Sarkozy, l’agitation n’est pas l’action… elle est le reflet d’un temps
Publié par ysengrimus sur avril 29, 2008
Nicolas Sarkozy se trémousse, certes. Bienvenue dans le siècle. Le digne successeur de De Gaulle, de Pompidou, de Mitterrand, de Chirac montre sa dimension cruciale de petit populacier frustre. Sauf que, ce n’est pas lui, c’est tout Le Politique qui racotille. Il n’est pas brutal ou impropre. Il est vrai. La classe politique occidentale est rendue aussi bas et il l’incarne sans complexe aucun. Il est Icare dans La chute d’Icare de Brueghel l’Ancien, tant et tant que le technicien qui lui accroche son micro-cravate ne le salut tout simplement pas… Ces figures institutionnelles ne sont plus des Décideurs mais des Souffre Douleurs. Et un souffre douleur, bien par moments, cela se crispe sur son petit sort restreint… Ce sont les entarteurs de politiciens qui ont un ample avenir… Il est aussi un peu tristounet de se dire que cela va lui passer, en plus. Il suffit de revoir en détail les 500 premier jours des présidences de Mitterrand, Giscard, Chirac et alii pour constater des moments d’humanisation de la fonction similaires, fonction des personnalités de chacun, qui sont des indices du fait que l’homme est encore pour un temps touriste dans le monumental domaine de ladite fonction. C’est maintenant au tour de Sarko de jouer le Roy D’Argot. Or Sarkozy a une longue feuille de route de soupe au lait. Cela déborde sur la fonction et la teinte temporairement de ses couleurs personnelles. Cela ne durera pas. Il se momifiera. La fonction le bouffera. Il la vivra pleinement, sa présidence Sarko-phage… Il deviendra lui aussi un président de la république complètement austère et robotisé, comme Chirac et Mitterand en fin de règne, et on regrettera un jour tous ensembles ces petits moments refoulés de tressautement humains, trop humains.