Le Carnet d’Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

Saint Pierre et Miquelon, piège à con

Posté par ysengrimus le 1 juillet 2009

Alors chevaliers des causes perdues, à vos palefrois…
Et couvrez-vous bien car, en plus, il fait froid

Mes cousins, mes cousines de France hexagonale, écoutez–moi. Donnez moi dix minutes de votre précieux temps. Vos dirigeants vont encore se payer votre poire sur une histoire de choux gras néo-coloniaux en forme de cul de sac compact. Je vous en supplie, je vous en conjure, deux mots. D’abord que je vous dise qui je suis et d’où je vous parle. Avant, je m’appelais la Nouvelle-France. Ensuite, oh, bien avant 1867, j’étais le Bas-Canada. Aujourd’hui, je suis le Canada, le Québec, l’Acadie, la francophonie ontaroise ou fransaskoise, tout ce qu’on voudra. Moi personnellement, je suis implanté dans le coin depuis 1608… Je n’ai aucun pouvoir, aucune velléité, aucune aspiration. Je vous parle debout sur une boîte à savon peinte en rouge. Vous pouvez être assurés que j’ai mangé mon lot de misère sous la houlette d’un occupant dont je n’intègre pas les valeurs, mais dont je sais qu’elles restent celles du plus fort. Mon occupant n’est pas resté que quatre ans, moi. Il est solidement installé depuis 1760, avec ses grands airs… Et ici, loin, si loin, au coeur de la mise en place du plus durable et profond désastre écologique de l’histoire des Amériques (la catastrophique extraction des sables bitumineux de l’Alberta – on en reparlera), je ne le chauvinise pas, mon petit Canada. Je ne crois tout simplement pas au Canada contemporain. Je ne suis donc absolument pas le porte-parole du Canada rouge, blanc, blême, j’insiste fermement là-dessus. Je suis un internationaliste. Je laisse le chauvinisme étroit aux sectaires (incluant les hexagonaux sectaires)… Corollairement, je ne suis pas non plus le gardien du capitalisme occidental (hexagonal inclus) ni de la bourgeoisie flibustière nord-américaine. Non plus, non plus, non plus… Mais je vais devoir vous parler de l’impérialisme américain ici, un petit peu, quand même, à mon corps défendant, croyez m’en. Ledit impérialisme américain, je le subis. Vous aussi. Mon mot ici est simple: faites ce que bon vous semblera dans ce coin-ci du monde et vivez avec les conséquences… Je ne suis en rien le gardien des combines économiques canadiennes… Je ne suis qu’un epsilon des neiges qui vous joue un petit air de corne de brume. Faites-en ce que vous en voudrez.

Il s’agit donc de la lancinante question de Saint-Pierre, Miquelon et (surtout) du vaste bassin marin des environs. Vous croyez sincèrement, mes doux cousins, mes douces cousines, que cette titanesque portion océanique ne concerne que le Canada et la France? Vous vous trompez lourdement, mes beaux et mes belles…Euh… pour le coup… regardez donc d’abord la carte un petit peu, quand même là…

