Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Partenariat public privé: gaver d’argent public l’accapareur privé

Posted by Ysengrimus sur 1 août 2008

Le privé c’est un vieux mon oncle des États avec un chapeau mou et un air ahuri qui va fourguer plein de liasses d’argent dans notre projet. Faux, archi faux.

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Essayons de comprendre la logique qui anime les jovialistes promoteurs du fameux partenariat public privé. Aussi sidérant et sidéral que cela puisse paraître, certains d’entre eux croient de bonne foi à leur propagande et ne sont pas exclusivement des marionnettes des groupes de pression qui les engraissent… « en privé ». Que disent-ils donc tant? Fondamentalement deux choses fausses, qui peignent le monde en rose:

Le privé c’est efficace. On donne le secteur privé comme faisant aller les choses rondement en roulant dans l’efficace et la rentabilité bien rodés. Autant le secteur public a une réputation de bureaucratisme, de syndicalisme (le mal absolu!), de lenteur et d’incurie apathique, autant le secteur privé est censé avoir aplani ces difficultés et trouvé la clef du moteur entrepreneurial qui tourne rond. Dans le privé, ça se passerait pas comme ça est devenu une sorte de dicton populaire, mythique et mythifiant comme bien des dictons. Car n’importe qui de minimalement sérieux ou honnête qui a un poste dans le privé vous dira qu’il y a autant de gabegie, d’incurie, de réunionite aiguë et de managérite chronique dans le privé que dans le public. Ce qui perpétue le mythe de l’efficacité du privé est bien moins glorieux et bien plus mécanique qu’autre chose. C’est simplement qu’une entreprise privée qui roule à perte jette impunément ses employés à la rue, se protège légalement contre ses créanciers, devient subitement invisible et repart sévir ailleurs sous un autre nom jusqu’à temps de péter définitivement ou de se mettre à marcher. Un hôpital ou une université ne peuvent évidemment pas faire cela et doivent assumer de front leurs difficultés financières et leurs responsabilités sociales en restant debout et visibles contre vents et marées, ce qui a l’air plus bête à l’observateur superficiel que le perpétuel fourmillement « d’affaire » du privé. Avoir l’air efficace quand on dispose de l’incroyable impunité sociale que nos législations allouent au privé, ce n’est pas en soi si difficile vu que, finalement, ne flottent au dessus du cloaque-spectacle que les entreprises qui paraissent bien.

Le privé c’est le Père Noël. Le privé c’est un vieux mon oncle des États avec un chapeau mou et un air ahuri qui va fourguer plein de liasses d’argent dans notre projet. Faux, archi faux. Le privé a peut-être de l’argent, mais il n’est pas pour la société civile… Le privé, dans le développement global de l’exercice de partenariat public privé, n’injectera pas d’argent à terme, il en extorquera. Le privé ne s’associera qu’à un projet lui permettant de lever du profit, c’est une loi de fer qui transcende les volontés des uns et des autres. On occulte constamment le fait clair et net que le secteur privé s’associe à un projet de nature sociale non pour le rendre plus efficace ou plus performant financièrement, mais exclusivement pour s’enrichir à son détriment. Alors soudain, vlan, à la surprise générale de tous nos petits tartuffes du rentable et de l’efficace, le partenariat public privé rencontre une augmentation imprévue des coûts qui transforme le projet initial en gouffre financier dont il est toujours bien difficile de décrire la teneur exacte. L’éléphant rose se transforme graduellement en éléphant blanc… Le privé révèle finalement, par son action insidieuse, pourquoi il endure de s’associer au public dans ces aventures aventureuses. C’est que le public, c’est la planque parfaite pour tes combines d’extorsion. Tu pompes l’oseille en douce, quand les coûts augmentent il y a toujours de l’argent public pour colmater, et, surtout, si l’affaire tombe à terre, ce sera un jeu d’enfant d’accuser l’inefficacité, l’incurie, le « manque de sens des affaires » du partenaire public. Celui-ci sert de masque, de niche, de planque. C’est le secteur public qui sert de Père Noël au secteur privé, pas le contraire.

Le partenariat public privé c’est gaver d’argent public l’accapareur privé. C’est, de la part de gouvernants qui ont tant servi la soupe au privé, de miser sur un retour d’ascenseur volontariste et philanthropique… qui ne viendra jamais de leurs ci-devant « partenaires » du monde des affaires. Rien d’utile ne sortira de ce type de manoeuvre pour la société civile. Seuls les parasites en profiteront. Le plus écoeurant dans cette dynamique est ceci: relisez ce billet, ce sera pour vous aviser du fait que je ne vous y apprend finalement pas grand chose. Comme chez un boulimique ou un alcoolique, ce problème est un de ceux où notre civilisation se ment le plus à elle-même, se voile la face, se nie la dureté du réel. C’est qu’il met en cause sa définition même de soi et cela, c’est faisable, mais toujours difficile.

