Avez-vous osé dire “conspiration”. Bien… oui, et alors…
Posté par ysengrimus le 29 avril 2008
Conspiration… c’est désormais une notion suprêmement taboue, suspecte d’irrationalité délirante, prohibée, interdite, laide, pas bien. Il reste pourtant qu’il fut un temps où un conspirationiste ce n’était tout juste que celui qui était certain que Kennedy avait été assassiné en 1963 par les extraterrestres écrasés au Nouveau-Mexique en 1948. Aujourd’hui c’en est rendu que quelqu’un qui critique les autorités politiques un tant soit peu est automatiquement étiquetté conspirationniste. C’est bien qu’on pousse un peu dans l’autre sens, peut-être… C’est fort inquiétant parce qu’il faudrait un peu expliquer aussi comment l’ultime puissance militaire de tous les temps, dont le ciel est réseauté par tous les radars imaginables, dont l’aviation de chasse est la première du monde, etc, a pu laisser trois cibles nationales se faire frapper sans riposte, deux sur New-York, métropole du monde, et l’autre, euh, pardon, juste sur le plus imposant QJ militaire de tous les temps. Je ne sais pas. Hum… Bon… Envisager la possibilité de quelques complicités intérieures factieuses ici et là n’est-il pas quelque part quand-même un peu plus vraisemblable que la croyance en l’action isolée du gogo dont on est censé avoir retrouvé le passeport dans les décombres fumants de la déflagration? Il y en a peut-être qui sont rendus trop occupés à servir docilement et compulsivement l’ordre établi pour réfléchir minimalement sur la notion pourtant bien attestée historiquement de contre-terrorisme…
Alors allons, allons, causons conspiration. Il va falloir sonner le grand réveil un jour ou l’autre de toute façon. Redite ostentatoire: il est purement et simplement impossible que la première puissance du monde, arrosée comme elle l’est par ses radars et sa paranoïa, ait laissé ces trois cibles majeures, dont le Pentagone, se faire cartonner comme ça, sans réplique. C’est du trucage pur. Rappel. 2001. Insouciant millénarisme. Le militarisme était au plus bas. Il n’y avait plus de guerre froide, il fallait remettre de l’ordre dans le galvaudage sémillant des festivaliers clintoniens, re-pomper du financement militaire et recentrer la terreur collective sur un nouvel ennemi. J’adhère à la thèse de vagues terroristes islamistes aux causes localisées ayant bénéficié de la logistique concertée et discrète d’éléments de l’état major factieux US. Comme dans le film THE PACKAGE (celui de 1989, avec Gene Hackman), les intérêts bellicistes des deux bords s’arrangent entre eux car la guerre est l’option secrètement solidaire qu’ils ont en commun. Les Ben Laden de toutes moutures marchent avec les Ricains depuis l’époque de l’invasion soviétique en Afghanistan de 1979. Le président Bush n’avait pas besoin d’être au courant de rien, c’est une potiche de toutes façons. Il s’agit en fait de collusions qui se décident dans des officines discrètes entre gens à la fois puissants et parfaitement inconnus du grand public.
