Le Carnet d’Ysengrimus

Ysengrimus le loup grogne sur le monde. Il faut refaire la vie et un jour viendra…

Un cri du cœur: l’immoralité religieuse agresse profondément ma morale athée!

Posté par ysengrimus le 16 janvier 2009

Résumons nous, d’abord. L’athéisme ne répond pas à la fausse question théologique, il la déracine. Athée cohérent, je ne milite PAS en faveur de la cause athée, car ceux qui disent que le problème sur ce genre de questions n’est pas dieu mais les humains ont parfaitement raison. Je suis en faveur du lent et inexorable mouvement de déréliction qui détermine en douceur nos sociétés. Il ne faut rien forcer. Il s’agit simplement, pour le moment, d’exprimer haut et fort le fait que Spinoza, Helvétius, d’Holbach, Picasso, Einstein et Marx (tous athées et tous hautement moraux) ont des héritiers indéfectibles. Ceci ici n’est pas un manifeste mais un pur et simple cri du cœur. Le fait est, quand même, que l’athée contemporain en a plus que marre. Il joue de plus en plus dur. Je suis athée et je ne finasse pas. Je ne me cache pas. Je suis ferme, clair, explicite, droit, entier. Je nommerai mon adversaire un théogoneux. En effet, la tentative de coller ensemble des doctrines disparates portant sur un ou plusieurs dieux sans que cela ne dégouline éclectiquement de partout s’appelle une THÉOGONIE. Celui qui s’y adonne est donc un THÉOGONEUX. C’est plus précis que “croyant” vu que, moi aussi, comme tous les athées de bonne tenue, je crois en une Australie dont je n’ai qu’une connaissance indirecte… et que le théogoneux n’a pas le monopole de la confiance ou de la croyance… et que croire en un être suprême imaginaire N’EST PAS croire tout court. Je dis donc au théogoneux: c’est toi qui a la fardeau de la preuve de l’existence de ton zinzin divin. Il n’y a rien d’autre que le monde terrestre et je n’ai rien vu en plus. Ta conviction divine, toute mentale, est improuvable, mon théogoneux. Moi, j’ai le monde naturel et social devant moi, en moi. Je ne le prouve pas. Je le constate, j’en vis. Je dis aussi au théogoneux, voici comment ton genre de débat crucial se résume: Le pain lève-t-il en cuisant par l’action d’un lutin ou par l’action d’un farfadet? Un premier croyant répond: un lutin. Un second rétorque: non impie, c’est un farfadet (et ils se battront sur la question). Un syncrétiste, astucieux et las de la guerre sainte, dira: pourquoi pas les deux, faisons une entente accommodante et élargissons notre panthéon… L’agnostique y ira ensuite de son je ne sais pas usuel (lui, il ne sait jamais). Seul l’athée aura la force intellectuelle de dire: je rejette le tout de la QUESTION POSÉE comme non valide. Je sors complètement de cette logique qui est intégralement inerte pour moi. Il n’y a PAS d’intervention surnaturelle dans la levée du pain qui cuit. Aussi, et corollairement, je te le redemande, mon théogoneux, cesse donc de confondre, d’identifier malhonnêtement l’athée avec un type de croyant (au sens strict de croyant-en-dieu). C’est là une insulte majeure à l’entendement, qui minimise la révolution logique et intellectuelle introduite dans notre mentalité collective par l’athéisme. En fait, pour tout te dire, profite donc de l’opportunité qui t’es donnée par la présente pour aller te coucher sagement dans les poubelles de l’Histoire. Ton temps est pas mal révolu.