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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21 Réponses to “Partenariat public privé: gaver d’argent public l’accapareur privé”

  1. Sim said

    Très bon article! Complètement en accord avec vous

  2. tourelou said

    L’état de son côté cherche à réduire la pression sur les fonds publics et partage surtout les risques. Le privé, devient la fée des étoiles partenaire du Père Noël. Le privé a toujours été motivé par des profits directement liés à la performance contrairement aux fonctionnaires… Il faut aussi définir le rôle de l’état dans le modèle d’affaires, j’ai l’impression que l’état en prend au delà de son mandat, le syndrome mère Térèsa, c’est pas clair.

  3. Jean-François TANNE said

    J’ai pas mal réfléchi à la question (j’ai 54 ans, dont une bonne partie à comprendre comment marche le monde), et je crois qu’en effet, vous avez très exactement mis, comme on dit, le doigt dessus. Rien à rajouter. « Que faire », comme disait l’Autre ?

  4. ysengrimus said

    Tourelou, l’état n’en prend certainement pas au-delà de son mandat en construisant un hôpital ou une autoroute. Vous semblez penser le partenariat public privé comme quelque boursicote financière suspecte impliquant des partages de risques sur créances douteuses. Cela existe certainement aussi, mais c’est une toute autre problématique. Celle de l’état farfouillant improductivement en Bourse avec l’argent du petit peuple. Je pense ici plutôt à des activités socialement nécessaires et traditionnellement étatiques (construction et réfection d’hôpitaux, d’écoles et de routes) où on implique jovialement le privé en affectant de ne pas trop voir le parasitisme que cela entraînera. Votre notion de partage de risque devient alors bizarre. Construire un hôpital n’engage pas des risques. Cela engage des coûts, fin du drame. Quand je cherche une situation de partenariat public privé où il y aurait partage de risques comme vous l’entendez, j’imagine la construction d’une nouvelle autoroute à péage où l’état arriverait à impliquer le secteur privé en lui promettant un million d’automobilistes payants par année et au bout du compte il ne s’en présente qu’un demi million aux portillons à péage et le pauvre vieux mon oncle à chapeau de cow-boy s’est fait faire les poches pour avoir assumé le risque que lui imposait l’état. Le seul problème avec une telle autoroute, chère Tourelou, c’est qu’elle relie l’atelier du Père Noël au palais de la Fée des Étoile. Les vrais autoroutes à péage du monde réel sont construite avec de l’argent public, puis discrètement cédées au privé à petit tarif et c’est ensuite le privé qui en profite en exclusivité, l’état n’y retrouvant jamais sa mise… Une subvention au privé déguisée de plus…

    Présenter le secteur privé comme le pauvre bon rupin à qui l’état de Machiavel passe la patate de ses « risques » (sans clarifier la nature de ceux-ci), franchement, c’est de la malhonnêteté intellectuelle pure.

    • Fridolin said

      Tiens Ysengrimus des chiffres viennent de tomber dans les médias straights à propos de l’autoroute 407, sensées décongestionner l’autoroute 401, dans la grande région de Toronto, au Canada. Construite en partenariat PPP, la 407 a ensuite été vendue au secteur privé pour trois milliards de dollars (revenu ponctuel dont il faut soustraire la somme engagée par l’état dans sa construction, chiffre introuvable). Route privée depuis 1999, elle lève 200 millions par année. Cela signifie que nos extorqueurs vont pleinement rentrer dans leur placement, au plus tard, vers 2014. Mais aussi, c’est une autoroute de bourgeois. La majorité des gens ordinaires ne peuvent se payer son coût croissant et ils continuent de s’agglutiner sur la vieille 401, tandis que les riches et les entreprises friquées roulent sur la route, panoramique et confortable, de leurs petits copains du privé. L’autoroute 407 ne représente donc absolument aucune amélioration des infrastructures routières, pour la société civile.

      Accaparage du revenu ET accaparage de l’infrastructure même. Privatisation du confort, mauvaises routes et mauvaises créances pour le peuple. La 407 devrait être unilatéralement saisie, sans compensation.

