Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Explication de l’incompréhensible durabilité du SCHÈME DE PONZI contemporain: il blanchit de l’argent…

Posted by Ysengrimus sur 1 janvier 2009

Le fameux SCHÈME DE PONZI, inventé par un pégreux du siècle dernier de nom de Charles Ponzi (1882-1949), consiste à créer une fausse structure d’investissement, sans moteur productif pour la supporter. Vous promettez des taux de profits pharaoniques au sein d’une discrète société à numéro d’allure confidentielle et chic et vous payez votre investisseur 2 avec une portion de la somme introduite par votre investisseur 1, puis votre investisseur 3 avec une portion de la somme introduite par votre investisseur 2 etc. (ou encore, dans l’autre sens: paiement des investisseurs plus anciens avec le fric des plus récent, il y a des variations). Voué à s’écrouler à terme, ce type de structure finit normalement avec Ponzi ou son semblable qui se sauve avec le restant de la galette et ferme la porte. Ce qui est sidérant et sidéral c’est de voir ce procédé évident de petite pègre fleurir à la Bourse, avec des avoirs colossaux et sur des laps de temps trop durables pour que cela s’explique clairement. Dans la mouvance de la panique financière actuelle, des gros bonnets de la finance viennent de se faire pincer en faisant les poches d’investisseurs selon la bonne vieille procédure éculée du schème de Ponzi. La question de fond est même, entre autres, celle-ci: finalement, l’intégralité des ci-devant services financiers (en soi du Monopoly sans support productif), n’est elle pas, en temps de déclin économique, une simple variation sur le schème de Ponzi?

Ponzi au départ est évidemment lui-même une simple superfétation quantitative des banques (comme toutes les activités pégreuses sont une simple superfétation qualitative des pratiques commerciales et industrielles du capitalisme). Mais le problème de l’incompréhensible durabilité du schème de Ponzi contemporain reste entier. Ponzi s’installe quand justement au lieu de promettre un retour de 3% on promet un retour de 15% ou 25%. L’abus quantitatif des pratiques bancaires EST Ponzi… la question se pose donc d’abord: comment Ponzi s’est-il niché à la Bourse sans se faire pincer? On répond, un peu abstraitement mais sans trop mentir, que la solution réside dans une unique notion: déréglementation. C’est un peu creux, mais ça ne mange pas de pain. Détail de notre temps: les banques sont censées appuyer leurs activités financières sur un support productif, genre investissement industriel, etc… contrairement à l’ami Ponzi, qui, lui, tripote intégralement dans les bouts de papiers, en changeant simplement le fric de poches. Les banques de notre temps ne SONT pas Ponzi. Elles VIRENT à Ponzi, nuance importante qui prouve bien que quelque chose est comme en déclin… Pensez-y. Le seul fait qu’on utilise de plus en plus banalement la notion d’ÉCONOMIE RÉELLE (par opposition à la boursiPonzicote – c’est fou quand on y pense) prouve bien qu’il y a du bois mort financier en masse… La question sociale en cause pour l’avenir est alors naturellement: peut-on y mettre bon ordre en restant dans un cadre capitaliste spéculatif traditionnel? Mais laissons Ponzi, comme indice, opportunément déréglementé, de déclin d’une civilisation commerciale et industrielle, de côté pour le moment. C’est le vol de la chouette de Minerve, et Ponzi n’a pas livré tous les secrets qu’il a dans le ventre.

Car en fait, bon, Ponzi mon œil. Tout ça ne date pas d’hier. Il est toujours difficile de trouver un « inventeur » pour ce genre de combine et il est clair, en passant, que le groupe ethnique du fraudeur n’a rien à voir dans la situation. Charles Ponzi est né un an avant la mort de Karl Marx mais je suis certain qu’on pourrait trouver des cas antérieurs de combines de redispositions mirages d’avoirs financiers remontant aux sources les plus lointaines du capitalisme commercial. Groupe ethnique à part donc, ce qui reste fondamentalement bizarre ici est qu’un schème de Ponzi est normalement éphémère. Les profits pharaoniques promis et l’absence de source productive effective font qu’il faut que le nombre de nouveaux investisseurs soit en maintient constant pour que cela tienne. Ce n’est pas pour rien que nos schémateux de Ponzi contemporains se font vider par des appels de retraits (cela signifie que les rupins qui croyaient en eux laissaient dormir là de l’argent qu’ils n’avaient déjà plus). La longévité de certains des schèmes de Ponzi de Wall Street (quarante ans, dans certains cas, oh, là, là) est un problème qui n’a pas seulement à voir avec les autorités de la Bourse dormant au gaz, mais avec une dynamique des retraits sur investissement et des rentrées d’investissements dont certains leviers demeurent bien obscurs.