Le dénigrement actuel des «théories de la conspiration» me fait en fait bien rire. Visiblement quelqu’un conspire quelque part pour que l’on croie que plus personne ne conspire jamais nulle part! Par conséquent, pour résumer, je trouve la fameuse métaphore du 11 septembre 2001 comme incendie du Reichstag bien mauvaise, en ce sens qu’elle en donne trop aux pantins du théâtre politique par rapports aux combattants ordinaires de l’ombre, mais je la trouve bien bonne, en ce sens que l’arabesque contre-terroriste que cette métephore déploie est fondamentalement correcte. Je regrette qu’on utilise le discrédit profond de maints “complotistes” pour dénigrer le fait qu’il y a encore des petits croches qui complotent un peu partout et qu’il faut les débusquer. La conspiration, le complot, ce n’est pas une niaiserie. C’est un comportement politique comme un autre. Exemple: des malfrats montréalais ont conspiré ou comploté pour fixer les prix de certains appels d’offre. Sauf que, quand les gens conspirent ou complotent de nos jours, on ne dit plus qu’ils conspirent ou qu’ils complotent, on dit qu’ils se concertent... Il y a un complot contre la recherche des (vrais) complots. C’est grotesque mais ce n’est pas une plaisanterie…
Comprenons-nous, mon propos critique est ordinaire, citoyen, inédit, sceptique et, surtout, optimiste sur le progrès des connaissances ordinaires, par les canaux de découverte et de réflexion ordinaires. Alors, surtout, pas de panique, hein! Lisez un peu le reste de mon carnet, ce sera pour vous aviser du fait qu’Elvis est bel et bien raide mort et que les soucoupes sont sous les tasses de thé et nulle part ailleurs. Moi, je dis simplement, noir sur blanc, et alors là sans sourciller, qu’il faut raviver notre énergie critique engourdie par la bien onctueuse raillerie conformiste ambiante. Cela signifie qu’il faut aussi remettre en question ceux qui cultivent confortablement la Théorie de la Confirmation…

Moi, je dis simplement, noir sur blanc, qu'il faut raviver notre énergie critique, engourdie par la raillerie conformiste ambiante.
noreille a dit
Bonjour,
Je constate que nous avons des intérêts communs. Je suis occupé à recenser un certain nombre de films qui illustre l’évolution de la théorie du complot, de la conspiration. Un intérêt qui m’est (re-)venu après avoir trouvé l’excellent petit livre La Totalité comme Complot de Fredric Jameson. Il y explique comment, de simple intrigues policières ou politiques, on est passé, après l’assassinat de JFK, après le Watergate, etc.., à une longue série de films et de livres remettant en cause toutes les “histoires officielles”, et introduisant un sain soupçon vis à vis des explications faciles.
Il est vrai qu’hélas, on est arrivé aujourd’hui (et est-ce un nouveau complot?) à amalgamer méfiance et paranoia, et rendre équivalent scepticisme et folie conspirationniste… Alors que maintenant plus que jamais, nous avons besoin de décrypter les mensonges qui envoie les nations les plus “civilisées” et médiatisées dans des guerres fabriquées de toutes pièces… (on cherche toujours des armes de destructions massives dans certains pays occupés…)
Ce qui me permet de placer cette expression anglaise que j’aime bien: “just because you’re paranoid doesn’t mean they’re not after you” (“ce n’est pas parce que tu es parano qu’ils ne sont pas après toi”)
Merci pour ton blog!
noreille
Jacques Xing a dit
Le système de défense américain a été conçu pour se défendre contre un ennemi extérieur, l’Union Soviétique pendant la guerre froide et non contre un ennemi intérieur. Les avions de lignes des compagnies aériennes américaines peuvent parfaitement voler à l’intérieur du pays. United Airline et American Airline sont des entreprises basées aux États-Unis. Les Boeing n’avaient donc pas a affronter le système de défense aérien américain.
ysengrimus a dit
Si vous dites cela sans rire, vous confirmez cruellement votre ignorance de cuistre du tout de la réalité de NORAD et de l’Amérique du Nord militaire et sociologique. Pourtant depuis toujours, le slogan de l’aviation militaire américaine c’est: WE GUARD AMERICA SKY.
Ches Jacques, c’est maintenant évident. Vous êtes un convulsionnaire de la THÉORIE DE LA CONFIRMATION…
Jacques Xing a dit
Le NORAD est né d’une alliance bilatérale entre le Canada et les États-Unis pour défendre leur espace aérien contre une éventuelle attaque de la part de l’URSS. Le but premier du NORAD était donc d’abattre des bombardiers emportant des bombes nucléaires et non des avions de lignes. En effet, aucun avion de ligne n’a à déjouer le système de défense du NORAD. Qu’est-ce que vous proposez, que l’Air Force abatte n’importe quel avion de ligne qui dévie de sa trajectoire, si c’est le cas, l’Airbus qui a amerri sur l’Hudson River aurait été abattu. En effet, ce dernier a dévié de sa trajectoire et à fait un rapide piqué.
ysengrimus a dit
Inepte et creux.