      [Superbe exemple, mon Fridolin. Je te seconde. – Ysengrimus]

  5. Tourelou said

    Loin de moi de plaindre l’un ou l’autre. Les deux singes ont les mains dans le même plat de ‘peanuts’ sauf que le privé est le boulimique dans l’histoire. Oui, de la question des risques découlera celle des coûts, et voici des exemples pour préciser ma pensée sur les composantes de risques: l’environnement pour la construction d’un hôpital prêt d’un dépotoir, déplacement du milieu humide et des animaux sauvages adjacents aux terrains etc… Les responsabilités et risques diversifiés sont décrits dans les analyses de cas ci-jointes pour plus de références:

    http://www.tresor.gouv.qc.ca/fr/publications/modernisation/partenariat/synthese_ppp.pdf

  6. ysengrimus said

    L’exmple parfait, archétypique, dans le lien que vous fournissez ici est celui du Pont de la Confédération (pp 14-27). Tout est dit noir sur blanc sur un ton neutre mais limpide. Cela se passe tout simplement de commentaire.

  7. ysengrimus said

    Nouvelle formule mirage pour faire mousser le partenariat public-privé. Il serait une garantie (parfaitement non étayée) copntre les collusions pégreuses dans la construction… Hallucinons…

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/332803/monique-jerome-forget-au-devoir-le-genie-conseil-a-tue-les-ppp

    Comme si le secteur public et le service civil étaient -eux seuls- taraudés par la pègre et le privé, lui, blanc comme neige… Propagande d’intox de mensonge d’esbrouffe de salade verte foncée.

  8. Hawkfest said

    Bravo pour ce texte! Ce qui m’étonne, c’est de devoir rappeler de telles évidences à des adultes qui semblent empêtrés dans l’endoctrinement livré par les institutions d’enseignement de commerce/finance/vente (un show inspiré du gourou Carnegie pourrait-on croire), qui semblent conditionnés tels des chiens de Pavlov par l’argent telle une fin en soit plutôt qu’un levier/outil, obnubilés sommes-nous depuis l’enfance par la glorification médiatique des cro$$eurs et de la jalousie du voisin poussant l’achat de la tondeuse dernier cri, alors que l’honorabilité se mesure dès lors par la taille du portefeuille et le potentiel d’imposer des diktats… On croirait une révolution anti-humaniste menée par des banquiers impérialistes ou la Mafia…

  9. Bidi said

    Bonjour !

    Merci pour votre texte!

    Voilà ce qu’il m’inspire…

    Tout ce cirque fait partie de notre monde de prédation. Inutile de chercher à le conserver ou à chercher à l’améliorer, ou à chercher à le combattre ; de l’éphémère sur ce monde n’en sortira jamais de l’absolu. On n’arrête pas un train en marche en se plaçant devant. C’est inutile, et pas intelligent ; laissons-le poursuivre sa course débridée, il finira bien par s’arrêter pas manque de fioul. C’est inéluctable! Le scénario est déjà écrit d’avance, c’est la loi de la gravité terrestre qui joue ; tout ce qui s’élève un jour finit par retomber! Laissons les morts enterrer les morts et marchons avec les vivants ; paroles sages.

    Inutile de chercher des boucs-émissaires non plus, ailleurs qu’en nous-mêmes. Nos egos et nos personnalités s’imaginent qu’en possédant toujours plus de n’importe quoi, ils survivront ad vitam aeternam. C’est une illusion. Ça ne fait que remplir notre vide existentiel temporairement. Nous avons ainsi l’impression d’être quelque chose dans cette forme de jeu, de devenir une identité quelconque. Cela passera, cela touche à sa fin!

    Cette façon de se projeter toujours plus vers l’avant dans une course folle est un cul de sac et un précipice, et nous devrions tous nous en réjouir, en rire, c’est un grand jour, un spectacle grandiose: l’effondrement des colonnes du temple de ce système. Ce système de prédation se dirige tout droit vers sa perte. Il se meurt! Applaudissons en chœur, applaudissons en Cœur! Accélérer cette forme de mal de notre société la fera disjoncter, et nous fera disjoncter aussi, et nous fera décrocher, donc, tout est parfait.

    Il est temps maintenant de s’appuyer sur des fondations éternelles, nos Êtres Véritables. Si tout autour de l’homme ne s’écroulerait pas, il aurait peut-être de la difficulté à retourner son regard vers l’Essentiel. C’est ce qui se dessine, intérieurement comme extérieurement, et si l’intérieur, comme l’extérieur, ne faisait qu’Un, et si les évènements extérieurs ne faisaient que nous traduire extérieurement ce qui se passe à l’intérieur de chaque homme aujourd’hui?

