Le Carnet d'Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

  • Paul Laurendeau

  • Intendance

La culture intime des femmes nuit-elle aux femmes?

Posted by Ysengrimus sur 23 juillet 2008

Pif précoce pour le jeu social et aptitude fulgurante à décoder les règles explicites ou implicites émanant d’un modèle comportemental...

Pif précoce pour le jeu social et aptitude fulgurante à décoder les règles explicites ou implicites émanant d’un modèle comportemental…

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Commençons avec un chiffre qui, sans procéder directement des questions de sexage, dit tout: dans nos civilisations, 70% de la totalité des investissements qui sont placés, casés, transigés, boursicotés ou circulent sont en fait… les dépenses de consommation ordinaire. Le capitalisme mise encore massivement sur la pure et simple consommation de tous les jours et, si vous vous demandez pourquoi les démarcheurs sont toujours sur votre dos comme des frelons pour vous faire les poches, repensez simplement à ce chiffre crucial. Le capitalisme ne vit pas de la Bourse. Il vit de vous et moi. Ceci, pour dire simplement que la pression à la consommation, ce n’est pas une petite affaire. C’est un poids immense, constant, tangible sur nous tous.

Ensuite, pensons à l’intelligence de la petite fille. Plus avancée plus tôt que le petit garçon (ils se rejoignent éventuellement plus tard), la petite fille fascine par son pif précoce pour le jeu social et son aptitude fulgurante à décoder les règles explicites ou implicites émanant d’un modèle comportemental, individuel ou collectif. Ajoutons à cela un sens du devoir qui s’articule très tôt, une ouverture naturelle aux questions sociales, aux enfants, aux animaux, à l’habitat, aux opprimés du monde, pour conclure qu’on a affaire, avec la petite fille et la jeune femme, à une personne configurée mentalement avec un sens aiguë du devoir-faire et du devoir-être.

Posons ensuite l’axiome féministe sur lequel repose tout le raisonnement proposé ici. Toute régression vers des valeurs patriarcales qui replaceraient la femme en position de subordination socio-économique et ethnologique devant l’homme, comme celles longtemps imposées dans la société rurale ancienne, est non recevable. La libération et la valorisation de la culture intime des femmes sont là pour rester et leur caractère irréversible s’impose dans les faits effectifs autant que dans la totalité de nos représentations éthiques. Le problème n’est pas que la femme soit libre (devant un ordre révolu). Le problème est qu’elle est «libre» dans une civilisation contemporaine qui, elle, ne l’est pas…

Car il faut constater froidement un fait catastrophique que le féminisme classique n’avait pas prévu. La rencontre d’un vif sens féminin du devoir-être et du capitalisme consumériste effréné de notre temps produit un mutant mental et comportemental, un monstre socioculturel particulièrement pugnace: l’auto-dénigrement morbide face à un modèle de féminité irréaliste car conçu exclusivement pour amplifier des réflexes de consommation qui, pour perdurer, se doivent de ne jamais se voir assouvis. La moindre pube de teinture pour cheveux contient le tout du drame en un micro-théâtre regrettablement tragicomique. Femme Lambda dit à Femme Epsilon : «Tu te crois bien coiffée, Cocotte? Grave erreur! Regarde plus attentivement la racine de tes cheveux dans ce miroir. Oh horreur, tu n’es plus conforme au canon, tu débordes poisseusement du moule comportemental, tu trahis la morale élémentaire du Souverain Beau, tu es moche et méprisable… Pourquoi? Tout simplement parce que regarde: la couleur naturelle de tes cheveux revient te hanter à leurs racines. Imite–moi, moi femme éclatante, abstraite, théorique, illusoire, dont tu revendiques le prestige. Jalouse moi d’abord. Imite moi ensuite. Consomme régulièrement la teinture Zinzin. Tes cheveux seront alors un modèle pour celui des autres femmes qui te surveillent et te jugent…» Libre de tous ses choix, la femme est aussi libre… de vendre de la saloperie à d’autres femmes en les terrorisant, selon la configuration (et les tics, et les perversions) d’une intelligence qu’elle connaît parfaitement puisqu’elle en procède librement. Libérée du patriarcat antique, la femme n’en est pas pour autant libérée du capitalisme. Et, sous le capitalisme, la femme est une louve pour la femme… égale de plus en plus effective de l’homme (qui est un loup pour l’homme, sous le même régime social).