La carte

LA CARTE, LA TRÈS PARLANTE CARTE

Le territoire marin que vous revendiquez, autour du caillou encerclé que vous détenez, gruge carrément la berge de la province canadienne de Terre-Neuve (Newfoundland, sur la carte ici. Population: un demi-million de personnes dont deux mille francophones)… Une douce et lente balade en traversier entre Fortune (Terre-Neuve) et Saint-Pierre dure une heure. Je ne sais pas là d’abord, mais l’extraterritorialité coloniale une, indivise et charriée, il faut la mousser un petit peu mais pas trop non plus… hmmm… Le fait qu’on ne vous la montre pas bien souvent, ladite carte, est, de plus, parfaitement indicatif de l’ampleur gargantuesquement irréaliste du fantasme hexagono-extraterritorial du coin… Pourtant le géographique est tout à fait parlant, ici. L’entente de 1992 sur les eaux entourant Saint Pierre et Miquelon vous donne accès, prenez ma parole, à une sorte de corridor marin de bonne proportion et vos chalutiers usines (comme ceux d’un peu tout le monde en Europe et ailleurs) y ont amplement pompé, sans même apercevoir la côte. C’est déjà un acquis fort honorable, quoiqu’il me reste aussi en mémoire un vaste triangle longeant la berge sud de Terre-Neuve que vous auriez aussi soigneusement siphonné. Bref, peu importe, tout cela pour dire que ceux et celles qui s’imaginent que les négos actuelles vont vous donnez plus que ce qu’alloue déjà la susdite entente de 1992 rêvent debout… C’est pourtant bien reparti, ce fantasme hallucinatoire. Les fallacieux hexagono-centristes sur cette question disent leurs lignes. Le néo-colonialisme franchouillard a grondé ce qu’il avait à gronder. Oubliés la guerre d’Algérie, Dien Bien Phu, l’espace CFA, les diamants de Bokassa, le génocide rwandais, le soulèvement guadeloupéen et les apparts et bagnoles de Bongo. On remet ça, sans sourciller, dans le colonialisme étroit, confidentiel et vieillot qui, encore une fois, finira mal. Ici, plus discrètement, on la joue maritime, on cause pétrole et poissons, mais on continue de cultiver les mêmes crispations cocardières… Matamores nostalgiques, rocamboles irréalistes, boutefeux cyniques, lisez, mais lisez donc. Lisez et notez un autre fait que nos chauvins DOM-TOMesques escamotent pudiquement, tout comme la carte. Population (française) de Saint-Pierre-et-Miquelon: 6,200 individus. Pas si difficile à consulter, ça, pourtant. C’est la masse démographique d’un hameau de proportion passable. Or montrez-moi un référendum des 6,200 Saint-pierrais pour dire qu’ils veulent mordicus, et à leurs risques exclusifs, devenir les têtes de ponts bâillonnées et serviles de la mégalomanie oléo-poissonnière métropolitaine se jouant au dessus de leur tête et on en reparlera, mesdames et messieurs les touristes à voile. Si la métropole s’occupait effectivement des Saint-pierrais au lieu de s’occuper en exclusivité des poissons et du pétrole qui les entourent, la chose de la charge sociale serait de fait simple et fort peu coûteuse à résoudre (ils sont 6,200. Une paille. Je vous le redis, 6,200. Méditez ce nombre).  Mais la crise récente de la Guadeloupe nous montre bien ce que la France a de fait à foutre des confettis de l’empire. Colbertisme d’abord, responsabilités sociales après.