    Notre monde vit l’enfantement de L’Homme Véritable en chaque homme! Mais là, nous vivons les douleurs de cet enfantement, certains ont de la peine, ils sont nostalgiques, ils voudraient revenir en arrière, c’était le bon temps, nous pouvons les comprendre, mais cela est impossible, et après vient la naissance, et quand le bébé est prêt il sort, il ne demande pas votre avis, et c’est ce qui se passe, et c’est ce qui importe! Et c’est merveilleux! Fêtons tous dans la joie, comme autour du Feu de la Saint-Jean, c’est de résurrection dont il s’agit ici! De l’établissement de l’Être en l’homme ! Le retour de la Réalité sur la terre! Et la mort de l’éphémère autour de nous et en nous! Bonne transmutation à tous!

    • Peephole said

      C’est ça, on détruit tout et on recommence.

      Il n’y auras rien de nouveau sous le soleil, encore une fois.

      Il y a la vie et il y a la mort… rien avant et rien après. Entre les deux existe un monde vibratoire avec lequel il est possible d’être en harmonie.

      Je le sais, c’est un groupe de douze fleurs qui me l’a dit!

      Bonne journée

  10. Cougio said

    Le système va vers son autodestruction, laissons le faire et préparons nous pour des lendemains enchanteurs et le retour de l’être cosmique et spirituelle. Dans cent mille ans nos arrières petit-enfants auront tout oublié de cette folie de la modernité matérialiste et du désir d’avoir toujours plus au détriment de la vie et de l’esprit sain dans un corps sain.

    [Oui, bon… certes… mais en attendant cette utopie lointaine qui sera pour les autres ou personne, on a quand même la responsabilité civique de voir un peu ce qui se passe, minimalement… – Ysengrimus]

    • Cougio said

      C’est beau le voyeurisme Paul, mais que proposez-vous comme solution(s).

      [Saisie immédiate et sans compensation de l’intégralité du secteur privé mondial. Abolition des grandes fortunes et des dépenses militaires et somptuaires (jeux olympiques, immeubles de prestige, grands domaines privés). Orientation immédiate de la production vers les besoins sociétaux effectifs. Moratoire intégral sur les dettes nationales et les grands profits d’usure. – Ysengrimus]

      • Cougio said

        Pauvre Paul, tu t’es perdu sur un chemin qui mène vers plus de frustrations et d’amertumes. Un jour tu verras la lumière et quand ça arrivera je serai content d’entendre ton témoignage à propos de la transmutation de ta conscience.

        [Improbable – Ysengrimus]

      • Cougio said

        Mais pas impossible. Nous serons heureux de t’accueillir quand le temps de ta transmutation sera venu.

  11. A. L. said

    J’opine dans le même sens que Cougio… vous êtes perdu pas à peu près. Votre opinion de ce que vous appelez ‘le privé’ est totalement biaisée. Votre perception du monde des affaires ne reflète pas la réalité. Autrement dit, les affaires, ça ne fonctionne pas comme vous semblez penser.

    Votre solution de tout confisquer sans indemnité est typique des régimes communistes. Est-ce que cela inclurait votre maison, votre frigo, votre auto, votre fonds de pension et/ou votre compte de banque? Parce qu’il faut tous être égaux, après tout, n’est-ce pas…

    Le problème avec les PPP c’est que le public finance le projet et paye un constructeur pour réaliser l’ouvrage mais c’est le constructeur qui gère l’ouvrage par la suite, fait l’entretien etc… et continue à générer des profits. Les projets en PPP sont pour les grosses compagnies, mais 50% des emplois au Canada proviennent de petites et moyennes entreprises, donc de 1 à 10 employés et de 11 à 50 employés. C’est vraiment ça l’entreprise privée, une fois qu’on exclut les quelques très grosses entreprises. Donc, quand tu craches sur le privé, tu craches sur tout ceux qui gagnent leur vie avec une p’tite business, dans laquelle ils ont investit temps, effort et argent. Et tu dis qu’il faut tout leur prendre, sans compensation? Un communiste dit des affaires comme ça.

    [Je ne seconde pas. La crise financière de 2008 vous en a remontré sur « les affaires » plus que tous vos gros traités d’économie bourgeoise de suppôt. Des radicalités se sont manifestées pendant la courte mais tumultueuse trépidation 2008-2009. Elles sont bien là, dans le fond sociétal, ces radicalités subversives, révolutionnaires même. Elles percolent. Elles reviendront, s’installeront. On verra alors ce qui perdurera tant de vos «affaires»… – Ysengrimus]

  12. Amadeus said

    Ouf, il faut un pouvoir énorme pour réaliser ça! Tu vas l’obtenir comment?