La configuration de leur intelligence étant ce qu’elle est, les femmes feront des leaders socialistes extraordinaires. Quand la société civile se concentrera sur les devoir qu’elle doit assumer envers elle-même, sur ses enfants, sur la paix et la nutrition dans le monde, sur un environnement et un habitat sains, sur le respect mutuel et la résorption du grossier, du brutal, du violent, la configuration mentale des femmes les amènera à mettre en forme une culture intime, puis une culture de la cité, qui nous poussera tous vers plus de sens des responsabilités, plus de justice, plus de décence, plus de grandeur. On y arrive. Un jour viendra… Mais sous le capitalisme consumériste, le sens du devoir des femmes se crochit, se déforme, se transmute en une fixation morbide sur les modèles hypertrophiés (martelés pour vendre) et sur un stéréotypage conformiste des rôles, dont l’effet est particulièrement cruel, insensible, normatif et toxique. La déontologie féminine est fondamentalement incompatible avec le cynisme marchand (et menteur) du capitalisme. La première est l’avenir et l’espoir du monde contemporain. Le second est le carcan rétrograde qui empoisonne l’existence contemporaine de la totalité de la société civile.

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Paru aussi dans Les 7 du Québec

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30 Réponses to “La culture intime des femmes nuit-elle aux femmes?”

  1. reinedespommes said

    Et pourquoi croyez vous que les femmes sont devenues ainsi? Tout simplement en voyant le regard de ces messieurs se poser sur tous ces portraits stéréotypés qu’on affiche partout et pour vendre n’importe quoi …

    Et il n’est pas prouvé que les concepteurs … soient des conceptrices😉

  2. ysengrimus said

    Bien sûr. Mais c’est exactement ce que je dis. Un gars la tête vide qui mate un mannequin à la télé (pas dans les magazines au fait, car vous noterez que les hommes se fichent éperdument des magazines féminins, malgré leur contenu ouvertement sexiste et allumeur – ceci N.B.), c’est rien de plus qu’un gars la tête vide qui mate un mannequin à la télé. Je ne lui donne pas raison, il est inattentif et indélicat de faire cela en présence de sa copine, je ne le congratule en rien. Mais il faut aussi, une bonne fois, voir les limitations intellectuelles (immenses) de son geste. Il ne dicte rien! Il mate bêtement, l’œil vitreux. Mais sa copine ne voit pas cela. Elle filtre la totalité du monde des faits à travers un prisme déontologique. Elle interprète donc tête masculine vide matant la télé comme conjoint prostré lui dictant (implicitement) l’apparence qu’elle doit adopter. C’est pour elle et uniquement pour elle que ce mannequin devient, au sens fort, un modèle. Tout ce qu’elle est, mentalement, émotionnellement et intellectuellement, en tant que femme lui fait décoder ce qui est, autre qu’elle, comme procédant du devant-être-elle. Elle impute à l’esprit simple et vide de son conjoint la complexité torturée de son esprit à elle. Compliquer le simplet, ce n’est jamais la clef de la vérité! Elle s’empoisonne l’existence avec des normes purement imaginaires, émises et réverbérées par sa propre culture intime de femme (l’homme n’a plus ce pouvoir, quoi qu’on en dise)… Je n’innocente pas l’homme ici. Je le décris. Le fait qu’il ne dicte pas vraiment de norme ne le rend pas moins sot et inepte de poser ce geste. Mais il reste qu’il faut juger et stigmatiser le geste réel, pas ses intentions imaginaires…

    Et si vous doutez d’une présence décisionnelle des femmes d’affaires dans l’industrie de la beauté, il est temps de lire une ou deux success stories féminines…

  3. Tourlou said

    D’apparence souvent fragiles mais dans le fond incassables, nous les femmes vivons et équilibrons dans le quotidien cette dualité: avoir et être. Ne faisons nous pas partie de la même meute? Et plutôt que de déviriliser l’homme, il devrait s’adapter à cette ambivalence avec patience, humour, amour, vérité… et le reste. L’homme a toujours le pouvoir d’avoir une attitude à la fois pasionnée et virile. Cela n’agresse pas ma culture intime, l’émancipation a quand même fait un bon bout de chemin, et dans le bon sens heureusement.