Alors?… alors maintenant deux mots sur le clou du spectacle: nos bons ricains dans ce joli tableau sur un bateau. La loi du plus lourd, la loi du plus gros… Elle fonde le long silence de Sarkozy, cette proximité discrète et puissante des américains. C’est que Sarkozy a lu les petits papiers de ses bons maîtres… La DOCTRINE MONROE de 1823 stipule que l’Europe ne peut plus installer ou amplifier des colonies nulle part dans les trois Amérique… Et les ricains vont bien voir à la faire appliquer, cette dite doctrine. Sarko n’a donc pas eu trop tort de regarder ailleurs, pendant les belles années de la lune de miel d’Obama. Votre président n’était pas guidé uniquement par les compulsions de ses amitiés internationales serviles mais aussi, plus prosaïquement, par le vieux fond réaliste des petits arrivés de son baril… Mais allons-y, allons-y, fantasmons en quadraphonie… Les ricains vont laisser le Grand Banc de Terre-Neuve, le plus riche au monde, quitter allègrement sa zone d’influence géopolitique traditionnelle, celle du plus grand et du plus ancien port poissonnier de la facade Atlantique continentale: Boston (Massachusetts – un peu au nord de Cape Cod, lui-même étant la longue virgule de terre couchée, le doigt crochu qui dit « par ici », juste au bas de la carte, à gauche). Il vont laisser ce butin mirifique aller à la France en échange de quoi, un tour de chant de Madame Bruni? Revenons tout de suite sur terre (et sur mer). Les ricains se chamaillent cube de glace par cube de glace avec le Canada pour le tout émergeant Passage Maritime du Nord-Ouest et ne feront rien ici? Vous vous illusionnez en panavision, si vous croyez cela une seule seconde. Non, mes hexagonaux, mes hexagonales, réveillez-vous. Douce France, ne fait pas une ignare déchue de toi une fois de plus, en croyant illusoirement miser sur la déchéance impériale de l’autre. C’est justement le déclin de son impérialisme planétaire qui va rendre le ricain bien plus regardant qu’en 1992 sur ce qu’il lui restera dans cet espace là, qui est son fond de cours exclusif. Angleterre en déclin, Irlande du Nord. Analogie… Oui? On se suit? Mes amis hexagonaux, mes amies hexagonales, en relançant les négos sur Saint-Pierre et Miquelon, vous jouez un quitte ou double hasardeux, malencontreux et politiquement stérile. C’est votre droit le plus strict. Vos considérations (illusoirement) morales n’ont cependant aucun poids face au poids des faits imposés par la carte. La révolution ne va pas débuter à Miquelon… On est ici en zone verrouillée. Il ne s’agit pas de prétendre que la Doctrine Monroe, premier grand diktat de l’extraterritorialité du pouvoir ricain, est légitime. Il s’agit, plus simplement, de la jouer prudemment avec le gros voisin. Allez-vous faire les finasseurs légalistes jusqu’à ce que les ricains occupent votre archipel indéfendable et vous disent de prendre le fric et de vous casser, comme en Louisiane (vous) et en Floride (les espagnols)?

Je suppose, personnellement, que ce roc douloureux devrait tout simplement être rattachées à Terre-Neuve, mais c’est une opinion strictement privée. Autrement, en fait, je préfère le statu quo prudent de 1992 à toute cette hexago-mégalomanie actuelle qui va vraiment finir par réveiller l’aigle et vous faire perdre toute la cagnotte… Gardez votre archipel, mes bons gars, mes bonnes filles. Gardez votre dispositif de 1992. Ne les utilisez pas cyniquement comme tremplin sans assise pour exiger toute cette surface océanique infinie, bleue, impalpable, intangible, parce que vous allez alors vite vous rendre compte de l’éphémère de toute géopolitique… tout en finissant aussi par bien comprendre les fondements effectifs de l’indifférence initiale de vos politicards métropolitains sur la question de Saint-Pierre et Miquelon…Et aussi, si vous faites les cons, ce jour là, le Canada ne pourra plus rien pour vous… Le Canada, Quasimodo impénitent, impotent cardinal, bossu obséquieux, vous parle gentiment en ce moment par ma bouche. C’est tout ce qu’il parviendra à faire dans cette affaire. Le Canada vous dit, par ses propos et par son exemple: il faut savoir se contenter. Surtout dans le jardinet de Goliath… et «outre-mer» c’est aussi la terre… des autres. Méditez sagement, mes cousins, mes cousines. Retenez la leçon bizarre et biscornue de la Guerre des Malouines, en vous disant bien qu’elle fonctionne à l’inverse ici. Calculez toujours avec cette proximité des USA, et demandez-vous froidement pourquoi les choses se tambouillent à New York sur cette question (ce n’est vraiment pas parce que l’ONU est à New York, comme le croient béatement certains hexa-gogos mal avisés)…

