Le capitalisme se déploie sur une sphère finie…
Posté par ysengrimus le 1 mai 2008
Ah, il y a du brasse camarade dans l’économie-monde… Il fut un temps ou les disparités de modes de production étaient beaucoup plus accusées qu’aujourd’hui, seulement en Europe. La notion de “tiers monde” était jadis économiquement quasi-inexistante. Je n’en finirais pas d’énumérer les problèmes posés par ce fichu de nouveau siècle. Le moteur du mouvement social réside bel et bien toujours dans les possibilités d’extortion du surtravail. Or, les pays que nos journaux appellent du “tiers” et du “quart” monde sont aujourd’hui les grandes sources de plus-value effectivement productive. Les économies occidentales sont, en notre temps, à 75% post-industrielles (services et bureaucratie, principalement). Ainsi, un stylos à bille produit au Honduras coûte infiniment moins cher en reviens que le même stylo à bille produit en France ou en Allemagne. Les coûts de frais sociaux sont inexistants dans le premier cas. L’assiette de plus-value produite par le prolétaire non-occidental n’a donc que le capitaliste comme convive à convoquer. Il n’y a plus à la partager avec le col blanc occidental, sous forme de charges sociales, et de cette kirielle de frais divers qui font du Nord-Ouest un oasis illusoire. Cette situation de disponibilité internationale de surtravail frais et bon marché suscite une véritable exportation du moteur de production vers les zones plus précairement prolétarisées. Nous évoluons désormais dans un dispositif où le travailleur occidental s’est historiquement donné une protection sociale mais a laissé la bourgeoisie aux commandes. La conséquence en est qu’il fonctionne comme une sorte de rentier social, d’aristocrate ouvrier. Mais l’aristocrate dépend de sa terre nationale! Si celle-ci tombe en friche, c’est sa rente qui s’effiloche. Ici c’est la bourgeoisie aux abois qui rouille le blé de l’aristocrate ouvrier! Car, ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’expatrier le moteur de production, c’est aussi expatrier le moteur de consommation, car ce sont là les deux facettes dialectiques du même jeton. Chercher de nouvelles sources de plus-value, c’est expatrier la production. Et expatrier la production, c’est expatrier le marché. Dans les derniers 30 ans, le pouvoir d’achat des masses prolétariennes indonésiennes, chinoises ou guatémaltèques a, en proportion, beaucoup plus augmenté que celui des masses françaises, états-uniennes ou allemandes. Le marché devient donc international au sens fort, et les entreprises domestiques produisent et trouvent le marché là où il se produit et se trouve. L’internationalisation du marché n’est donc pas la conséquence du tassement de la production domestique, mais sa cause. Moins de plus-value domestique, moins de pouvoir d’achat domestique. Moins de pouvoir d’achat domestique, tassement du marché domestique. Voir cela comme une stratégie voulue des patrons c’est dès lors basculer dans une interprétation volontariste de type militantisme vulgaire. Cet état de fait économique s’impose au patron occidental autant qu’au travailleur occidental. La dynamique de concurrence pousse implacablement toute la machine dans le bourbier tiers-mondiste. Et ainsi, le ci-devant “libre échange” est lui aussi consécutif plutôt que causal. Les cris de nos libre-échangistes c’est le hululement de la chouette de Minerve, quand tout est joué et quand la nuit de la mondialisation est tombée. Qui va en profiter? Ah, ah. Voilà le beau merdier! Extirper la productivité des secteurs avancés, balisés socialement, pour la nicher dans des pays arriérés, semi-coloniaux, à régimes dictatoriaux et “bananiers”, pour reprendre une image d’une autre époque qui dit bien ce qu’elle a à dire, donne une illusoire et courte impression de levée fraîche de profits rapides. En fait la régression (notez ce mot!) sur les zones à capitalisme sauvage aura à moyen et long terme les effets qu’ont eu le capitalisme sauvage: désorganisation de la production, dérapage social, paupérisation à outrance, émeutes de la faim, spéculation sans balises menant à des crash boursiers, dans des pays pauvres mais dont le sort semble soudain rayonner sur le monde. La Thaïlande, la Russie et le Brésil en temoignent. Le capitalisme étire son sursis, mais tout cela revient à la fameuse baisse tendancielle du taux de profit. Elle se poursuit, inexorable, et les profits absolus ne doivent pas faire illusion quand au caractère déterminant de cette loi. Le capitalisme se love sur la planète entière, mais en même temps il s’étrangle impitoyablement avec ses propres circonvolutions. Il va se trouver coincé entre l’aristocratie ouvrière occidentale qui va se mettre à s’agiter pour ne pas perdre ses privilèges, et le prolétariat des nouvelles zones, productives industriellement mais arriérées politiquement, qui va se mettre à s’agiter pour acquérir les siens. On n’a pas fini de voir s’ébranler le monde. Mais cette fois-ci, le capitalisme ne trouvera plus un “quint” ou un “sixte” monde pour se réactiver, la planète étant, l’un dans l’autre, une sphère finie…
Carl Bourque a dit
Bravo Ysengrimus !