Insistons fermement. Police de la Bourse ou pas, il est de fait parfaitement incroyable qu’une structure comme le schème de Ponzi (déplacement de fonds d’un investisseur à l’autre sans activité productive aucune), tienne en soi si longtemps. Bon, partons un schème de Ponzi dans la cours d’une petite école. Le schème de Toto, qui te promet un retour de ¢20 (20 cents, ou 20 centimes de dollars, une ristourne de 20% donc) par semaine, sur ton dollar (la semaine scolaire ayant cinq jours). Au début, Toto arrive à intéresser un investisseur par jour. Il se fait donner une piastre par les investisseurs #1, #2, #3, #4 (dont le nom est Brico) et #5, la première semaine et rend $1.00 (5 x ¢20) sur $5.00 le lundi suivant. Il intéresse les investisseurs #6, #7, #8, #9, et #10 la seconde semaine et c’est ici que le premier problème du retour de profit jaillit. Toto rend-il un autre ¢20 à #1, #2, #3, #4, et #5 (pour un total de $2.00, en incluant le retour aux nouveaux investisseurs, sur $9.00 qu’il détient maintenant) ou, plus probable, #1, #2, #3, #4, et #5 doivent-ils engager un autre dollar pour toucher les ¢20 de la seconde semaine? Pas clair. Imaginons que c’est le second cas (parce qu’autrement ce serait vraiment trop mirifique): Toto a vu passer entre ses mains, au second lundi, $15 (les lots de #1, #2, #3, #4 et #5 deux fois et ceux de #6, #7, #8, #9 et #10 une fois) et il a rendu $3.00 (les retours de #1, #2, #3, #4 et #5 deux fois et ceux de #6, #7, #8, #9 et #10 une fois). Il «tient» $12.00, mais pas en profit: en capital investi, en mise des autres qu’il «gère» improductivement. Il se sent plein aux as avec tout cet avoir (des autres, qui, eux aussi, pour le moment, jubilent), encaissé si vite. Pour fêter ça, il tue le veau gras. Un sandwich fin bien chevelu et un jus de fruits frais ($3.00) et il se fait cadeau d’un beau paquet de cartes à jouer (un autre $3.00 – ah ces schémateux de Ponzi mènent une vie somptuaire, c’est connu). Or, un matin, la mère de Brico lui demande de lui montrer les $2.00 d’allocs qu’elle lui a donné dans les deux dernières semaines. Brico ne peut faire tinter que ¢40. Le reste de son avoir est bloqué chez Toto… La mère de Brico se fâche et le somme de récupérer son fric, sinon, plus d’allocs la semaine suivante (et conséquemment, plus de placement chez Toto). Brico vient reprendre son avoir en catastrophe. Toto minaude. Brico n’aime pas ça et se retire définitivement. Comme Brico (l’investisseur #4) est un de ces investisseurs anciens, ce sera $2.00 à rendre. Toto ne tient soudain plus que $4.00. Il suffit maintenant que les mères de deux ou trois autres de sa douzaine d’investisseurs froncent le sourcil ainsi et Toto est subitement insolvable.