Sinclair a dit
Vous vous basez sur un SLOGAN de l’aviation américaine pour détruire une argumentation stratégique et tactique basé sur la stratégie militaire pour argumenter contre… ce que vous appellez des “slogans” politique, pour nous faire accroire des choses…
WOW!
Le chien se court-il après la queue ici?
ysengrimus a dit
Non, c’est en fait le chien réfuteur (vous…) qui cherchouille la puce infinitésimale du détail pinailleur, en se grattant nerveusement les flancs… Enfin, libre à vous, hein. On argumente sur ce qu’on peut, je suppose…
Sinclair a dit
Toujours aucun arguments…
Tantôt c’était le slogan militaire
Et là pour essayer de prouver que j’ai tort, vous jouez dans la poésie?
Tantôt le slogan… là la poésie…
ouille!
Mais à quand des arguments en étude militaire et stratégique?
ysengrimus a dit
Je crois bien, mon cher Sinclair, que c’est à vous et pas à moi de démontrer que l’aviation américaine est inapte à défendre le territoire américain… Je suis en effet engoncé dans le préjugé tenace de ne pas croire une minute à cette énormité et de faire la promotion de l’idée (plus ordinaire, moins originale, certes) diamétralement contraire.
Je vous écoute… allez-y de vos arguments en étude militaire et stratégique…
Sinclair a dit
Exactement le même que le monsieur d’avant… La défence était d’abord et avant tout axée sur une menace provenant de l’extérieur… Des avions qui viennent d’ailleurs… Pas de Boston…
Avant que le gouvernement se mettre à abattre des avions civils de l’American airlines ou de la United airlines au dessus de son territoire… y’a toute une chaine de commandement, Monsieur. Dites vous que dans les minutes qui ont suivis le premier avion, il y a eu bien du monde qui ont jasé à la Maison Blanche et au Pentagone. Avant de prendre une décision, fallait que le Président donne son autorisation. Et comme c’est de la grandes politiques…
Je vous sugère de lire Graham Allyson pour comprendre ce qui s’est passé dans les minutes qui ont suivis. Abattre un avion civil ne se décide pas aussi facilement. Le président et ses conseillers devaient être certains qu’il ne s’agissait pas d’une erreur. Je suis pas un grand universitaire du language comme vous, mais j’ai mes diplôme en politique des relation internationales. Lisez les modèles conceptuels et la crise des missiles de Cuba et vous allez savoir comment fonctionne la politique!
ysengrimus a dit
Et naturellement… aucune complicité intérieure impliquée. Strictement du retard administratif et de l’incurie militaire… oui?
Nicolas a dit
Cher Ysengrimus,
En fait je crois que j’ai compris. Vous ne pouvez par essence pas être ouvert au débat, puisque vous êtes de mauvaise foi et plus têtu qu’une mule, et ce à un point tel que vous en êtes devenu prévisible. Vous êtes vous-même un “cyber-provocateur” et ces successions de commentaires sont votre terrain de jeu.
De fait, je ne vous lis plus par intérêt documentaire et/ou intellectuel, mais uniquement par curiosité sociologique. Votre page est un véritable zoo pour le public que je suis. Ceci étant dit, merci à celles et ceux qui doutent sincèrement, eux permettent de faire avancer les choses.
ysengrimus a dit
Je joins mes remerciements aux vôtres. Et ce, absolument sans aucune ironie…
Sinclair a dit
C’est pas du retard administratif… c’est Normal! Pensez-vous qu’en DEFCON5 (defense condition) on s’attend à abattre des avions civils provenant des USA? Même en Defcon1 le président va vouloir décider pour éviter l’erreur.