Coincé, le théogoneux, luisant, huileux, ondoyant, casuiste, glisse alors graduellement sur une pente argumentative moralisante. Il commence par pousser des Oh! et des Ah! et se met à me réclamer une adaptabilité de pensée, un sens du relatif qu’il n’a lui-même jamais retenu dans le corps dur de son endoctrinement. Il se met à subitement exiger de la souplesse et de la nuance. Athée, mais toujours subtil, je lui offre toutes les nuances qu’il voudra, du moment que la catégorie divine (catégorie mentale, fictive, légendaire) ne se voit pas (ré)assigner d’existence objective, dans le mouvement… L’athéisme nie dieu, point barre. Le théogoneux me projette alors son obscurantisme au visage, mais en trompe l’œil, comme à rebours ou en creux. Soudain, il se lamente amèrement contre le savoir. Il affirme qu’aucune connaissance n’est certaine à 100% et que, donc, je ne peux pas être certain à 100% que son dieu n’est pas dans le tableau cosmologique. Je lui rétorque que, dans le même ordre d’idée, il n’est donc lui-même pas certain à 100% que la terre n’est pas plate, s’il se concède ainsi ce genre de poussière probabiliste d’incertitude archaïsante, en niant ainsi entièrement (et paradoxalement!) la possibilité de justement nier entièrement… Indubitablement ici, mon théogoneux devrait prendre un avion et partir très loin de chez lui. Il se retrouverait… chez lui… car la terre n’est absolument pas plate, tout juste comme son dieu n’est absolument pas. Toujours biaiseur et vénal, après s’en être pris au dogme (dont il accuse les autres), voici que notre théogoneux poursuit sur sa lancée et s’en prend aux absolus… On rencontre ainsi, de fil en aiguille, le bon vieux dogmatisme du relativisme non relativisé. Selon ce dernier, on ne peux absolument pas dire que quoi que ce soit existe ou n’existe pas (dieu inclus, évidemment). Il est absolument impossible d’être absolument certain, pour notre bonimenteur frétillant. Le relativisme est apparemment un absolu pour ce nouveau roseau raisonneur aux abois. Il ne faut pas s’illusionner de toute cette subite souplesse doctrinale, en fait. Le gros matou hypocrite du fond théogoneux rigide et sectaire continue simplement de guetter les petites souris mollassonnes contemporaines. Parce que lui, l’ascenseur relativiste qu’il me réclame, du haut de son clocher ou de son minaret, il ne me le renverra pas, au bout du compte. Il est sereinement dogmatique, lui, le soir, une fois son finassage social avec la société civile terminé. Cela fait partie de sa définition profonde… Les crises existentielles ce n’est pas pour lui. Il l’a encore bien en main, son petit monopole du droit à la fermeté. Alors que nous, les respectueux petits athées tolérants, magnanimes, modernistes, pluralistes, accommodants, déférents, politiquement corrects, on nous demande sans fin de fourbir nos instrument logiques dans le mou et de bêler gentiment dans le probabiliste, sans faire de vagues: 2 + 2 = (presque certainement) 4. Un triangle a quasi-assurément trois côtés… Il faut rester relativiste par déférence et souplesse mentale élémentaire, alors que le théogoneux ne décroche pas vraiment de son dogme de fond, sauf, évidemment, à fin d’esbroufe. Il protège la «vérité» à n’importe quel prix, que voulez-vous. Dieu est de son bord…

Alors? Alors, moi, je suis profondément écoeuré de cela et je ne joue absolument pas ce jeu là. Ferme, je (re)dis au théogoneux: montre moi simplement ta Marmite d’Or divine au pied de l’arc-en-ciel empirique. Tant que tu ne la montres pas, elle n’existe pas. Elle est une simple projection mythologique de ton esprit souhaitant. L’ultime argument de curée de village m’est finalement asséné par le théogoneux. Il (re)dit: l’athéisme est une croyance comme une autre. Non, non, vilain fallacieux lourdement redondant. L’athéisme est une incroyance et le remplacement graduel et douloureux de la croyance par le savoir. Le cadre de référence théogoneux est alors fissuré. Ne pouvant plus défendre l’essentiel (son être suprême fictif), le théogoneux complète sa glissade moralisante en se ruant alors ouvertement sur l’argument périphérique. Et l’argument périphérique cardinal c’est évidement, justement, LA MORALE. On nous l’assène habituellement en deux phases. On nous sert d’abord le coup du dieu thérapie, qui permet de tenir le coup dans la vie, de se contenir en cette vallée de larmes. Merci, on a compris. C’est en fait une morphine (version moderne du fameux opium de Marx) qui attaque, illusoirement et très nocivement, la douleur, pas le mal lui-même. Je me porte très bien, radieux, étincelant, pimpant, sans dieu, merci. On nous sert ensuite le coup des valeureux missionnaires. La religion devrait être respectée en vertu des bonnes actions que poseraient tous ses prozélytes, bien nichés dans les services publics nationaux et internationaux de toutes farines, les camps de vacances, les refuges pour sans-abri, les institutions pour handicapés, les soupes populaires, les camps de réfugiés, bref tous ces espaces de misère noire que la société civile, trop affairée à subventionner le capitalisme parasitaire, abandonne à la racaille cléricale, en abdiquant ses responsabilités sociales les plus élémentaires. Comme si ces bons samaritains, si tant est qu’ils existent, n’agissaient pas sur le terrain malgré la religion dont ils sont les propagandistes plutôt que grâce à elle.