Toto aurait donc besoin, pour que l’arithmétique de Ponzi tienne un temps, de deux choses: d’une cour d’école lui fournissant, à l’infini et à un rythme constant d’horloge, au moins un nouvel investisseur solide (ou ré-investisseur avec de l’argent frais, mais alors plus fragilisant, car la mise qu’il retirera sera plus lourde quand il paniquera) par jour et, naturellement, du moins d’investisseurs possible réclamant de reprendre leur mise. Même en conditions de prospérité économique, l’arithmétique de la chose est trop mécanique et trop vide en profit effectif pour fonctionner durablement. Car enfin, revenons sur terre, cela reste une petite école et, quand Toto a convaincu ses amis, ses camarades de classes et les plus jeunes qu’il rançonne, les nouvelles rentrées d’investisseurs, cruciales pour la survie de la course en avant de ce roulement improductif, commencent à ralentir (notons, pour la bonne ethnologie, que les victimes de plusieurs schémateux de Ponzi sont des gens de leur communauté proche, inscrits dans un rapport interpersonnel de confiance, important pour une certaine survie du mirage). Abstraction faite de son illégalité donc, la raison pour laquelle un schème de Ponzi tient longtemps sur la place de la Bourse reste donc ici parfaitement obscure. La mécanique interne du schème de Ponzi est incompatible avec la durabilité.

Une chose est claire (quoique fort mal documentée aussi). Certains investisseurs discrets profitent parfaitement du schème de Ponzi en flouant les autres. Voyez Brico, dans mon petit modèle. Sa maman s’étant fâchée au bon moment, il sort de l’aventure avec sa mise entière et un profit solide. L’investisseur, qui n’est pas l’animateur-fondateur du schème de Ponzi (ce dernier étant toujours en fin de compte maximalement exposé), qui arrive assez tôt et retire ses billes avant l’effondrement, profite maximalement du déplacement de fonds dont il n’est même pas l’escroc-auteur. Il surfe sur la vague, au sens le plus balnéaire du terme. Je soupçonne certains investisseurs de savoir parfaitement cela et de placer l’argent (des autres) qu’ils gèrent, sur le tapis de ce genre de roulette. Ils arnaquent donc le système en se donnant des airs de victimes et en transformant de facto l’animateur du schème de Ponzi en leur concierge et bouc émissaire… et le risque que ces investisseurs de l’ombre prennent ainsi bénéficie d’une dégaine chic et allumeuse, dans la notion tant répandue de «capital à risque». En un mot: l’empereur est nu et Ponzi a pignon sur rue en Bourse.

Mais cela ne règle pas le problème de fond: celui de la durabilité du schème de Ponzi contemporain. La Bourse arriverait tout à coup à réaliser ce que la Pègre n’a jamais su faire: pérenniser le schème de Ponzi sur des décennies? Un instant. Inversons un peu les choses. Primo, le schème de Ponzi est une structure improductive qui se fait passer pour productive mais, deusio, l’empereur est nu et tout le monde, sur la place financière, le sait. Conclusion: le schème de Ponzi est, d’évidence, une coquille improductive (illégale mais ouvertement tolérée) pour tous ceux qui sont dans le secret. Il devient alors le camouflage parfait pour son contraire: une structure productive illégale (et non tolérée). Je crois que les schèmes de Ponzi durables de la Bourse sont en fait des structures de protection pour du blanchiment d’argent. Retournons dans la cour d’école de Toto.

Sigouin a fait $20.00 en vendant illicitement des cigarettes. Il est emmerdé car sa maman, fort soupçonneuse, vérifie ses poches tous les soirs. Il place donc son argent illicite dans le schème de Toto. La structure confidentielle et selecte que Toto a su mettre en place est le camouflage idéal. Une semaine plus tard, le temps de se faire un peu oublier, Sigouin touche son $5.00 de ristourne, qui fait plus discret dans ses poches, car il a désormais une sorte de pedigree. Toto, qui était proche de l’insolvabilité à $4.00 vient de remonter à $19:00 (les $4.00 qu’il lui restait plus les $20:00 tout frais de Sigouin moins la ristourne de $5:00 de Sigouin). Toto triche à l’intérieur de sa triche. Il installe un alambic dans une maison close, pour ainsi dire. Ceux qui le prennent pour un Ponzi boursicoteux ne savent pas qu’il s’est remis en connexion avec une portion (illicite) de l’économie réelle. Il touche désormais discrètement des revenus de la nicotine et les partage, tout aussi discrètement, mécaniquement, avec ses investisseurs. Le jour où le sombre Sigouin se pointe pour toucher sa mise, Toto, de nouveau proche de l’insolvabilité, ne peut lui rendre le tout. On négocie en douce. Sigouin, qui ne peut quand même pas intenter une action, se contente de, disons, $11:00 et sacrifie $9:00 de son capital nicotine aux profits et pertes du blanchiment. Cet argent, pégreux mais productif, assure la pérennité du schème de Ponzi. La faiblesse financière de Ponzi EST sa force de blanchiment. Il pompe et masque, dans le même mouvement.