Très belle réflexion.
Carbo43
Cadman a dit
La compagnie (internationale) pour laquelle je travaille, demande qu’une partie du travail de chacun des contrats (sauf le nucléaire), se fasse dans les pays émergents. Jadis, nos bureau dans ces pays (Inde, Brésil, Chine…) se nommaient “Low Cost Centers” mais les grands bonzes ont décidé de changer ce terme par “Excellence Centers”… Aussi, il y a quelques années, le bureau de Montréal faisait partie des “Low Cost Centers”.
Aujourd’hui, le Canada ne fait plus partie de ces “Low Cost/Excellence Centers” car nos salaires, même si “pour le moment” ils sont moindres qu’aux USA, ont augmentés par rapport aux Chinois, Indiens, Brésiliens… En fait, ils ont réussi à trouver des gens qui sont contents de travailler au demi de nos salaires. Gildan font faire des tshirts dans ces pays du “fier-monde”, Nike des souliers et des ballons, ma compagnie y fait faire de l’ingénierie. Si c’est bon pour des “gaminets”, ça doit être bon pour des “jobs” d’ingénierie. Après les “sweat-shops”, les “think-shops”!
Vive la mondialisation…
Warren Peace a dit
Bonjour Paul
Propos fort réfléchis. Un bijou de texte.
Mais bon sang, l’écrin n’est pas à la hauteur… Je t’ai déjà fait reproche de tes phrases (parfois) trop longues, de tes mots (parfois) trop recherchés.
Paul, de grâce, sépare ce texte en paragraphes! Crois-moi, tu rendras service à tes idées quand tu sauras les aérer un peu.
Sans rancune.
Warren
ysengrimus a dit
Warren, la Paix!!! (je te la devais celle là)
Je prend ostentatoirement acte de tes observations mais vu qu’on ne se refait pas et que les paragraphes d’une phrase me font bailler (quand je lis un texte j’aime à ce qu’il ressemble à de la prose et non à des vers libres…), ne te tiens pas sur une patte jusqu’à ce que cela se fasse…
Voilà…
Sans agrume, euh Bethune, euh Us & Coutumes…
Papitibi a dit
Paul, mon ami, je m’en confesse bien humblement, la lecture de tes réflexions est trop souvent, chez moi, l’occasion d’un combat intérieur qui interrompt le coït… Je m’explique. Quand je dois m’assurer de bien identifier la 29e ligne d’un paragraphe dont je viens de lire la 28e, quand je dois m’inquiéter de ne pas sauter à la 30e ligne quand c’est la 29e que je cherche, ça tue le plaisir. Je préfèrerais me concentrer sur le texte, mais je me laisse distraire par ce besoin que j’ai de poser les yeux sur, précisément, la ligne qui vient après celle dont je termine la lecture. Prend ici acte de mon dogme, il se formule comme suit:
« Le vieux principe qui dit qu’il doit y avoir une idée par paragraphe vaut toujours, à condition évidemment de bien le comprendre… …De même, on devrait pouvoir ramener tout ce qui est dit dans un paragraphe à une idée directrice autour de laquelle se greffent logiquement les autres idées. Par suite, une idée qui n’y trouve pas sa place doit être reliée à une autre idée directrice (celle d’un autre paragraphe?) ou bien, si elle est importante, elle peut être la base d’un nouveau paragraphe, auquel d’autres idées viendront se greffer… …Un paragraphe qui semble poursuivre plus d’une fin sans qu’on puisse dire laquelle est première ou plus importante, en d’autres mots un paragraphe dont toutes les parties ne semblent pas tourner autour d’une seule idée principale, doit habituellement être divisé et devenir deux ou plusieurs paragraphes. »
http://www.fp.ulaval.ca/88clefs/FE08.html#0
Alors, vieux bouc, ai-je enfin su te toucher?