Il y a donc une immoralité religieuse fondamentale qui se déploie en trois dimensions majeures:

- Tricheur, le religieux réclame qu’on le respecte par non-dogmatisme. Il profite à fond du relativisme, tolérant, moderniste et pluraliste, des autres… sans s’y mettre lui-même, son tour venu.

- Biaisé, le religieux prétend légitimer son erreur philosophique fondamentale en l’excusant au nom des (faux) effets bénéfiques ou thérapeutiques de sa doctrine et des (pseudo) vertus missionnaires de ses francs tireurs.

- Intolérant, le religieux prétend ouvertement avoir le monopole de la moralité. Il traite l’athée comme un immoral, un amoral et le méprise sirupeusement et sereinement avec une profondeur et une intensité rétrogrades qui confinent à l’indicible.

Parlons ouvertement de cette troisième dimension. Je ne suis pas respecté par le théogoneux. Il me rejette et me méprise frontalement, surtout s’il est pratiquant. Soyez athée et vous verrez la haine ouverte et compacte qu’on vous vouera à la ville. J’ai des amis torontois qui n’osent pas dire qu’ils sont athées sur leur lieu de travail, par peur de se faire dénoncer aux Ressources Humaines et saquer (la charte des droits, on repassera). Les théogoneux, par contre, sur le même lieu de travail, blablablabla, pignon sur rue. Droit inviolable. Prozélytisme tranquille. Mon athée torontois se fait même demander par ces mouchards s’il va à l’église. Il s’agit ici de gens qui travaillent dans un entrepôt pharmaceutique, for christ’s sake… Dans quel siècle vivons nous? L’engeance religieuse est partout, fout le trouble partout, et n’apporte rien d’utile. Il n’y a pas de pays véritablement athée. Les républiques, pas seulement la soviétique au fait, la française aussi, qui guillotinait les prêtres réfractaires (à prêter serment à la république), ont œuvré à la destruction des ruines du pouvoir féodal. Il fallait donc sortir les clercs des instances, pour le pouvoir matériel qu’ils détenaient. Ce n’était pas une question de conviction. C’était une guerre de classe, pure et simple. Il a d’ailleurs fallu finir par faire la paix avec l’engeance indécrottable, mais non sans avoir profondément altéré son rôle social, et réduit la théocratie à une parade verbale de Tartuffes politiques. C’est depuis la perte, hautement légitime, de cette impunité théocratique d’antan que le théogoneux a pris le maquis social et a appris à tricher, à faire ramper ses haines, à louvoyer juridiquement, à faire flèche de tout bois, à s’incruster. C’est un déclassé moyenâgeux aux abois, intellectuellement nuisible et moralement toxique.

