L’environnement, bien c’est ce qui nous environne…
Publié par ysengrimus sur avril 29, 2008
Le réchauffement climatique existe, soit. Mais est-il d’origine humaine? Et deuxio, l’intervention humaine peut-elle le résorber? Aurait-elle pu résorber les grandes glaciations du passé? Il faudrait méditer la leçon des grands feux de forêts canadiens. La majorité de ces gigantesques brasiers sont allumés par la foudre et éteints par la pluie. C’est la nature en tourmente avec la nature, point barre. L’intervention humaine, avions-citernes etc, y joue pour grenailles sans portée. Cela fait méditer. Cela rend petit et pudique. L’être humain est outrecuidant. Il se croit le démiurge de son gros jardin. Manque de modestie patent. Le problème est que l’appel à la modestie humaine que je promeut ici est facilement récupéré par les rien-foutistes qui disent: “Voyez la sagesse d’Ysengrimus. L’être humain n’a pas d’impact. On peut donc continuer de polluer sans scrupule”. Et les curés de l’écologie de jeter mon appel à la modestie humaine avec l’eau du bain sale des lobbyistes pro-pollution. Or ce faisant ils tombent dans leur propre trappe à con. Moi, je crois que c’est justement ici que la notion d’ENVIRONNEMENT prend tout son sens littéral. Ce qui nous environne est ce sur quoi il faut agir car c’est bel et bien ce qui nous environne qui nous tue ou nous fait vivre. Si la fonte de la banquise et l’effouèrement du Lac Supérieur sont trop larges pour ma modeste action, il n’en est pas de même du monoxyde de carbone et des détritus sur la rue QUI M’ENVIRONNE. Corrolairement, je doute fortement que le montagnard et le campagnard salopent le paysage tant que cela en proportion. La pollution, la vraie, la dure, vient de l’urb. C’est donc à l’urb d’y voir prioritairement. La santé de mes enfants n’est certainement pas compromise par les torrents “pollués” de la lointaine rivière Yukon… s’il y en a (des torrents pollués dans ladite lointaine rivière Yukon!). Le fait est que la cause environnementale frapperait mieux si elle frappait concret. Elle se perd actuellement dans des considérations mégalo sur le climat global et cela désaxe les causes, élucubre, démotive, décourage et fait perdre la perspective sur le vrai et le faux. Je ne crois pas à la ré-utilisation, au recyclage intensif, au compostage méthodique et à la voiture hybride au nom de la Terre. J’y crois au nom de la Ville.