En toute amitié,
Warren « Papitibi » Peace
ysengrimus a dit
À ta belle citation de l’Université Cagoule pleine de coquilles (je n’invente pas cela. Regarde sur leurs armoiries: des cagoules faussement angéliques et tout plein de coquilles!), je répondrai simplement. Un certain Jack Kerouac nous a produit un paragraphe unique de 300 pages, un chef-d’oeuvre intitulé ON THE ROAD et… la majorité des coïts n’y son pas interrompus…
Bonne continuation, ma vieille ganache…
Papitibi a dit
Très cher bonbonze de la baltringuerie,
Vieille ganache, disais-tu de moi? Comme c’est “délicat” de me qualifier ainsi d’esprit lourdeau, après que je t’eus offert, par deux fois, mon amitié.
C’était ta réponse de “vieux bouc”? Il n’y a rien de péjoratif dans cette expression, surtout quand elle vient d’un ami. Mais en revanche, il n’y a rien d’amical dans l’expression “vieille ganache”, surtout quand elle est proférée par un vieux bouc… Je saurai donc témoigner de ma reconnaissance infinie, sois-en assuré.
Ah, Paul, mon délire ombilico-contemplatif fait vraiment honneur à ton immense talent. Kerouac peut faisander en paix, la relève est assurée.J’ai décidé de me lancer à l’assaut du Guinness Book of World’s Records, L’humanité toute entière attend ce chef d’oeuvre, sur lequel je planche déjà – un livre-paragraphe qui fera oublier les huit volumes de l’oeuvre gigantesque de Roger Martin du Gard, les Thibault?
Tu l’auras, Paul, ton disciple. Ne t’en fais pas. Mais en attendant, à quoi bon ce déguisement de poodle grognassier? C’est déjà l’Halloween? Alors je te suis, sous la défroque de l’inepte macaque crieur.
Warren, la vieille ganache
ysengrimus a dit
Vilain pisse-vinaigre. Ma vieille ganache est intégralement affectueux. Tu sais que si c’était le contraire, je te le dirais dans le nez sans hésiter, ni branler… Tu es un gros injuste…
Et le déploiement du capitalisme (sujet de ce billet, quand même) tu as quelquechose à nous dire le concernant?
Warren Peace a dit
Voici ce que j’ai trouvé sur l’expression “vieille ganache”:
“La ganache est étymologiquement une partie de la mâchoire inférieure du cheval. Ce vocable est probablement passé par métonymie à son cavalier peu vif d’esprit, d’où l’expression vieille ganache appliquée à une personne à l’esprit lourd, dépourvue de capacités.”
source: wikipedia.org/wiki/Ganache
ganache ganache (vieille -) Insulte, idiot, imbécile terme de mépris ; insulte c/ femme 1 On sent que cet hurluberlu délirant est furieux d’avoir misé sur le mauvais cheval, cette vieille ganache de Giraud – 1947 2 – Grossier personnage ! – Vieille ganache ! – Oh ! tu entends, ma fille, on insulte ta mère – 1935 3 Il me plaît, ce petit !… Quelle ganache ! – 1932 [fin XIXe?]
fréquence : 10 ~ vu : 367 fois.
éléments constituants : ganache vieille / ganache / ganache (vieille -)
source: “languefrancaise.net/glossaire”
GANACHE, subst. fém. Étymol. et Hist. 1. 1642 ganaches « mâchoire inférieure du cheval » (Oudin); av. 1661 p. ext. pop. ganache « bouche de l’homme » (Saint-Amant, Les nobles triolets ds Œuvres, éd. Ch.-L. Livet, t. 1, p. 455); 2. 1690 (cheval) chargé de ganaches « qui a la mâchoire grosse et charnue » (Fur.); id. (homme) chargé de ganaches « qui a l’esprit lourd » (ibid.); d’où 1740 ganache « personne peu intelligente et incapable » (Ac.); av. 1815 spéc. vieille ganache « vieillard incapable et stupide » (ds Raban, Marco Saint-Hilaire, Mém. forçat, t. 2, p. 258); 3. 1837 ganache « fauteuil capitonné » (J. Lecomte, Les Lettres de Van Engelgom, p. 100 ds Quem. DDL t. 15). Empr. à l’ital. ganascia, attesté au sens « mâchoire des animaux » dep. début xvie s. (Michelangelo Buonarroti ds Batt.), d’abord « mâchoire de l’homme » (dep. xiiie s., ibid.), du b. lat. d’Italie ganathos (xe s. ds CGL t. 3, p. 564), altération du gr. γνάθος « mâchoire ». Le sens 3 s’explique par le fait que ce fauteuil était souvent réservé aux personnes âgées.
source internet: cnrtl.fr/etymologie/ganache
Paul, tu me sembles sincèrement désolé de ce malentendu. Auquel cas, pardonne moi si je t’ai blessé.