Échange de bons procédés. Pour perdurer, Ponzi requiert qu’un segment de ses investisseurs sacrifie une portion de leur mise et ce, sans rechigner. C’est là presque la définition littérale d’un blanchisseur d’argent… Ponzi survit grâce à l’argent productif de la drogue, et ledit profit illicite de la drogue, en se sacrifiant partiellement en Ponzi, se dissimule au sein de la boursicote improductive dudit Ponzi. C’est la force titanesque des profits de l’argent illicite qu’il blanchit qui fait rebondir et perdurer le schème de Ponzi contemporain. Cette explication a aussi l’avantage d’analyser plus concrètement le fameux sommeil au gaz de la police de la Bourse. Celle-ci cherche mollement (nous sommes, après tout, toujours sous déréglementation) des structures de boursicotes improductives. Alimentée par un secteur productif secret, le Ponzi contemporain échappe ici aux procédés myopes de détection des boursicotes sur fondements improductifs de la police de la Bourse. Et cette dernière, de bonne foi on non, ne trouve pas ce qu’elle ne cherche pas. C’est qu’en fait, c’est la Brigade des Narcotiques qui dort au gaz…

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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26 Réponses to “Explication de l’incompréhensible durabilité du SCHÈME DE PONZI contemporain: il blanchit de l’argent…”

  1. jcdurbant said

    Intéressant: on retrouverait là la dimension criminelle dont parlaient récemmment dans le Figaro des patrons de la brigade financière française …

    http://jcdurbant.wordpress.com/2008/12/18/escroquerie-madoff-attention-une-arnaque-peut-en-cacher-bien-d%e2%80%99autres-no-sense-being-a-grifter-if-its-the-same-as-bein-a-citizen/

  2. Guillaume said

    J’aime ton article Ysengrimus

    Je ne sais pas si ce que tu dis est vrai, mais c’est bien vu : l’idée est interessante et mériterait d’etre mise à l’épreuve!

  3. ysengrimus said

    Il semble bien que ladite mise à l’épreuvee va se nommer « enquête criminelle »…

  4. normand chaput said

    Le blanchiement d’argent est de rendre légale une somme d’argent (en cash) obtenue de façon illégale. Alors pour que le blanchiement fonctionne, il aurait fallu une montagne de cash qui rentre et qui sort du bureau à tous les jours. On parle de 50 milliards! Et quel est l’avantage pour le criminel de vouloir perdre de l’argent? Il préfère de beaucoup se faire construire de somptueuses demeures, ou immeubles. Jouer sur les taux de change ou même au casino mais certainement pas de payer les pertes de uqelqu’un d’autre. Alors pour que la théorie du blanchiement se tienne, il faudrait que le shéma se fasse en vase clos de sorte que la perte, comme les profits restent dans la famille. Sauf que pour cela, ils n’ont pas besoin de personne puisqu’ils le font déjà très bien tout seuls. Je pense plutot qu’on est en présence d’un phénomène de lapping qui procède ainsi. Je gère mille dollars pôur quelqu’un. J’en place j’en place 950 correctement mais j’en prend 50 que je met dans Ponzi. En sept ans, j’ai récupéré mon cash. A la fin du sept ans, je le replace dans la machine de Ponzi mais cette fois, définitivement. Trente ans, quarante ans, je m’en fous, je l’ai récupéré et, au pire, je le déclarerai comme perte fiscale.

  5. gio44 said

    Votre exemple ne tient pas; toto paie des intérêt dépassant 1000% par an alors que dans le cas de Madoff par exemple il avait habitué ses clients à des « modestes » 10-15% par an de façon constante et ce indépendament des soubresauts des marchés (c’était d’ailleurs ce qui faisait sa renommée dans les cercles d’investisseurs).

