Le Carnet d'Ysengrimus

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  • Paul Laurendeau

  • Intendance

Britney Spears, notre symptôme…

Posted by Ysengrimus sur 29 avril 2008

Quelqu’un qui a une oreille et un oeil fort fiables pour la musique pop m’a expliqué la combine qui roule dans une des vidéos de Madonna. Madonna se serait emparée du look, du son, du swing et du mec de Britney Spears, pour lui chiper son segment de suiveux, pendant que l’autre s’effondre et sort du circuit en laissant le vide qu’on devine. La fausse grande amie à couteau dans le dos, en somme. Les Spearsologues affirment sans rougir que le tout de la chose de la chanson et du clip FOUR MINUTES est une copie carbone poisseuse de Spears. C’est-tu assez rapace, l’affaire? C’est-tu assez régressant? C’est-tu assez symbolique, surtout? La plus vieille qui outdate la plus jeune, la mère putative qui poignarde la fille adoptive, en avouant implicitement ce trip juvéniliste et cette jalousie latente qui sont les nôtres… Pour compléter la symbolique, lors de la tournée Sticky & Sweet de 2008, Madonna a « embauché » Spears et la fait jouer dans un court-métrage sur écran géant. On voit Spears coincée dans un ascenseur, comme un petit insecte prisonnier dans un bocal, le tout en une nette dynamique de régression panique et d’enfermement… Et voilà. On pousse nos enfants juste qu’au coton du blé d’Inde. On les hyperactive. On les écoeure à fond parce qu’on voudrait plus que tout au monde être le père ou la mère de Mozart. Qu’ils dansent, qu’ils chantent, qu’ils marchent sur l’allée lumineuse, qu’ils se tortillent. Qu’ils deviennent des Gipsy Rose Lee s’il le faut. Puis, quand on «rate» notre petit prodige, on se retrouve avec un gars ou une fille ordinaire que l’on regarde en chien de faïence jusqu’à la fin de nos jours, notre enfant jouant involontairement son rôle de bouc émissaire de nos propres regrets. Ou, quand on «réussit» notre petit prodige, on se retrouve avec le côté diurne et le côté nocturne de Britney Spears. Et naturellement, quand elle pète son câble, comme l’immense majorité des enfants stars le font, on la regarde de haut et/ou on lui chipe ses billes à la Madonna. Elle est alors devenue le réceptacle sous pression de nos propres envies de gloriole. C’est de sa faute, pas de la nôtre… Et on piste sa déchéance, la bave aux lèvres, dans toutes les feuilles à potins disponibles…

Nous sommes tous malades du Trip de Star, et Britney Spears est notre plus saillant symptôme…

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Une Réponse to “Britney Spears, notre symptôme…”

  1. Lien vers cet article du Carnet d’Ysengrimus. Le Carnet d’Ysengrimus wrote an interesting post today on Britney Spears, notre symptôme. Here is a quick excerpt: Le côté diurne et le côté nocturne de Britney Spears….Nous sommes tous malade du Trip de Star, et Britney Spears est notre plus saillant symptôme…&#8230.

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