  4. ysengrimus said

    Il ne s’agit pas de déviriliser l’homme. Il s’agit de réformer la virilité, notamment en cassant le lien factice et factieux entre virilité et pouvoir… La virilité n’est pas le pouvoir. La virilité c’est le débordement de la passion masculine débridée, qui fait perdre tous ses moyens, y compris ceux du pouvoir…

    Roméo et Tristan n’avaient aucun pouvoir.

    La vraie virilité impétueuse est fondamentalement égalitaire. Elle n’est pas d’hier mais de demain…

  5. reinedespommes said

    Ysengrimus, je ne doute pas de la présence féminine, loin s’en faut. Je pense surtout que les femmes (ou les hommes) savent bien quel message faire passer à travers les hommes pour les femmes … et c’est dommage!

    Je pense aussi que trop d’hommes aujourd’hui ne savent plus à qui ils ont affaire face aux femmes justement très (trop?) émancipées! (d’ailleurs, ils le disent eux mêmes!)

    A force de se poser trop de questions, on finit par avoir des problèmes qui sont insolubles. Non?

  6. ysengrimus said

    Parfois, Reinedespommes, il n’y a pas de message du tout. Il y a simplement des faits et des actions déterminés par les particularités matérielles d’une époque. Une femme « trop » émancipée, cela me semble aussi inconcevable que le fait de se poser « trop » de questions… Dans les deux cas, l’Histoire finira bien par trancher ce dosage des « très » et des « trop », avec ou sans message mis en circulation dans le mouvement…

  7. reinedespommes said

    Croyez vous franchement qu’on cessera un jour de nous manipuler? J’en doute, pour ma part…

  8. ysengrimus said

    Un jour viendra… et se lèvera sur la fin de l’hédonisme contraint des femmes. Le verra-t-on, nous? Là, c’est autre chose…

  9. LaVacheEnragee said

    What I believe is that women see in these images what they believe men want and that one of the most horrific prospects for a woman is to be judged undesireable by men. I believe that the men who own these cosmetics and clothing companies, the male plastic surgeons who advertise on billboards, are all aware of that female need to be wanted and prey on it and have made millions manipulating women, they empty our pockets and our self esteem and our energy, which all has the side benefit of halting women’s progress and empowerment. That is what I think, that is what I experience and live, so don’t try to tell me otherwise.

  10. ysengrimus said

    And I will not… That fatalist myth of everlasting male omnipotence does not fly well with me but nonetheless, I will not…

  11. LaVacheEnragee said

    And you, sir, have never gazed longingly at one of these billboard caricatures of femininity? You have never had an intimate session with a men’s mag of the likes of Penthouse, Swank or Chic, the great literature of your generation? Has the culture intime des hommes not set you up with your own set of falsities regarding women?

  12. ysengrimus said

    Yes, VacheEnragée, by all means it has.

    Male alienation of a historical phase is with every male of that historical phase. The old apothicaire who notices that the plague is in town does not end up being immune from it just because he described it properly…

  13. reinedespommes said

    Je tente de suivre le dialogue… Il m’inspire une pensée: nous ne sommes pas maîtres de ce qui nous vient à l’esprit. En revanche, nous sommes maîtres de nos actes!

  14. LaVacheEnragee said

    Advertisers, whether male or female, are acutely aware of the fact that the best way to suck women’s money is to keep them feeling ugly, to pick away at their self-worth (and, conversely, that the best way to suck a man’s money is to feed his sense of self-worth). Their promotion of any given physical ideal is guided by self-interest. But why do we buy what they sell us? We seem to be caught in a struggle between freedom and compulsion. Why have we abandoned empowerment for enslavement and self-hatred? It is as though every advance we make has to be tempered with a good dose of masochism. We have to cut ourselves with the blade of beauty to atone for our freedom.