    Par ailleurs votre thèse de blanchiment d’argent est farfelue; demandez donc à Al Capone si il se serait contenté d’une perte de près de la moitié de son investissement pourvu de légitimiser ses avoirs! Et tout ça avec le risque que tout le château de carte ne s’écroule…Non, les dépôts dans tout fond de placement sont sujets à des vérifications fiscales auprès des investisseurs quant à la provenance de l’argent. Les blanchisseurs s’y prennent autrement (bureaux de change, réseaux de cie avec incorporations dans les paradis fiscaux, etc). Madoff a duré si longtemps grâce à son réseau de contact des plus prestigieux et de sa discrétion minutieuse, notament dans l’administration de ses comptes.

    • ysengrimus said

      Chez Toto tout est en plus petit. Les dividendes se comptent en cents et les années en… semaines.

      Votre « explication » de comment Madoff a tenu est vague et périphérique. Quand à Capone, son temps est révolu depuis belle lurette, ses méthodes aussi…

      On verra bien ce que l’avenir fera de mon analyse.

  6. combat18 said

    Merci pour votre visite ainsi que votre commentaire. J’ai pu, grâce à cela, lire votre article fort intéressant et plein d’informations enrichissantes pour moi.

    Bonne continuation.

  7. Affreuxjojo said

    Vous expliquez que la durabilité du système Madoff ne peux s’expliquer que par le blanchiment. Dans votre savoureuse description du shème de Toto vous oubliez un détail. Toto récolte des fonds et les rémunère à taux élevés ce qui lui impose la collecte sans fin de nouveau fonds rémunérant les premiers. Son activité s’arrête là. On comprends bien que ce système se développe rapidement (les taux sont alléchants) puis s’effondre (Dans sa cour de récréation les investisseurs n’existent pas en nombre infini). Madoff, lui,fonctionne sur deux tableaux. Une pyramide et des placements. Les fonds récoltés par Madoff ne dormaient pas dans des coffres (en attendant qu’ils soient réclamés avec intérêts) mais étaient réinvestis. Si ces ré-investissements offrent des taux de rémunérations supérieurs aux taux versés par Madoff, le système est durable et profitable. La chute du système Madoff est brutale par le cumul de deux faits. D’une part la chute des taux de rendement des investissements fait par Madoff. Comment verser 10% quand le marché n’offre plus que 4 ou 5% ? D’autre part suite à la baisse brutale des valeurs boursières, l’impossibilité pour Madoff de récupérer rapidement à leur valeur initiale les fonds ré-investis. Madoff a été pris de vitesse par l’ampleur de la crise.

  8. ysengrimus said

    Si Madoff investit ne fut-ce qu’une portion de l’argent qu’on lui confie, il n’anime plus un schème de Ponzi. La définition fondamentale de Ponzi est de changer de place des fonds qui ne fructifient pas. Pas de demi-mesure, pas de Ponzi partiel ou de quasi-Ponzi….

    Alors Madoff: Ponzi or not Ponzi? La suite de la saga nous le dira.

  9. persée said

    L’actualité semble donner raison à cet article:

    http://www.solidariteetprogres.org/article5117.html

    🙂

    • ysengrimus said

      Le blanchiment d’argent figure maintenant au nombre des chefs d’accusation de Bernard Madoff… sans plus d’explications…

  10. Kqun Kqpar said

    Je crois que notre cher gouvernement travaille très fort pour faire durer le système. L’arrivée dernièrement du CELI me fait vraiment croire à cette volonté de nous inciter à risquer notre argent. Et c’est sans compter sur le tapage médiatique, à tout les ans, qu’il y a sur la NÉCESSITÉ de mettre de l’argent dans un RÉER même si bien souvent il n’y pas tant (aucun!) avantage pour le contribuable d’y mettre son argent…

    C’est comme si Toto était de connivence avec le directeur de son école…

  11. Très intéressant. Toto ne serait pas un fameux truand à la tête de l’arnaque du siècle aux État-Unis et dont les initiales sont BM?