Sur le fond du billet, je partage entièrement ton point de vue. Je reproduis ici un extrait du commentaire #3, émis par mon alter ego Warren Peace: “Propos fort réfléchis. Un bijou de texte.” Tu traduis mes idées, avec tes mots. Qui ne sont pas les miens. Et dans un paragraphe de 42 phrases, que moi j’aurais subdivisé. Ton commentaire, sous ces deux réserves, aurait pu être le mien. Je suis quand même pas une vieille ganache, stie!
Mais pour le commenter davantage je devrai le relire, et je ne vais pas le relire. Ce serait la seule chose intelligente à faire, alors je me l’épargne connement.
Quousque tandem abutere, Paulus, oculi mei? “Guerre et paix”
ysengrimus a dit
Tu es trop philologue, gars. Cette cuistrerie criardement savante qui t’englue alourdit ta pensée follâtre et l’empêche de s’envoler, comme un petit piaf en cage…
Warren Peace a dit
Paul,
S’il suffit de priver les mots de leur véritable sens pour prétendre au titre de philologue, alors je serai philologue, le temps de lire ta prose et de l’éclabousser de ma sottise convulsionnaire.
Je ne chercherai pas à décortiquer les motivations de cette cuistrerie qui m’englue effectivement; la philologie creuse et factice, je m’y vautre. En revanche, explique moi en quoi une vieille ganache devrait se réjouir d’être ainsi englué de cette cuistrerie qui me dévore…
Pourquoi, Paul, suis-je si fondamentalement sot? Pourquoi notre héritage culturel et linguistique s’esquive-t-il ainsi devant moi, sans que je sache faire la part des choses?
ysengrimus a dit
On a l’intégralité de la langue française à nous, plus de mille ans de patrimoine linguistique et culturel, un fond sublime de richesse tarabustée et de beauté jouissive, un grenier verbal et conceptuel insondable, toute la musique de concert et toutes les musettes de bastringue, et il faudrait se contenter des croûtes de la petit follicule cyber-simplette de la onzième heure à Warren-je-veux-pas-me-forcer? Pas pour moi, merci. Je ne vais certainement pas me casser mon fun parce que tu me poses des questions nunuches de paragraphe et de charabia dont tu sais parfaitement les réponses…
Va lite Le Petit Prince, si tu veux du dépouillé… ce roman, le meilleurs roman français du siècle dernier du reste, va t’en donner à revendre.
Siouplait, dessinemoiunfatikan…
Warren Peace a dit
Paul,
Un jour, je fais preuve de “cuistrerie criardemment savante”. Le lendemain, je deviens “Warren-je-ne-veux-pas-me-forcer”. Branche-toé, Gudule; c’est oubedon l’un, oubedon l’autre!
Mon pigrassage et mes patarafes commencent à te bâdrer. Je le sais Alors, gamin, laisse moi continuer de me vautrer dans le désert de mon carré de sable.
Beu-baille.
ysengrimus a dit
Alors là, je te renvoie ta remarque. Il faut puiser dans ce patrimoine ou ne pas y puiser? Tu oscilles entre cuistrerie ostentatoire d’étymologue et appels jansénistes au dépouillement du ton. Branche toi, toi même! Si le moineau barouette, mon sling-shot est ben obligé de barouetter aussi pour le pogner…
Warren Peace a dit
T’as rien compris, Paul.
Alors je vais t’expliquer, once and for all. Je déconne sans objectif précis. Mes interventions sont de l’inutilité pure. je suis un futile et je m’assume.
Si tu n’as rien de mieux à offrir que ton prudent rejet de ma pédanterie creuse, j’abandonne, faute d’intérêt.
WP
ysengrimus a dit
Trublion aus motivations incompréhensible, tu descends dans ma fosse, me donne des leçons de forme, campe un battage de cuistre et te lamente ensuite parce que j’attrape le ballon. Pas clair, tout ça. Et pour t’expliquer, tu re-cites tout le bazar en jouant du truisme et de ton (auto-)obnubilante fausse critique. Cela me suscite peu de sentiment mais une forte sensation: la somnolence…
Warren Peace a dit
Je sais reconnaître tes qualités. Tu es intelligent comme un singe. et, en contrepartie, ma propre sottise fadasse me saisit et me fige en ton auguste présence.