  15. ysengrimus said

    You raise a very crucial question, VacheEnragée. That tight cluster of narcissism and exibitionnism abusively and normatively called « beauty » is definitely a mal du siècle

  16. LaVacheEnragee said

    We have allowed the marketplace to dictate to us an ideal of femininity according to which to be a woman is to embody that ever-fluctuating quality that is « beauty ». Why is it that the ugly underbelly of that beauty ideal is so rarely discussed? Why do we not see more articles like this in women’s mags?

    http://www.kariwuhrer.net/glamourmag.html

    We should see this and more but women’s empowerment and self-esteem do not work for advertisers and we should not be so naive as to underestimate the advertiser’s powers of censorship. There is no profit to be made in sending women the message that they are all beautiful just as they are. The promoters of « beauty » would have no market were there no women eager to support it. Where is the revolt?

  17. ysengrimus said

    VacheEnragée, you hit the issue right on the nose with this. Superb comment, superb link. Let me translate a portion of your observations, if I may.

    Women’s empowerment and self-esteem do not work for advertisers and we should not be so naive as to underestimate the advertiser’s powers of censorship. There is no profit to be made in sending women the message that they are all beautiful just as they are.

    becomes:

    L’affirmation du pouvoir et de l’estime personnelle des femmes ne font pas l’affaire des publicitaires et nous ne sommes pas naives au point de minimiser l’emprise des publicitaires sur la censure. Il n’y a aucun profit commercial à soutirer d’un discours qui consisterait à dire aux femmes qu’elles sont tout simplement belles exactement comme elles sont.

  18. LaVacheEnragee said

    Thank you for the translation, Ysengrimus.

  19. reinedespommes said

    Pas si sûr. Je crois me souvenir que la marque Dove a choisi, au hasard dans les rues, des femmes « comme toute le monde ». Beaucoup d’entre nous s’y retrouvent. Je crois qu’au contraire, l’effet pourrait s’inverser.
    Je doute que nous soyons si nombreuses à nous reconnaitre dans les mannequins qui nous sont présentées, sans pour autant que nous ne nous trouvions pas jolies.

  20. ysengrimus said

    L’effort de Dove, inusité, surprenant, inhabituel a malheureusement perdu quelques plumes dans l’aventures… Ils se sont en effet fait savonner (c’est le cas de le dire) copieusement pour avoir de fait retouché photographiquement leurs modèles « naturels ». La campagne a disparu bien vite, en plus, je trouve…

    Enfin ce fut un modeste pas…

  21. LaVacheEnragee said

    The makers of Dove, Unilever, are also the makers of Axe. Not exactly « des femmes comme toute le monde »:


  22. reinedespommes said

    J’ignorais la suite donnéee aux publicités de Dove. Bien dommage, car je doute que les autres « mannequins » ne soient elles aussi « retouchées » pour enlever des défauts, voire améliorer leurs silhouettes.

    Nous sommes bien d’accord, le monde est devenu consommation et c’est vraiment pas terrible! Quant aux publicités pour Axe que je viens de visionner, je les trouve pathétiques!

  23. LaVacheEnragee said

    No matter how negatively our own female subculture impacts us, it can never plumb the depths of misogyny that permeates male sub-culture. Just when you thought it couldn’t get any worse, other symptoms show up endlessly…

  24. sexismandthecity said

    « We have allowed the marketplace to dictate to us an ideal of femininity according to which to be a woman is to embody that ever-fluctuating quality that is “beauty”.

    Et voici que le même marché commence à nous dicter ce qu’est un bel homme. Capitalisme débridé, quand tu nous tiens.

  25. Gayanée said

    Tiens, la traduction de VacheEnragée paraphrase assez bien ce que j’ai lu sur

    http://liselei.over-blog.fr :

    «Une femme est évidemment plus rentable lorsqu’elle est complexée et achète des tas de produits pour ressembler à un idéal de beauté inaccessible (la femme lisse, fine, bronzée, épilée) que lorsqu’elle accepte son corps et se sent bien dans sa peau.»