De cœur, en ce cri du cœur, je me prononce pour l’illégalité immédiate de toutes les institutions, philanthropiques, bancaires, scolaires et hospitalières confessionnelles de tous tonneaux, sans distinction ni discrimination. Je me prononce pour une ferme et solide circonscription du religieux à la stricte sphère privée. Irrationnelle, affabulatrice, la religion est immorale, fallacieuse et révoltante. Ma morale athée est profondément outrée, mon intelligence est insultée en permanence par cet archaïsme factieux qui agresse mes enfants et nuit insidieusement à la bonne cohésion sociale. La religion, toujours en harmonie tonitruante avec tout ce qui est de droite, rétrograde, autoritaire, brun, rigide, phallocrate, ethnocentriste, véhicule un très mauvais exemple intellectuel et comportemental. J’ai la sereine certitude que la religion, cette aporie spéculative dangereuse et belliqueuse, sera un jour intégralement illégale.


22 réponses vers “Un cri du cœur: l’immoralité religieuse agresse profondément ma morale athée!”

  1. Tourlou a dit

    Quel touchant cri du cœur! Beau discours, quelque peu séditieux, et surtout courageux dans cet essaim de théogoneux (j’aime beaucoup ce nouveau terme). Ne croyez-vous pas que d’ici ce jour où la femme écarlate n’arrivera plus à enchaîner l’antéchrist et que les théogoneux feront leurs valises, nous pourrions devenir ennemis des nôtres?

    Espérons-nous l’apocalypse des croyants qui derrière de faux principes d’amour et de charité massacrent et détruisent? Vivrons-nous ce point de bascule des religions inventées par l’esprit qui dissout l’humanité?

    J’ai de la difficulté à le croire, mais pour moi, pour mon moment sur cette terre, je crois qu’il est bien d’avoir un athée au logis.

  2. Ça m’a énervée d’entendre le discours du pasteur lors de l’assermentation d’Obama. Et tous ces “God bless America” aussi.

  3. ysengrimus a dit

    Vous me le dites! et ce dégoisi superficiellement multiculturel déposé sans scrupule sur tout ce décorum chrétien, de serment sur la bible et de prière du notre père. Incohérent. Indécent…

    Au moins Obama a mentionné, au sein de l’énumération syncrétique conventionnelle, l’existence des athées. Un modeste début.

  4. Yanik a dit

    Excellent texte! Vous faites ma journée!

    J’aime bien quand vous dites “L’athéisme est une incroyance et le remplacement graduel et douloureux de la croyance par le savoir.”

    Cela s’applique particulièrement ici, au Québec, ou nous avons majoritairement reçu une éducation catholique. J’en suis venu à penser que celui qui se dit “agnostique” n’a fait que la moitié du chemin de sa propre délivrance, une simple étape à franchir. Il faut beaucoup de courage pour se “ré-approprier” sa propre vie!

  5. Daniel a dit

    Je suis totalement en accord avec votre conclusion. Pour ma part, je ne dis pas que Dieu existe ou non. Je dis simplement qu’il est une hypothèse non vérifiable. Pour ceux qui y croient, alors je les invite à pratiquer dans l’intimité de leur foyer. Pour les autres, il faut comprendre – et admettre une fois pour toutes – que le vivre ensemble est impossible tant que l’air ambiant est empoisonné par les théogoneux de toutes sortes. Vivement l’universel!

  6. frederic a dit

    Mon blog aussi sur Dieu et l’athéisme
    http://dieu-atheisme.over-blog.com/

  7. ysengrimus a dit

    Ramassis d’énormités tendancieuses qui exemplifie bien l’effort futile et malsain de recyclage des doctrines théogoneuses dans l’espace moral de la modernité. Merci de manifester ici pour nous, en brun foncé bien opaque, à peu près tout ce que le dogmatisme religieux peut avoir de profondément dépassé et immoral. Vous fournissez un très bon exemple du très mauvais exemple intellectuel et comportemental dont je parle justement dans ce billet.

    J’ai bien halluciné sur les athées comme adolescents en crise rejettant papa. Sidéralement inepte.

  8. frederic a dit

    Dépassé, immoral!

    Tu n’as pas vraiment vu ce qui était écris sur ce blog, aveuglé par ton obscurantisme anticlérical qui frise le racisme envers les croyants que tu surnommes “théogoneux” pour masquer l’opposition flagrante d’hypocrisie qui t’anime, dans ton “billet”, comme tu le dis. En effet tu reconnais comme “effort futile et malsain” ce que je décris en terme de démocratie, de valeurs laïques, de tolérance et de paix!