Et puis, tu manies si bien la plume! J’ai pris connaissance de ta vision de l’enseignement, telle qu’exposée dans les pages de York University: “Je traite mes étudiant(s) avec déférence. Je leur enseigne à me critiquer et à me contredire dans la maïeutique dialectique la plus vigoureuse…”
Maïeutique, oui? C’est bien trop fort pour moi. Trop juste. trop sain. Mes œufs sentent le chiotte… Je suis ce que je suis.
Ite, missa est.
Ton ami Warren-qui-ne-veut-pas-se-forcer,-remercie-z-en-le-ciel
ysengrimus a dit
ZZZZZZZZZ ZZZZZZZZZ ZZZZZZZZZ ZZZZZZZZZ ZZZZZZZZZ
Warren Peace a dit
Fais de beaux rêves. Sache aussi que je suis un anus doré.
Te rends-tu compte à quel point tes zzzzz confirment ma connerie indubitable?
Tu dors au milieu de mes platitudes creuses.
Merci de m’en rendre enfin conscient.
Over and out.
Je ne vais pas m’acharner sur mon propre cadavre.
ysengrimus a dit
C’est cela, mon Ti-Troll. Quand tu me donneras ton vrai nom, je me reveillerai… Pour l’instant tu es un minable anonyme et je dors…
Warren Peace a dit
Ça te chicote, mon anonymat?
Ça, Paul, je puis le comprendre…
Mais dis-moi, en quoi t’es-t-il nécessaire de connaître mon idendité pour faire le constat de l’intégralité de ma connerie?
Je m’étais imaginé, sottement (car je suis fort sot) et dans ma grande naïveté, que la chose généalogique étaient susceptibles de susciter chez toi un certain intérêt. J’avais cru pouvoir te télécharger mes bases de données, comportant référence à mes sources, lesquelles sont parfaitement inutiles et fort onéreuses.
Encore eut-il fallu que nous puissions au préalable développer une relation fondée sur le respect mutuel, sinon même sur une franche amitié. Mais je suis fondamentalement trop con pour cela. Tu as bien raison de t’en aviser.
Intenta verlo desde mi perspectiva, a ver qué tal. Ves lo que quiero decir? Hay màs preguntas?
WP
ysengrimus a dit
Quel est ton nom, Troll?
Warren Peace a dit
Comprends donc que je suis irrécupérable. Et borné comme un mulet.
Jamais un Troll n’a offert à celui qu’il emmerde de sa stupidité patente (comme je le fais justement ici) de lui faire un petite offre pour un bon prix. As-tu au moins lu le texte qui précède? Oui, bien sûr. Tu y a bel et bien constaté mon incohérence délirante. Excellent. J’assume.
Tu veux le connaître, mon nom? Apprends d’abord que l’anonymat est la planque au fond de laquelle mon incurie fadasse se terre sans espoir…
Je ne te dois rien. Ni ces bases de données que j’étais prêt à te vendre, tarif platine, ni la divulgation de mon identité.
Je suis vraiment le dernier des trous-de-cul, COUSIN. Please remember…
ysengrimus a dit
Réveille-moi, un peu. Quel est ton nom, Troll?
Warren Peace a dit
Réveille-moi, un peu. Quel est ton nom, Troll?
Tu sais pas lire, crisse? Je t’ai répondu, non? Je suis un con fini.
ysengrimus a dit
Mais réveille-moi, un peu. Quel est ton nom, Troll?
Warren Peace a dit
À tout prendre, et cela dit en admettant ouvertement que je suis un Troll, un ignare et un cuistre prétentieux, je préfère de loin être qualifié de Troll, ce que je suis effectivement, plutôt que d’anus ambulant, fût-il serti de diamants et plaqué or. L’anus, c’est moi aussi. Je m’assume.
De mon côté, j’ai d’autres chats à fouetter. Je dois m’occuper des larmes de ma grande fille, à plus de 600 km de distance.
Bonne nuit. Et surtout, fais de beaux rêves… Je suis sans imagination, je sais. Je te le dis encore une fois: j’assume.
ysengrimus a dit
Une scie coupant un tronc d’arbre. Je dors. Quel est ton nom, Troll?
Warren Peace a dit
ZZZ