Mes chers cousins, mes chères cousines, merci de votre précieuse attention. Merci surtout de ne pas envoyer vos chalutiers sous escorte de votre marine militaire nationale bringuebalante comme vous le fîtes bien stérilement au siècle dernier. Merci de voir clair. Maintenant, mon coeur saigne en vous disant ceci, mais il faut dire ce qu’il faut dire: si vous vous rebiffez face au bon sens que vous dicte ma petite corne de brume des neiges ici, c’est simplement que votre eurocentrisme obtus et suffisant vous aveugle. RIEN ne se décide dans la géopolitique des trois Amériques sans que les USA ne soient au coeur de l’affaire, habituellement avec le statut, tranquille et faussement bonhomme, de juge et de parti. Rien. Relancez votre fameuse ronde de négos de 2009 sur Saint-Pierre et Miquelon et on verra bien ce qui se tramera. Pourquoi c’est si difficile, au fait? Certainement pas de par la super-puissance d’Ottawa (de quoi?)…

16 réponses vers “Saint Pierre et Miquelon, piège à con”

  1. Bowring a dit

    Désolée, mais vous racontez vraiment n’importe quoi… Cela n’a rien a voir avec de la mégalomanie française, ce sont les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon qui ont quelque peu forcé la main au gouvernement français pour qu’ils puissent de nouveau vivre dignement en produisant, et non plus en touchant des subventions qui sont déshonorantes. Si les ressources ont été épuisées, ce n’est pas du fait des 6,200 habitants de cet archipel français, mais le pillage collectif fait par les Espagnols, les Portugais, les Coréens, les Russes, les Français… En outre, le droit de la mer des Nations Unies donne toute légitimité à la démarche de la France. Donc avant de perdre votre temps et le nôtre avec vos longs discours, renseignez-vous un peu…

    • ysengrimus a dit

      Je persiste et je signe… La population de l’archipel ne bénéficie pas des ressources de l’archipel. Je ne vois pas comment on pourrait analyser cette situation autrement.

  2. Z a dit

    Bonjour.

    Cet article au ton un peu littéraire manque son but. De quoi parle-t-on en fait? C’est beaucoup trop long pour peu de matière effective.

    Meilleures salutations.
    Z

    • ysengrimus a dit

      Tiens donc!
      Laissez-moi donc vous le résumer, cher Z:
      - Les Saint-pierrais sont peu nombreux et vraiment collés sur Terre-Neuve;
      - La métropole n’admet pas cela, le dissimule;
      - L’Europe se fiche souverainement d’eux et ne s’intéresse qu’aux ressources manifestées en surface océanique;
      - La métropole n’admet pas cela, le nie;
      - À force de charrier et d’être gourmands en ce territoire océanique limitrophe aux USA, les ricains vont finir par s’en mêler et sonner abruptement la fin de la récré (Doctrine Monroe dixit);
      - La métropole n’admet pas cela, s’illusionne;
      - Le Canada est parfaitement impotent sur cette question;
      - La métropole n’admet pas cela, feint de ne pas le voir;
      - Il faudrait s’en tenir au dispositif de l’entente de 1992;
      - La métropole fait la sourde oreille, relance les négos.

      Ça va comme ça?

  3. TienTien a dit

    Merci pour cet intéressant billet qui nous éclaire sur un coin du globe trop souvent ignoré et sur les appétits oléo-poissoneux d’une bien lointaine « métropole » . Ces guillemets sont à interpréter figurativement…

  4. LEGASSE a dit

    Avez-vous consulté la « Population (française) de Saint-Pierre-et-Miquelon: 6,200 individus » avant de publier votre article? Vous parlez en notre nom sans savoir de quoi il retourne! Informez-vous et vous verrez que votre propos est hors sujet!

    • ysengrimus a dit

      Ah bon? Combien de personnes sur l’archipel réprouvent-elles mes vues? Quels sont leurs arguments? Fournissez vos statistiques. Exprimez vos objections. Vous n’êtes pas vous-même un député ou un administrateur public, j’espère (ce sont habituellement eux les plus pro-métropole). Bref, lisez attentivement ce que je dis sur les Saint-pierrais. Je ne parle aucunement en leur nom mais strictement en mon propre nom… et aussi… euh… quel est exactement le « sujet »?