    C’est peut être parce que tu es mauvais perdant et que tu ne veux pas reconnaître que la théologie religieuse que je développe est contraire à toute le pseudo intolérance que tu a appris dans ta culture d’athéisme amateur et que colle trop facilement de nombreux athées aux religions pour alimenter leur auto-satisfaction.

    Alors, en effet, l’hystérie intolérante de ton “billet” montre bien d’une certaine manière ta crise d’adolescence envers le Père, et ta jalousie envers tes frères humains croyants. Leurs rapports à Dieu est une autre part visible de cette crise, si une part d’humanisme reste encore dans ton athéisme, passe un peu à un stade intellectuel de sagesse, cela ne fais pas de mal tu verra, comme par exemple Voltaire que je cite, même si tu le trouves mauvais, comme tu le dis:

    «Le grand objet, le grand intérêt, ce me semble, n’est pas d’argumenter en métaphysique, mais de peser s’il faut, pour le bien commun de nous autres animaux misérables et pensants, admettre un Dieu rémunérateur et vengeur, qui nous serve à la fois de frein et de consolation, ou de rejeter cette idée en nous abandonnant à nos calamités sans espérances, et à nos crimes sans remords.»
    VOLTAIRE / Dictionnaire philosophique / Garnier 1967.

    L’univers m’embarrasse, et je ne puis songer
    Que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger.

    Voltaire, Poésies

  9. ysengrimus a dit

    Ultime bouée, bouffie et purulente, du théogoneux en perdition: le dieu de Voltaire…

    Typique.

  10. Absolutiste a dit

    “être suprême fictif?” Est-ce que Jésus Christ existe d’après toi?

    • ysengrimus a dit

      C’est un être (strictement) humain, légendaire, aux fondements historiques flous et multiples (en ce sens qu’il pourrait être basé sur plusieurs personnes).

  11. John Love a dit

    “La crainte de Dieu proprement dite est depuis longtemps ébranlée, et un « athéisme » plus ou moins conscient, reconnaissable extérieurement à un abandon général du culte, est devenu involontairement la note dominante. Mais on a reporté sur l’Homme ce qu’on a pris à Dieu (…) Nos athées sont de pieuses gens”
    Max Stirner.

    Croyez-vous à l’Homme?

    Le programme athée se résume ainsi: supprimer Dieu et conserver la morale tout en réalisant hic et nunc l’idéal, l’incarnation. Ce qui n’est rien d’autre qu’une mutation du protestantisme, lequel avait au préalable intériorisé la morale sous la forme d’une police de la conscience dissociée des instincts naturels (le pécher), à la différence du catholicisme pour qui la morale ne pouvait qu’être extérieure à l’homme qui n’est que canaille.

  12. ysengrimus a dit

    Je ne suis pas certain de croire en l’Homme abstrait avec un grand H abstrait (mais toujours masculin…) et… je sais que je ne crois certainement pas en Max Stirner…

  13. John Love a dit

    Petite précision: “l’Homme” employé dans ce sens (croire en l’Homme) n’est ni masculin ni féminin, c’est un neutre.

    Car contrairement aux idées reçues, le neutre existe bel et bien dans la langue française même si cette subtilité de langage tend hélas à s’effacer devant la passion égalitaire (et qui se trompe de zèbre pour le coup). Ainsi dit-on Madame le Général, Madame le Président… et non Madame la Générale, qui désigne l’épouse du Générale.

    Pardonnez-moi la digression. Je reviens au sujet qui nous intéresse.

    Vous êtes un athée cohérent parce que vous refusez de discuter de l’existence de Dieu.

    Cependant Dieu n’est que l’arbre qui cache la forêt des superstitions en tout genre qui asservissent l’individu. Au premier rang desquelles les droits de l’homme, la société, et toutes les néo-religions positivistes qui nous font miroiter de meilleurs lendemains.

    Si vous y prêtez attention, la religion est maintenant partout et plus seulement là où on s’attend à la trouver. La pensée critique recule quant à elle sur tous les fronts.