  12. Lettres Éparses said

    Oui, je suis d’accord avec votre article, cependant je trouve que vous vous êtes bien donné du mal jusqu’à l’illustrer pour vos chers lecteurs 😉 par des exemples pratiques mathématiques, qui ne me semblaient pas absolument nécessaires ;).

    Je rajouterai pour ma part que si ça a marché, c’est tout simplement que les banques elles-mêmes y ont placé certains de leurs capitaux. Pourquoi sinon la faillite de la Lehman ainsi que de bien d’autres? Qui plus est, ce sont les seules à pouvoir apporter toujours de l’argent frais dans vos « cours d’écoles » :). Mais j’ajouterai également en plus que cela a marché surtout parce que les gens très aisés ont une propension à consommer stable et une propension à épargner très forte en comparaison. Ils peuvent laisser l’argent pendant des années sans sourciller. Peut-être pas les plus jeunes générations… On est et on était avant 2008 dans les années Bling-Bling.

    Qui sait vraiment?

    Je me rappelle un rendez-vous dans un LCL pour faire une demande de prêt, à une époque où les taux étaient bien plus élevés, et entendre un Monsieur parler à une conseillère lui racontant qu’il avait un placement supérieur à 10% et elle de lui dire de le garder…

  13. Theil said

    Dubreuil,

    Certains ont bien vu que lorsqu’un montage à la Ponzi perdure, c’est qu’il camoufle une opération de blanchiment… Elementary, my dear Watson!

    Tenez-vous bien : toute l’affaire Madoff n’est rien d’autre qu’une GIGANTESQUE opération de blanchiment d’argent et de transfert de milliard de dollars vers Israël… Tiens, pourquoi Israël, vont s’exclamer des naïfs? Examinez bien les « partenaires » impliqués dans l’affaire, la banque Medici par exemple… A Tel-Aviv on rigole très fort…

  14. Poivre de Cayenne said

    Imaginer si Toto ou plusieurs de ses clients avaient en plus le pouvoir d’imprimer de l’argent?

    [Tous les tikus dans la cour d’école se tireraient des biftons par la tête comme balles de neige et le schème de Toto s’effondrerait. Prudence avec le caouettisme. Même descriptif, il n’explique pas tout. – Ysengrimus]

    • Poivre de Cayenne said

      Oui, mais le système pourrait durer plus longtemps ce qui explique ce qui arrive présentement.

  15. Robert Huet said

    Charles Ponzi est le plus grand des économistes de l’ère humaine. Les vices des humains font tourner le marché sans ces vices point de marché. «Les vices privés font la fortune publique» avait écrit Mandeville, moi j’affirme les vices publiques font la fortune privée. Diviser pour être puissant et détruire ce qui s’oppose à sa volonté tel a été et sera l’action de l’homme. Les homme ne savent pas ce qu’ils disent ni ce qu’ils font et je ne leur pardonne point. Tous les blogs citoyens sont des outres transpercées de trous où le vent de la prétention s’engouffre. Vous n’êtes tous que du vent et ça sert à quoi de vous lire ou écrite des commentaires sur vos sites? À rien d’autre qu’à perdre son temps à s’illusionner. Vous êtes tous des fous!

    Regarder une fleur s’épanouir et s’émerveiller devant tant de beauté voilà la vraie sagesse!

  16. Poivre de Cayenne said

    @Ysengrimus
    C’est la raison pour laquelle je crois que nous atteindrons prochainement la fin d’un cycle. Quand vous dites: Police de la Bourse ou pas, il est de fait parfaitement incroyable qu’une structure comme le schème de Ponzi (déplacement de fonds d’un investisseur à l’autre sans activité productive aucune), tienne en soi si longtemps. cinquante ans dans la vie d’un homme est beaucoup, par contre ce même cinquante ans dans l’évolution de l’humanité est un grain de sable sur la plage.