  5. N`importe quoi a dit

    Vous analysez très mal le problème. Les USA n`ont rien à voir dans cette histoire. Les canadiens impotents? C`est tout le contraire, ils ont toujours âprement défendu leurs droits contrairement à la France, et dans ce cas précis ne lâcheront pas le morceau.

    • ysengrimus a dit

      Vous PERCEVEZ très mal le problème. Cette myopie sélective entêtée (vieillotte et hautement crypto-colonialiste) que vous (et vos semblables analystes) entretenez sur la vraie perspective continentale vous bloque complètement la vue. Et ensuite, vous voici bavant de fort suspects ronds de chapeaux devant l’immobilisme métropolitain actuel et ses toutes tataouines suites. La France ne veut pas tournoyer autour des guêpiers de l’Oncle Sam. Le Canada (et tout le fatras afférent) est l’un d’entre eux. L’illusoire « âpreté » canadienne face à Paris n’a pas d’autre fondement.

      Bons Saint-pierrais, il y a une chose que vous risquez de perdre dans tout ce titntouin: votre légendaire tranquilité. Ça vous intéresse tant que ça de finir comme une version inversée des Îles Malouines?

  6. laurence a dit

    Le sentiment d’une petite française? Nous avons déjà failli perdre Saint Pierre et Miquelon sous Chirac, peut s’en est fallu que le territoire soit cédé. A l’époque on nous a dit que justement la population était négligeable, que nous étions ridicules avec notre bout de caillou infertile et désert. Voici du chauvinisme mal placé, a t’on entendu pour nous faire céder. Eh bien on est français, on est têtus et on le garde, notre caillou, notre phare. Pourvu qu’il reste ce qu’il est. juste un bateau à rajouter. Il n’y a peut être plus que ce roc mais c’est tout un symbole. Espérons que nous saurons le préserver.
    * de Vimy, territoire canadien, France

  7. laurence a dit

    Je dis juste que, pour le moment, nous avons évité la cession (peu s’en est fallu, le président Chirac a fait machine arrière vu le tollé dans l’opinion publique) et que c’est déjà ça. Et puis peut être que vous ne feriez pas mieux. Tiens pour parler de choses qui fâchent, avez-vous évité les ogm au Canada? vous voyez, facile à dire mais moins facile à faire… Nous en avons un peu assez de nous faire taxer de colonialisme avide. Ne confondez pas il y a partout dans le monde des gens ou des sociétés avides. Donc l’eau on la garde et pour l’instant 1992 n’est pas encore remis en cause. Jusqu’à ce qu’on trouve une solution, voilà.

    • ysengrimus a dit

      Oh, les crêpages mon pays ceci, oui mais ton pays cela!, très peu pour moi. Je ne suis pas un promoteur du Canada, bossu obséquieux et impotent, aux manœuvres hypocrites et polluantes. Vos propres cocoricos chauvins, je vous en laisse donc la pleine intendance. On ne peut absolument pas imiter le cri du castor et, surtout, ceci n’est pas un match de foot…

      Maintenant, quand vous dites l’eau, on la garde, si je vous suis bien, vous voulez dires, je suppose, l’eau, telle que stipulée en l’entente de 1992. Si c’est le cas, notez alors, pour faveur, que nous disons exactement la même chose. Il faut que «vous» vous contentiez du résultat fort honorable de 1992, pour éviter de perdre le lot. Et, au risque de me répéter: le Canada n’y peut pas grand-chose. Tout se trame à Boston. C’est comme ça.

  8. laurence a dit

    mdr, les canadiens en fait ce sont des chauvins refoulés (d’ailleurs ils parlent français, c’est dire !). Je dis seulement: la critique est facile mais l’art est difficile. Ne le prenez pas à coeur, c’est juste du sport, vous tapez dans le ballon, je renvoie, pas plus, à la fin on se serre la main et si vous voulez en prime je vous fais le cri de l’âne du Poitou.

    c’est de l’humour! je précise, allez sacrés cousins, topez là, nous avons finalement les mêmes ennuis.

  9. laurence a dit

    Oui.

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