  26. Coccinelle said

    Je n’arrive pas à croire que je n’avais pas fait le lien entre le standard de beauté véhiculé par les médias et la surconsommation. C’est tellement vrai pourtant.

    Je dois avouer que les commentaires m’ont fait questionner à savoir si je me foutais de ces standards parce que mon copain lui-même s’en fout et j’en suis venue à la conclusion que c’est plutôt qu’il m’est inconcevable de penser que quelqu’un veuille me dicter comment être ou de quoi avoir l’air. Et encore plus inconcevable que mon copain ne m’aime pas comme je suis.

    « La culture intime des femmes nuit-elle aux femmes? »

    Très certainement! Qui procède à l’excision des petites filles?

    J’aimerais ajouter que tous vos articles sont infiniment intéressants à lire et que je suis étonnée de toutes les (longues) discussions qu’il suscite entre mon copain et moi. Longue continuation!

    [Je suis très touché. Bonnes conversations – Ysengrimus]

  27. Carolle Anne Dessureault said

    La phrase qui suit frappe de front par sa vérité : «Le problème n’est pas que la femme soit libre (devant un ordre révolu), le problème est qu’elle est « libre » dans une civilisation contemporaine qui, elle, ne l’est pas…»

    Le modèle de féminité irréaliste m’enferme – et les femmes que je connais – dans la servilité de l’image. Malgré une recherche d’un look naturel, il y a beaucoup de consommations sous ce dernier…. capitalisme et paraître vont bien ensemble.

    En passant, un jeu de mots avec « paraître » : PAR-ÊTRE, à côté de l’Être !

    Je pense tout à coup à Simone Signoret qui a refusé jusqu’à la fin de sa vie les cheveux teints et la chirurgie; elle accepta de se montrer telle que le parcours du vieillissement avait laissé sur elle… ; cette femme a frappé mon imaginaire.

    Je crois sincèrement que la voie de la libération réside dans la qualité des causes qu’une femme se donne ou prend où elle peut exprimer ce qui est vivant en elle.

    Cela dit, un peu de coquetterie ne nuit pas, avec modération dirais-je.

    Merci pour votre analyse.

    Carolle Anne Dessureault

    [Grand merci. La référence à Simone Signoret est tout à fait heureuse. De plusieurs points de vue, une résistante… – Ysengrimus]

    • Carolle Anne Dessureault said

      @Ysengrimus

      Tout à fait vrai, une véritable résistante que cette Madame Signoret.

      Carolle Anne Dessureault

  28. Poivre de Cayenne said

    Je crois qu’il est très difficile d’agir contre la nature. Si nous regardons l’animal humain les femelles doivent attirer le mâle et comme le dit si bien le dicton ont n’attire pas les mouches avec du vinaigre. Aujourd’hui avec la libération de la femme, même le mâle se doit de parader. Une mine d’or pour ceux qui exploite ce créneau. Vous n’avez qu’à regarder le mâle et la femelle dès que leur union est terminé comment les deux agissent lorsqu’ils retournent sur la scène de la compétition (crousing), régime, abonnement au centre d’entrainement, changement de look (coiffure vêtement etc etc)

    Quant à Simone Signoret elle a été assez sage pour savoir à quel moment sa période de vouloir plaire à tout prix était terminé. Nous atteignons tous un âge ou ( what you see is what you get) ce que tu vois c’est ce que tu vas avoir.
    Bonne journée

    [L’invocation de la « nature » sur ce genre de question me parait singulièrement inopérante et non avenue. Tout ici procède de l’histoire, notamment de la graduelle disparition des séquelles matérielles et intellectuelles e l’ancienne division sexuelle du travail du vieux monde agraire. – Ysengrimus]

  29. Marie Verne said

    J’ai rarement vu une telle profondeur de compréhension des femmes chez un homme. Bravo, monsieur. Article critique, clair et très vrai.

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