    [Le progrès historique fait des choses fulgurantes en des temps parfois fort courts. Il ne s’agit pas de «pouvoir» mais de développement historique de masse. Ce sont les masses qui font l’histoire par les «décideurs». Parler de parlements responsables il y a trois cents ans, parler de soins de santé pour tous il y a cent ans, parler de mariage pour tous il y a trente ans, cela aurait paru, dans les trois cas, parfaitement utopico-délirant. Et pourtant… Regardez. Même ici, les convulsionnaires du statu quo crient au communisme aussitôt qu’on formule la seule solution que l’histoire finalement imposera. C’est bien qu’ils sont aux abois, va… – Ysengrimus]

    • Amadeus said

      Les progrès comme vous dites se font d’abord dans la conscience… Commencer par là est moins destructeur que de l’imposer dans la réalité par la coercition. Tous uniques, responsables et souverains, voilà ma solution… Et elle viendra, mais j’eus souhaité qu’elle vienne avant qu’on détruise tout ce qui existe au nom d’un système fictif qui n’existe que dans nos cerveaux programmés…

      Et à lire vos réactions viscérales face à vos propres dissonances cognitives, je suis de moins en moins convaincu qu’on y parviendra. La simplicité de la solution défie le mental, elle ne se perçoit dans toute sa splendeur qu’avec le cœur. Pour la voir, il suffit d’être assez humble pour faire table rase de tous ce qu’on croit savoir, de toutes nos fausses certitudes… Il nous faut comprendre la loi naturelle, (la vraie pas celle de Darwin) elle est juste et bonne et nous y sommes soumis de toutes façons, pas besoin de système de contrôle parallèle et imparfait…

  13. Gilles H. said

    Bonjour, L’humain est ce qu’il apprend – garbage in, garbage out. Pour avoir une opinion honnête, il faut accepter la souffrance qu’occasionne de prendre du recul et tout ré-apprendre.

    Je suis d’accord avec le problème énoncé dans cet article mais j’ai bien peur qu’on ne puisse l’éradiquer. On pourrait par contre le baliser au bénéfice de tous. On dit que deux choses sont inévitables: les impôts-taxes et la mort. J’en ajoute une: les possesseurs de richesses et leur système monétaire. Ils ne disparaîtront qu’à une de ces trois conditions: 1. Ils vont eux-même tout éliminer par les armes (physiques,chimiques, biologiques) 2. La planète aura épuisée toute ses ressources 3. Un astéroide s’écrasera sur la terre. Arrêtez de rêver; ils veulent leur redevance$ et ils l’auront.

    Par contre, malgré les circonstances, rien ne nous empêche de construire un environnement plaisant à vivre. Qu’est-ce qui compte le plus pour l’humain dans le fonds? Réponse: Que les choses se passe selon ses pensées; d’où l’importance de partager une culture où les pensées se rejoignent. C’est de cette façon que l’humain fonctionne depuis des millénaires.

    Le problème le plus criant est que le système monétaire a dérapé et il faut le re-structurer avec des balises claires. Tous y trouveront leur compte.

    [Si la résistance des masses est assez solide, les «puissances» d’argent vont s’incliner et se remettre docilement à leurs devoirs civiques.Cynisme défaitiste: non. Révolte méthodique: oui. – Ysengrimus]

  14. A. L. said

    Honnêtement, tu délire. Vas donc voir ton voisin et dis-lui comment tu vas lui confisquer sa maison, son auto et son compte de banque, à cause du crash de 2008 et parce que c’est la seule solution. Bonne chance avec ça.

    [Vieille lune anticommuniste inopérante des années 1950: faire croire au petit peuple qu’on va lui sauter ses valeurs d’usages ordinaires, sa maison, son garde-manger, son téléviseur et son bas de laine simplement parce qu’on entend collectiviser les immenses conglomérats privés qui accaparent l’avoir commun sans aucune légitimité sociale. L’hôpital aujourd’hui n’appartient à personne (comme dans: n’enrichit aucun accapareur privé). Un jour le supermarché non plus n’appartiendra à personne. A. L. comme dans Allô Les-redites… – Ysengrimus]

  15. A. L. said

    Ce n’est pas moi qui défend les conglomérats privés, comme vous dites. Là n’est pas la question. Ce que vous proposez mène à la guerre et à des morts par milliers. Les élites font depuis longtemps la promotion du communisme. C’est un excellent système pour asservir la population et tuer tous les indésirables.

    [Les guerres mondiales furent des guerres capitalistes. Point. Barre. Ce que je propose mène à l’équité viable et à l’harmonie civilisationnelle et vous le savez parfaitement. Simplement, vous ne résistez pas à la convulsion de défendre vos maitres et ce passé brutal et inique qu’ils perpétuent.. – Ysengrimus]

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