    @Robert
    Concernant l’admiration d’une fleur, c’est un plaisir pour vous comme pour moi de l’admirer. Le ventre plein, un bon toit pour s’abriter ce soir, un lit douillet qui nous attend avec un peu d’argent en banque qui nous assure que nous bénéficierons de ce confort jusqu’à notre mort. Mais qu’en est-il pour ces milliards d’humains qui doivent se battre quotidiennement que pour survivre?
    Est-ce que nos enfants pourront eux aussi tout comme nous avoir le plaisir d’admirer une fleur LE VENTRE PLEIN? Je comprends votre désarroi, désarroi que nous éprouvons tous devant l’ampleur du problème. Je suis d’accord avec vous un jour nous devrons arrêter dans parler et devrons agir, je crois que ce jour- là approche de plus en plus. Quand la confiance en l’humain n’existe plus QUE NOUS RESTE-T-IL?

  17. Gilles H said

    Bonjour, Un des facteurs de l’incompréhensible durabilité du schème de Ponzi contemporain est évidemment l’ignorance de son existence. Quand tout baigne, personne ne se pose de question. Si toute la population, tout d’un coup, apprenait le fonctionnement réel du système monétaire et boursier…

    On commence (le gouvernement) à sensibiliser la population sur le coût des intérêts sur la dette (http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise) qui s’élèverait cette année à $ 8,6 milliards. Les dettes nationales, provinciales, municipales sont des schème de Ponzi car lorsqu’il n’y aura plus assez de payeurs pour défrayer le coût des intérêts pour un prêt en monnaie créée à partir de rien (sinon la promesse de la population – décidée par le gouvernement – à le rembourser), qu’arrivera-t-il à ce système…?

    • Zébulon said

      Il ne faut pas se demander comment le système financier va évoluer, il faut l’abattre. Nous n’avons plus un gouvernement à Québec et à Ottawa mais une gouvernance au service de l’oligarchie financière internationale. Il y a beaucoup de québécois qui dorment au gaz à ce que je peux percevoir.

      [Attention au mythe revenu à la mode de l’omnipotence oligarchique occulte. Ce monde de la finance, c’est bien plus un bordel d’incompétences et d’incohérences que ça en a l’air… – Ysengrimus]

      • Zébulon said

        C’est la faiblesse psychologique d’esprit des dominés qui fait la force de l’oligarchie, autrement dit c’est ta faiblesse qui fait leur force par leur supposé omnipotence qui n’existe point. Ils te dominent, par tes désirs, avec la religion du Marché. Leur seul but c’est la domination et rien d’autre et ils sont encore très efficace dans ce domaine.

        Pauvre Paul, c’est pas demain le grand soir de la révolution prolétarienne lumineuse. C’est la grande noirceur et le chaos qui s’étendent de plus en plus sur l’humanité et qui gagnent en force et en intensité.

        [Sous des grands airs nihilistes et néantologistes, tu es un des plus ardents promoteurs de «Leur» mythologie, en fait… – Ysengrimus]

      • Zébulon said

        Tu dors au gaz marxisant ti-Paul. Tu ne fera jamais un bon berger pour le troupeau.

        [Pfff, ton nihilisme, apocalyptisme, exterminationnisme ne vaut guère mieux. L’humanité n’évoluera pas dans le sens destructeur de tes prophéfacécies de toc. Je t’autorise à changer de disque, si tu y arrives. – Ysengrimus]

  18. Gilles H said

    Bonjour, Tant que l’état réel des choses ne sera pas clairement éclairci il sera impossible d’apporter une solution. Les uns contestent le contenu des ouvrages scolaires, les autres le contenu du web. Par contre, pas besoin ni de l’un ni de l’autre pour avoir l’impression que le système ne fonctionne pas.

    Prenons Youtube. Le média le plus susceptible d’atteindre le plus grand nombre: audio, vidéo, texte (sous-titres). Regardons l’achalandage. Au dernière nouvelle, la vidéo la plus regardée serait Gangnam Style de Psy avec 1,995,993,600+ vues. Les vidéos informatives qui documentent les éléments important de nos sociétés (monnaies, pouvoir, etc) atteignent difficilement quelques centaines de milliers. Cherchez l’erreur.

    Autre information ce matin. À 16m50s, de la bouche de pas n’importe qui (celui qui serait roi de France si elle redevenait une monarchie aujourd’hui). Il sait bien comment fonctionne notre système pyramidal: https://www.youtube.com/watch?v=Y30RgJDL4bY Source: http://www.jovanovic.com/blog.htm

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