Dailleurs pendant la crise des missiles de Cuba, on s’est rendu en Defcon2. Et le président parlait directement aux capitaines des navires et ses plus proches conseillers parlaient au pilote qui survolait Cuba… Et avant de prendre la moindre décision, il y avait des “tables de concertations” et de la politicaillerie… Cela a pris plus que 13 jours avant de règler…
Allez lire le livre dont je vous ai parlé… C’est un gros investissement pour vous! Vous allez me remercier…
A+
ysengrimus a dit
Parfaitement non étayé et formidablement creux. Le journal du matin fait mieux…
Sinclair a dit
Je ne vous réécrirai pas le livre que je vous ai suggéré de lire. Allez le lire et on en reparle, OK? En attendant voici la bande annonce d’un film superbe que vous devriez voir et qui a été jugé magnifique par ceux qui ont vécu véritablement la crise, dont Robert McNamara:
http://www.youtube.com/watch?v=DSA7Evcy7iE
Tapez DEFCON dans Wikipédia et allez lire. Vous pouvez écoutez aussi cette série:
http://www.youtube.com/watch?v=Jwz7YAQj-r0&feature=related
Il y a six volets. Vous allez comprendre mieux comment les décisions se prennent. Et on se reparle, OK? Vous me faites signes quand vous aurez fais vos classes en sciences politique?
ysengrimus a dit
Voila qui est déjà plus utile que vos invectives initiales, Sinclair. On commence à se comprendre… Merci pour ces liens.
Sinclair a dit
Remarquez que, dès mes premier arguments, je vous ai donné le nom d’un livre à lire. L’ouvrage est le plus important ouvrage de tous les temps en science politiques. On y décrit avec brio comment les décisions se prennent dans les différents types de gouvernement en prenant l’exemple de la crise des missiles de Cuba. Vous allez voir que c’est pas si facile que ça politiquement d’attaquer des avions civiles et même… militaires. Voir aussi Wikipédia…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_11_septembre_2001
Sinclair a dit
Je vais vous aider
http://en.wikipedia.org/wiki/Essence_of_Decision
Un petit résumé.
Sinclair a dit
Encore un peu plus d’aide…
The “Governmental Politics” Model
After reading works by Richard Neustadt and Samuel P. Huntington, among others, Allison proposed a third model, which takes account of court politics (or “palace politics”). While statesmen don’t like to admit they play politics to get things done, especially in high-stakes situations such as the Cuban missile crisis, they nonetheless do.
Allison proposed the following propositions for this model:
A nation’s actions are best understood as the result of politicking and negotiation by its top leaders. Even if they share a goal, leaders differ in how to achieve it because of such factors as personal interests and background. Even if a leader holds absolute power (i.e., the President of the United States is technically the commander-in-chief), the leader must gain a consensus with his underlings or risk having his order misunderstood or, in some cases, ignored. Related to the above proposition, the make-up of a leader’s entourage will have a large effect on the final decision (i.e., an entourage of “yes men” will create a different outcome than a group of advisors who are willing to voice disagreement).
Leaders have different levels of power based on charisma, personality, skills of persuasion, and personal ties to decision-makers. If a leader is certain enough, they will not seek input from their advisors, but rather, approval. Likewise, if a leader has already implicitly decided on a particular course of action, an advisor wishing to have influence must work within the framework of the decision the leader has already made. If a leader fails to reach a consensus with his inner circle (or, at least, the appearance of a consensus), opponents may take advantage of these disagreements. Therefore, effective leaders must create a consensus. Because of the possibilities of miscommunication, misunderstandings, and downright disagreements, different leaders may take actions that the group as a whole would not approve of. Allison had to admit that, because the Soviets were not as open with their internal affairs as the Americans, he simply didn’t have enough data to fully interpret the crisis with this model. Nonetheless, he made the following attempt:
Khrushchev came under increasing fire from the Presidium because of Kennedy’s revelation of the Soviet lack of ICBMs, as well as American successes in the Berlin Airlift. Also, the Soviet economy was being stretched, and military leaders were unhappy with Khrushchev’s decision to cut the size of the Red Army. Placing missiles in Cuba was a cheap and quick way for him to secure his political base. Because of the failure of the Bay of Pigs invasion, Republicans in the Congress made Cuban policy into a major issue for the upcoming congressional elections later in 1962. Therefore, Kennedy immediately decided on a strong response rather than a diplomatic one. Although a majority of EXCOMM initially favored air strikes, those closest to the president – such as his brother and Attorney General, Robert Kennedy, and special counsel Theodore Sorensen – favored the blockade. At the same time, Kennedy got into arguments with proponents of the air strikes, such as Air Force General Curtis LeMay. After the Bay of Pigs Invasion fiasco, Kennedy also distrusted the CIA and its advice. This combination of push and pull led to the implication of a blockade. With his plans thwarted, Khrushchev tried to save face by pointing to American missiles in Turkey, a position similar to the Cuban missiles. While Kennedy refused to move these missiles “under duress,” he allowed Robert Kennedy to reach a deal with Soviet ambassador Anatoly Dobrynin, in which the Turkish missiles (which Kennedy ordered removed prior to the crisis) would be quietly removed several months later. Publicly, Kennedy also agreed never to invade Cuba.
