en a encore plus souvent dans l’histoire de la vie elle-même… Le capitalisme n’est rien d’autres que l’évolution de la vie sur terre à un stade plus avancé…

    • ysengrimus said

      Mentalité de suppôt servile, tu t’évaporera, un jour.

      • ESQUEL, BU said

        Non, « sinclair » a malheureusement raison. C’est simplement la nature humaine, même si on aimerais que les choses soient autrement!

        [Comme il n’y a pas de nature humaine hors-histoire, les choses seront un jour autrement – Ysengrimus]

    • bougnet said

      Non, la plupart des activités humaines ne sont pas commandées par l’appât du gain: l’éducation des enfants, les réunions d’amis, l’entraide, les activités artistiques, la recherche. Pour avoir travaillé au milieu de chercheurs et d’artistes, je peut confirmer que leur sens de l’innovation ne dépendait pas du tout de l’appât du gain.

  2. trublion said

    Vu la nature humaine, su et vu que chacun critique ce que lui-même voudrait être, je me demande comment on pourrait faire, pour mettre au pas ceux dont on dépend.

  3. callya_fr said

    Bonjour,

    Oh, mais si il existe des solutions, mais elles sont terriblement impopulaires chez les gens de pouvoir et d’argent, solidement accrochés à leur rocher dégoulinant de fric pendant que le reste de la population crève de faim sous leurs yeux sans que cela ne les émeuvent le moins du monde.

    La richesse serait d’autant moins un déli que la base de la population aurait le minimum vital pour une vie digne…. ce qui n’est évidemment pas du tout le chemin pris actuellement par les politiques mondiales.

    Le jour où les puissants (actuellement) auront compris cela, ils éviteront que la grenade ne leur explose dans la gueule… parce qu’à faire comme ils font actuellement, c’est ce qui les guette.

  4. carla ghiglieri said

    Sinclair, il n’y a pas de pays où la nature humaine ne soit pas violée tous le jours, souvent sous prétexte de faire son bien, comme par exemple par l’interdiction de fumer ou de prendre des drogues récréatives. Mais quand on parle de réformer la structure économique de nos sociétés, il semble qu’on puisse avancer seulement en s’appuyant sur de primitives pulsions de pouvoir et de gain. Vous savez, il y a beaucoup de monde qui vit de et avec des valeurs autres, qui veulent seulement une vie digne pour eux-mêmes et leurs fils,
    car si cela n’était pas vrai, nous aurions déjà coupé la gorge de toutes ces dégoutantes personnes qui n’ont pas honte d’empocher notre argent, alors qu’ils nous demandent aussi de payer pour l’école, la santé, la retraite, tout en gagnant toujours moins, avec l’excuse qu’il faut être à même d’être compétitifs vis-à-vis des travailleurs asiatiques.

    Il faut que nous reconnaissions que, de ne pas vouloir mettre de limites à l’accumulation individuelle de la richesse, nous allons vers la distruction de la civilité même, au nom de laquelle nous, on dit qu’il faut laisser libre cours aux susdites pulsions.

  5. Didier said

    À l’attention de Sinclair, au cas où il reviendrait un jour sur ce forum.

    Ça commence à bien faire, l’argument frelaté du « on n’y peut rien, c’est la nature humaine ».

    Il n’y a pas de nature humaine. Tous les êtres humains vivent en société, et une société, c’est un choix (toujours à renégocier, toujours à discuter, toujours à reconstruire) de valeurs, de règles, d’idéaux et d’interdits. Une manière de penser le comment vivre ensemble. Pour paraphraser une maxime célèbre, « on ne nait pas humain, on le devient ».

    Or il est frappant de constater que pratiquement toutes les sociétés non impérialistes (ce qui en fait, ou en faisait, un sacré paquet) se sont toujours vigoureusement défendues contre deux dérives essentielles: la confiscation abusive et permanente du pouvoir d’une part (l’Athènes classique n’est de loin pas la seule dans ce cas), et l’accaparement outrancier de la richesse, de l’autre. Cela les rendaient-elles moins humaines?

    A contrario, le capitalisme n’a JAMAIS été un projet de société. Il a TOUJOURS été la tentative de petits groupes, certes intelligents, certes méthodiques, certes organisé, de s’approprier la plus grosse part possible du gâteau, pour sa jouissance privée. Sa « réussite » s’est TOUJOURS construite sur la spoliation, la violence, les privilèges indus, et elle s’est TOUJOURS accompagnée de milliers, voire de millions de morts, a TOUJOURS eu pour conséquence la destruction et la ruine de sociétés ou de groupes qui ne lui avaient fondamentalement rien demandé. La concentration de la richesse dans la main de quelques-uns se paye TOUJOURS par l’asservissement et la misère du plus grand nombre. Ce qui fait aujourd’hui provisoirement triompher le capitalisme, c’est son incroyable agressivité (pour ne citer qu’un exemple, près de deux cents conflits menés par les USA ces deux derniers siècles, alors même que son territoire n’était pas attaqué, sauf tout récemment, et encore…) et son absence totale de scrupules, son indifférence complète à la souffrance et à la misère d’autrui. Libre à vous d’imaginer qu’il s’agit là de l’essence de la nature humaine…

    Ce qu’essaye de nous faire croire la très lourde machine propagandiste du capitalisme, c’est que cette ambition mortifère serait en quelque sorte « naturelle ». Elle ne l’est pas. C’est le choix, plus ou moins mal assumé, de petits groupes qui se sont décidés à appliquer un programme très simple: « ma gueule d’abord ». Le capitaliste, c’est quelqu’un qui, se regardant dans la glace et y apercevant un porc, décrète que toute l’humanité est à son image. D’où ses justifications alambiquées, sa mauvaise conscience continuelle, ses tentatives pitoyables pour se faire passer pour le moteur indépassable de l’histoire et de l’aventure humaine.