    Phénomène concomitant au triomphe du croire: le recul du savoir.

    Bien à vous.

    • ysengrimus a dit

      Pas de commentaire sur le développement grammairien, dogmatique et rétrograde, comme tout développement grammairien bon teint… Pour le reste: le coup typique du théogoneux aux abois qui sur-religieusaille intempestivement le tout venant mental pour bien faire ronronner aux alentours son déni crispé de l’imparable déclin de sa vision du monde…

  14. pat a dit

    Être athée c’est croire que les religions existent, être en dehors de tout cela est encore mieux et plus réaliste…

  15. ysengrimus a dit

    Ne pas savoir que les religions (et leurs ravages) existent c’est ne pas écouter la radio bien souvent…

  16. Le respect se mérite a dit

    “Je dis donc au théogoneux: c’est toi qui a la fardeau de la preuve de l’existence de ton zinzin divin.”

    Chaud le vieux débris qui, en plus de se relire n’importe comment, ne connaît toujours pas la définition du verbe croire. Elle est lisible ta petite branlette intellectuelle papi, c’est au moins ça de pris, mais il faut te rendre à l’évidence: tu ne t’es jusqu’ici battu que contre des tièdes ou des enfants, vu les armes et arguments pitoyables que tu prêtes à tes opposants. Alors si tes titres ronflants et ton âge canonique te donnent l’impression de jouer dans la cour des grands, l’illusion dans laquelle tu baignes est bien plus dangereuse que celle dont tu te défends (vainement). Car elle est double: tu es persuadé d’être au-dessus du croyant (je te laisse l’exclusivité de ton terme vaseux), et pire encore d’être intelligent. Paradoxe ultime, tu as choisi un nouveau maître (tu as remplacé Dieu par ton intelligence) mais tu restes incapable de prouver son existence. M’enfin tu as des circonstances atténuantes, 10 ans en 68… comme disait l’autre, ça ne pouvait que foirer!

    Et bravo pour la bouée “bouffie et purulente”. Oh, mais tu connais le sens des mots que tu emploies, ou tu les utilises à tort et à travers en pensant que ça fera joli? Pléonasme et adjectif inconvenant, deux fautes de langage en quatre mots, chapeau l’autiste! C’est le principe de la bouée, d’être bouffie, papi. Un peu comme toi d’être bête, haha. Les vieux cons de ton espèce m’insupportent, pas seulement parce qu’ils participent à la ruine du langage qu’ils sont censés combattre, mais aussi et surtout parce qu’ils devraient lui être au contraire reconnaissants. Sans elle, ils ne seraient jamais devenus des lettrés reconnus. Ne le prend pas mal, c’était purement gratuit. Je ne cherche pas à te faire prendre conscience de ta misérable condition (tu vas sans doute prendre encore plus de hauteur et d’importance après ces lignes) car rien ne sert de prier pour les âmes déjà damnées. Ah, tu en voudrais plus des comme moi, hein, qui te laissent apprécier ta liberté chérie?

    P.S: si tu devais t’abaisser à me répondre, évite quand même d’aller jusqu’à me parler de ton chien qui était plus intelligent que moi. Car après tout, il a dû t’apprendre tout ce que tu sais.

  17. Minou a dit

    La morale athée… il ne faut pas exagérer … prenons exemple sur ce qui fonctionne bien depuis des millénaires…

    Exemple…

    http://www.alwantv.com/play.php?vid=867

    Vous avez aimé? Bientôt cela en France … remarquez que dans la tradition il y a des choses sympas…
    cqfd

    • ysengrimus a dit

      CQFD en effet… sur l’immoralité des doctrinaires religieux de toutes farines… Votre prospective réac-alarmiste sur l’avenir de la France vaut des clous, par contre…

  18. michael a dit

    Je lis ce billet, je souris. j’aperçois des termes élogieux en commentaires, je ris. je vois que l’on applaudit le vice ici! :)