Sinclair a dit
Avoue Paul Laurendeau que c’est intéressant comme explication… Ben plus que le “complot”. Donc avant de prendre une décisions d’abattre des avions civils américains bondé d’américains… Faut se dire qu’il y a ben du monde qui se jase et des chocs d’opinions… Et le Président se doit d’avoir un consensus! Consensus pas toujours facile à trouver selon toutes les preuves fournis. Sérieux… c’est vraiment comme ça que ça se passe. Même en cas d’attaque nucléaire, je te garantit qu’en l’absence de réponse de Moscou, par exemple (téléphone rouge). Je te garantis qu’un président attendrait d’avoir 3 ou 4 sources de missiles qui ont frappé le sol américain et détruit des villes avec témoignages visuels avant de riposter.
Coccinelle a dit
J’ai lu attentivement votre article sur le complot lunaire et tous les commentaires. J’ai toute suite pensé au 11 septembre 2001 et j’étais très curieuse de lire votre point de vue, en me doutant un peu il ressemblerait à quoi! ;o)
J’ai donc trouvé cet article, et seulement cet article, alors que j’espérais en trouver un comme celui du complot lunaire… dommage. J’ai parcouru rapidement votre carnet, il me semble bien intéressant, long à lire, mais intéressant. J’espère avoir le temps de vous lire plus.
gui a dit
Vous ne répondez pas à Sinclair, Ysengrimus?
[Si fait: par le silence... Incurie administrative ou complot factieux. Le débat est valide. Il est lancé. Comme d'habitude ici, aux lecteurs de se faire leur idée. La mienne est bien claire dans mon esprit. - Ysengrimus]
Mourad a dit
La beauté de notre démocratie est qu’il y’aura toujours des gens qui vont dire que la Shoah n’a jamais existé, que JFK a été tué par l’armée US, que le sida n’existe pas, que les tours su WTC c’était de la destruction contrôlée…
C’est toujours marrant et puis ça fait de beaux films et de beaux romans mais bon heureusement l’histoire les oubliera comme on oublie les vielles chaussettes qu’on portait il y’a dix ans.
[La Shoah a existé. Ne confondez pas tout dans le simple but de vous croire subtil - Ysengrimus]
Moa a dit
Vous venez d’illustrer magnifiquement cet article, on pouvait pas faire mieux…
1. “il y’aura toujours des gens qui vont dire que la Shoah n’a jamais existé”
QUID des chercheurs qui s’interrogent sur la possibilité qu’un système de l’ampleur de la Shoa puisse être ignoré pendant toute la guerre par le renseignement allié? Je rappelle que la version officielle raconte que les camps ont été trouvé totalement par hasard. Que PERSONNE ne savait, pas même un petit espion, nada. Se demander pourquoi et comment: vous voila négationiste et antisémite. Il est aujourd’hui quasiment impossible de faire des recherches sur l’implication de pays alliés dans la Shoa, car on considère toutes vérités concernant ce drame comme figées. Toutes recherches comme “suspectes”. Tout sceptique comme antisémite.
2. “JFK a été tué par l’armée US”
J’en ai personnellement rien a cirer de la mort de Kennedy. Force est de constater que sa mort a beaucoup arrangé nombre de gens. Sa mort a une signification idéologique profonde, tant il commençait à remettre de choses en question sur le fonctionnement politique américain. Se demander à qui profite le crime, et vous voilà un théoricien du complot, un paranoiaque: JFK a été tué par un déséquilibré. La CIA n’a jamais fait assassiner personne, n’a jamais organisé de coup d’état, tout cela est bien connu. Tout scénario autre que la version officielle n’est forcement que pure paranoia.