    D’où aussi la monstrueuse sottise d’aphorismes tels que « C’est l’appât du gain et de la possession qui nous pousse à innover » ou « Le capitalisme n’est rien d’autres que l’évolution de la vie sur terre à un stade plus avancé ». Quelle bêtise, quelle pitoyable vision de l’humanité. Non, Sinclair. On peut innover simplement pour le plaisir, ou par curiosité, ou parce que l’on pense que l’innovation pourra rendre service à d’autres, ou pour la pure jouissance de la découverte… Et la vie sur terre – y compris la vie des sociétés humaines, en fait les seules concernées – a évolué durant des milliers d’année sans le capitalisme, et ne s’en est pas trouvée plus mal.

    Comme l’écrit en réponse Ysengrim, vouloir identifier capitalisme et innovation, création et évolution, c’est simplement signifier sa propre aliénation; et le faire au nom de la « nature humaine », c’est reconnaître que l’on a arrêté de penser.

    Aphasie que signalait déjà le recours – quasi pavlovien – à l’alternative « capitalisme » vs. « états dits socialistes ». Pensée stérile, pensée binaire. Comme s’il n’y avait pas eu, en dehors du capitalisme, des milliers d’autres façons d’organiser les sociétés.

  6. pb2010 said

    Ça fait douze ans que je m’efforce à couler les banques privées en plaçant tout mon argent à la Banque Postale et que j’y souscrit et paie différents moyens de paiement. Mais comme je me le suis fait dire une fois, il parait que « ce n’est pas une vraie banque ». Et bien, si les gens veulent des « vraies banques », là ils en ont, j’espère qu’ils en sont contents! Quand on en est là, on a les banques que l’on mérite n’est-ce pas?

  7. delphine brooks said

    La nature humaine est corruptible mais elle n’est certainement pas que ça. Et avant de rêver à un système parfait on pourrait rêver à un vrai dialogue entre toutes les parties, délivré de tous les dogmes religieux, économiques ou autres, pour une politique plus pragmatique, respecteuse de son rôle et enrichie de toutes nos experiences passées! Des droits fondamentaux immuables mais une politique qui puisse s’adapter selon les conjonctures, sachant que les lois ont tendance à être soit trop régulatrices et donc limitatives/répressives soit trop libérales et donc immorales/destructives.

  8. Robert Bibeau said

    @ Ysengrimus
    Excellent article. Clair, précis. Petite remarque cependant. Tu écris ceci «C’est, bon an mal an, l’équivalent de l’état renflouant le déficit d’un hôpital ou d’une entreprise de transport national pour que le service se maintienne. La seule différence, et elle est de taille, c’est que les hôpitaux ou la SNCF ne sont pas la propriétés d’accapareurs privés.». Tu sais que, dans certains pays, le système hospitalier est PRIVÉ. Même chose pour les services de transports en commun (SNCF et transport par autobus = privé au Chili par exemple – le pays de la pseudo socialiste Bachelet – et je puis te dire que le transport par autobus à Santiago c’est le rodéo).

    Alors que dirais-tu dans le cas ou l’ÉTAT renflouait le budget déficitaire de ces entreprises hospitaliers ou de transport public-privatisé avec les taxes et les impôts des contribuables? Songe que s’il ne le faisait pas, les services de santé seraient fermés et les transports urbains stoppés!

    Que faire?

    [Merci camarade.Tous les supermarchés sont privés, ce qui ne les place pas moins en contrôle sur la faim et, fatalement «indispensables» dans tous nos patelins. Que faire? Tu le sais comme moi: saisir sans compensation le butin des accapareurs et en assurer l’intendance au bénéfice collectif. C’est d’autant plus faisable pour les transports en commun du Chili ou les hôpitaux du Filouland, attendu que d’autres pays, même pas spécialement socialistes, assurent l’intendance publique des hôpitaux et du transport en commun sans que la terre s’arrête de tourner… mal placés ils seraient pour dire que c’est pas faisable! – Ysengrimus]

  9. Pateris said

    Merci, intéressant. Et oui, il suffit de voir les cris d’orfraie lorsqu’on parle de réparer la gabegie de la privatisation des autoroutes pour comprendre que le bétail qui couine au mâthrakhâjfiskhal bêle pour se faire tondre… Et il dit bien que nos Gattaz et autres «libéraux» gavés de subventions veulent le socialisme pour eux et le libéralisme pour ceux qui bossent… Et si on laissait faire la «main invisible du marché», qu’on rigole ? 🙂

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