    En effet, trouver “beau” ou “inspirateur” un texte rempli de venin, de haine envers une communauté m’amuse car cela revient à légitimer une quelconque prise de position extrémiste (mais quand ça nous arrange évidemment c’est pas pareil un peu comme “j’aime pas les noirs mais toi ça va t’es mon pote!”) vous parlez de l’hypocrisie religieuse soit! Qu’en est il de vos véritables intentions lors de la publication de ce texte? Ah oui, c’est vrai c’est un cri émouvant du cœur! C’est émouvant, vous avez donc toutes excuses fournies pour vomir votre venin obscène et trompeur sans vous soucier des répercussions engendrées puisque VOUS êtes triste…

    Vaste plaisanterie malsaine! qu’il faut être si aveugle pour ne pas lire comme dans un livre ouvert votre esprit si réducteur et fourbe, sous une pluie de termes détournés ou violents comme une religions est résumée à votre simple perception d’adulte frustré de ne pas comprendre l’essence du surnaturel!

    VOUS ne le voyez pas, alors ça n’existe pas… la pensée et l’imaginaire des gens ni le vent n’est matériel non plus par exemple, selon votre logique implacable, tout ceci n’existe pas… vous auriez fais un très brillant scientifique! Les religieux ou croya.. “théogoneux” pardon, sont vils et méchants! bouh! qu’ils sont laids! Il faut les chasser vite vite! Ne vous inquiétez pas! Vous aurez votre histoire avant d’aller dormir, allez tranquille..

    D’ailleurs, théogoneux (encore un terme sorti du chapeau)? hum la théogonie est l’ensemble des dieux d’une religion polythéiste… essayez de ne pas cacher votre ignorance dans l’invention de termes inadaptés si vous voulez être crédible juste une seconde..

    Votre plaidoirie est fumante, discutez donc avec un théologien (et pas un enfant-de-cœur qui vous assurerait la “victoire”) et exposez vos brillantes connaissances histoire qu’il vous apprenne à vous torcher correctement, ça vous éduquera peut être un peu au lieu de dégobiller cette bave calomnieuse pour rien.

    C’est donc cela le modèle de “tolérance” à la sauce athée? quelle beauté… à moins que les mots employés pour qualifier une personne religieuse soit juste employés parce que VOUS êtes fâché… ça expliquerait tout “nan mais tu m’as compris hein! j’étais fâché, en colère, c’est pas exactement s’que j’voulais dire mais voilà quoi..” C’est facile.

    Il est de coutume de dire dans mes contrées de retardés mental vivant à l’age de pierre (je me demande comment je fais pour utiliser un ordi portable avec ma cavité cérébrale si réduite du au fait que je crois qu’il existe un surnaturel divin), je disais donc qu’il est de coutume de dire parmi mes semblables que les personnes conquises par notre comportement auront nos défauts exacerbés ou nos qualités décuplées… Votre comportement verbal est sans équivoque, ça va faire une joyeuse farandole!! ahah

    Avant de finir, je cite: “Je suis en faveur du lent et inexorable mouvement de déréliction qui détermine en douceur nos sociétés. Il ne faut rien forcer”

    VS

    “Je me prononce pour une ferme et solide circonscription du religieux à la stricte sphère privée”

    Voyez-vous ça! comme si tous les maux de l’humanité sont dus à la religion! là encore je ris, mais cette fois, je ris très fort car croire à cette fable est véritablement la note commune de toute carence majeur en terme de théologie. merci de me donner cette joie!

    Et puis, “en douceur et sans forcer” vous voulez contraindre les gens a ne croire QUE chez eux? mais comment donc? suggèreriez-vous de la drogue pour les contrôler? de toute façon ils ne sont pas rationnels, ce ne sont pas de “vrais” humains… quelle blague! vous seriez dangereux à la place de notre très cher président! C’est un libertaire à coté de vous!

    Les noms cités en début de diarrhée (d’Holbach, Spinoza, Marx, …) définissent une liste bien choisie pour leurs penchants anticléricaux et non pour leurs capacités intellectuelles, le parfait petit franc-maçon…

    Mes salutations les plus plates.

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