3. “le sida n’existe pas”
Scientifiquement, le SIDA n’existe pas en tant qu’entité, c’est un syndrome. C’est un fait. Syndrome d’Immuno Déficience Acquise. Pour schématiser, en médecine, on appelle syndrome ce dont on ignore la cause directe. Personnellement, je souffre d’un syndrome rotulien, ce qui signifie que j’ai des douleurs au genou, et qu’on en ignore la cause. Peut être un jour on me trouvera une maladie correspondant à ce syndrome. Le SIDA, c’est donc un syndrome, qui regroupe bon nombre de maladies, qui cumulées sont dénommées SIDA. Par exemple si un africain meurs en souffrant de diarrhée + de fièvre + d’une pneumopatie, il sera déclaré mort du SIDA. Quand bien même il serait mort uniquement de malnutrition. Le débat ne situe pas sur l’existence ou non du SIDA, et ce débat n’aurait aucun sens, le SIDA n’étant qu’un mot. Le débat, complexe et intéressant sur un plan scientifique, ce situe sur le lien direct entre SIDA et VIH. Plusieurs scientifiques, dont au moins un prix nobel de mémoire, pointent des erreurs dans les raisonnements et expérimentation qui ont amené à croire que le VIH était responsable du SIDA. Faites votre travail de scientifique, c’est à dire chercher a éprouver une théorie: vous voilà traité de négationiste. Un danger pour l’espèce humaine. Quand bien même vous seriez un chercheur reconnu des rétrovirus depuis plusieurs décennies.
4. Les WTC
Encore une fois, de nombreux scientifiques se sont exprimés sur le sujet. Par exemple, les deux scientifiques qui ont démontré récemment la présence de Nanothermite en grande quantité dans les WTC? Ce ne sont pas des illuminés, mais des scientifiques sérieux, qui laisseront sans aucun doutes plus de trace dans l’histoire que vous avec vos certitudes.
5. Vous avez oublié le Réchauffement Climatique Anthropique
Très à la mode en ce moment. Différence de traitement “intéressante” en France comparé à l’Angleterre par exemple… Je n’accepte pas que des journalistes me fassent la leçon sur ce qu’il faut penser ou pas du réchauffement du climat, sachant qu’ils ont fait une école de journalisme, et moi une fac de biologie. Que l’écologie me passionne depuis m’ont enfance. Que mes lectures scientifiques dans ce domaine se comptent en milliers d’heure.
Dans ce débat comme tant d’autre, une chose me choque profondement: nombre de “négationiste” “conspirationiste” prennent la peine d’argumenter leurs contre-théorie. Prennent la peine de lire les travaux de ceux qu’ils “combattent”. L’inverse est très rarement vrai. Sur le climat par exemple, j’éprouve la plus grande peine à trouver de vrais références scientifiques discréditant les théorie dites “négationiste”. Par contre, des déclarations insultantes vis à vis des scientifiques sceptiques, là pas de problème, ca foisonne.
Il est trop facile de tout balayer d’un revers de main, en traitant tout le monde de fou, ou en ce contenant de ricaner avec dédain. Surtout quand on est totalement ignorant de la réalité du sujet dont on parle. Mais bon, dormez braves gens. Les élites sont devenus responsables, attentionnées, transparentes avec la révolution francaise. L’exploitation de l’homme par l’homme a disparu avec l’abolition de l’esclavage. Le piston et les conflits d’intérêt ont disparus avec l’arrivée du suffrage universel. La vérité scientifique est devenu simple et labélisable avec l’invention du prix Nobel. Dormez, et surtout, ne cherchez jamais à comprendre par vous même: inutile, des gens bien attentionnés le font pour vous.
Ne cherchez pas à penser différemment. Restez dans la norme. Restez dans l’ignorance de la plupart de ce qui vous entoure. Dormez.