Sur l’auteur
Né en 1958, l’auteur du CARNET D’YSENGRIMUS, Paul Laurendeau est professeur de linguistique au Département d’Études françaises de l’Université York (campus de la rue Keele, Toronto) depuis 1988. Docteur ès Lettres de l’Université Denis Diderot (Paris VII), il est l’auteur d’une cinquantaine d’articles et de chapitres d’ouvrages en linguistique et en philosophie du langage. Il fut aussi un des collaborateurs-fondateurs du site de pastiche littéraire Dialogus, où des correspondants de tous les pays francophones entrent en interaction épistolaire avec les grandes personnalités du passé. À ce titre, il a collaboré à l’ouvrage collectif Entretien avec quatre philosophes, paru en 2005 aux Éditions Hurtubise HMH (Montréal), y pastichant les rôles de Karl Marx et de Socrate. Paul Laurendeau a publié un roman intitulé L’assimilande et un recueil de nouvelles intitulé Femmes fantastiques, aux Éditions Jets d’encre (Saint-Maur-des-Fossés, France). Il a aussi fait paraître, dans la revue franco-ontarienne Virages, six nouvelle : Les trois passes d’arme de Mademoiselle Ibsen (numéro 27), On m’a donné une odeur (numéro 31), Amour, veuvage et racontars – Une lettre de Madame Émilie Teste (numéro 34), Ce garçon effacé dont le pianoforte jouait des notes si claires! (numéro 37), Quand les frusques et les verroteries faisaient éclater de rire (numéro 39) et Bertrande Girandole (numéro 42 – dont il a aussi coordonné l’édition). Le site littéraire Écouter, lire, penser donne aussi accès à quatre autres de ses nouvelles, à ses poèmes, à ses traductions et à ses textes de chansons. Paul Laurendeau vient de terminer une trilogie romanesque intitulée Le cycle domanial, dont le premier tome, intitulé Le thaumaturge et le comédien, est en cours de publication aux Éditions Les Écrits Francs (Montréal). Les récits de Paul Laurendeau sont du genre réalisme insolite. Les personnages féminins y ont une importance décisive. Ce sont des aventures étranges et complexes dans des mondes fictifs mais possibles, traversés par des crises sociales biscornues mais plausibles. Le style mobilise toutes les ressources de la langue française sauf une: l’anglicisme. Les réalités inventées sont souvent désignées par des mots inventés.
mai 1, 2008 à 2:17
L’ASSIMILANDE par Paul Laurendeau, roman de linguistique-fiction sur l’amour inconditionnel de la langue de l’autre.
http://www.jetsdencre.fr/lng_FR_srub_14_iprod_19-L-assimilande.html
FEMMES FANTASTIQUES par Paul Laurendeau, recueil de nouvelles dont le titre est tout le programme.
http://www.jetsdencre.fr/lng_FR_srub_9_iprod_37-Femmes-fantastiques.html
mai 10, 2008 à 6:58
“Le style mobilise toutes les ressources de la langue française sauf une: l’anglicisme.”
Héhé. Vive le français, langue *vivante*.
mai 30, 2008 à 2:04
Merci de sa participation dans notre blog “L’atelier de littérature française”. C’est bien sa récollection de slogans sur mai88 et c’est bien de les connecter avec ceux de mai68. C’est curieux de voir que les 08 remuent la mémoire collective et nous rappellent qu’il faut être bien réveillés car le pouvoir s’exercera toujours pas “pour” mais “sur” les peuples. Seulement une autre considération: ne croyez vous que ces célébrations sont, à la fois, le début de la mort de l’esprit qui justifia les événements originaux? Faudra-t-il inventer un nouveau “…08″ pour avancer vers un meilleur futur?
J’ai crée une section chez l’Atelier nommée “Les amis de l’Atelier” et j’y ai affiché l’adresse de votre blog. De Toronto à Aranjuez (Madrid), la toile nous approche.
juin 8, 2008 à 10:22
Ces événements ne sont pas manufacturés. Ils éclatent et on les assume, encadre, hypersymbolise et remotive par la suite. Au prochain rendez-vous, donc. Nous y seront tous.
juillet 5, 2008 à 4:26
Bonjour, je viens de découvrir votre site et lire quelques uns de vos articles, que j’ai trouvés fort intéressants. Et ça m’a encouragée à vous faire parvenir le communiqué de presse qui suit: “Haro sur les fumeurs — Jusqu’où ira la prohibition?”, Danielle Charest, éditions Ramsay, 2008
LE LIVRE
Le 1er janvier 2008, la totalité du nouveau décret contre le tabac est entré en vigueur: il est désormais interdit de fumer dans tous les commerces conviviaux, y compris dans les tabacs, restaurants, bars, salons à narguilé, casinos et autres discothèques.
Selon l’auteur de cet essai, qui est le résultat de deux années de recherches, cette mesure s’inscrit dans une une campagne anti-tabac aussi intolérante que disproportionnée, bien loin d’être terminée. L’arsenal prohibitionniste mis peu à peu en place dans les pays occidentaux, l’hypocrisie sociale qui y préside sont vertement critiqués.
Ainsi, malgré des tests concluants, on lira pourquoi les grands cigarettiers refusent toujours de commercialiser une cigarette éminemment plus propre. On saura les raisons pour lesquelles les dégâts du tabac sont mis en avant par les autorités sanitaires - masquer d’autres causes de cancers et de maladies moins avouables qui relèvent d’une pollution entre autres industrielle et alimentaire autrement plus dangereuse. On comprendra pourquoi la théorie du tabagisme passif est une fumisterie. On apprendra aussi par exemple que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) refuse depuis 2005 d’embaucher des fumeurs, qu’ils fument en parachute, parmi les pâquerettes ou à leur domicile.
Après avoir retracé les principales étapes de la croisade contre le tabagisme, Danielle Charest en dénonce les nombreux abus. Nouvelle chasse aux sorcières, cette lutte prend pour cible le fumeur et non plus seulement le tabac: une nouvelle forme de discrimination, révélatrice des travers
liberticides du moralisme et de l’hygiénisme contemporains.
L’AUTEUR
Canadienne (du Québec) vivant en France depuis une quinzaine d’années, Danielle Charest est l’auteur de cinq romans policiers et d’un essai sur les rapports femmes/hommes dans le roman policier.
juillet 5, 2008 à 8:36
Cela me semble un traitement risqué mais original de cette question. Il est vrai que, par exemple, le Canada est devenu soudain anti-tabac dès qu’il a été surclassé par un certain nombre de pays du tier-monde dans… la production de tabac. Une question à creuser, sur laquelle on ne dit plus rien à force d’empiler les redites… Merci pour vos bons mots…